Le constructeur Tata ne se satisfait plus de proposer la voiture la moins chère du marché avec sa Tata Nano. Armé d’un modèle de voiture hybride et d’un autre électrique, la marque indienne s’apprête à importer sa stratégie low cost sur le segment de la voiture propre.

L’époque des bruits de couloir est bel et bien révolue. Après les dernières déclarations du PDG Ratan Tata, la Tata Nano hybride est passée de l’état de rumeur à celui de réalité industrielle. S’il ne faut pas s’attendre à une voiture permettant de couvrir de courtes distances à l’électrique comme le proposent certains modèles hybrides, on imagine déjà un rapport écologie/prix très compétitif.
 
Tata jouera aussi la carte de la voiture électrique
 
La stratégie du constructeur ne se limite pas à la technologie hybride. Le mouvement du marché de l’automobile vers la mobilité durable et les véhicules "zéro émission" relève d’une dynamique que Tata ne peut ignorer. Déjà lors du Salon de Genève 2009, il présentait une version électrique de sa Tata Indica et indiquait sa volonté de la lancer au plus vite sur le marché européen. Avec une autonomie annoncée de 200km et une vitesse de pointe de 105km/h, nul doute que la citadine aura sa carte à jouer sur le marché de la voiture électrique.
 
Hold-up sur le double marché : hybride/électrique ?
 
Il semblerait que Tata s’est donné pour objectif d’inonder le double marché de la voiture propre : hybride et électrique, avec des citadines low cost. Un sentiment confirmé par les déclarations de l’Energy Innovation Group (EIG) qui entend fournir jusqu’à 2 millions de batteries lithium polymère à la firme indienne. Si Tata parvient à maintenir ses prix à des niveaux inférieurs à ceux de la concurrence, il y a fort à parier que sa future offre de voitures propres  chamboule les plans de quelques constructeurs.