Les cerfs favorisent le déplacement des plantes

Au cours des trois dernières décennies, une plante menacée de disparition a colonisé une forêt de Haute-Marne parce que ses graines ont été transportées dans le pelage des ongulés.

Les cerfs et les chevreuils sont considérés comme une calamité par la majorité des forestiers. En effet, ces herbivores peuvent occasionner de gros dégâts sur les jeunes pousses d’arbres. «En ce moment, dans la forêt domaniale du Donon, entre l’Alsace et la Lorraine, ils détruisent toutes les plantations de jeunes pins», indique par exemple Philippe Ballon, spécialiste de l’interaction entre la forêt, les ongulés et les activités humaines au Cemagref. Leur impact est d’autant plus sensible que les populations n’ont cessé d’augmenter au cours des trente dernières années, alors que ces deux espèces étaient quasiment menacées de disparition à la fin des années 1960. Même tableau pour les sangliers qui eux, en plus, s’attaquent aux cultures.

Mais cette image exclusivement négative va sans doute être nuancée au cours des prochaines années. Même s’ils causent des préjudices économiques indéniables, les trois ongulés jouent certainement un rôle insoupçonné dans la dynamique forestière, en transportant des graines sur leur pelage. C’est la découverte d’une équipe de chercheurs spécialisés dans l’étude des forêts et rattachés à l’Inra et au Cemagref (Plant Ecology, février 2011). La dispersion des graines par les animaux (l’épizoochorie) a surtout été étudiée jusqu’alors dans les forêts tropicales. En Europe et en France, où la biodiversité est beaucoup plus pauvre, le phénomène n’avait jamais vraiment retenu l’attention, comme s’il n’existait pas. Économie oblige, la recherche s’était toujours focalisée sur les dégâts des herbivores.

Programme de recherches

C’est en analysant l’évolution de la végétation des sous-bois dans la forêt domaniale d’Arc-en-Barrois, en Haute-Marne, que l’équipe pilotée par Jean-Luc Dupouey (Inra de Nancy) a été mise sur la piste de l’épizoochorie. Des comptages effectués sur plusieurs placettes pendant une période étalée sur trente ans ont révélé l’invasion d’une belle plante rare, le cynoglosse officinal. En 1976, elle était totalement absente. En 1981, elle s’était installée dans le nord de la forêt, la partie la plus fréquentée par les cerfs et par les chevreuils. En 2006, on la trouvait presque partout.

Comment le cynoglosse, une espèce menacée dans notre pays, a-t-elle pu arriver au beau milieu de cette forêt et y connaître un tel succès ? Les graines étant de bonne taille, elles ne peuvent pas avoir été transportées par le vent. Enveloppées de minuscules crochets (des glochides), elles s’accrochent aux tissus, à la laine, aux poils et au pelage des animaux et tombent au sol quand ceux-ci se déplacent ou se frottent contre les arbres. Dans le cas du cynoglosse, les ongulés ne se contentent pas de transporter les graines. Par le biais de leurs déjections, ils fournissent aussi de l’azote aux plantes qui parviennent à germer ainsi que la lumière dont elles ont besoin en broutant la végétation concurrente au sol et le feuillage. Pour couronner le tout, la plante est toxique et les ongulés ne la mangent pas.

Certes, le cynoglosse offre un cas de figure très particulier. Mais c’est une aubaine pour Christophe Baltzinger, du Cemagref. Il démontre qu’il a eu raison de lancer un programme de recherches sur la dispersion des plantes par les ongulés sauvages (Diplo). Les dénombrements de graines qu’il a déjà effectués dans le pelage des ongulés, tués dans le cadre de trois plans de chasse de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) dans le Loiret, sont pleins d’enseignements. «Même si la période de chasse qui s’étale entre l’automne et la fin février n’est pas celle où la plupart des végétaux produisent des graines, on en trouve toujours», souligne Christophe Baltzinger. Une cinquantaine de graines d’espèces différentes ont déjà été collectées, de la benoîte à la ronce en passant par le trèfle, l’ajonc et le plantain. Sans surprise, c’est le sanglier qui en accroche le plus dans ses poils de bourre bouclés et ses longues soies. Par comparaison, les chevreuils, aux poils plus lisses, et le cerf, avec sa grande taille, en prélèvent moins.

«Tous ces ongulés couvrent de vastes territoires, note Jean-Luc Dupouey. Et on sait qu’avec le changement climatique, la dispersion des graines à longue distance va jouer un rôle majeur pour les déplacements des plantes sauvages». Le rôle des cerfs, chevreuils et sangliers a de bonnes chances d’être réévalué dans les années à venir.

Moins de panneaux publicitaires : horizon dégagé

 

Le décret sur l'affichage publicitaire mis en consultation par le ministère de l'écologie a provoqué de vives réactions du côté des associations impliquées dans ce dossier. S'il est adopté en l'état, le texte pourrait entrer en vigueur en septembre.
 
Suite au vote de la loi Grenelle 2, le projet de décret d'application concernant l'affichage publicitaire a été rendu publique cette semaine par le ministère de l'écologie. Le texte, mis en consultation jusqu'au 11 mars prochain, prévoit de limiter la publicité extérieure avec la mise en place de nouvelles règles concernant les différents supports de publicité.
 
Globalement le texte propose un encadrement national notamment en matière d'autorisation préalable. Les procédures seraient harmonisées avec celles du code de l'urbanisme et les demandes devront être adressées à la Mairie. Les nouveaux supports de publicité autorisés par la loi Grenelle 2 comme les bâches masquant les travaux seront encadrés. Les surfaces publicitaires de ces bâches ne devront pas excéder 12 m² maximum et les autorisations délivrées seront désormais limitées dans le temps.
 
Pour les publicités lumineuses, le seuil de taille d'agglomération est relevé à 10.000 habitants pour leur autorisation. Pour limiter la pollution lumineuse, elles devront être éteintes entre minuit et 6h du matin sauf pour le mobilier urbain. Les enseignes lumineuses des commerces devront également être éteintes le jour et à partir de minuit. Enfin les écrans digitaux ou numériques voient leur surface limitée à 2,5 m².
 
"La fin des couloirs publicitaires dans les entrées de ville est en passe de devenir une réalité. (…) Cette réglementation va enfin stopper la lente dégradation de nos paysages urbains et péri-urbains et améliorer notre cadre de vie et l'image même de nos villes" a déclaré la ministre de l'écologie Nathalie Kosciusko-Morizet à l'occasion de la présentation du projet de texte. Une analyse loin d'être partagée par les principales associations de lutte contre l'envahissement publicitaire.
 
 
L'unité urbaine en question
 
"Ce décret se contente d'encadrer partiellement les nouvelles dérogations offertes aux afficheurs par la loi Grenelle II. Rien ne change donc, ou presque, pour tous les dispositifs qui existent actuellement. Le gouvernement fait clairement le choix de ménager les professionnels qui hurlent à la mort de la profession dès qu'il est question de toucher aux formats des panneaux", commente le collectif des Déboulonneurs. Ce dernier remarque surtout que les véhicules publicitaires ne sont pas interdits, qu'aucune limitation de surface n'est prévue pour les bâches publicitaires permanentes et que les dispositifs de 50 m² restent possibles en plein champs autour des aéroports et des gares en rase campagne.
L'association Paysage de France note avec exaspération que les dispositifs de 4 mètres sur trois (4×3) pourront continuer à être installés dans toutes les communes de plus de 10.000 habitants et même dans des agglomérations de quelques centaines d'habitants du moment qu'elles font parties d'une unité urbaine de 100.000 habitants. Pour l'association, l'introduction de cette notion d'unité urbaine est un "monstrueux tour de passe-passe" : "une telle mesure revient à ne pas tenir compte des évolutions prochaines qui vont aboutir, du fait de l'urbanisation galopante, à la création d'unités urbaines de plus de 100.000 habitants toujours plus nombreuses et plus étendues", explique-t-elle.
 
