Bénéfices pour la santé dans la pratique du jardinage

Canada – Un article du quotidien La Presse annonce la découverte de nouveaux bénéfices pour la santé dans la pratique du jardinage.

La mycobactérie Mycobacterium vaccaeaurait en effet la vertu de stimuler le système immunitaire humain. Présente dans tous les jardins, dans la poussière et dans la boue, ce micro-organisme augmenterait aussi le taux de sérotonine agissant sur la régulation de l’humeur.

 

Pour le Pr Lowry, chercheur de l’université de Bristol et auteur de cette découverte, les vertus de la bactérie sont équivalentes à ceux d’un antidépresseur. Toutefois, les mécanismes engendrant ces effets sont encore inconnus.

 

Le jardinage est pratiqué par un adulte sur deux au Québec. Après la marche et le vélo, c’est une des activités physiques les plus appréciées.

 

En parallèle, des chercheurs américains ont remarqué que les patients opérés qui ont une chambre avec vue sur des arbres récupèrent plus vite et souffrent moins que les patients qui ont une chambre avec vue sur un mur.

 

 

 

Les célébrités boycottent le thon, espèce menacée d’extinction

Royaume-Uni – Le thon risque bien de disparaître de nos assiettes et de nos sandwichs. Les plus grands restaurants et chaînes de sandwichs retirent le thon de leur carte, et les célébrités boycottent les restaurants qui ne le font pas.

La chaîne de sandwichs britannique « Pret A Manger » a annoncé qu’elle allait changer la composition de certains de ses sandwichs qui contiennent du thon en conserve et éliminer le thon rouge de ses sushis. Julian Metcalfe, fondateur de cette chaîne, a pris cette décision après avoir regardé un documentaire choc sur l’état des océans.

« The end of the line », le film documentaire qui vient de sortir, montre comment la pêche intensive détruit les océans et souligne que la plupart des ressources marines que nous mangeons auront disparu d’ici 40 ans. Une des premières espèces à disparaître sera le thon rouge, ce mets cher et délicat tant apprécié des amateurs de sushis.

Le thon mis en conserve est généralement de l’albacore ou du listao, des espèces qui ne sont pas encore menacées. Cependant, ces poissons sont souvent pêchés à l’aide de larges filets qui tuent les dauphins, les requins et les tortues. « Pret »continuera donc à vendre ces espèces dans ses baguettes, mais utilisera seulement le poisson pêché à la ligne, méthode qui préserve les dauphins.

La plupart des chaînes de supermarchés comme Tesco, Waitrose et Marks&Spencer, ont récemment banni le thon rouge de leurs rayons et les magasins Sainsbury’s, Asda et Morrisons certifient que tout leur poisson frais est « durable ». Les chefs cuisiniers Gordon Ramsay, Jamie Oliver et Tom Aikens ont tous éliminé le thon rouge de leurs restaurants. Par contre, le célèbre restaurant Nobu de Mayfair qui a refusé de le retirer de ses menus se voit boycotté par des stars comme Elle Macpherson, Sienna Miller ou Stephen Fry.

La Marine Conservation Society, institution britannique, a déclaré : « Si les gens savaient que le poisson qu’ils mangent est en danger au même titre que le panda géant, ils seraient horrifiés ». Elle précise que chacun a le devoir de se renseigner sur l’origine du poisson consommé. « Nous ne demandons pas au consommateur de manger moins de poisson mais de choisir le bon ».

 

 

 

Les partis écologistes créent la surprise aux élections européennes

L’Europe a voté, mais une fois de plus sans enthousiasme ni grande mobilisation. Si les partis au pouvoir l’emportent pour la plupart, les partis écologistes créent la surprise, notamment en France, avec la liste menée par Daniel Cohn-Bendit.

Au lendemain des élections destinées à élire les députés européens qui siégeront pendant 5 ans au Parlement de l’Union, et qui voient simultanément se mobiliser environ 375 millions d’électeurs, un résultat apparaît certain pour la France : l’UMP, l’abstention et l’écologie sont les trois grands vainqueurs de l’élection européenne.

