Partez camper avec une plus petite caravane

Plutôt insolite, voici le QTvan, développé par l’ETA (Environmental Transport Association), compagnie d’assurance britannique. On pourrait penser à une blague mais il semble bien que cela n’en soit pas une. Elle semble en tout cas le compromis idéal pour ceux qui aiment l’écologie, la lenteur, le camping, qui ont plus de 14 ans et leur brevet de sécurité routière! Selon les fabricants, on peut même la conduire dans un supermarché!
Cette mini caravane mesure 2m de long pour 75 cm de large. Elle peut-être tractée par un scooter éléctrique ou un petit véhicule pour les personnes à mobilité réduite. Il ne faudra pas être pressé puisque la vitesse maximale annoncée est de 10 km/h. L’autonomie serait elle d’une cinquantaine de kilomètres. ETA se veut d’ailleurs prévenant sur son engin et son rayon d’action, expliquant que le véhicule est plus adapté pour des déplacements locaux et pas forcément des longs trajets.
Zéro émission de CO2 au programme et même mieux puisque ce QT van est composé essentiellement de matériaux recyclés. Et si jamais la lenteur vous rebute vraiment, il devrait toujours être possible d’atteler cette mini caravane derrière un scooter ou un quad. Une voiture sans permis ferait peut-être même l’affaire (ce n’est pas précisé sur leur site). Côté équipement, on peut dire que c’est du luxe étant donné le petit espace disponible : un écran de télévision de 19?, radio, réveil, étagère pour livre, bouilloire pour le thé… Et en option certains équipements sont disponibles comme des panneaux solaires sur le toit, des rétroviseurs spéciaux, l’antenne satellite, la console de jeu, le chauffage, le porte bagages extérieur… Il est possible de louer ce véhicule pour quelques jours, à l’année, ou bien carrément de l’acheter pour 6200 €.
Plus d’infos sur http://www.eta.co.uk/2011/04/17/mobility-scooter-caravan-built-beat-royal-wedding-queues

Argentine : Un véhicule mi-bus mi-train

 

Mi-bus, mi-locomotive, le Duo Mobile est capable de circuler à la fois sur route et sur rail et permettra de reconnecter des localités isolées, autrefois desservies par les trains. Grâce à sa modularité, il transportera aussi bien des passagers que des marchandises.

 

Le rail, un atout oublié du développement durable

Avec plus de 34.000 kms de voies ferrées au début du XXème siècle, l’Argentine a pu exploiter au mieux les vastes territoires de la Pampa, pour devenir rapidement l’une des plus grandes puissances céréalières de la planète.

Le démantèlement du réseau ferroviaire argentin, amorcé en 1976, a été lourd de conséquences pour les populations rurales : il a conduit au déclin de 1.200 localités, qui se sont peu à peu transformées en villages fantômes.

C’est à Magdalena, dans l’une de ces bourgades de la province de Buenos Aires, que l’Institut National de Technologie Industrielle (INTI) compte exploiter le premier Duo Mobile. Ce nouveau véhicule, capable d’emprunter la voie ferrée puis de “descendre” sur la route lorsque c’est nécessaire, a pour vocation le développement local, à travers un projet d’intégration territoriale pour le moins original.

Train ou bus, plus besoin de choisir

Les Duo Mobiles sont à la fois équipés de pneus de camions et d’un jeu de roues métalliques rétractables pour les rails. Ils disposent d’un système de freinage adapté à chacun des deux modes de locomotion et peuvent être attelés les uns aux autres lorsqu’ils circulent sur la voie ferrée.

 

C’est un véhicule de faible charge par essieu, dont la consommation est proche de celle d’un petit camion. Mais quand deux ou trois modules sont accouplés entre eux, une seule unité fonctionne, et il consomme alors beaucoup moins.

 

, explique Mariano Fernández Soler, ingénieur industriel de l’équipe de développement. Les premiers prototypes emporteront à leur bord 24 passagers assis et 15 debout, en plus du conducteur.

Les aides sociales sur les rails

Les Duo Mobiles se chargeront également de faire voyager des “modules sociaux” : des wagons transformés en bibliothèques ou en centres de vaccination, comme le faisaient les trains d’antan.

En exploitant des tronçons de voie ferrée désaffectés, les véhicules hybrides de l’INTI permettront par exemple aux travailleurs ruraux d’envoyer leurs enfants à l’école sans avoir recours au pensionnat, ou tout simplement d’aller faire leurs courses jusqu’au centre ville sans devoir faire appel à un taxi.