L'association regrette également que le décret ne prévoie toujours pas d'encadrer les dérogations à l'interdiction de la publicité dans les parcs naturels régionaux (PNR), la périphérie des parcs nationaux, les zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) et les aires de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine (AMVAP).
 
L'association en appelle par conséquent à la ministre de l'écologie pour qu'elle "sauve, alors qu'il en est encore temps, le processus qu'elle a engagé?".
 
 
Bientôt un nouveau règlement local de publicité à Paris
 
Après plusieurs années de concertation, le groupe de travail chargé de la révision du règlement local de publicité de la ville de Paris a présenté son nouveau projet. Cette révision se traduira par une diminution du nombre de dispositifs et devrait réduire d'environ 30% la densité publicitaire sur le territoire parisien selon les pronostics de la ville.
Ce nouveau règlement prévoit la réduction des formats des affiches publicitaires avec la suppression des supports de « 4×3 », un périmètre d'interdiction de la publicité de 50 mètres autour des entrées principales des établissements scolaires, une limitation de la publicité lumineuse et de la publicité sur les véhicules et l'interdiction de tout dispositif intrusif et de tout dispositif de comptage d'audience. 
Ce nouveau texte qui devra encore recueillir l'avis favorable de la Commission départementale de la nature, des paysages et des sites et du Conseil de Paris sera arrêté par le maire de Paris d'ici juillet 2011.

 

Une ville marocaine à énergie positive : Ch’rafate

La comparaison avec Masdar ? Olivier Fradin la balaye d’un revers de main. Si le projet Ch’rafate consiste bien à créer ex-nihilo une ville à haute performance énergétique, la similitude entre la future cité marocaine et le titanesque chantier d’Abou Dabi s’arrête là. « Il ne faut pas comparer Ch’rafate avec les projets qui émergent aux Emirats. Là-bas, des milliards de dollars sont investis. Nous ne sommes pas sur les mêmes échelles » explique le Chef de projet d’Automatique et Industrie (A.I). Un bureau d’études isérois qui travaille avec l’Aderee – équivalente marocaine de l’Ademe – à définir la stratégie d’efficacité énergétique de Ch’rafate. Une mission menée en partenariat avec H3C Energies.

 
Et la tâche s’annonce ardue. Basée entre Tanger et Tétouan, la future cité verte se résume en effet pour l’instant à quelques voiries. Une localité que l’Etat marocain souhaite transformer, d’ici une dizaine d’années, en une ville moderne et durable de 150 000 habitants et 1300 hectares. Ch’rafate devra notamment abriter les travailleurs du port de Tanger et de la future usine Renault de Tanger-Med. « Développer une ville c’est répondre à des contraintes énormes. L’efficacité énergétique est une problématique parmi d’autres explique Olivier Fradin. D‘autant que l‘objectif n’est pas de construire une ville pour riches. C’est un véritable projet d’intégration local. ». Les premiers bâtiments qui sortiront de terre en 2012 devront ainsi être économes en énergie mais aussi financièrement abordables. L’enveloppe globale du projet Ch’rafate étant limitée à 240 millions d’euros (24 milliards de dirhams).
 
Concevoir un habitat adapté au contexte local
 
Pour tenir ce cahier des charges serré, Automatique et Industrie a fait le choix d’une démarche pragmatique. « L’objectif c’est de rester dans des choses simples explique Olivier Fradin. Nous avons la volonté de tendre vers cet objectif du zéro émission avec des solutions concrètes et applicables tout de suite ». Une approche qui concerne d’abord les méthodes de construction, notamment en matière d’isolation. Automatique et Industrie testera ainsi sur le terrain différentes techniques grâce à un bâtiment démonstrateur. Validées, elles seront transmises aux promoteurs chargés de bâtir les futurs 30 000 logements de Ch’rafate. Autre axe de travail : l’instrumentation et le pilotage des immeubles et des réseaux (éclairage…) afin d’éviter les gaspillages d’énergie dans la cité. Un sujet pour lequel Automatique et Industrie prévoit la création d’un logiciel ad hoc de gestion d’énergie à l’intérieur des bâtiments Ch’rafate.
 
Sans surprise, la future ville verte s’engagera également dans la production d’énergies renouvelables. Il est bien sûr question de solaire thermique et photovoltaïque, mais aussi d’éolien et même d’hydroélectricité. Un mix qui doit amener le projet marocain vers son objectif d’autonomie énergétique. « L’idée c’est de coupler toutes les bonnes pratiques. L’autonomie, c’est clairement l’objectif. Nous travaillons dur pour l’atteindre mais ça ne reste qu’un objectif ». Après 18 mois de préparation en amont, Automatique et Industrie vient d’entamer son étude de terrain au Maroc. Une mission qui devrait durer près d’un an.« C’est un long cheminement, c’est une belle histoire » confie Olivier Fradin. Une belle histoire ? Rien d’étonnant. En arabe, Ch’rafate signifie beauté.

La guérison par les pierres

On a tous déjà ramassé des pierres en vacances pour les conserver en souvenirs. Mais, savez-vous que les pierres soignent et protègent ? A chacune ses vertus. Il en existe pour maîtriser les éléments, stimuler le corps, apaiser l’esprit, retrouver de l’énergie, se protéger du mal ou simplement attirer la chance… Voici quelques exemples.

La pierre pour le mois de février
La pierre de naissance du mois de Février est l’améthyste selon le site «Pierres magiques». Cette pierre préserve des passions violentes, apporte l’assurance et la paix intérieure. L’améthyste est la pierre du chakra (centres énergétiques du corps) du sommet qui réunit toutes les énergies des autres chakras.

Le diamant: favorise la vue et le métabolisme. Le diamant accroît l’énergie et aide au rétablissement après une intoxication.
L’émeraude: possède un pouvoir calmant. Cette pierre combat les infections cutanées et favorise la bonne santé des reins et du foie, des voies biliaires, des os et des dents ainsi que du coeur et du système immunitaire.
La pierre de lune: aide les yeux, facilite la circulation du sang et la pousse des cheveux. La pierre de lune régule aussi le cycle menstruel.
Le saphir: donne de l’endurance, préserve le coeur et l’estomac.
L’Agathe: bénéfique pour la vue et la santé du système lymphatique, du côlon, du pancréas et de la circulation. Cette pierre soulage en cas de syndrome du côlon irritable et de ballonnements abdominaux.
La pierre de jade: soigne les maux de reins et aide à soulager les syndromes prémenstruels. Elle favorise aussi la fertilité.
La perle: éloigne le stress, favorise la fertilité et la sexualité féminine.
La pierre de turquoise: elle calme le stress.

Vous avez dit lithothérapie ?

La lithothérapie est une forme de thérapie douce qui utilise les pierres et cristaux pour rééquilibrer et réharmoniser l’organisme. Cette thérapie utilise l’énergie naturelle des minéraux appliqués sur l’organe malade ou le chakra correspondant. Les pierres véhiculent de l’énergie dans le corps. L’énergie des pierres est liée à leur composition chimique, à leur couleur et à leur forme. Il est ainsi possible de capter l’énergie émise par les différents minéraux, simplement en les touchant ou en les portant sur soi. 

Comment bien choisir et utiliser les pierres

Les façons les plus simples d’utiliser les pierres ? Les placer dans votre environnement, les porter sur vous, en faire des infusions en les laissant macérer dans de l’eau et boire celle-ci à jeun.

Mais l’application directe est toujours plus efficace car la vibration de la pierre se transmet plus facilement. Il vous suffit de poser la pierre à l’endroit où se situe la douleur. Vous pouvez aussi les utiliser sous l’oreiller, ce qui est peu contraignant car les pierres agissent durant votre sommeil. Attention cependant à ne pas utiliser des pierres dynamisantes pendant la nuit (cristal de roche, shungite, calcédoine bleue, cabochon grenat etc…).

