La Terre vue de l’Espace : Nappage de neige sur les Alpes

 
Snow-kissed Alps
 

 
12 décembre 2008
Couvert
de neige, le croissant formé par le massif alpin se
révèle sur cette image prise par Envisat. Les chutes de
neige du début de l’hiver – pour les
météorologues l’hiver commence le

1er décembre –
ont couvert l’ensemble de la chaîne avec de la neige
fraiche tandis que les zones de pleines, au nord et au sud, restaient
épargnées.
 
En raison de cette couverture
neigeuse et de l’angle d’illumination relativement bas, les
vallées et les montagnes ressortent avec un fort contraste.
L’essentiel des zones blanches dans la partie supérieure
de l’image sont dues à la couverture nuageuse, mais
d’importantes nappes de brouillard sont également visibles
dans les vallées, en particulier dans celle du Rhin.

Les Alpes – principale chaine de montagnes d’Europe centrale – s’étendent sur 1 200 km
à travers la France, la Suisse, l’Italie, l’Autriche
et la Slovénie. Là, elles donnent naissance aux Alpes
Dinariques qui se poursuivent vers le sud à travers la Croatie,
la Bosnie Herzégovine, la Serbie, le Monténégro,
le Kosovo et l’Albanie. Les Alpes occupent une surface
d’environ 200 000 km2 et abritent une population de quelque 20 millions d’habitants.

Sur le flanc sud des Alpes, une série de glaciers a
creusé des lacs qui apparaissent en bleu sombre. Parmi les plus
importants : le Lac de Côme, le Lac Majeur et le Lac de Garde. Ce
dernier, avec une surface de 370 km2, est le plus grand lac d’Italie.

Les Alpes se prolongent aussi à travers toute la
péninsule italienne par le massif des Apennins (visible en
brun). A l’exception du Pô, la plupart des fleuves italiens
prennent leur source dans les Apennins, comme le Tibre et l’Arno.

Les lacs visibles dans la péninsule, sont le Lac de
Trasimène (en vert) et celui de Bolsena (en bleu). Tous les lacs
d’Italie centrale sont d’origine volcanique et
situés dans d’anciens cratères, ce qui explique
leur forme ronde quasi-parfaite.

La Mer de Ligurie et la Mer Adriatique sont visibles,
respectivement à l’Ouest et à l’Est de
l’Italie (dans cette image, le Nord est vers le coin
supérieur gauche). La couleur verte de la mer près des
côtes est causée par une forte concentration en
sédiments déversés par les fleuves côtiers
à la suite des importantes pluies des semaines
précédentes.

La Corse, quatrième plus grande île de la
Méditerranée, est visible à l’Ouest de
l’Italie. La neige met en évidence son relief montagneux.

Cette image a été acquise par la caméra
MERIS (Medium Resolution Imaging Spectrometer) d’Envisat le
8 décembre 2008.  

Envisat livre des données précieuses pour le « Vendée Globe »

   9 décembre 2008

L'entreprise CLS, fournisseur des données spatiales de la fameuse course
"Vendée Globe", présente en partenariat avec le CNES et l’ESA, la détection d’icebergs par satellite. Session d'information pour la presse le 16 décembre prochain à Paris-Montparnasse.

  Continuer la lecture de « Envisat livre des données précieuses pour le « Vendée Globe » »