Une abstention en hausse…

Alors qu’ils étaient 45,47% en 2004 lors du dernier scrutin, en moyenne, seuls 42,94% des 375 millions d’électeurs se sont déplacés entre le 4 et le 7 juin dans les vingt-sept pays de l’Union.
En France, seul quatre Français sur dix se sont déplacés pour voter, dimanche, aux élections européennes puisque selon les chiffres officiels du ministère de l’Intérieur, l’abstention atteint 59,52% (contre 57,2% d’abstention en 2004). Le faible intérêt des citoyens Européens pour ce scrutin, persiste donc une fois de plus.

L’UMP échappe au désormais traditionnel vote sanction en France

Les droites européennes membre du Parti Populaire Européen majoritaire actuellement au Parlement l’emportent de loin, en Hongrie (67%), Pologne (45%), Espagne (42%), Italie (40%) Allemagne (38%). En France, l’UMP réalise son meilleur score pour ce genre de scrutin avec 27,87% et échappe ainsi, aidée de toute évidence par la forte abstention au vote sanction devenu quasi traditionnel en France, a fortiori quand le climat économique et social est tendu.
Dans un communiqué, le président Nicolas Sarkozy a salué lundi le succès de l’UMP. Les Français ont marqué leur reconnaissance pour le travail accompli pendant la présidence française de l’Union européenne et leur soutien aux efforts engagés par le gouvernement pour sortir d’une crise mondiale sans précédent, commente l’Elysée. Toutefois, l’Europe doit changer. Les réformes doivent continuer. Le président de la République prendra dans les jours qui viennent des initiatives ouvrant de nouveaux chantiers, poursuit le communiqué.

Les écologistes font le plein de voix

Les listes à dominante écologiste font un bon score dans l’ensemble de l’Union, notamment en Grèce et en Suède, augmentant de près de 50% leur nombre de sièges. En France, « Europe Ecologie » conduit par le député sortant Daniel Cohn-Bendit, dépasse la barre des 16%.

Le mouvement né d’une alliance entre les Verts et des personnalités de la mouvance écologiste et associative (Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly, José Bové, Jean-Paul Besset, Sandrine Bélier, Yannick Jadot, Hélène Flautre, Michèle Rivasi) a créé la surprise en talonnant le Parti Socialiste de quelques dixièmes. En effet, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, Europe Ecologie obtient 16,28% des voix, contre 16,48% au Parti socialiste et 8,45% pour le MoDem, le parti de François Bayrou.

En terme de siège, selon les dernières projections, l’UMP décroche 29 sièges contre 17 actuellement. Le PS n’aurait plus que 14 élus (contre 31 en 2004), c’est-à-dire le même nombre que pour Europe Ecologie. Le MoDem en aurait 6, le Front de gauche 4, le FN 3 (contre 7 actuellement) et Libertas 1 siège (liste Villiers).

Daniel Cohn-Bendit s’est réjoui de ce succès. C’est un grand moment pour l’écologie, a-t-il dit, plaidant lors d’une conférence de presse pour une force autonome de l’écologie politique à l’échelle européenne.C’est le fait du rassemblement, je crois, qui a été important, le fait qu’on soit capable de rassembler les différentes familles de l’écologie, a quant à lui indiqué, hier, José Bové sur TF1. Les gens ont compris qu’il y avait une dynamique qui se lançait. Eva Joly, ancienne juge engagée dans la lutte contre les paradis fiscaux, s’est dite extraordinairement heureuse : Je trouve que c’est une immense responsabilité, notamment les promesses que nous avons faites envers l’Afrique pour le développement, la lutte contre les paradis fiscaux et pour plus de justice entre le Nord et le Sud, a-t-elle déclaré sur France 2 estimant que la victoire d’Europe Ecologie est celle d’une alliance de personnalités extraordinairement complémentaires.
Au final, sur 736 députés européens élus, 52 (dont 14 pour la France) sont issus des différents partis écologistes d’Europe.

Le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo a confié dimanche soir à l’AFP que c’est la cause du développement durable qui a gagné et que personne n’est propriétaire de cette cause. Il explique ce scrutin d’une façon simple : les Français ont soutenu les listes qui ont parlé d’avenir, d’Europe et de planète. Je lis cette élection comme l’élection du nouveau siècle. 