Le nettoyage des pierres

Les pierres, après utilisation, doivent être obligatoirement purifiées, rechargées et redynamisées. Le nettoyage des pierres se fait en les passant sous l’eau fraîche. Une fois par mois, les laisser reposer dans de l’eau avec un peu de gros sel pendant une nuit. Avant de les recharger à la lumière. Le choix des minéraux doit être instinctif, laissez faire votre intuition, faîtes-vous confiance. Si une pierre vous plaît et vous attire, c’est certainement celle qu’il vous faut à ce moment là. Si vous n’avez aucune idée, et que vous ne savez pas trop par où commencer, vous pouvez choisir une pierre selon votre signe du zodiaque.

Voici un lien pour trouver des livres sur les pierres :http://www.bijoux-lespierresdumonde.com/livre-lithotherapie–283-1.html

 

 

 

La vérité sur le boeuf que nous mangeons

SALON DE L'AGRICULTURE – Que mangeons-nous réellement quand on mange du boeuf?… Elles sont près de 19 millions en France. Normandes, Charolaises ou Limousines, les vaches françaises sont diverses et leurs destins sont très différents selon qu’elles sont élevées pour leur lait ou pour leur viande. Alors que les veaux sont massivement exportés vers l’Italie, les vaches laitières finissent souvent leur vie en barquette à bas prix dans les supermarchés et les bœufs se font rares. Loin d’être aussi industrialisé qu’aux Etats-Unis ou en Amérique du Sud, l’élevage bovin français est souvent le reflet de particularités régionales que l’on ne retrouve pas forcément dans nos assiettes.

La France, un pays de fromage mais pas de viande

Près de 25 races de vaches cohabitent en France. Une situation exceptionnelle comparée aux autres pays européens ou au reste du monde, où les races d’origine britannique (Sussex, Angus,…) sont majoritaires. C’est cette diversité qui permet à la France d’avoir une grande variété de fromages, mais pas forcément une viande de qualité: les races à viande (Salers, Charolaise,…) sont minoritaires par rapport aux races laitières comme les Prim’Holstein ou aux races mixtes, comme les Normandes.

Certaines races ont toutefois du se reconvertir face à l’industrialisation de la production laitière. Ainsi, dans le Cantal, les Salers, qui étaient à l’origine une race à fromage, sont aujourd’hui plutôt élevées pour leur viande: «95% des effectifs sont pour la viande. Les laitiers se sont recentrés vers les races laitières plus productives», explique Bruno Dufayet, éleveur de vaches Salers à Mauriac. Résultat: la France est le deuxième pays producteur de lait en Europe après l’Allemagne, avec 3.800.000 vaches laitières, 92.000 exploitations et une production de 23 millions de tonnes de lait par an.  

Pas d’industrialisation des élevages français

L’augmentation de la productivité des laitières ne rime pas avec concentration des fermes selon Christophe Hervy, éleveur bio de vaches laitières en Charente: «En France, il n’y a pas de ferme industrielle de laitières. Au maximum, on compte 100 à 150 vaches par ferme, mais il n’y en a pas beaucoup dans ce cas et c’est souvent parce que ce sont deux éleveurs ou plus qui se sont associés. La moyenne française est de 40 à 50 vaches», explique cet éleveur de Prim’Hosltein.

 Lorsque les laitières ne donnent plus assez de lait, elles sont encore utiles: en France,  près de la moitié (42%) de la viande produite est issue de vaches «réformées», les laitières en fin de carrière qui partent à l’abattoir. Une rude concurrence pour les races à viande, souvent élevées dans des plus petites fermes et nourries avec de l’herbe et du foin. «J’ai 50 vaches élevées dans un système herbagé, témoigne Bruno Dufayet. L’alimentation des vaches est à base d’herbe et de foin et céréales en hiver. Je suis obligé de respecter le cycle de l’herbe et des bovins, je ne peux pas intensifier.» Ses viandes sont commercialisées sous le label rouge Salers, en boucherie ou grandes surfaces.

75% de viande de femelles

3,5 millions de bovins sont élevés en France pour la viande, mais plus de 1,3 million part à l’exportation. Parmi eux, 80% des broutards, les veaux mâles, partent à l’engraissement en Italie. Au final, ce que l’on retrouve dans nos assiettes est un peu différent de la production nationale: la France exporte massivement ses veaux et importe de la vache de réforme. Selon l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) 75% de la viande de bœuf consommée en France est en réalité de la viande de vache ou de génisse.

 

Comment choisir sa viande :

 

Alors que le Salon de l'Agriculture vient d'ouvrir ses portes à Paris, et que l'élevage intensif fait polémique, NEOPLANETE donne ses bons conseils pour bien choisir sa viande…

Consommer de la viande, ça pollue et ce n’est pas toujours bon pour la santé. Préférez donc la qualité à la quantité. Voici comment vous y retrouver parmi les labels, avec en prime des sites proposant des produits directement de la ferme.

L’agriculture biologique et le label bio européen L’agriculture biologique garantit que le mode de production est respectueux de l’environnement et du bien-être animal. Les règles qui encadrent le mode de production biologique sont les mêmes dans toute l’Europe, et les produits importés sont soumis aux mêmes exigences (le logo européen est obligatoire depuis le 1er juillet 2010).

Viande Bovine Française (VBF) Ce label mis en place par l’Association Française Interprofessionnelle du Bétail et des Viandes certifie que le bovin dont est issue la viande est né, a été élevé et a été abattu en France.

Le label rouge est un signe officiel français qui désigne des produits qui, par leurs conditions de production ou de fabrication, ont un niveau de qualité supérieure par rapport aux autres produits similaires.

L’appellation d’origine contrôlée (AOC) désigne un produit dont toutes les étapes de fabrication (la production, la transformation et l’élaboration) sont réalisées selon un savoir-faire reconnu dans une même zone géographique, qui donne ses caractéristiques au produit.
Ex : Chablis, Bordeaux, Roquefort, poulet de Bresse, lentille verte du Puy, …

L’appellation d’origine protégée (AOP) est l’équivalent européen de l’AOC. Elle protège le nom d’un produit dans tous les pays de l’Union européenne. Ainsi, le Saint-nectaire, ne peut être fabriqué que dans une partie de l’Auvergne à partir de lait issu de la zone géographique.

L’indication géographique protégée (IGP) désigne un produit dont les caractéristiques sont liées au lieu géographique dans lequel se déroule au moins sa production ou sa transformation. C’est un signe européen qui protège le nom du produit dans toute l’Union européenne.
Ex : Jambon de Bayonne, riz de Camargue, pruneau d’Agen, Côtes de Gascogne, cidre de Bretagne…

La Spécialité Traditionnelle Garantie (STG) protège une recette traditionnelle.Ex : jambon Serrano, Gueuze (bière)…

Connaissez-vous l’association Bleu-blanc-cœur ? Elle réunit 345 membres: producteurs, transformateurs, distributeurs… qui œuvrent pour offrir une alimentation plus saine, plus savoureuse et plus équilibrée aux animaux. Leur devise: «Pour bien nourrir les hommes, commençons par prendre soin de nos cultures et de nos animaux». La liste des membres, et plus d’informations sur leur site.