Allemagne: création du premier label national de construction durable

Près de 60 acteurs de l’immobilier allemands se sont réunis pour former la Deutsche Gesellschaft für nachhaltiges Bauen (DGnB), Conseil allemand pour la construction durable. Placée sous l’égide de la World Green Building Council, cette organisation a pour but de définir et de promouvoir le premier label national de construction durable en Allemagne. Objectif : prendre en compte le cycle de vie d’un bâtiment dans son entier ainsi que son impact social.
Allemagne: création du premier label national de construction durable
immeuble.jpg
®Novethic
« Il n’existe pas en Allemagne d’équivalent au label français HQE, » constate Anna Braune, directrice de la DGnB. « On trouve un grand nombre de labels ou de certificats, mais beaucoup ne se concentrent que sur un aspect de la construction, tout particulièrement sur les matériaux de construction. » Elle précise par ailleurs que les maisons passives ne sont pas un label en soi mais un standard de construction, qui se concentre sur l’aspect énergétique du bâtiment. On compte pour le moment près de 6000 bâtiments construits en mode passif en Allemagne.
Labelliser l’impact social et environnemental d’un bâtiment
« Ce qui est primordial, c’est de privilégier la vue d’ensemble sur les considérations utilitaires des bâtiments, » relève Bernhard Bürklin, responsable des projets durables chez Hochtief, et futur membre de la présidence du nouveau conseil pour la construction durable. « Les projets immobiliers qui concilieront les exigences environnementales avec les considérations sur la santé des habitants et la protection des ressources se verront attribuer un label unique, qui démontrera la qualité sur toute la chaîne de construction. » Hochtief fait partie des membres fondateurs de ce conseil, rejoint, entre autre, par la Deutsche Bank, BASF, ou Saint Gobain Isover G + H (spécialisé dans les matériaux d’isolation).
Anna Braune précise que des critères sociaux seront également pris en compte, des critères jusque-là laissés volontiers de côté au profit de ceux liés aux économies d’énergie. « La proximité du bâtiment aux transports publiques, ou encore l’accès au bâtiment pour les personnes âgées ou les handicapés en sont des exemples. Ils répondent aux souhaits pressants des architectes qui ont rejoint l’ONG. »
L’ »ONG » prévoit d’introduire le nouveau label au plus tôt en mars 2008. Il se base sur la norme internationale ISO 14025, qui donne un cadre de référence pour développer les déclarations environnementales de produits (DEP). La norme permet ainsi d’améliorer la transparence et la communication entre les entreprises, ces dernières pouvant ainsi procéder à des comparaisons entre produits ayant la même fonction. En France, la norme NF P 01-010 indique comment retranscrire sous forme d’une fiche standardisée les impacts environnementaux et sanitaires des produits de construction et d’équipements.
Au-delà de la norme ISO 14025, le conseil a retenu cinq critères qui formeront le cœur du nouveau label – et définiront ainsi toute la philosophie du concept : la protection des ressources, le maintien en l’état de l’environnement naturel, la prise en compte de la santé des habitants du bâtiment, l’amélioration et la protection du bien public, ainsi que le respect des valeurs durables.
Fort soutien politique
Anna Braune se montre confiante quant au succès du nouveau label à venir. D’une part, parce qu’elle observe une demande constante et régulière de la part des grands acteurs de l’immobilier allemand, d’autre part parce que le label a reçu l’appui du gouvernement. « La demande du politique pour ce nouveau label est très forte et très concrète, » relève la directrice de la DGnB.
Le parc immobilier allemand compte 38 millions de logements, dont 29 millions construits avant 1979, c’est-à-dire avant les premières mesures d’économie d’énergie. C’est dire si le chantier de la rénovation présente des enjeux immenses tant au niveau économique, environnemental que social, les HLM étant également pris en compte. De fait, un grand nombre de projets sont mis sur pied par les gouvernements successifs, soucieux de rénover le tissu urbain en respectant les trois aspects. Si les impératifs peuvent varier d’un programme à l’autre, une constante demeure, celle de l’économie d’énergie. Rappelons que les prix à l’énergie en Allemagne comptent parmi les plus élevés de la zone Euro.
De nombreux programmes promouvants les économies d’énergie existent. Mais celui de l’aide à la rénovation énergétique (CO2-Gebäudesanierungsprogramm) brille tout particulièrement par son ampleur : de 2001 et jusqu’en 2009, le gouvernement allemand prévoit d’injecter 5,6 milliards d’euros, soit par aides directes, soit par crédits. Dernière mesure en date : l’introduction au 1er octobre 2007 d’un passeport énergétique pour les bâtiments. Ce passeport se présente avec une échelle semblable à celle que l’on trouve pour les appareils électroménagers, allant du rouge au vert. Etabli par un expert indépendant, il devra être présenté avant chaque achat ou chaque location.
« Pour le moment, le gouvernement conseille, dans le cadre du nouveau passeport, un seuil d’émission de CO2 fixé à 80 kw/h/m2 par an, » rapporte-on à la ABG Holding de Francfort. Et de préciser : « Or, la plupart des nouveaux bâtiments atteignent déjà une moyenne de 60 kw/h/m2 par an, voire 30 kw/h/m2 pour certaines habitations à faible consommation énergétique (Niedrigenergiehaus), ce qui réduit sensiblement la facture énergétique des habitants. » La ABG Holding se décrit comme la plus grande entreprise de construction de logements d’Allemagne. Entreprise publique (elle appartient à la ville de Francfort), elle gère un parc immobilier de 50 000 habitations qu’elle entend rénover en mode passif quand les conditions de rénovation le permettent. Onze projets « passifs » ont ainsi été construits, ou sont en cours, dont des logements sociaux ainsi qu’un projet incluant habitations, commerces et espaces professionnels annoncé par la ABG Holding comme le plus grand de ce genre en Europe.