L’absence de services de transport régulier reste en effet le principal moteur de la désertification de ces zones rurales, qui ont vu partir leur dernier train il y a près de trente ans, lors de la guerre des Malouines.

pagina12.com.ar

 

Images: Entre la nature et l’homme

 

 

Du froid extrême à la chaleur accablante, déserts arides aux rivières tumultueuses, les humains ont montré une capacité incroyable à s'adapter et à survivre dans les endroits les plus difficiles au monde.
Le 26 avril est sorti le DVD et Blu-Ray de "Human Planet», une BBC / Discovery Channel co-production mettant en valeur notre relation avec la nature extrême de visuels époustouflants dans le monde entier. D'une tribu titulaire d'un concours de beauté masculine jugé par les femmes d'escalade extrême à un homme qui utilise un aigle à chasser un renard, la série de huit épisodes est vraiment remarquable dans son champ d'application mondiale.
 
La technologie avancée rend la vie, même dans les climats les plus rudes, à l'aise, mais souvent, une simple innovation et la compréhension de l'environnement aide les gens à gagner leur vie dans des lieux improbables.
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Un site web pour vélos trouvés

On connaissait déjà Strasbourg comme la ville française des plus en avance sur la mobilité propre avec ses 500 km de pistes cyclables, ses parkings sécurisés, ses nombreux stationnements et son vélo en libre service.

Nouvelle prise d’initiative, la ville de Strasbourg a mis en place un site en ligne qui recense l’ensemble des vélos trouvés. Le site publie toutes les photographies des vélos trouvés par la police et la gendarmerie nationales. De quoi rassurer l’usager et faire en sorte que des vélos volés puissent retrouver leur propriétaire. Une pièce d’identité et un justificatif d’achat sont demandés afin de prouver l’appartenance du vélo. De plus, la Préfecture de Police a également accès au fichier des vélos volés depuis septembre 2010. Il ne faut donc pas hésiter à les consulter lorsque votre vélo a disparu de son stationnement.

Une nouvelle occasion pour sensibiliser au marquage du vélo avec les codes mis en place par la FUB. En France, plus de 100 000 vélos sont retrouvés chaque année mais ne peuvent être restitués faute d’identification. Le marquage a fait ses preuves au Danemark et en Allemagne, les propriétaires de vélos volés ont 40% de chance de retrouver leur vélo.

L’achat d’une forêt, un placement durable

 

 

Acheter des arbres… Un placement singulier qui attire les candidats à l’investissement sur le long terme, les individus en quête d’un lieu bucolique, ou encore ceux décidés à s’impliquer dans la sylviculture. Les démarches des nouveaux acquéreurs de forêts sont très variées. Ces bois privés concentrent aujourd’hui près des trois-quarts des forêts françaises.
 
Le forestier privé peut adopter diverses positions par rapport à son domaine : placement financier, lieu de loisirs, de chasse, ou de production de bois. Dans ce dernier cas, les débouchés sont le bois d’œuvre, le bois d’industrie (papeterie…) et, de plus en plus, le bois-énergie.
 
Pour ceux qui souhaitent uniquement diversifier leur patrimoine sans s’investir dans la gestion d’une forêt, il est également possible d’acheter des parts de groupements forestiers. Ou encore, acheter sa propre forêt et en confier la gestion à un expert forestier. Aujourd’hui, près d’un quart des propriétaires, détenant environ 60 % des surfaces de forêts, recherchent ainsi une aide extérieure afin de gérer leur patrimoine.
 
Les arbres occupent un quart du territoire
 
Le saviez-vous ? Les forêts françaises couvrent plus d’un quart du territoire, soit 15,5 millions d’hectares. Première forêt feuillue d’Europe, elle ne cesse de s’étendre (+ 1,7 million d’hectares en 20 ans). Si le chêne y est toujours roi, ce sont les résineux qui ont le vent en poupe, avec des récoltes croissantes et des débouchés diversifiés.
 
Les forêts publiques, relevant de la propriété de l’Etat ou des collectivités, sont mineures (25 % des forêts) par rapport aux forêts privées (75 %) détenues par 3,5 millions de propriétaires. Les régions Centre, Aquitaine et Ile-de-France sont celles qui en comptent le plus.
 
Des prix à l’hectare disparates
 
Le prix moyen de l’hectare de forêt non bâtie tourne autour de 5 500 euros, avec de fortes disparités régionales qui peuvent varier du simple au double. Les forêts du Sud méditerranéen, vulnérables au risque d’incendie, sont ainsi très mal cotées.
 
Généralement, une forêt s’estime suivant la valeur de son sol, ses essences de bois, la nature des animaux, son accessibilité et sa taille. Sans surprise, les lots de moins de 10 hectares sont ceux qui se vendent les plus chers. Dans tous les cas, il est fortement recommandé de faire appel à un expert forestier avant de finaliser une transaction.
 
Un placement en or… vert !
 