Où trouver de la viande de qualité? A la ferme pardi! Si vous pensez qu’elles n’existent qu’au fin fond de la Creuse détrompez-vous, voici quelques outils pour trouver votre bonheur :

– Par le biais des AMAP: vous payez d’avance vos produits pour la saison auprès d’un agriculteur, qui livrera chaque semaine votre panier à un lieu fixé.
– Par le biais des paniers bio: vous commandez par Internet vos produits et vous allez les chercher soit à la ferme, soit dans un point relais.
– Directement à la source : trouver la ferme la plus proche de chez vous :http://www.bienvenue-a-la-ferme.com/

L’histoire du photovoltaïque (Dates clés – en Anglais)

L’effet photovoltaïque, fut découvert en 1839 par le Français Alexandre-Edmond Becquerel. Il désigne la capacité que possèdent certains matériaux, notamment les semi-conducteurs, à convertir directement les différentes composantes de la lumière (les Photons) en électricité. D’abord considéré comme une curiosité de laboratoire, ce phénomène fut étudié par de nombreux scientifiques tels que Heinrich Hertz, ou Philipp Lenard avant de trouver une explication théorique en la personne d’Albert Einstein en 1905. La relation E = hv qui relie le caractère ondulatoire de la lumière (représenté par sa fréquence ν) à son caractère corpusculaire (représenté par le grain d’énergie E) lui vaudra le prix Nobel en 1922. C’est la constante de Planck qui fait le lien entre ces deux mondes (ondulatoire et corpusculaire), le fait que cette constante ne soit pas nulle montre la dualité de la lumière (c’est à la fois une onde et un corpuscule). Einstein venait de mettre en évidence au travers de cette formule l’existence du photon.


TIMELINE

1839: Nineteen-year-old Edmund Becquerel, a French initial physicist, detected the photovoltaic outcome whilst experimenting with an electrolytic dungeon done up of dual metal electrodes. 1873: Willoughby Smith detected the photoconductivity of selenium.


1876: Adams and Day celebrated the photovoltaic outcome in plain selenium.


1883: Charles Fritts, an American inventor, described the initial solar cells done from selenium wafers.


1887: Heinrich Hertz detected which ultraviolet light changed the lowest voltage able of causing a hint to burst between dual metal electrodes.


1904: Hallwachs detected which a multiple of copper and cuprous oxide was photosensitive. Einstein published his paper upon the photoelectric effect.


1914: The life of a separator covering in PV inclination was reported.


1916: Millikan supposing initial explanation of the photoelectric effect.


1918: Polish scientist Czochralski grown a approach to grow single-crystal silicon.

1923: Albert Einstein perceived the Nobel Prize for his theories explaining the photoelectric effect.


1951: A grown p-n connection enabled the prolongation of a single-crystal dungeon of germanium.


1954: The PV outcome in Cd was reported; initial work was finished by Rappaport, Loferski and Jenny at RCA. Bell Labs researchers Pearson, Chapin, and Fuller reported their find of 4.5% fit silicon solar cells; this was lifted to 6% usually a couple of months after (by a work group together with Mort Prince). Chapin, Fuller, Pearson (AT&T) submitted their formula to the Journal of Applied Physics. AT&T demonstrated solar cells in Murray Hill, New Jersey, afterwards at the National Academy of Science Meeting in Washington, DC.


1955: Western Electric began to sell blurb licenses for silicon PV technologies; early successful products enclosed PV-powered dollar check changers and inclination which decoded mechanism punch cards and tape. Bell System’s proof of the sort P farming conduit complement began in Americus, Georgia. Hoffman Electronics’s Semiconductor Division voiced a blurb PV product at 2% efficiency; labelled at $25/cell and at fourteen mW each, the price of appetite was $1500/W.


1956: Bell System’s proof of the sort P farming conduit complement was consummated after 5 months.


1957: Hoffman Electronics finished 8% fit cells. “Solar Energy Converting Apparatus,” obvious #2,780,765, was released to Chapin, Fuller, and Pearson, AT&T.

1958: Hoffman Electronics finished 9% fit PV cells. Vanguard I, the initial PV-powered satellite, was launched in team-work with the U.S. Signal Corp. The heavenly body energy complement operated for 8 years.


1959: Hoffman Electronics finished 10% efficient, commercially accessible PV cells and demonstrated the use of a grid hit to significantly revoke form resistance. Explorer-6 was launched with a PV form of 9600 cells, any usually 1 cm x 2 cm.


1960: Hoffman Electronics finished 14% fit PV cells.

1961: The UN discussion upon Solar Energy in the Developing World was held. The predecessor to the PV Specialists Conference, the Meeting of the Solar Working Group (SWG) of the Interservice Group for Flight Vehicle Power, was hold in Philadelphia, Pennsylvania. The initial PV Specialists Conference was hold in Washington, DC.


1963: Japan commissioned a 242-W PV form upon a lighthouse, the world’s largest form at which time.


1964: The Nimbus booster was launched with a 470-W PV array.


1965: Peter Glaser, A.D. Little, recognised the thought of a heavenly body solar energy station. Tyco Labs grown the edge-defined, film-fed expansion (EFG) process, initial to grow clear turquoise ribbons and afterwards silicon.


1966: The Orbiting Astronomical Observatory was launched with a 1-kW PV array.


1968: The OVI-13 heavenly body was launched with dual CdS panels.


1972: The French implement a CdS PV complement in a encampment propagandize in Niger to run an tutorial TV.


1973: The Cherry Hill Conference was hold in Cherry Hill, New Jersey.


1974: Japan formulated Project Sunshine. Tyco Labs grew the initial EFG, 1-inch-wide badge by an endless-belt process.


1975: The U.S. supervision began a human PV investigate and growth project, reserved to the Jet Propulsion Laboratory (JPL), as a outcome of recommendations of the Cherry Hill Conference. Bill Yerkes non-stop Solar Technology International. Exxon non-stop Solar Power Corporation. JPL instituted the Block we buying by the U.S. government.

1977: The Solar Energy Research Institute (SERI), after to turn the National Renewable Energy Laboratory (NREL), non-stop in Golden, Colorado. Total PV prolongation prolongation exceeded 500 kW.

1979: Solenergy was founded. NASA’s Lewis Research Center (LeRC) finished a 3.5-kW complement upon the Papago Indian Reservation in Schuchuli, Arizona; this was the world’s initial encampment PV system. NASA’s LeRC finished an 1.8-kW form for AID, in Tangaye, Upper Volta, and after increasing energy outlay to 3.6 kW.


1980: The initial William R. Cherry Award was since to Paul Rappaport, SERI’s first director. New Mexico State University, Las Cruces, was comparison to settle and work the Southwest Residential Experimental Station (SW RES). A 105.6-kW complement was dedicated at Natural Bridges National Monument in Utah; the complement used Motorola, ARCO Solar, and Spectrolab PV modules.


1981: A 90.4-kW PV complement was dedicated at Lovington Square Shopping Center (New Mexico) regulating Solar Power Corp. modules. A 97.6-kW PV complement was dedicated at Beverly High School in Beverly, Massachusetts, regulating Solar Power Corp. modules. An 8-kW PV-powered (Mobil Solar), reverse-osmosis desalination trickery was dedicated in Jeddah, Saudi Arabia.


1982: Worldwide PV prolongation exceeded 9.3 MW. Solarex dedicated the ‘PV Breeder’ prolongation trickery in Frederick, Maryland, with the roof-integrated 200-kW array. ARCO Solar’s Hisperia, California, 1-MW PV plant went upon line with modules upon 108 dual-axis trackers.


1983: The JPL Block V buying was begun. Solar Power Corporation finished the pattern and designation of 4 stand-alone PV encampment energy systems in Hammam Biadha, Tunesia (a 29-kW encampment energy system, a 1.5-kW residential system, and dual 1.5-kW irrigation/pumping systems). Solar Design Associates finished the stand-alone, 4-kW (Mobil Solar), Hudson River Valley home. Worldwide PV prolongation exceeded 21.3 MW, and sales exceeded $250 million.


1984: The IEEE Morris N. Liebmann Award was presented to Drs. David Carlson and Christopher Wronski at the 17th Photovoltaic Specialists Conference, “for consequential contributions to the use of distorted silicon in low-cost, high-performance photovoltaic solar cells.”


1991: The Solar Energy Research Institute was redesignated as the U.S. Department of Energy’s National Renewable Energy Laboratory by President George Bush.



1993: The National Renewable Energy Laboratory’s Solar Energy Research Facility (SERF), non-stop in Golden, Colorado.