Obama constitue une administration très verte

Selon les médias américains, Barack Obama aurait choisi pour occuper le poste de secrétaire à l’Energie Steven Chu, prix Nobel de physique et partisan affirmé de la recherche d’énergies renouvelables et alternatives. Le président qui prendra ses fonctions en janvier prochain envisagerait également d’inclure dans son administration Carol Browner, ancienne responsable de l’Agence de protection de l’environnement sous Clinton et Lisa Jackson, ancienne directrice de l’agence de protection de l’environnement du New Jersey.
Obama constitue une administration très verte
Les nominations ne sont pas encore définitives mais l’administration Obama, le président américain élu qui prendra ses fonctions le 20 janvier prochain, semble prendre une tonalité très « green ». Si l’on en croit les médias américains, Barack Obama a choisi d’intégrer dans son équipe des personnalités engagées dans la lutte pour la protection de l’environnement. A commencer par Steven Chu, prix Nobel de physique et surtout partisan affirmé de la recherche d’énergies renouvelables et alternatives.
Steven Chu, récompensé par l’académie Nobel en 1997, est actuellement directeur du Laboratoire national Lawrence Berkeley et s’est spécialisé dans le changement climatique. Selon le site internet du laboratoire, il souhaite en faire « le leader mondial de la recherche d’énergies renouvelables et alternatives, en particulier la recherche de sources d’énergies neutres en carbone ». Le site le décrit comme « un partisan de longue date de la recherche de solutions scientifiques au changement climatique ».
Autre signe de cette volonté de « verdir » l’administration Obama : la désignation de trois personnalités politiques expérimentées favorables à la régulation pour occuper des postes ayant trait directement à l’environnement. Il s’agit de Carol Browner, ancienne responsable de l’Agence de protection de l’environnement sous la présidence Clinton, proche d’Al Gore et qui devrait occuper un poste supervisant l’ensemble de la politique en matière d’énergie, d’environnement et de climat. A la tête de l’Agence pour la protection de l’environnement, devrait arriver Lisa Jackson, ancienne directrice de l’agence de protection de l’environnement du New Jersey. Enfin Nancy Sutley, adjointe au maire de Los Angeles chargée de l’énergie et de l’environnement, présidera le Conseil de la Maison Blanche sur la qualité environnementale.
Des nominations à venir qui sont, selon les médias américains, le signe de la volonté de Barack Obama de changer l’approche des Etats-Unis en matière de climat et d’énergie. Ce sont « des gains pour l’environnement », a estimé dans le Los Angeles Times Frances Beinecke, présidente du Conseil de défense des ressources nationales.

Wikia Green : le wikipedia de l’environnement

logo.Wikia_green.png

Co-fondateur de Wikipedia et de Wikia Search, Jimmy Wales vient de lancer Wikia Green. Basé sur le même modèle participatif que Wikipedia, Wikia Green réunis toute l’information disponible sur l’environnement. Le site est enrichi par les internautes. Il ne contient pour l’instant que 600 articles.

– référencée sous le nom de Green Computing – est encore peu développée. Alors… à vos claviers ! .

Calculez simplement vos émissions de CO2

LogMeIn - calculateur CO2 déplacement en voiture

Alors que l’Europe s’apprête à vivre une semaine sans déplacement professionnel, l’éditeur LogMeIn propose un petit module de calcul qui permet d’estimer le temps et l’essence économisés, ainsi que le volume de CO2 dégagé en moins, lorsque l’on s’abstient de voyager.