Investir dans le bois est avant tout un placement à long terme qui bénéficie de nombreux avantages fiscaux. Les droits de succession, par exemple, ne sont calculés que sur un quart de la forêt : certaines essences d’arbres mettant plusieurs générations à pousser, les bénéfices de la vente se verraient ainsi annulés par la multiplication de ces frais fiscaux. Un tel investissement donne également droit à des réductions d’impôt sur le revenu et sur l’ISF, sous certaines conditions.
 
Le prix de vente du bois a en outre de beaux jours devant lui : « L’essor croissant de la filière bois-énergie et tout particulièrement le marché du granulé bois, offrent des perspectives de développement durable pour notre secteur d’activité », soutient André Thevenot, Président de la Fédération Nationale des Safer (Société d'aménagement foncier et d'établissement rural).
 
Néanmoins, le bois est un bien qui s’échange peu sur le marché. Seulement 1 % de la forêt privée se vend chaque année et plus de 90 % des transactions portent sur les terres de moins de 25 hectares. Il semblerait que les arbres gardent une certaines dimension affective qui expliquerait en partie ce phénomène : 70 % des propriétaires actuels ont hérité de leur forêt.
 
Le portail des forestiers privés : www.foretpriveefrancaise.com
 
La société forestière : www.forestiere-cdc.fr

 

Votre hydravion électrique personnel: Le FlyNano

 

Du 13 au 16 avril a eu lieu le plus grand salon européen de l’aviation, Aero, à Friedrichschafen, en Allemagne. L’heure était à la promotion de l’aviation électrique sous le label « e-flight ». Ce salon a pour vocation d’accompagner le développement de l’aviation électrique, mais aussi de mettre en avant les pionniers dans ce domaine.
 
Le FlyNano était sans contestation l’avion le plus électrisant de ce salon. Il est le résultat d’un travail commun entre un consultant en aviation et un designer Aki Suokas. Son faible poids et sa petite taille donnent l’impression de ne faire qu’un avec l’avion. De quoi se sentir léger comme l’air.
 
Le FlyNano peut décoller et atterrir sur l’eau, il atteint une vitesse de croisière de 140 km/h et a une autonomie de 40 km. La carrosserie est en fibre de carbone pour une envergure de 5 mètres et si le poids chargé est inférieur à 200 kg, vous avez la possibilité d’atteindre près de 3 km d’altitude.
 
Si vous êtes intéressés par une virée électrique dans les airs avec le FlyNano, son prix est de 28 000 € et vous aurez le choix entre de multiples couleurs…
 

Un jardin sur le toit d’un marché au Québec

 

Le marché Jean-Talon a beau déborder de fruits, de légumes et de fleurs à la belle saison, il constitue tout de même un grand parterre de bitume que les écologistes qualifient prosaïquement d'îlot de chaleur. Afin d'y introduire une aire de verdure sans empiéter sur l'espace public, le directeur de Projets Saint-Laurent/Le Jour de la Terre, Pierre Lussier, a imaginé un jardin sur le toit du marché, au-dessus des étals des maraîchers. Plus qu'une simple expérience horticole, ce jardin est destiné à devenir une œuvre d'art puisque M. Lussier a fait appel aux artistes Jean-Paul Ganem et Peter Gibson, alias Roadsworth, pour le concevoir.

 
Le Jour de la Terre est célébré chaque année, le 22 avril, mais 24 heures ne suffisent pas toujours pour poser des gestes tangibles en faveur de l'environnement, croit Pierre Lussier.
 
C'est dans cette perspective que M. Lussier a élaboré un projet de végétalisation du toit du marché Jean-Talon en confiant à Jean-Paul Ganem et Roadsworth le soin de concevoir une oeuvre géante sur une superficie de 50 000 pieds carrés. Les plans comportent aussi une terrasse qui pourrait être aménagée sur la partie plus récemment construite du marché, avec une vue imprenable sur le jardin puisqu'elle se trouvera quelques mètres plus haut.
 
Avant de devenir réalité, le jardin devra toutefois obtenir l'assentiment de la Ville de Montréal, mais Pierre Lussier est patient.Ce projet constitue la première collaboration entre les deux artistes. Français d'origine tunisienne, Jean-Paul Ganem connaît bien le Québec pour y avoir déjà réalisé des fresques végétales, notamment dans un champ de Mirabel et sur le site de l'ancien dépotoir de la carrière Miron qui a accueilli son Jardin des capteurs.
 
De son côté, Roadsworth est le spécialiste des oeuvres sur bitume. Ses pochoirs sur la chaussée l'ont rendu célèbre, mais lui ont valu quelques démêlés avec la police qui, en 2004, avait assimilé ses oeuvres à des graffitis. Roadsworth avait finalement obtenu une absolution complète.
 
