La filière solaire en débat

Une réunion sur l'avenir de la filière solaire photovoltaïque se tient aujourd'hui à Paris. Et risque d'être tendue : depuis le moratoire de trois mois sur tous les projets (hors particuliers), les professionnels parlent de «coma artificiel». Le gouvernement veut revoir son soutien public, jugé trop coûteux, et calmer la spéculation en favorisant la production locale. Mais l'effet inverse se produit : «faute de lisibilité», le projet d'usine de panneaux de l'américain First Solar, près de Bordeaux (400 emplois) a ainsi été gelé.

 

Poussée des immeubles bois

Alors que des architectes norvégiens envisagent sérieusement d’ériger une tour en bois de 17 étages, les Français se contentent de construire chaque année quelques milliers de logis boisés pour bobos bien lotis, aussitôt mitraillés par des hordes de photographes de magazines déco branchés, histoire d’entretenir le phénomène. Et bien c’est terminé ! Dès 2011, nous verrons pousser des écoles en bois, des crèches en bois, des HLM en bois, des magasins en bois, des administrations en bois… Tout du moins, c’est que nous prédisent en chœur les acteurs de ce nouveau marché prometteur.

Les forêts du Congo surveillées par satellite

Alors que la déforestation est à travers le monde responsable de 15 à 20% des émissions de gaz à effet de serre, les grands pays du bassin du Congo vont désormais pouvoir surveiller leurs forêts grâce à des photos satellites. Des images d'une très grande précision financées par l’Agence française de développement (AFD).

L’UE veut Restaurer la biodiversité

L'UE est déterminée à enrayer la perte de biodiversité, aussi bien au niveau européen qu'au niveau mondial. Le 14 octobre, les ministres de l'environnement ont adopté des conclusions exposant la position de l'UE en vue de la dixième réunion de la Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique, qui se tiendra prochainement à Nagoya, au Japon.

"L'Europe se soucie de la nature et de l'environnement. Nous disposons des politiques, des budgets et des textes législatifs pour cela. Mais maintenant, ce que nous devons faire, nous les Européens, c'est donner un souffle à l'action mondiale", a déclaré le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, le 7 octobre dans un message vidéo.

L'Union a l'intention de mettre un terme, d'ici 2020, à la perte de biodiversité et à la dégradation des services écosystémiques (notamment en offrant nourriture et eau ainsi qu'une protection contre les inondations et les tempêtes et en régulant le climat) et d'assurer leur rétablissement dans la mesure du possible; elle entend aussi augmenter sa contribution afin d'éviter le déclin de la biodiversité. Les objectifs fixés pour 2010 n'ont pas été atteints et de nouveaux efforts sont nécessaires. L'UE s'emploie à réduire son empreinte écologique sur la biodiversité mondiale, en particulier par l'utilisation efficace des ressources.

L'examen de la convention devrait aboutir à l'adoption d'un plan stratégique révisé. L'une des priorités essentielles de l'UE dans le cadre de ce plan est d'intégrer la biodiversité dans toutes les politiques et de rétablir les écosystèmes. L'Union entend s'attaquer aux causes de la perte de biodiversité, réduire les pressions directes qui s'exercent sur la biodiversité et préserver les écosystèmes et les ressources génétiques.

Le 8 octobre, Herman Van Rompuy a participé à une manifestation organisée dans le cadre de l'"année internationale de la biodiversité 2010", au Parc national de la Haute Campine, près de Genk en Belgique. À cette occasion, il a présenté, en guise de conclusion à son discours, deux haïkus de sa composition (un haïku est un poème classique japonais extrêmement court) :

Le lac Tchad touche le fond

Sécheresse, exploitation des ressources…Le site pourrait disparaître d'ici vingt ans.