Mis au point dans le cadre de son programme GoGreen, le calculateur présente l’économie moyenne en émission de CO2 et en essence en fonction du type de véhicule. Ainsi, une économie de 500 kms par mois avec un 4×4 se traduit par environ 1.000 euros d’économies annuelles et 1,6 tonne de CO2 rejetée en moins.

Coruscant équipe gratuitement les entreprises en panneaux solaires

Energie - centrale solaire - Coruscant - Parking

Le problème du solaire, c’est la surface. Il faut en effet une grande surface au sol pour pouvoir produire une quantité d’énergie intéressante à un niveau industriel. Coruscant a résolu cette équation.

Cette société transforme les parkings extérieurs (100 places minimum) en centrales de production d’électricité. La couverture de 100 places de stationnement répond aux besoins annuels d’environ 50 familles.

Coruscant propose aux entreprises et institutions (écoles, université, hôpitaux, etc.) d’équiper gratuitement leurs parkings. En échange d’une concession de 20 ans, Coruscant prend en charge toutes les démarches administratives et tous les frais de structure : de la conception à la construction des abris solaires, en passant par leur exploitation et leur financement.

L’installation est raccordée au réseau national d’électricité et rentabilisées par l’achat de l’électricité produite par EDF au tarif de 0,57 €/kWh (base 0,31 €/kWh + prime au bâti 0,26 €/kWh). La durée d’amortissement des installations est d’environ 15 ans, soit à peine moins que la durée de vie des panneaux.

Quel est l’intérêt pour les entreprises ? Coruscant leur reverse un loyer annuel symbolique d’environ 1 €/m2. L’intérêt n’est donc pas financier. C’est surtout l’image “verte” qui devrait les convaincre. D’autant qu’elle ne leur coûte rien et apporte plus de confort à leurs clients / employés en les mettant à l’abri de l’ardeur des rayons solaires et des intempéries.

 

Coruscant devrait prochainement équiper le site de Recherche et Développement de l’entreprise Schneider Electric à Grenoble. Une surface de 1300 m2 et une production de 148 MWh/an. D’autres projets sont en cours pour un total de 26.000 m2 et une capacité de production e 3 MWc. De quoi participer aux objectifs de l’Union européenne qui vise 20 % d’énergies renouvelables dans la production d’électricité à l’horizon 2020.

Après les toits végétalisés, verront nous bientôt fleurir des centrales solaires sur les parkings des datacenters ?

Semi-conducteurs : la ruée vers le solaire

generique - panneau solaire + homme

Tous les fabricants de semi-conducteurs d’IBM à Intel en passant par National Semiconductor et Toshiba se ruent littéralement sur la fabrication de cellules photovoltaïques. Si bien que depuis 2006 la Silicon Valley a été rebaptisée par ses habitants la “Solar Valleyr”.

Pourquoi un tel engouement ? La fabrication de puces informatiques connaît une croissance molle de 5% par an contre 40% de croissance annuelle (Gartner) pour le solaire. Sachant que les “fondeurs” disposent déjà des compétences techniques, des infrastructures techniques, et de la maîtrise des chaînes d’approvisionnement en silicium, la tentation est grande de développer ce nouveau business pour contenter leurs actionnaires.

Résumés des annonces de ces derniers mois.

IBM : travaille sur la technologie “concentrated photovoltaic system” (CPV) qui décuple le rendement des cellules photovoltaïques. L’intérêt ? Moins de surface pour un rendement supérieur. IBM travaille aussi sur une technologie de film solaire qui utilise seulement 1% de la quantité de silicium utilisée dans les panneaux traditionnels. Les deux technologies seront licenciées à des fabricants. Notre article.

HP : propose des cellules deux fois plus performantes que les technologies actuelles. Notrearticle.

Intel : Intel a créé la spin-off SpectraWatt. Comme toutes les startups du domaine, SpectraWatt espère diminuer le coût du kWh (kilo watts par heure) pour remporter le marché. Notre article

National Semiconductor : ce géant des semi-conducteurs propose une technologie qui minimise l’impact des ombres au sein des panneaux solaires. Une technologie intéressante pour les panneaux passifs.