Attablés à un café du marché Jean-Talon, les deux artistes expliquent la démarche qui les a amenés à proposer un immense circuit électronique composé de carrés de laitues reliés entre eux par des lignes blanches, comme un système complexe dans lequel interagissent la nature et la main de l'homme. «On ne peut plus dissocier l'humain de son environnement végétal», note Roadsworth.
 
Les végétaux occuperont 30 % de la superficie totale de l'oeuvre et le reste sera peint. Pas de fleurs, que des laitues (et peut-être des choux), car les concepteurs voulaient une plante qui se consomme — en lien avec le marché public — et qu'on pourrait servir aux clients de la future terrasse. L'espace jardin ne sera pas accessible au public en raison des coûts élevés que représente l'installation de rambardes.
 
Les deux artistes travaillent sur le projet depuis plusieurs mois. Faute d'être sur le même continent, ils ont communiqué par l'entremise de Skype. «Je me considère comme un artiste de la rue, plus proche de Roadsworth que des artistes de galerie», explique Jean-Paul Ganem, qui se décrit comme un «tagueur des champs», alors que Roadsworth pourrait être le «tagueur des villes».
 
L'oeuvre pourra être bien visible du ciel pour ceux qui survolent le site en avion ou en hélicoptère. Google Earth l'immortalisera aussi. Mais la principale difficulté à laquelle les artistes ont été confrontés a été de la rendre compréhensible à ceux qui la verront de biais, du haut de la terrasse. L'oeuvre évoluera au fil des semaines au gré de la croissance des plantes.
 
Des analyses à venir
 
Le projet n'a pas encore reçu la bénédiction de la Ville de Montréal, qui est propriétaire des bâtiments. Elle aurait émis quelques réserves à l'égard de la charge que représente l'aménagement d'un jardin sur le toit d'un bâtiment dont la construction remonte aux années 30. «Nous n'avons pas reçu de détails techniques des artistes. Pas conséquent, nous ne pouvons commenter la faisabilité ou non de leur initiative pour le moment», a indiqué hier au Devoir Isabelle Poulin, relationniste à la Ville.
 
Pierre Lussier n'est pas inquiet. «Nous avons calculé que le poids de l'aménagement du jardin était deux fois moindre que celui de la neige qui s'accumule sur le toit pendant l'hiver, dit-il. Et nous enlèverons les plantes l'hiver.»
 
À l'arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie, on ne tarit pas d'éloges à l'égard de la proposition. «Le projet cadre très bien dans notre vision du développement durable et notre règlement sur le verdissement des toits, commente Francis Côté, directeur de cabinet du maire François Croteau. C'est ambitieux, mais c'est embryonnaire et il reste beaucoup d'étapes à franchir, dont celle d'obtenir l'approbation de la ville centre, qui devra s'assurer que la structure est sécuritaire.»
 
La Corporation de gestion des marchés publics voit aussi d'un bon oeil le projet, mais elle attend d'obtenir les assurances sur la solidité des structures. «C'est un très beau projet, innovateur et qui sort de l'ordinaire, mais il faut aller au bout des analyses pour s'assurer que le tout est sécuritaire», indique Isabelle Létourneau, directrice des communications de la Corporation, qui est locataire du marché Jean-Talon.
 
Pierre Lussier se donne pour objectif de réaliser le projet en 2012, mais encore lui faudra-t-il obtenir le feu vert de la Ville. En attendant, il entend soumettre le projet à la consultation publique afin d'entendre les commentaires des citoyens qui pourront ainsi contribuer à l'oeuvre à leur façon. 

 

Ikea : 50% d’énergie renouvelable

 

 

Après avoir annoncé récemment son intention de s'offrir un nouveau parc éolien, Ikea se félicite d'avoir, en 2010, assuré 50% de ses besoins énergétiques grâce aux sources renouvelables.
 
Le géant suédois a annoncé avoir fait passer la part des sources renouvelables à 50% dans sa consommation énergétique globale l'année dernière, rapporte le site Zegreenweb. Comme l'explique le groupe sur son site Internet, son objectif est à long terme "de parvenir à alimenter tous les bâtiments du Groupe Ikea au moyen d’énergies renouvelables". Ikea entend également améliorer son efficacité énergétique globale de 25%, et ce par rapport à son niveau de 2005.
 
Pour parvenir à ces ambitieux objectifs, le groupe mise sur plusieurs sources renouvelables, s'équipant de parcs éoliens, de panneaux solaires, ou encore en faisant appel à la biomasse. Il y a quelques semaines, Ikea s'est lancé dans un nouveau projet de ferme éolienne. Un parc qui doit être construit en Suède, et devrait assurer la consommation d'énergie de dix-sept magasins. Ikea a également mis en place un plan d'économies d'énergie passant par un système de chauffage et de climatisation plus efficace ou des éclairages basse-consommation.
 