D’autres estiment que la diffusion de «Home », le film documentaire consacré à l’Environnement de Yann Arthus-Bertrand qui a réuni 8,3 millions de téléspectateurs vendredi soir sur France 2, n’est pas sans lien avec le bond en avant d’Europe Ecologie. Interrogé ce matin sur Europe 1 au sujet de l’influence de la diffusion de son film deux jours avant le scrutin, le photographe a estimé évident qu’on a donné des voix [fusion_builder_container hundred_percent= »yes » overflow= »visible »][fusion_builder_row][fusion_builder_column type= »1_1″ background_position= »left top » background_color= » » border_size= » » border_color= » » border_style= »solid » spacing= »yes » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » padding= » » margin_top= »0px » margin_bottom= »0px » class= » » id= » » animation_type= » » animation_speed= »0.3″ animation_direction= »left » hide_on_mobile= »no » center_content= »no » min_height= »none »][à la liste Europe Ecologie de Daniel Cohn-Bendit]. Il se défend toutefois d’un parti pris indiquant que le film était prévu très longtemps avant que la date des élections européennes ne soit connue.

Du côté des associations environnementales, FNE a tout de suite salué le score réalisé par les listes d’Europe Ecologie. Ce résultat significatif est susceptible de conforter et de redéfinir la place de l’écologie dans la vie politique et d’ouvrir un nouveau dialogue, estime France Nature Environnement. Il faut que demain soit écologique ! Il est temps de comprendre que l’urgence écologique est au cœur des préoccupations des Français qui sont dans l’attente d’actes politiques concrets. Se battre dos au mur chaque jour contre des textes et projets qui menacent la planète n’est pas notre vocation ! souligne Sébastien Genest, le Président de FNE. La fédération en profite pour demander au Gouvernement de tirer les leçons du scrutin en abandonnant certains projets contraires à l’esprit du Grenelle et en prenant les mesures indispensables à la lutte contre la crise écologique.? A la lecture des suffrages exprimés hier, FNE demande notamment une interdiction immédiate de l’insecticide Cruiser, une position exemplaire de la France pour les négociations climatiques de Copenhague en décembre et la réorientation du plan de relance pour créer les conditions d’une économie verte.[/fusion_builder_column][/fusion_builder_row][/fusion_builder_container]

La climatisation solaire

Produire du froid avec l’énergie solaire qui réchauffe la Terre. L’idée peut paraître saugrenue mais fonctionne bel et bien. Actu-Environnement fait le point sur cette technologie d’avenir qui pourrait remplacer avantageusement les systèmes de climatisation traditionnels très énergivores. Elle va d’ailleurs bientôt pouvoir bénéficier du fonds chaleur récemment créé.

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Un robot sous-marin plonge au plus profond de l’océan

États-Unis – Un robot sous-marin a plongé à une profondeur de plus de 10 km pour atteindre la fosse océanique la plus profonde connue, devenant ainsi le 3e appareil à explorer la fosse des Mariannes, dans l’ouest de l’océan Pacifique. Les scientifiques espèrent que l’appareil les aidera à résoudre certaines grandes énigmes de l’océan.

Durant son voyage le 31 mai, l’appareil automatique surnommé Nereus (Poséidon), d’après le nom du dieu grec de la mer, a supporté une pression mille fois plus élevée que celle de la surface. Il a passé plus de 10 heures près du fond de l’océan, piloté depuis la surface grâce à un long câble de fibre optique.

Nereus est l’appareil ayant plongé le plus profond au monde et le premier à explorer la fosse des Mariannes depuis 1998. Il pèse près de 3 tonnes, mesure 4 mètres de long et près de 2,5 mètres de large. Il a été développé par l’Institut océanographique de Woods Hole (WHOI), un centre de recherche privé basé aux États-Unis.

Alors que la plupart des fonds océaniques restent inexplorés, le robot a pu envoyer des vidéos instantanées vers le bateau et collecter des échantillons avec ses brasarticulés. Cet outil permettra aux scientifiques de réaliser des recherches sur les systèmes géologiques et biologiques les plus dynamiques, selon Tim Shank, biologiste de WHOI.

Lors de sa dernière plongée, Nereus a étudié le Challenger Deep qui se trouve à la jonction de deux plaques tectoniques et sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de 40 000 km où la plupart des éruptions volcaniques et des tremblements de terre se produisent.

Louis Whitcomb de l’Université Johns Hopkins, qui a développé le système de navigation du sous-marin, déclare : « Nous espérons que Nereus aidera les scientifiques faisant des recherches sur les grandes questions de notre époque, telles que la relation entre la dynamique des fonds océaniques et le changement climatique ».