Applied Materials : d’abord spécialisé dans la fabrication de wafers (les “moules” des puces électroniques), le fondeurs vient d’annoncer que les technologies solaires représenteront 25% de son chiffre d’affaires dès 2010.

Bouygues Immobilier associe green building et green IT

Bouygues Immobilier - Green Office, Meudon

Selon Bouygues Immobilier, le Grenelle de l’Environnement va imposer des ruptures technologiques fortes dans un avenir proche, notamment dans l’immobilier.

C’est pour cette raison qu’il a lancé le projet Green Office à Meudon. Il s’agit du premier immeuble de grande ampleur à énergie positive*. Les immeubles qu’on livre aujourd’hui consomment en moyenne 240 kW/m2/an. Dès 2010, le Green office consommera 60 kW/m2/an, soit quatre fois moins.

Pour améliorer encore la conception de ces bâtiments, Bouygues Immobilier vient de créer le GIE “Enjeu Energie Positive” avec 7 autres entreprises : Lexmark, Philips, Schneider Electric, Siemens, Sodexo, Steelcase et Tandberg.

Doté de 400.000 euros de budget initial, ce GIE vise à diminuer la consommation énergétique des futurs immeubles tout en augmentant leur capacité à produire de l’énergie au moyen d’énergies renouvelables, tout en recherchant une optimisation du bilan carbone. Il va donc travailler sur la mesure et l’optimisation des dépenses énergétiques des bâtiments dans leur phase d’exploitation. Il complète ainsi la phase de conception initiale durant laquelle les architectes cherchent à réduire les besoins de chaleur, de froid et d’électricité.

Le constructeur et ses partenaires ont déjà lancé 4 chantiers :
– Eclairage : La consommation d’énergie pour l’éclairage présente un risque important de dérive en phase d’exploitation d’un immeuble de bureau. Aujourd’hui, pour un immeuble standard, la consommation est estimée à 25kWh/m2/an. L’objectif de consommation électrique est d’arriver à 8 kWh/m2/an.

– Consommation électrique de la bureautique : 15 ordinateurs de bureau produisent autant de Gaz à Effet de Serre qu’une voiture. L’objectif est de faire descendre la consommation énergétique sous la barre des 10 kWh/m2/an alors qu’elle s’élève actuellement à 30 kWh/m2/an.

– Energie solaire : L’énergie produite par les panneaux photovoltaïques est une composante incontournable de la production d’énergies renouvelables qui doit répondre au double enjeu de l’intégration au bâti et d’une production optimisée. L’objectif est de définir les conditions optimales de production et de rendement de l’énergie solaire.

– Restauration collective : La restauration collective est un gros poste de consommation d’énergie, quasi équivalente à la consommation d’énergie d’un immeuble de bureaux. L’objectif est de diviser par deux le niveau de consommation.

Enjeu Energie Positive se distingue par une très forte intégration de l’ensemble des acteurs :
– Lexmark : solution et produits d’impression
– Philips : solutions et gestion de l’éclairage
– Schneider Electric : spécialiste des solutions de gestion de l’énergie
– Siemens : systèmes électroniques de gestion du bâtiment
– Tandberg : vidéoconférences et communication unifiée
– Sodexo : restauration collective
– Steelcase : mobilier de bureau et aménagement d’espaces de travail

Le groupement sera limité à 15 membres au total. D’autres partenaires sont attendus, notamment dans la filière solaire et informatique. C’est dire la place du Green IT dans le projet !

* un bâtiment à énergie positive produit plus d’énergie qu’il n’en consomme.

Par Frédéric Bordage  –  06/11/2008

Light Blossom : les LED au service des villes

Philips - LED - Light Blossom

2008 marque un tournant à double titre. D’une part, depuis le début de l’année, la majorité de la population mondiale vie dans des villes. Les villes représentent 5% de la surface de la terre. Mais elles consomment environ 75% de ses ressources ! Et ce n’est qu’un début puisque 61% de la population mondiale vivra dans les villes en 2030*. D’autre part, nous venons de vivre le début d’une crise financière majeure dont les répercussions économiques vont se faire sentir pendant des années. Quel lien entre ces deux faits ? Le respect de l’environnement se conjugue encore plus à le mode “éco”. C’est à dire économies financières et écologie.