Le géant suédois collabore en outre avec le WWF, en participant à des projets visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et ainsi lutter contre le changement climatique. Le groupe s'est notamment engagé à promouvoir auprès de ses fournisseurs une exploitation forestière durable et responsable.

 

Assainir l’air intérieur en 10 actes

 

Nous vivons vingt-deux heures sur vingt-quatre en espace clos. Or, l'air de nos habitations ou de nos bureaux est plus pollué que dehors! En cause: une mauvaise aération et la présence de produits chimiques nocifs pour notre santé. Heureusement, des solutions simples existent pour purifier son intérieur…
 
1. J’OUVRE LA FENÊTRE
 
Aérer deux à trois fois par jour pendant une dizaine de minutes permet d’assainir les pièces. Pour ne pas bloquer la circulation de l’air, veillez à ce que les aérations ne soient ni bouchées, ni cachées sous un meuble, qu’il y ait un espace de 2 cm sous les portes, que la hotte de la cuisine soit entretenue… Petit plus: pensez à ventiler lorsque vous faites le ménage, bricolez ou cuisinez !
 
2. JE NE LÉSINE PAS SUR LES PLANTES VERTES
 
Leurs feuilles absorbent les polluants de l’air qui seront ensuite transformés en produits organiques nourrissant les racines. Le chrysanthème lutte contre le benzène, la fougère et les palmiers résorbent le formaldéhyde, le ficus et le lierre s’attaquent au xylène… À ce jour, si quelques enquêtes indiquent que les végétaux diminuent la concentration en polluants, on sait qu’ils ne peuvent pas purifier l’air d’une pièce entière. Le programme de recherche Phyt’air, créé en 2004, étudie objectivement toutes les qualités épuratrices des plantes. En attendant les résultats, pour l’esthétique ou le bien-être, rien ne vous empêche de verdir votre intérieur, avec une plante verte pour 9 m²!
 
3. J’UTILISE DES NETTOYANTS MAISON
 
Halte au tout toxique et vive les recettes de grand-mère! Malignes et économiques. Entre autres? Parfumer son intérieur avec une orange piquée de clous de girofle, des huiles essentielles ou du papier d’Arménie, vendu en pharmacie (2 à 4 €). Découpé en lamelles détachables et incandescentes, il se consume en libérant des effluves de benjoin et de vanille.
 
4. JE M’ATTAQUE À L’HUMIDITÉ
 
Selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé publié en 2009, les occupants de bâtiments humides ont un risque de souffrir de troubles respiratoires et d’asthme 75 % supérieur à la normale. Et dire que dans l’Union européenne, 20 à 30 % des ménages connaissent des problèmes d’humidité! Bactéries et champignons se développent, diffusant spores, fragments de cellules et produits chimiques. Comment les éviter? Aérez régulièrement, ventilez après avoir cuisiné, pris un bain ou une douche, pour éviter la condensation de l’eau sur les murs et les meubles, évitez de faire sécher votre linge à l’intérieur et réparez les fuites et les infiltrations. Si des moisissures apparaissent, lavez alors la surface contaminée avec un chiffon humide et du bicarbonate de soude ou bien un peu de détergent.
 
5. JE LUTTE CONTRE LES ACARIENS…
 
Ces petites bêtes, invisibles à l’oeil nu, sont partout dans la maison et dans les bureaux. Un gramme de poussière peut même en «accueillir» de 2 000 à 10 000! Pour limiter leur nombre, humidifiez les chiffons et les serpillières, pour ne pas remettre la poussière en suspension quand vous faites le ménage. Nettoyez également régulièrement votre literie et vos draps. Évitez les atmosphères surchauffées et aérez souvent car les acariens adorent la chaleur. N’oubliez pas non plus les rideaux, les canapés, les tapis et les moquettes. Et faites attention aux poils d’animaux!
 
6… ET LES POILS D’ANIMAUX
 
Souvent accusés d’être la cause de rhinites (nez qui coule, éternuement), de conjonctivites (yeux rouges qui piquent), ou d’asthme (gène respiratoire, sifflement, toux), les poils d’animaux multiplient les risques d’allergies. Si vous avez un animal de compagnie, prenez alors quelques mesures : brossez-le souvent, interdisez-lui l’accès aux chambres et passez l’aspirateur deux fois par semaine !
 