1996: The U.S. Department of Energy announces the National Center for Photovoltaics, headquartered in Golden, Colorado.

Un dollar le watt de photovoltaïque installé : la course au soleil est lancée

Les Etats-Unis sont engagés dans une bataille : celle des technologies propres [fusion_builder_container hundred_percent= »yes » overflow= »visible »][fusion_builder_row][fusion_builder_column type= »1_1″ background_position= »left top » background_color= » » border_size= » » border_color= » » border_style= »solid » spacing= »yes » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » padding= » » margin_top= »0px » margin_bottom= »0px » class= » » id= » » animation_type= » » animation_speed= »0.3″ animation_direction= »left » hide_on_mobile= »no » center_content= »no » min_height= »none »][1]. Et le vocabulaire utilisé récemment par le secrétaire général du Département de l'Energie (DoE), Steven Chu, n'était pas sans rappeler certaines heures de la guerre froide : il parlait de "Moment Sputnik" en Novembre dernier [2], faisant référence à la prise de conscience par les USA des capacités technologiques de l'Union Soviétique pour les vols spatiaux habités. Cette prise de conscience avait mené à la course à la Lune, ou "Moon Shot" [3]. C'est donc naturellement que Steven Chu annonçait la semaine passée le nouveau programme Américain "SunShot" [4] dont les ambitions sont d'atteindre le prix mythique de $1 le Watt de photovoltaïque installé en 2017. C'est à ce prix que l'industrie du solaire Américain pourrait gagner son bras de fer face à l'Asie et à la Chine plus particulièrement.

Genèse de l'initiative SunShot

C'est lors d'un atelier de travail organisé l'été dernier par le DoE que le programme a été défini. C'était un gigantesque brainstorming où étaient invités une soixantaine de chercheurs, d'industriels, d'entrepreneurs et d'investisseurs du secteur photovoltaïque (PV) ou de domaines adjacents. L'objectif étant de repositionner les Etats-Unis en situation de dominance du marché PV mondial alors que la part de marché actuelle est de 6%.

Pour cela, il faut réduire de 75% le coût du PV installé, qui comprend le coût du module, de l'électronique de puissance et de tout le reste y compris l'installation. On peut voir sur la Figure ci-dessous une décomposition du coût du PV installé suivant 3 scénarios:
– colonne 1: le coût actuel
– colonne 2: le coût en 2016 sans l'initiative SunShot
– colonne 3: le coût avec le programme $1/W

Les objectifs sont les suivants pour 2017:
– Etre capable de produire les composants majeurs et les méthodes d'installation de systèmes de 5MW au minimum au coût d'$1/watt, ce qui équivaut à un prix moyen pondéré de l'électricité de 6 cents/kWh.
– Le coût doit inclure tous les équipements et installations nécessaires pour que l'électricité produite soit injectée sur le réseau.
– Utiliser des matériaux abondants.
– Fabriquer des composants recyclables.
– Etre compatible avec les standards de sécurité et environnementaux.

=> Un professeur de UC Berkeley aux commandes

Encore une fois c'est un professeur de UC Berkeley qui se trouve nommé à un poste de responsabilité dans le domaine de l'énergie au niveau fédéral et qui vient grossir les rangs des représentants de la Baie de San Francisco à Washington [5].

C'est le Professeur Ramamoorthy Ramesh qui vient de prendre pour au moins 2 ans la tête de l'équipe de 12 personnes qui gère l'initiative SunShot au sein de la division Energy Efficiency and Renewable Energy (EERE) du DoE. Techniquement en congé de son poste de directeur d'une équipe de recherche à Berkeley, ce spécialiste des couches minces et des nanostructures continue néanmoins à travailler à distance avec ses 25 étudiants et chercheurs le soir et le week-end, en s'appuyant sur l'aide des plus expérimentés. Cette hyper-activité ne l'a pas empêché de se prêter de bonne grâce au jeu de l'interview.

Il est intéressant de noter qu'il a travaillé par le passé à Bell Labs sous la responsabilité de Jean-Marie Tarascon, spécialiste mondial de nanochimie et de stockage énergétique, aujourd'hui Professeur à l'université de Picardie, membre de l'académie des sciences et professeur au collège de France.

Ce qui suit est la présentation de l'initiative SunShot par le Pr Ramesh.

Un programme ambitieux

Le budget de ce programme n'est pas finalisé, mais il le sera sous peu. Il s'agit de rediriger une grande partie du budget solaire du DoE sur ce programme. En 2010 cela représentait $200 millions, dont la majeure partie allait aux laboratoires NREL, Sandia National Lab, ainsi que quelques universités et entreprises.

=> Fonctionnement

Tout d'abord il s'agit de caractériser les différents domaines technologiques sur lesquels des avancées notables doivent être faites:
– les modules
– l'électronique de puissance
– l'installation

Ensuite dans chacune de ces catégories il faut financer des travaux de R&D ambitieux par des acteurs privés ou publics, sur le modèle de ce que fait ARPA-E [6].

Puis lorsque les technologies sont matures – un délais de 3 ans est prévu pour les développements technologiques – il s'agira d'intégrer verticalement les acteurs travaillant sur des segments différents dans des équipes transversales Modules/Electronique/Installation en compétition entre elles pour créer des champions du PV capables de fournir une technologie complète à 1$/W installé au bout de 3 ans supplémentaires.

La figure ci-dessous détaille le mode de fonctionnement.

=> Un premier volet de financements

Les premiers investissements annoncés ne concernent que le manufacturing. Mais il s'agit simplement d'une communication maladroite : les $27 millions annoncés sont en réalité le premier échelon d'un plan d'investissement qui en comportera huit ou neuf. Par ailleurs les projets, illustrés sur la carte [7], étaient sur le point d'être annoncés. Il s'agit de $20 millions consacrés à des startups travaillant sur des procédés de fabrication de cellules PV [8] ainsi que de $7 millions pour soutenir des startups dans le cadre du PV Technology Incubator du NREL [9].

Il faut s'attendre donc à voir un certain nombre de nouveaux financements se faire sur les autres catégories telles que l'électronique de puissance et l'installation dans les mois qui viennent. Par ailleurs il est intéressant de noter qu'un certain nombre de lauréats de bourses ARPA-E ont su attirer des capitaux privés. Le DoE mise sur le même mécanisme pour faire en sorte que les startups financées au départ sur les deniers de l'état finissent pas trouver grâce aux yeux des investisseurs privés [6].

=> L'intégration verticale: un vrai challenge

Comment le DoE va-t-il en pratique mettre en place l'intégration verticale après les deux premières années de recherche des acteurs travaillant sur des sujets différents (Power Electronics, PV Array, …)? Il ne s'agit en aucun cas de désigner des groupes devant travailler ensemble. Une série d'ateliers de travail sera organisée, au cours de laquelle on assistera à l'émergence spontanée d'équipes désireuses de se rapprocher. Cela pourra amener à la création de nouvelles architectures, de nouvelles façons de procéder. Selon Pr Ramesh il faut s'attendre à voir cela arriver dans les dernières années du programme. Ce serait donc une sorte de gigantesque brainstorming sur plusieurs années.

=> Utiliser des matériaux abondants: un objectif secondaire, pas une priorité

Il est en effet surprenant de voir que dans la liste des lauréats du PV Technology Incubator du NREL se trouve l'entreprise Solexant qui va développer des cellules couches minces à base de tellure de cadmium. Pourtant le tellure est un composé peu abondant, et le cadmium assez toxique.

Selon le chef de l'initiative SunShot, cela n'est pas incompatible avec les objectifs. En effet les recherches doivent être d'abord poursuivies dans toutes les directions technologiques : Silicium, cellules multi-junction (III-V) à base d'arsenure de gallium, CIGS et CdTe. Le fait de vouloir utiliser des matériaux abondants est important, mais il ne sera pas réalisé dans la période allant jusqu'à 2017. L'objectif du programme est avant tout de réaliser le $1/W maintenant avec les technologies disponibles.