Dans ce domaine, les villes ont d’énormes progrès à réaliser. Outre une meilleure gestion du trafic routier et une distribution enfin efficace de l’eau (le réseau des grandes villes européenne est une passoire), l’éclairage public est un vaste chantier où les économies peuvent être conséquentes. Philips surfe sur cette vague avec son activité LED. Lors du salon Philips Simplicity Event (Moscou, mi 15 octobre), la fabricant a présenté un concept de lampadaire très intéressant : le Light Blossom.

Destiné à l’éclairage urbain, il est intelligent et totalement autonome en énergie. En forme de fleur, chaque pétale intègre des panneaux solaires sur une face et des LED sur l’autre. Les pétales peuvent se transformer en hélice si l’énergie éolienne s’avère plus propice que l’énergie solaire (nuit, ciel couvert, etc.). Pour éviter de dépenser de l’énergie pour rien et limiter la pollution lumineuse, le Light Blossom ne s’allume que s’il détecte un mouvement. Bien entendu, l’ensemble du parc est pilotable et paramétrable à distance via un logiciel centralisé.

Borloo : la croissance verte sera au cœur du redémarrage de l’économie

Jean Louis Borloo

La croissance verte sera au cœur du redémarrage de l’économie” estime le ministre de l’environnement Jean-Louis Borloo. De chaque côté de l’Atlantique, les plans de relance ont la main verte. Le plan de 200 milliards d’euros présenté par la Commission européenne comprend un effort de 5 milliards d’euros pour produire des voitures plus vertes, un programme de 1 milliard pour les technologies d’efficacité énergétique dans les bâtiments, et proposera d’instaurer une TVA réduite pour les “produits et services verts”. La commission recommande aussi aux Etats membres de mettre en place de critères environnementaux pour les appareils (y compris en mode veille) ainsi que des compteurs intelligents (smart meter). Aux informaticiens de tirer partie de cette opportunité !

Google veut-il concurrencer EDF ?

Logo - Google

La question mérite d’être sérieusement posée. Dans un récent communiqué, le géant du web indiquait en effet “Nous avons déjà acquis l’expérience de la conception et de la construction de très grands centres de données moins consommateurs d’énergie. Nous pourrions appliquer la même créativité et innovation au défi de la production d’énergies renouvelables à grande échelle”.

Google ne s’est pas arrêté là puisqu’il a aussi conclu un accord avec Général Electric (GE) pour créer un réseau électrique intelligent (nom de code SmartGrid) basé sur des capteurs intelligents. Il a également rejoint la Demand Response and Smart Grid Coalition qui réunit des producteurs de compteurs électriques intelligents (smart meter) comme eMeter, Comverge, ou iTron, et des spécialistes de l’ajustement entre l’offre et la demande comme EnerNOC et Aclara. (note : IBM est aussi présent)

Google a le nez fin. Comme me l’indiquait récemment un ancien responsable de centrale électrique, avec l’auto-production croissante d’énergie (éolien, solaire, etc.), l’enjeu se déplace sur la capacité du réseau à gérer intelligemment la rencontre entre l’offre et la demande. Une toile identique au web est entrain de se tisser au niveau du réseau électrique.

Rappelons que Google a aussi investi plus de 100 millions de dollars dans les énergies renouvelables.

Alors, en quoi tout cela est-il vert ?
Et bien, le transport d’électricité représente, pour la France (2005) environ 25 TWh (pour cause d’effet Joule, d’effet couronne ou de pertes à vide) sur les 509 TWh produits, soit 5% de la production électrique française. C’est énorme.

Ce chiffre peut être amélioré grâce aux grilles électriques intelligentes (telles le projet Smart Grid de Google) qui combinent de nombreuses sources d’électricité locales avec des capteurs intelligents et un logiciel d’optimisation de la distribution. Selon le rapport SMART 2020 : Enabling the low carbon economy in the information age, un réseau intelligent pourrait réduire les émissions de CO2 américaines de 480 millions de tonnes et économiser 35 milliards de dollars d’énergie et de carburants.

Par Frédéric Bordage  –  05/12/2008

Publicité