7. JE M’OFFRE UN PURIFICATEUR D’AIR
 
Appareil qui limite la pollution domestique, le purificateur filtre l’air et élimine les mauvaises odeurs. Il est très utile pour les personnes à risques (allergiques, asthmatiques ou femmes enceintes), beaucoup plus sensibles aux poussièresou aux allergènes. Privilégiez un modèle disposant d’un filtre à charbon actif, que vous laisserez branché en permanence. Pensez à l’équiper, comme votre aspirateur, d’un filtre HEPA (Haute Efficacité pour les Particules Aériennes) d’une valeur de 14.
 
8. JE FAIS ATTENTION AUX FUMÉES DE COMBUSTION
 
Encens, tabac, chauffe-eau, bougies… Les fumées de combustion irritent les voies respiratoires ou les yeux et provoquent maux de tête et somnolence. Parfois, c’est même beaucoup plus grave ! Pour preuve, le monoxyde de carbone, qui s’échappe des appareils usagés, intoxique près de 5 000 personnes, chaque année, en France et en tue une centaine. Quant à la fumée de cigarette, elle contient 4 000 substances chimiques, dont 40 sont cancérigènes. Résultat : vérifiez que le chauffe-eau et les appareils de cuisson sont raccordés à l’extérieur, lavez très fréquemment les brûleurs de votre cuisinière (les flammes doivent être bleues et courtes)et n’ouvrez jamais très longtemps la porte d’un four allumé.
 
9. EN BRICOLANT, JE FAIS ATTENTION AUX COMPOSÉS ORGANIQUES VOLATILS (COV)
 
On trouve ces polluants atmosphériques dans la composition des colles, des encres, des peintures, des vernis, des diluants mais aussi dans celle des cosmétiques ou des produits d’entretien. Parce qu’ils nuisent à notre santé – ils causent maux de tête, vertiges, fatigue, allergies, voire cancers –, plusieurs COV sont pointés du doigt : le formaldéhyde, le dioxyde d’azote, le monoxyde de carbone, les particules d’aérosol, le radon (gaz) ou l’éther de glycol. Si le formaldéhyde s’évapore principalement des panneaux en bois, des moquettes et des peintures, le benzène, lui, est libéré par la fumée de cigarette, le carburant ou certains détergents. Renseignezvous auprès des distributeurs sur les émissions potentielles des produits, laissez sécher les peintures et aérez des journées entières avant d’emménager. Si vous êtes bricoleur, protégez-vous, confinez puis nettoyez votre zone de travail. Vous pouvez également acheter des produits ménagers écologiques, notamment certifiés Ecocert, label qui tient compte de leur cycle de vie, de l’extraction des matières premières et de leur rejet dans la nature. L’Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail) a établi une liste de 165 COV toxiques. Elle va mettre en place un étiquetage précis pour les signaler aux consommateurs.
 
10. JE ME TOURNE VERS DES ÉCO-MATÉRIAUX
 
Ils sont de plus en plus nombreux. Placo, une filiale de Saint-Gobain, commercialiseune plaque de plâtre qui élimine jusqu’à 70 % du formaldéhyde grâce à la technologie Activ’Air. Le principe ? Une fois incorporée au matériau, Activ’Air crée une réaction chimique irréversible qui casse la liaison carbone-oxygène. Knauf, elle, a lancé une plaque de plâtre, Cleaneo, composée de zéolithe, un minéral volcanique pouvant absorber certains COV et rejetant peu de CO2 et d’eau. L’entreprise cherche aussi à ajouter dans ses matériaux des fongicides qui supprimeraient bactéries et moisissures. Quant à la société Fermacell Greenline, elle fabrique des plaques enduites de kératine, extraite de la laine de mouton, qui capte et neutralise les polluants. Si les sites Web www.materiaux-naturels.fr ou www.eco-logis.com offrent un habitat écologique, de grandes enseignes, telles que Mr. Bricolage et Leroy Merlin, vendent des peintures et des matériaux d’isolation écolo.

 

«Planète à vendre» La Terre, une marchandise comme une autre

 
Les petits producteurs n'ont plus l'accès à l'eau ni aux pâturages
 
Premier exemple détaillé dans le documentaire, l'étonnante ascension de l'industriel indien Ram Karuturi, parti en Ethiopie pour se hisser pratiquement au premier rang des producteurs mondiaux de roses, vendues surtout en Europe. Héritage d'un régime communiste, toutes les terres appartiennent à l'Etat éthiopien, un des pays les plus pauvres de la planète, dont 13 millions d'habitants ont bénéficié en 2009 de l'aide du Programme alimentaire mondial. Le gouvernement, adepte de l'économie libérale, a décidé de mettre 3 millions d'hectares à la disposition des investisseurs étrangers.
 