=> Le stockage stationnaire peu abordé

Il est aussi surprenant de voir que le stockage n'a pas pour l'instant sa place dans la liste des domaines abordés par l'initiative SunShot. Selon le Pr Ramesh, cela vient de la faible pénétration actuelle du marché – de l'ordre de 0,1% – et le peu d'impact que cela aurait sur la fluctuation. Mais le problème se posera très vite et c'est pourquoi il supervise la mise en place de programmes sur ce sujet en collaboration avec ARPA-E (notamment dans le programme GRIDS [10]).
 

Commentaire

En 2017, quoi qu'il arrive, d'autres pays seront sans doute capables de parvenir au chiffre d'$1/W. L'objectif pour SunShot est de permettre aux Etats-Unis de garder des parts de marché, c'est pourquoi il faut avant tout rendre le PV compétitif avec les autres sources d'énergie. Cette initiative ne ferme pas la porte à des collaborations internationales et des partenariats sont mis en place avec l'Inde et l'Australie. EERE possède d'ailleurs une division qui finance des projets de collaborations internationaux similaires aux fonds France-Stanford et France-Berkeley qui permettent de financer des travaux de recherche entre des laboratoires français et ces deux universités [11].



Note : La mission pour la science et la technologie de l'ambassade de France aux Etats-Unis envisage d'organiser mi-2011 une mission aux Etats-Unis sur le thème de l'énergie solaire. Les chercheurs, qu'ils soient dans le secteur public ou privé, sont invités à manifester leur intérêt à l'adresse science@consulfrance-sanfrancisco.org, en indiquant si possible leur préférence parmi les sujets suivants :
– solaire thermodynamique à concentration ;
– modules PV à partir de matériaux "low cost" ;
– modules PV facilement recyclables ;
– évaluation de la ressource solaire ;
– mécanismes de financement de la R&D du PV aux Etats-Unis.

– La page web du Pr Ramesh:http://www.mse.berkeley.edu/faculty/ramesh/ramesh.html
– SunShot Initiative website: http://www1.eere.energy.gov/solar/sunshot/
– Le site web d'EERE: http://www.eere.energy.gov/
– Le PV Technology Incubator:http://www1.eere.energy.gov/solar/pv_incubator.html

– [1] La bataille des technologies propres aura lieu, Bulletin Electronique, June 2010
– [2] So You Missed Secretary Chu's "Sputnik Moment" Speech?, DoE Energy Blog, November 2010
– [3] Moon Shot in Wikipedia
– [4] From Sputnik to SunShot, NY Times, February 4th 2011
– [5] L'influence du Berkeley Lab sur la politique énergétique Américaine, Bulletin Electronique, September 2010
– [6] Les projets financés par ARPA-E attisent les convoitises, Bulletin Electronique, Février 2011
– [7] Carte des premiers projets financés dans le cadre du SunShot: http://redirectix.bulletins-electroniques.com/RECwd
– [8] DOE Invests $20 Million in U.S. Solar Manufacturing and Advanced Photovoltaic Technologies, EERE Network News, February 4 2011
– [9] DOE Invests $7 Million in the PV Solar Incubator Program to Support Emerging Solar Technologies, EERE Network News, February 4 2011
– [10] Grid-Scale Rampagble Intermittent Dispatchable Storage (GRIDS), ARPA-E Website.
– [11] Site internet du consulat de France à San Francisco – http://www.consulfrance-sanfrancisco.org/spip.php?article1858

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Une centaine de baleines échouées en Nouvelle-Zélande

Plus d’une centaine de baleines pilotes sont mortes échouées sur une plage isolée près de l’île sud de Nouvelle- Zélande. La moitié d’entre elles ont été euthanasiées, a indiqué lundi un responsable du ministère de la Protection de l’environnement.

Des promeneurs ont découvert dimanche 107 baleines échouées sur une plage de Stewart Island, située au sud de l’île du sud de Nouvelle-Zélande, a précisé un porte-parole du ministère. Plusieurs des cétacés étaient morts et 48 ont dû être euthanasiés en raison de l’impossibilité de les remettre à la mer, a-t-il ajouté.

«Nous avons vite compris qu’il faudrait au moins de 10 à 12 heures avant de pouvoir essayer de les remettre à la mer, mais qu’à cause du soleil et de la chaleur, beaucoup mourraient avant», a déclaré le porte-parole. Une remise à l’eau faisait en outre courir des risques aux sauveteurs, en raison de l’approche d’un orage.

Les baleines pilotes, appelées aussi globicéphales, peuvent atteindre 20 mètres de long et sont les baleines les plus fréquentes dans les eaux néo-zélandaises.

Les échouages de baleines pilotes sont fréquents en Nouvelle- Zélande. En septembre dernier, un groupe de quatre-vingts baleines pilotes s’était échoué sur une plage du pays. Début février, 80 cétacés avaient été retrouvés là encore échoués.

Les scientifiques expliquent difficilement les raisons qui les conduisent à s’échouer sur les plages. Le fait que leur sonar se brouille en eau peu profonde ou que tout le groupe suive un des membres du groupe qui est malade et rejoint la côte figurent parmi les hypothèses évoquées.

Tempêtes solaires : un danger inéluctable

Selon des astronomes américains, le cycle naturel du soleil devrait entraîner d’ici un à deux ans de puissantes tempêtes solaires, susceptibles de provoquer des dysfonctionnements durables de nos satellites de communication, dont dépendent dangereusement presque toutes nos activités.

Recueillis par l'Association américaine pour l'avancement de la Science, les propos de certains astronomes ne sont pas rassurants. Selon eux, le dernier pic d’activité du cycle solaire – d’une durée moyenne d’environ 11 ans –  remontant à 2001. L’année en cours ou la prochaine devrait connaître d’importantes éruptions solaires, potentiellement dangereuses pour nos téléphones, nos GPS,  nos ordinateurs, susceptibles de clouer au sol les avions faute de systèmes de navigation, et de provoquer des coupures de courant très importantes.

Le phénomène libère d’abord des vagues de rayons X et d’UV qui atteignent la Terre en quelques minutes, perturbant les signaux radio et endommageant l'électronique des satellites. Elles sont suivies, à 10 ou 20 minutes d’intervalle, par une émission de particules énergétiques encore bien plus destructrices, puis, 15 à 30 heures plus tard, par du plasma qui se heurte au champ magnétique terrestre, provoquant des aurores boréales, mais surtout des interruptions sur les lignes électriques.

"Ce n'est pas une question de ‘et si…?’, c'est simplement une question de ‘quand ?’ et de ‘de quelle ampleur ?’. La dernière fois où nous avons eu un maximum dans le cycle solaire, il y a environ 10 ans, le monde était très différent. Les téléphones portables sont maintenant omniprésents. Beaucoup de choses que nous prenons aujourd’hui pour acquises sont tellement plus tributaires de la ‘météo’ spatiale qu’avant !", avertit Jane Lubchenco, responsable à l'administration américaine pour les questions océaniques et atmosphériques.

 

La neige artificielle et son impact environnemental

Qu’elle se développe pour des raisons économiques ou qu’elle s’impose pour des raisons climatiques, la nivoculture – c’est-à-dire la production de neige artificielle – s’est généralisée dans toutes les stations de montagne.

Depuis plusieurs années les chutes de neige se font plus rares et le climat plus capricieux, alternant période de froid intense et de redoux. Bruno Muffat, responsable QSE de la Société d’Exploitation des Remontées Mécaniques d’Avoriaz (SERMA), remarque qu’« en 20 ans, on est passé d’un enneigement cumulé de 12 mètres en moyenne sur toute une saison à seulement 7 mètres ».

