Face au péril que représente la déforestation pour l’équilibre climatique, des scientifiques ont mené une étude satellite des zones à reforestation possible autour de la planète. Une zone de plus d’un milliard d’hectares a ainsi été délimitée, selon l’IUCN (International union for conservation of nature).

Face au péril que représente la déforestation pour l’équilibre climatique, des scientifiques ont mené une étude satellite des zones à reforestation possible autour de la planète. Une zone de plus d’un milliard d’hectares a ainsi été délimitée, selon l’IUCN (International union for conservation of nature).

6% des terres de la planète, anciens territoires forestiers ou territoires dégradés, pourrait ainsi être replantés. C’est beaucoup plus que ce qu’avaient prévu les experts travaillant à ce projet. Ce reboisement ne serait en outre pas préjudiciable au développement économique des régions concernées, et serait réalisé sans mordre sur les zones destinées à la production agricole alimentaire. Les droits et besoins des peuples indigènes, qui pour certains ont les lieux en usage, devraient néanmoins être respectés, rappelle The Global Partnership on Forest Restoration (GPFLR). Œuvrer à ce que ces nouvelles forêts soit rentables pourrait constituer un compromis acceptable.

Privilégier la reforestation en zones tropicales

Toutefois, la conversion de zones marginales en forêt, expérimentée notamment aux Etats-Unis ou dans les zones tropicales, n’est pas une panacée. Explication : certaines études tendent à montrer que replanter des forêts sous des latitudes tempérées par exemple aurait plutôt tendance à accentuer le réchauffement climatique. La forte absorption de rayonnement solaire non réfléchi par la forêt, due à sa densité pigmentaire, en serait la cause (Govindasamy Bala de laboratoire national de Lawrence Livermore). Le reboisement tropical, lui, au contraire permet un refroidissement du climat, parce que ces forêts absorbent beaucoup de carbone mais favorisent en paralèlle, en raison de leur humidité, la production de nuages réfléchissant eux, la lumière solaire.  Il s’agit donc d’être attentif aux choix opérés en matière de reforestation. 

De plus, rappelons-nous que si "penser global", c’est replanter les forêts tropicales par exemple, pour rééquilibrer la balance des émissions de CO?  sous des latitudes plus tempérées, cela ne résout pas les problèmes immédiats des rejets. Les émissions de dioxyde de carbone s’accompagnent souvent d’autres rejets, de métaux lourds par exemple. Ceux-ci sont particulièrement nocifs pour la santé dans leur environnement immédiat. Excentrer ou compenser ces rejets ne constitue donc pas une solution entièrement curative.

Retrouvez la carte des zones potentiellement reboisables sous l’intitulé MAP GPFLR.