Youssouf Bodoum Bani, chef du canton de la petite ville de Bole, au nord-est du lac Tchad, n'en revient pas. Selon les responsables locaux, le lac aurait baissé de cinq mètres l'an dernier. Selon les grands-parents, c'est un phénomène cyclique qui a lieu tous les quarante ans, dit-il. La dernière crue date des années 60, tout était sous les eaux. Depuis, ça s'est retiré petit à petit et on attend la prochaine crue. En quarante ans, la superficie du lac est passée de 25.000 km2 à près de 2.500 km2. Parmi les explications, la diminution de la pluviosité accentuée par de graves sécheresses dans les années 80 et l'érosion consécutive à l'exploitation, par plus de 20 millions d'habitants, du bassin du lacet de ses affluents. Et selon les prévisions climatiques de la Nasa, le lac pourrait disparaître d'ici vingt ans.

’’Il y avait des petits oueds humides’’

Il y a eu un moment dans l'histoire géologique où ce lac a disparu, mais en réalité, il n'y a aucune certitude, rassure Anada Tiega, l'un des conseillers techniques de la commission du bassin du lac Tchad, qui réunit les cinq pays frontaliers, Tchad, Niger, Nigeria, Cameroun et République centrafricaine. Beaucoup de terres cultivables irriguées grâce aux crues ont disparu. Le gouvernement tchadien a été obligé d'assécher, puis d'irriguer d'anciens bras du lac, devenus des polders , pour maintenir l'activité agricole et fixer la population dans les environs de Bole. Ce sont les seules étendues de verdure, au milieu de ces terres arides. Il y avait des petits oueds humides. Ils sont tous secs, l'eau se trouve en profondeur, explique Ali Boukar, un paysan qui travaille sur les polders. Je n'arrivais pas à cultiver la terre. Si ce polder n'existait pas, la vie serait vraiment difficile. Dans le port de Bole, l'activité est intense. A l'aube, alors que les pêcheurs ont déjà tendu leurs filets, les barques à moteur remplies de marchandises jettent l'ancre près de la rive. Tout a changé, affirme Adoum, tout en essayant de diriger sa pirogue sur une voie d'eau obstruée par des herbes et des arbustes : Avec la baisse de l'eau, ces herbes envahissent tout, et il est très difficile de passer. C'est le désert qui avance.

La topographie a complètement changé. Des îles comme Bederem, Fitine ou Kouirom se sont formées, et des pêcheurs s'y sont installés. L'île de Kouirom est devenue un centre de pêche cosmopolite, où cohabitent des centaines d'hommes de différentes nationalités Camerounais, Nigérians, Ghanéens, Maliens… Ce sont les Boudoumas [fusion_builder_container hundred_percent= »yes » overflow= »visible »][fusion_builder_row][fusion_builder_column type= »1_1″ background_position= »left top » background_color= » » border_size= » » border_color= » » border_style= »solid » spacing= »yes » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » padding= » » margin_top= »0px » margin_bottom= »0px » class= » » id= » » animation_type= » » animation_speed= »0.3″ animation_direction= »left » hide_on_mobile= »no » center_content= »no » min_height= »none »][population autochtone des îles de cette partie du lac, ndlr] qui ont trouvé cette île, il y a trente-quatre ans, quand les eaux se sont retirées, explique Yaro, l'un des anciens. Les autres sont venus après. A une dizaine de mètres de lui, des Nigérianes vêtues de pagnes colorés, la tête couverte, activent le feu sous de larges grilles où sont étalés les poissons pêchés le jour même. Elles le fument avant de les revendre dans leur pays d'origine. Avant, il y avait du poisson. Avec la décrue, il n'y en a plus assez. Nous sommes de plus en plus nombreux, explique Abdoulaye, un vieux pêcheur, assis sur une caisse en bois à l'entrée du village. Dépité, il montre du doigt un poisson cuit sur le feu et ajoute : Et en plus, les poissons sont de plus en plus petits.

Moins d'eau, moins de poissons et plus de pêcheurs. Une équation qui s'applique aussi à l'élevage et à l'agriculture. Selon les autorités, nombre d'éleveurs et de paysans revendiquent l'exploitation des terres fertiles, ce qui génère des conflits. Les besoins sont de plus en plus importants pour les 20 millions de personnes qui vivent autour du lac, et malgré le peu de ressources, il y a encore des afflux de population, explique Anada Tiega.