Une tendance incompatible avec l’attente des vacanciers pour un tapis neigeux abondant et une bonne qualité de service, par exemple en ce qui concerne les liaisons entre stations. Constituées traditionnellement de pistes à basse altitude ces pistes nécessitent en effet un enneigement permanent sur toute la saison. D’autant que le développement économique des stations passe par des domaines skiables plus vastes et répartis sur plusieurs vallées.

L’âge de raison ?

La nivoculture n’a pas bonne presse. Et pour cause. Pendant des années, les techniques balbutiantes ont été employées induisant – outre le nécessaire usage d’eau – d’importantes consommations électriques et même l’utilisation d’additif !

Exit les additifs ?Officiellement, les stations n’utilisent plus de SnoMax, cet additif d’origine américaine dont le principe actif repose sur une enzyme qui oriente les molécules d’eau et favorise leur cristallisation jusqu’à 4° C ! Produite naturellement au sein de la bactérie naturelle Pseudomonas syringae, l’épandage de cette protéine dans l’environnement a toutefois rapidement soulevé des questions d’impacts sanitaires et environnementaux.
Domaines Skiables de France, la chambre professionnelle des opérateurs de domaines skiables, a imposé à l’ensemble des opérateurs de ne plus utiliser ces additifs.

Désormais, motivées par des raisons économiques ou écologiques, les stations se sont engagées dans des démarches plus responsables et des investissements financiers importants pour accroître l’efficacité de leurs installations. La filière s’est ainsi considérablement professionnalisée à l’instar de la SERMA triplement certifiée QSE. Objectif : produire mieux, moins cher, diminuer les impacts et… le faire savoir.

Consommation d’eau

Si c’est souvent le premier grief établi à l’encontre de la nivo-culture, ce n’est pas forcément le plus justifié. Jean-Claude Morand, directeur adjoint du service des pistes de la SERMA se plaît ainsi à rappeler que l’eau est restituée au milieu. « Si 20 % de l’eau s’évapore, les 80 % restants retournent dans le milieu ». Il faut 1 m3 d’eau pour produire 2 m3 de neige artificielle. En une saison, pour une station comme Avoriaz dont environ 25 % du domaine skiable est couvert par 120 enneigeurs fixes (aussi appelés canon à neige) et une vingtaine d’enneigeurs mobiles, la production s’échelonne entre 160 et 300.000 m3 pour environ 80 à 150.000 m3 d’eau. En comparaison, une piscine olympique affiche un volume de 3.000 m3.

Pour autant, la station bien connue pour son festival du film fantastique, travaille à réduire ses pompages et accroître l’utilisation de l’eau de ruissellement. Alors que le ratio pompage / captage du ruissellement s’élève aujourd’hui à 50 %, la société d’exploitation du domaine projette de construire une retenue collinaire à plus haute altitude. Outre une meilleure gestion de l’eau, un bassin gravitaire permet également d’abaisser la consommation d’énergie en supprimant l’utilisation de pompes par ailleurs.

Maîtriser la consommation d’énergie

L’énergie constitue en effet le point le plus délicat de l’impact économique et environnemental de la production de neige de culture. À Avoriaz par exemple, sur une saison entre 450 et 500.000 kWh sont consommés pour la production de neige. L’électricité compte ainsi pour environ 30 % du prix de revient d’un m3 de neige. Et quand on sait qu’1 m3 coûte entre 80 centimes et 1 euro selon les conditions climatiques et le soin apporté à la gestion du manteau neigeux, on comprend qu’il est vital pour une société d’exploitation de réduire sa consommation énergétique.

L’époque où chaque nuit les canons à neige étaient systématiquement mis en fonctionnement est révolue, ou presque… Désormais, sur une saison, une usine de production tourne l’équivalent de 2 semaines. Le plus souvent en amont de la saison. L’objectif est double. D’une part, la consommation d’énergie n’est pas simultanée avec celle des remontées mécaniques. D’autre part, la neige de culture déposée en amont des chutes de neige naturelle a vocation à consolider la couche neigeuse pour toute la saison. Très humide, la neige de culture préparée dès novembre – quand les températures le permettent – fait office de sous-couche froide sur laquelle la neige naturelle tiendra plus longtemps. Les grains de neige artificielle présentent en effet une meilleure tenue dans le temps que les flocons naturels. La raison : ronds, ils présentent des propriétés mécaniques supérieures à la structure dendritique typique des flocons atmosphériques.

Gestion assistée par ordinateur

Parallèlement à l’évolution rapide des capacités mécaniques des enneigeurs, les outils informatiques de télégestion et de surveillance se sont perfectionnés. Aux côtés d’une surveillance humaine sur site toujours requise, la gestion du parc de canons est désormais assistée par ordinateur pour optimiser la production et abaisser les coûts en fonction des conditions climatiques par exemple. Pour aller plus loin, des appareils automatiques de mesure de l’épaisseur de la couche de neige sont désormais déployés à l’instar de la phase de test engagée sur le domaine skiable géré par la SERMA.

Alors la neige de culture serait-elle toute « blanche » ? Malgré les efforts « d’éco-efficacité », la nivo-culture conserve une part d’impact difficilement mesurable sur l’environnement. Par exemple les effets sur le milieu et la biodiversité, de la construction de retenue collinaire et de l’épandage d’un tapis de neige artificielle persistant tout au long de la saison, restent difficiles à évaluer. Pour autant la filière illustre bien la concomitance des objectifs économiques et écologiques : produire propre revient également à produire mieux et moins cher.

Les Nations unies appellent à de l’économie verte

Changement de paradigme. Le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) suggère à ses pays membres, dont le Canada fait partie, de revoir en profondeur leurs systèmes de subventions et de taxation afin d'encourager une croissance économique et une lutte contre la pauvreté en mettant leur économie sous le signe du vert. 

L'organisme cible d'ailleurs 10 secteurs clefs (agriculture, énergie, transport, foresterie, construction…) et estime qu'une allocation «plus intelligente» de 2 % à peine du produit intérieur brut (PIB) mondial serait nécessaire afin d'enrayer l'utilisation non durable des ressources naturelles sans nuire pour autant au développement économique et social, selon un rapport que le PNUE va dévoiler aujourd'hui à Nairobi, au Kenya.

Le Programme est catégorique. Un verdissement de l'économie mondiale, «soutenu par des politiques nationales et internationales», devrait conduire à «un taux de croissance à peu près égal, si ce n'est supérieur, aux prédictions des modèles économiques en vigueur», peut-on lire dans ce document, dont Le Devoir a obtenu copie, et qui va être présenté aujourd'hui aux ministres de l'Environnement de plus de 100 pays à l'occasion d'une session extraordinaire du Conseil d'administration du PNUE.

Pour Achim Steiner, sous-secrétaire général de l'ONU et directeur exécutif du PNUE, le temps est venu de «dépasser les polarités du passé: développement-environnement, État-marché ou Nord-Sud. [fusion_builder_container hundred_percent= »yes » overflow= »visible »][fusion_builder_row][fusion_builder_column type= »1_1″ background_position= »left top » background_color= » » border_size= » » border_color= » » border_style= »solid » spacing= »yes » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » padding= » » margin_top= »0px » margin_bottom= »0px » class= » » id= » » animation_type= » » animation_speed= »0.3″ animation_direction= »left » hide_on_mobile= »no » center_content= »no » min_height= »none »][…] 2,5 milliards de personnes vivent avec moins de deux dollars par jour et, en 2050, la population mondiale comptera plus de deux milliards de personnes supplémentaires: nos économies doivent continuer à croître et à se développer, mais ce développement ne peut pas se faire aux dépens des systèmes dont dépend la vie sur terre».

Le rapport, qui repose sur une imposante étude macroéconomique, montre du doigt la mauvaise utilisation actuelle des capitaux qui perpétuent, par l'entremise de subventions, l'utilisation non durable de ressources dans des secteurs comme les combustibles fossiles, l'agriculture, l'eau et la pêche. Évaluées entre 1 et 2 % du PIB mondial, ces «aides» «participent à la dégradation de l'environnement et à l'inefficacité de l'économie mondiale», peut-on lire. 