 

 

 

Le nucléaire en 5 leçons

L’Hexagone a fait le choix du nucléaire dans les années 1950.

Grâce à cela, la France s’est partiellement libérée de sa dépendance aux énergies fossiles même si les questions relatives aux déchets et aux risques nucléaires font l’objet d’un vif débat. Mais au fait, c’est quoi le nucléaire ?

Radioactivité et énergie nucléaire

La majorité des atomes qui se trouvent dans la nature possèdent des noyaux dits « immortels », aussi qualifiés de « stables ».

Il existe cependant d’autres noyaux dits « instables », qui se désintègrent au fil du temps en libérant leur énergie excédentaire. Ce sont ces noyaux, dits radioactifs, qui sont utilisés pour produire de l’énergie dans les centrales nucléaires.

La fission et la fusion nucléaire

La fission nucléaire signifie l’éclatement d’un noyau instable en deux noyaux plus légers et en plusieurs particules élémentaires.

La fission spontanée est très rare : en effet, l’uranium 235 est le seul élément naturellement fissile. Inversement, lorsque deux ou plusieurs noyaux atomiques forment un noyau lourd, on parle de fusion nucléaire. Cette dernière réaction est envore plus difficile à réaliser que la fission. Dans les centrales nucléaires, c’est la fission nucléaire qui est utilisée pour produire de la chaleur, dont une partie sera transformée en électricité.

Le combustible nucléaire

Qu’ils soient naturels ou synthétisés par l’Homme, différents produits peuvent servir de combustibles nucléaires.

Le combustible nucléaire contient des matières fissiles qui sont utilisées dans le cœur des réacteurs nucléaires pour entretenir des réactions de fission nucléaire en chaîne. Il en existe plusieurs types. Parmi les principaux atomes utilisés, nous trouvons les uraniums 233 et 235, mais aussi les plutoniums 239 et 241. Un seul se trouve à l’état naturel : il s’agit de l’uranium

Le fonctionnement d’une centrale nucléaire

Comme nous l’avons déjà évoqué, c’est la fission réalisée au coeur du réacteur nucléaire de la centrale qui produit de la chaleur, dont 30 à 40 % sont convertis en énergie électrique.

Ce dégagement est permanent et obtenu de manière complexe : dans une tranche nucléaire (une unité constitutive de la centrale, ndlr), un réacteur nucléaire est situé en amont d’une installation thermique qui fournit de la vapeur, laquelle est convertie en énergie mécanique grâce à une turbine. Cette énergie mécanique est ensuite utilisée par un alternateur pour produire de l’énergie électrique.

Le problème des déchets nucléaires

La fabrication d’énergie nucléaire produit des déchets. Radioactifs, ces derniers doivent être pris en charge spécifiquement, pour éviter toute contamination humaine ou environnementale.  

 

A l’heure actuelle, l’Homme ne sait toujours pas rendre les déchets radioactifs inertes. Aujourd’hui et après bien des dérives (rejet en mer…), ils sont entreposés de façon extrêmement contrôlée et réversible, en attendant le développement de techniques de traitement efficaces.

La Journée Mondiale de l’Environnement axée sur la lutte contre le changement climatique

Célébrée le 5 juin, la Journée mondiale de l’Environnement 2009 souligne l’urgence de s’entendre sur un nouvel accord pour lutter contre le changement climatique, à 180 jours de la conférence de Copenhague.

Célébrée chaque année le 5 juin dans plus de 100 pays, la Journée mondiale de l’Environnement a été lancée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1972 afin de marquer l’ouverture de la Conférence de Stockholm sur l’Environnement humain. L’objectif de cette Journée est de sensibiliser les nations aux enjeux écologiques et les inciter à agir pour le développement durable.

A 180 jours de la conférence des Nations Unies sur le climat de Copenhague (Danemark) qui doit aboutir à un nouveau traité post-Kyoto, la Journée mondiale de l’environnement 2009, qui a pour thème  »Votre planète a besoin de vous, unissons-nous contre le changement climatique », veut refléter l’urgence pour les nations de s’entendre sur un nouvel accord sur le changement climatique qui prendra le relais du protocole de Kyoto dont la portée s’achève le 31 décembre 2012. Objectif : lutter contre la hausse des températures de surface de la planète prévue par les experts du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) qui recommandent de réduire de moitié les émissions de CO2 d’ici 2050, pour contenir le réchauffement global en deçà de 2°C d’ici à la fin du siècle.