Pour la population paysanne locale, cela signifie l'exil ou alors des conditions de travail et de salaire dictées par les nouveaux propriétaires. «Rien dans notre contrat ne nous impose de créer des emplois ou de construire des écoles et hôpitaux», souligne Ram Karuturi, «mais on le fait quand même». Il emploie 6.500 personnes dans ses serres pour produire 1,5 million de roses par jour et vient d'acquérir 300.000 hectares supplémentaires pour y faire du maïs, de l'huile de palme et du riz. «On peut y produire 3 millions de tonnes de riz, 10% du marché mondial», selon lui. Sur ses nouvelles terres, les petits producteurs et éleveurs n'ont plus l'accès à l'eau ni aux pâturages pour les bêtes. L'administration a bien mis en place un service de «réclamation», mais aucune plainte n'a été déposée.
 
Des investissements qui permettent «de doubler la valeur des actifs en 5 ans»
 
En Argentine, le Français Olivier Combastet promet à ses investisseurs «de doubler la valeur de leurs actifs en 5 ans». Les surfaces agricoles achetées assureront un très haut rendement grâce «à la technologie», autrement dit les semences transgéniques de soja qui résistent à la sécheresse, entre autres. En Uruguay, le soja est ainsi devenu la principale culture passant de 10.000 ha en 2001 à 600.000 ha, au grand dam de la biodiversité, selon les défenseurs de l'environnement. Les petits producteurs locaux déchus sont, eux, repoussés à la périphérie des villes. Le documentaire, diffusé par Arte mardi à 20h40, sera suivi d'un débat.

«La révolution écologique est avant tout spirituelle»

 

« Engagez-vous ! » tel était le mot d’ordre de la conférence « Planète terre pour une insurrection des consciences ». La salle comble lève le bras prête à se lancer dans « l’insurrection des consciences », concept fondé par P. Rabhi. Le débat, orchestré par trois pointures en matière d’environnement, Yann Arthus-Bertrand, célèbre journaliste photographe, Serge Orru, président de WWF et Henri de Pazzis, président de Natura peut alors démarrer.

Serge Orru commence en redéfinissant le sujet : « La révolution écologique est avant tout spirituelle car être écologiste c’est avant tout aimer la vie ». Très vite l’échange se penche vers la dimension humaine et utopiste d’un monde sans pauvreté, misère et protecteur de la planète.

« Vous parlez de décroissance, moi je veux la croissance de l’humanité » clame haut et fort le président écologiste. « De plus, comment vivre sans utopie ? », continue Yann Arthus-Bertrand. D’ailleurs, selon ce dernier l’avantage de la candidature de Nicolas Hulot c’est son côté non professionnel et non ancré dans le monde de la politique. « Il possède un regard extérieur et représente une véritable bouffée d’air pur » affirme t-il. Quant-aux critiques à son encontre Serge Orru précise: «je crois en la politique des actes, alors agissons plutôt que de jeter la faute sur les autres. »

Henri de Pazzis ajoute que récemment vu dans un sondage « 78 % des engagés sont contre le démantèlement des centrales si on augmente les prix. Que faire face à cette perte de conscience ?» déclame t-il. Tout est question d’engagement et de choix tel que Serge Orru le conclut poétiquement: « Vivre seul et libre comme un arbre ou fraternellement comme une forêt ».

 

22 avril, journée de la terre

 

Combien de 22 avril faudra-t-il pour convaincre qu'il y a danger à transformer la Terre en un vaste dépotoir ou en un simple entrepôt de produits, recyclés ou non? Et consommer de façon responsable est loin d'empêcher qu'il y a souvent autant à jeter qu'à manger. Un jour par année pour la Terre est loin d'être garant que son avenir soit «durable». 

Où sont les coupables? Le sommes-nous devenus quand le discours porte à l'occasion sur la consommation et les sous-produits qu'elle génère? Car, si nos sociétés contemporaines affichent des valeurs où le droit de l'individu a priorité sur le bien-être collectif, il serait peut-être logique que les devoirs soient de même nature.

Mangez-vous ainsi bio, sous prétexte que cela est bon pour votre santé, il vous faudrait alors évaluer, là comme pour toute autre forme d'alimentation, non seulement les coûts de production de tels aliments, mais aussi les suites à donner à ce que vous venez de consommer. Où vont les emballages et autres contenants de tels produits? Et le fait que ces «traces» ici, au Québec, disparaissent, souvent recyclées, permet-il de donner bonne conscience?

Bien sûr, le Québec s'est, avec les ans, détaché du modèle américain, ce «tout-à-l'égout» qui fait que quiconque voyage au sud de nos frontières voit en quelques jours le récipient à déchets se remplir de façon effarante. A-t-on acheté de la nourriture que, indépendamment de ce qui sera ingurgité, s'ajoute un poids presque similaire fait des contenants, où les matériaux dérivés du pétrole abondent, et des autres objets nécessaires au transport: on pourrait ainsi dire que nous sommes tous «obèses», ne serait-ce que par la part de ce qui est inconsommable mais qui accompagne nécessairement tout achat dans les grands centres de distribution. 