Fitine, l'île la plus proche de Kouirom, est devenue un carrefour commercial. Au-delà des préoccupations économiques ou environnementales, l'inquiétude des autorités politiques et religieuses, c'est la santé. Le peuple boudouma vit dans l'eau, mais ne peut pas la boire, car elle est polluée, lance désabusé le pasteur Thomas Baca. Les pieds plongés dans une eau marron, des enfants remplissent des bidons qu'ils placent dans des chariots pour approvisionner les cases de l'île. Ça, c'est l'eau potable, précise Idrissa, un jeune ado. Il verse ses bidons dans trois grands pots ocre situés près de la tente des autorités locales. Deux jeunes filles s'approchent, prennent à tour de rôle un gobelet et le plongent dans la jarre. Quand on prépare à manger et qu'on boit cette eau, on a de grosses douleurs au ventre dès la fin du repas, explique Mahamat, un adolescent. L'année dernière, Fitine a été l'un des premiers sites de contamination de la région, et neuf habitants ont trouvé la mort.

’’Faire bouillir l'eau, c'est la tuer’’

Les autorités locales ont créé un comité de sensibilisation afin d'apprendre aux habitants à faire bouillir l'eau. Il est très difficile de leur faire comprendre qu'ils doivent traiter cette eau. Pour eux, faire bouillir de l'eau, c'est la tuer, précise le pasteur, qui ajoute que le taux de mortalité y est bien plus important qu'ailleurs. L'espoir réside dans le projet de la commission du bassin du lac Tchad, qui consisterait à transférer des eaux du bassin du Congo vers celui du lac Tchad, afin que l'eau profite à tous les habitants se trouvant sur le parcours. Un projet quasi pharaonique, puisque les deux bassins sont séparés de 1.350 km.

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Placez un film réfléchissant derrière votre radiateur

Notre pays traverse une période de grand froid et les appareils de chauffage fonctionnent au maximum de leurs capacités. Les factures énergétiques ont donc naturellement tendance à s’envoler en conséquence. Pourtant, une part importante de la chaleur des radiateurs est perdue dans des murs mal isolés (un radiateur classique chauffe dans toutes les directions), alors qu’elle pourrait être conservée utilement.

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Lufthansa vole avec un biocarburant

La compagnie aérienne allemande Lufthansa va employer du biocarburant sur un vol régulier. Ce sera la première compagnie au monde à lancer un tel essai en conditions de vol réelles. A partir d’avril 2011 et pour une durée de 6 mois, un Airbus A321 effectuera ses vols entre Hambourg et Francfort avec à son bord du biocarburant [fusion_builder_container hundred_percent= »yes » overflow= »visible »][fusion_builder_row][fusion_builder_column type= »1_1″ background_position= »left top » background_color= » » border_size= » » border_color= » » border_style= »solid » spacing= »yes » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » padding= » » margin_top= »0px » margin_bottom= »0px » class= » » id= » » animation_type= » » animation_speed= »0.3″ animation_direction= »left » hide_on_mobile= »no » center_content= »no » min_height= »none »][1]. Un réacteur sera alimenté par du kérosène classique, et l’autre par un mélange de kérosène et de biocarburant, car légalement la part de ce dernier ne doit pas dépasser 50%.

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Entente de principe à Cancún

Pour la première fois, un document décisionnel de l’ONU fixe le niveau ciblé pour la stabilisation du climat. La conférence sur le climat de Cancún s’acheminait hier soir vers un accord global qui intègre les dispositions de l’entente de Copenhague dans un plan d’ensemble pour lutter contre le réchauffement du climat tout en faisant droit aux priorités des pays développés et des pays en voie de développement.

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4 moteurs électriques pour l’AER

Le designer Andre Federico estime que la course est un moyen important de nouvelles technologies de communication et le sport automobile a la chance de démontrer de nouvelles solutions techniques et créatives dans le cadre de la concurrence. Pour prouver sa foi, Andrea est venu avec une moto électrique concept qui peut rivaliser avec n'importe quelle machine à moteur conventionnel, sur le circuit.

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