En substance, le PNUE appelle donc à la mise en place «de politiques publiques novatrices et originales» afin d'inciter «les marchés et les investissements directs du secteur privé à choisir la voie de la transition vers une économie verte». Le Programme suggère aussi la «limitation des dépenses qui favorisent l'épuisement du capital naturel» et l'adoption «de taxation et de mécanismes économiques intelligents qui déplacent les dépenses des consommateurs et encouragent l'innovation verte». 

La réallocation des dépenses doit également se faire au profit du verdissement de l'agriculture, «petites exploitations comprises», soulignent les auteurs du rapport, l'amélioration de l'efficacité énergétique dans le secteur du bâtiment, le verdissement de l'offre énergétique, du secteur de la pêche, de la foresterie, du tourisme, du transport et l'appui au monde du recyclage. En gros.

Avec un appel au transfert d'argent de l'ordre de 1300 milliards de dollars (soit 2 % du PIB mondial), de l'économie dite brune à l'économie dite verte, le défi est important, reconnaît le PNUE qui assure toutefois qu'une telle transition va dégager «des revenus par habitant supérieurs à ceux des modèles économiques actuels et va réduire l'empreinte écologique de près de 50 %» dans les quarante prochaines années.

Par ailleurs, l'organisme international estime que cette route est aussi la bonne pour la pérennisation des Objectifs du millénaire pour le développement adoptés en 2000 par les membres de l'ONU afin, entre autres choses, de réduire d'ici 2015 l'extrême pauvreté et la faim, mais aussi assurer un environnement humain durable. Rappelons que, selon les plus récentes perspectives d'avenir, en 2050, la planète va devoir nourrir neuf milliards d'individus et va devoir le faire «sans détruire les écosystèmes et la condition de santé des populations», le tout «dans un contexte de réchauffement climatique», précise le document du PNUE.

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Sunswift devient la voiture solaire la plus rapide au monde

Roulerons-nous bientôt dans des voitures solaires ? L’idée semble aujourd’hui peu probable. Il serait pour autant dommage de passer sous silence les différents projets de véhicules exclusivement propulsés par l’énergie du soleil. Leur mise au point permet en effet de stimuler la recherche en matière de capteurs et de modules photovoltaïques. A ce petit jeu, la Sunswift IVy a fait sensation, le 7 janvier dernier, en atteignant la vitesse record de 88,738 km/h sur la piste de l’aéronavale HMAS Albatross de Nowra (180 kilomètres de Sydney). Une performance qui lui permet de faire son entrée dans le célèbre Guinness Book des records.
 
Une voiture dépourvue de batteries
 
Développé par l’équipe Sunswift (groupe d’étudiants de l’université australienne de New South Wales), l’IVy est un véhicule solaire à trois roues dans lequel se niche un cockpit taille mannequin. A son bord : Barton Mawer, professionnel australien du sport automobile. Un pilote mais pas de batteries. Pour être validé, le record devait en effet être uniquement réalisé grâce à l’énergie solaire captée par le véhicule. Le 7 janvier, l’IVy avait donc été délestée de ses 25 kilos d’accumulateurs lithium-ion polymère.
 
Prochain défi : dépasser les 90 km/h
 
Avec ses 88,738 km/h, l’IVy décoiffe le précédent record de 78 km/h détenu par la Sunraycer de General Motors depuis 1987. La voiture australienne remporte également le match de l’efficacité énergétique. En 1987, la voiture solaire de GM avait en effet dépensé quelques 1 500 watts pour réaliser sa performance contre 1 050 pour sa cadette. Et la course aux records ne fait que commencer. La tentative du 7 janvier ayant été perturbée par de mauvaises conditions météorologiques (nuages, pluie…), l’équipe Sunswift pense pouvoir porter son record au-delà de 90 km/h lors d’une prochaine tentative.
 
En vidéo : record du monde de vitesse à bord de la Sunswift IVy

Une campagne d’affichage choc autorisée

A quelques jours de l’ouverture du Salon de l’agriculture, la justice accepte que France Nature Environnement placarde dans le métro parisien ses affiches contre les OGM, les pesticides et les algues vertes.
La justice a tranché. France Nature Environnement (FNE), fédération regroupant 3.000 associations écologistes, va pouvoir coller du 15 au 21 février dans le métro parisien (Odéon, Saint-Lazare, Montparnasse), les six affiches de sa nouvelle campagne sur les dégâts provoqués selon eux par l’agriculture intensive. Deux organisations représentant les filières porcine et viandes, s’estimant mises en cause, avaient saisi la justice d’une demande d’interdiction en référé de deux visuels. Demandes qui ont été rejetées lundi après-midi.
Il faut dire qu’à quelques jours de l’ouverture du Salon de l’Agriculture, les affiches de FNE sur les trois «fléaux majeurs» que sont la prolifération d’algues vertes, la dangerosité des OGM et des pesticides pour les abeilles, passent mal auprès des agriculteurs.
«Il y a d’autres façons d’ouvrir le dialogue que de taper toujours sur la tête des mêmes», regrette Inaporc, l’interprofession nationale porcine, qui demandait l’interdiction de visuels sur les algues vertes. Le premier met en scène un enfant en train de jouer sur une plage couverte d’algues vertes dont la décomposition «dégage un gaz mortel». Le titre de l’affiche, «Bonnes vacances», contraste avec le sous-titre mettant en cause l’élevage industriel des porcs. Le second visuel montre, lui, un littoral recouvert d’algues vertes avec le message suivant: «Arrêtez vos salades».
«Une campagne orientée contre l’agriculture»
Pour FNE, c’est le fumier issu des élevages de porcs trop nombreux, selon la fédération, qui, drainé jusqu’aux côtes par des affluents, déclenche une prolifération d’algues vertes. La fédération propose un gel du cheptel et un renforcement du contrôle des épandages.
L’association interprofessionnelle du bétail et des viandes, se dressait quant à elle contre une affiche présentant des tranches de bœuf estampillées «100% naturel» surmontée de l’accusation «Gros menteur ». FNE réclame, en effet, l’étiquetage des viandes issues d’animaux nourris aux OGM. De son côté, Marc Pagès, responsable du secteur bovin, a fait valoir que son secteur avait «une position plutôt favorable à un tel étiquetage».
Une des affiches de la nouvelle campagne de France Nature Environnement (Crédit photo: France Nature Environnement)
Parmi les affiches qui n’ont pas reçu de demande d’interdiction, l’une des plus marquantes met en scène un homme avec un épi de maïs pointé sur sa tempe en guise de révolver sous le slogan «C’est sans danger». Pour dénoncer la dangerosité des pesticides pour les abeilles, FNE a recours à une affiche aux couleurs jaune et noir du film Kill Bill de Quentin Tarantino avec un slogan détourné en «Kill Bees» (Tuez les abeilles).
Pour Xavier Beulin, président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), l’initiative de FNE n’est ni plus ni moins qu’«une campagne choc, caricaturale et clairement orientée contre l’agriculture». Il exprime son «dégoût» face à «une campagne parisienne de dénigrement», assurant avoir «depuis longtemps choisi de dialoguer avec les ONG environnementales».
En finir avec «les images bucoliques»
FNE assure pourtant qu’«il ne s’agit évidemment pas de s’attaquer au monde paysan, mais de dénoncer des pratiques néfastes pour notre environnement». A travers cette campagne provocante destinée au grand public, la fédération écologiste entend en finir avec «les images bucoliques et les discours gentillets» sur le sujet. Autant de constats et de solutions que France Nature Environnement souhaite faire connaître au public mais aussi aux professionnels à travers un véritable «Salon de l’Agriculture off» que la fédération compte tenir prochainement. «Loin des marchands de machines à contraindre la nature !», précise-t-elle.

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