«Saloperies»

Ainsi, un Jacques Languirand, porte-parole de ce Jour de la Terre, rappelle l'existence d'un «huitième continent»: «Un ensemble, un tourbillon de saloperies» qu'est ce continent fait de plastiques divers qui, de la superficie de la France, flotte au coeur de l'océan Pacifique. 

Mais ici on s'en tire: le grand public a admis que recycler était non seulement mieux pour la qualité de vie, mais aussi rentable pour ce monde où l'épuisement des ressources est une réalité qui fait craindre pour l'avenir. Pour certaines choses, l'égoïsme est une donnée acceptable. 

Mais nous ne sommes pas au bout de nos peines. Une étude américaine n'établit-elle pas que, au cours des deux prochaines décennies, en moyenne tout ménage, qu'il soit composé d'une famille ou d'un individu, mettra à la poubelle 68 appareils électroniques quelconques: cellulaires, ordinateurs, téléphones, consoles et autres lecteurs multiples ont en effet une vie fort brève. Et, pour vous convaincre que cette statistique américaine vaut pour ici, additionnez donc combien de ces appareils, chez vous, sans compter ce qui se passe dans votre lieu de travail ou d'études, combien de ces «gadgets» souvent coûteux ont été déposés dans un garde-robe, mis à la rue, envoyés (bravo pour ce geste!) au recyclage au cours des cinq dernières années. Et si cela ne suffit pas pour parler du danger qui accompagne la consommation, ajoutez à votre calcul les cartons, pellicules de plastique, dépliants, fils divers qui venaient avec chacun des achats à l'origine. 

Fausse richesse

On le sait: nous consommons trop. Et parfois on dénonce: il est en effet impossible, dans le cadre de nos actuels modes de distribution de produits, de faire autrement. Car nous ne sommes pas dans un monde où, comme ceux et celles qui vivent dans ce «tiers» qui signifie pauvreté et faiblesse du pouvoir d'achat, il faut aller bidon en main quérir tout liquide, tout comme il faut avoir un contenant autre quand il faut, ou quand on peut, s'approvisionner. 

On comprend donc, et les grandes multinationales perçoivent le danger des actions qui en découlent, que tout écologiste responsable dénonce nécessairement le modèle économique actuel, qui établit que la richesse collective doit être évaluée selon le seul volume de production, indépendamment du gaspillage de ressources généré: réchauffement climatique, gaz à effet de serre, pollution privée et industrielle s'expliquent d'abord par le fait que l'argent a une odeur!

Une fois l'an, la Terre a son jour, que certaines populations soulignent. Mais qu'en est-il le reste de l'année quand les obligations quotidiennes priment? Et, pour établir que l'avenir ne sera pas rose, tendez l'oreille pour saisir les échos d'une présente campagne électorale: prisons et «pensions pour les vieux» d'abord, et même les avions de chasse volent bas. Et si on subventionne les lignes de transport électrique, qui peut encore croire que c'est pour protéger cet environnement qu'usines et prospections pétrolières mettent à mal d'une façon financièrement rentable? 

Des minibus électriques à Paris

 

La RATP a été retenue par la Ville de Paris pour exploiter, pour une durée de six ans, une ligne de bus de quartier dans les 17e et 18e arrondissements parisiens. L’exploitation de cette ligne, qui débutera fin 2011, sera assurée avec des minibus électriques Oreos 2x fabriqués par la société Gepebus.
 
D’une longueur de 8 km, cette ligne de quartier comptera 27 points d’arrêts et desservira l’ouest du 18e arrondissement (quartiers Moskowa-Porte de Clignancourt, Grandes Carrières-Clichy) et les quartiers Legendre-Levis, Batignolles-Cardinet, Epinettes-Bessières et La Fourche-Guy Mocquet, dans l’est du 17e arrondissement. Elle concernera près de 110.000 habitants et permettra d'assurer une complémentarité avec les lignes de bus desservant le secteur. Le trafic attendu est d'environ 377.000 voyageurs par an.
 
Au total, cette ligne de quartier sera exploitée avec six minibus électriques Oreos 2x. Capables d'accueillir une vingtaine de voyageurs, ils vont permettre d'économiser environ 60 % d'énergie et offriront un gain de plus de 90 % en terme d'émissions de gaz à effet de serre par rapport aux équivalents thermiques.
 
Cette nouvelle ligne, qui sera fonctionnelle en fin d'année, sera la seconde ligne de bus électrique exploitée par la RATP à Paris après le Montmartrobus mis en service en 2001…

 

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