Choisi par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) notamment pour son investissement dans la campagne pour un milliard d’arbres (537 millions d’arbres plantés) et sa participation  »croissante » dans les marchés du carbone, le Mexique sera l’hôte de cette Journée. La capitale du pays Mexico accueillera également, après Washington et Paris fin mai, la troisième réunion préparatoire du Forum des économies majeures sur l’énergie et le climat (MEF) du 17 au 19 juin, qui réunit les 17 États émettant 80 % des émissions de gaz à effet de serre de la planète.

Un geste pour la planète

Particuliers, ONG, associations, entreprises, collectivités locales, établissements scolaires des quatre coins de la planète sont ainsi invités le 5 juin à organiser des manifestations qu’il s’agisse d’animations, d’actions pédagogiques, de conférences-débats (économie d’énergie, gestion de l’eau et des déchets….). Des campagnes de nettoyage, des concerts  »verts », des rassemblements de rue, des plantations d’arbres seront au programme afin de sensibiliser le public à la préservation de l’environnement et à une consommation durable. Parmi les gestes  »verts » à adopter : préférer les transports en commun, équiper sa maison d’ampoules basse-consommation ou encore privilégier les fruits et légumes de saison et les éco-recharges pour les produits ménagers.

Concernant la sauvegarde de la biodiversité, un dernier lâcher de gypaètes barbus aura lieu sur la commune de Roubion, en présence du Prince Albert II de Monaco et de Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie. Le Gypaète, le plus grand oiseau d’Europe pouvant atteindre 3 mètres d’envergure, est un charognard spécialisé dans la consommation des os des carcasses. Ce lâcher  »historique » clôture le programme de réintroduction de ces oiseaux dans les Alpes du Sud, entamé en 1993 dans le Parc national du Mercantour et en alternance avec le Parco Naturale Alpi Marittime.

A l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, les médias se mobilisent également. Un spot de sensibilisation, initié par NRJ, sera diffusé sur les chaînes de télévision du groupe : il met en scène 11 artistes (Grégoire, Martin Solveig, Justin Nozuka, Alesha Dixon…) qui se mobilisent et interpellent les jeunes avec les messages :  »La planète a besoin de toi »,  »Fais un geste pour ta planète ». Les animateurs donneront également toute la journée à l’antenne des conseils et des messages incitant à l’écologie, au tri des déchets,… avec l’appui de l’ADEME, partenaire d’NRJ pour l’évènement.

De son côté, la chaîne de TV France 2 diffusera le 5 juin à 20h35 le film  »Home » du photographe Yann Arthus-Bertrand, soutenu par Luc Besson, qui sortira en simultanée dans plus de 70 pays, sur tous les écrans et quasi gratuitement. A l’instar d »’Une vérité qui dérange » d’Al Gore en 2006, ce film tente d’attirer l’attention des spectateurs sur le changement climatique, l’épuisement des ressources et l’extinction des espèces et les invite à changer leurs modes de consommation d’ici à 10 ans.

Si ce grand événement a vocation à fédérer le maximum de public, les Français semblent toutefois rester circonspects face aux grandes opérations de communication à l’instar de celles menées par les entreprises. Alors que de plus en plus d’entreprises misent sur la responsabilité sociale (RSE) pour  »verdir » leur image, 46% des Français trouvent que leur entreprise ne fait rien ou assure juste le minimum légal en matière de développement durable, selon un sondage du réseau social professionnel Linkedin paru à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement. 8% des sondés pensent même qu’elles font du greenwashing c’est-à-dire de la publicité utilisant de manière mensongère le message écologique.

Ils sont tout de même 31% à penser que leur entreprise fait des efforts en matière de développement durable. Rappelons que depuis 2002, conformément à l’article 116 de la loi sur les Nouvelles Régulations Economiques (NRE), près de 700 entreprises françaises rendent annuellement un rapport social et environnemental. Cette obligation, qui n’est toutefois pas assortie de sanction juridique, pourrait être étendue à d’autres entreprises en fonction de leur chiffre d’affaires ou de leurs effectifs salariés, dans le cadre de l’Article 46 du projet de loi de mise en œuvre du Grenelle 1, adopté en 1ère lecture par l’Assemblée Nationale et le Sénat.

R. BOUGHRIET

 

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