Chargez votre téléphone en respirant !

 

Un jeune designer brésilien a mis au point un masque qui, en se servant de sa propre respiration, permettrait de recharger un iPhone à l’aide d’une énergie 100% renouvelable.
 
On peut affirmer sans risque que des millions de personnes à travers le monde sont aujourd’hui équipées du célèbre smartphone de la marque à la pomme. Si celui-ci est à l’origine de progrès technologiques indéniables, il est toutefois un autre constat moins glorieux sur lequel les utilisateurs d’iPhone et autres « téléphones intelligents » se mettront d’accord : ces appareils sont particulièrement énergivores. En contrepartie de pouvoir surfer sur Internet avec son mobile, il est ainsi fréquent de retrouver sa batterie à plat au bout d’une journée. Aussi, en toute logique, la consommation d’électricité générée par la seule recharge des téléphones portables a nettement augmenté depuis l’apparition de ces versions « 2.0 » sur le marché.
 
Et quand bien même cette consommation demeure somme toute raisonnable comparée à celle d’autres appareils, se brancher davantage sur le secteur est peu judicieux à l’heure où l’état des ressources énergétiques mondiales inspire les plus vives inquiétudes… Des esprits ingénieux ont toutefois décidé de s’attaquer au problème.
 
Nos confrères du site américain Treehugger ont en effet dévoilé un prototype original, fruit de l’imagination d’un jeune designer brésilien. Oubliées les prises de courant : avec le masque « AIRE » de João Lammoglia, il est désormais possible de recharger son iPhone grâce à sa propre respiration ! Muni de mini-turbines, ce masque se sert du souffle humain pour créer de l’énergie, tout comme les éoliennes sont alimentées par le souffle du vent. Au bout d’un câble semblable à ceux fournis par le géant de Cupertino, un iPhone peut ainsi être alimenté par une énergie 100% renouvelable, qui plus est gratuite et sans limites – il va sans dire que, contrairement au vent, la respiration de l’Homme est constante.
 
Si ce prototype devait un jour être commercialisé, il serait donc possible de recharger son smartphone de la manière la plus écologique possible, n’importe où, n’importe quand, « pendant que vous dormez, marchez, courrez, lisez un livre », énumère le designer sur son site Internet. L’outil idéal donc, l’esthétique exceptée… Disons simplement qu’avec ce masque, certains risqueraient fort de se croire dans la trilogie de La guerre des étoiles.

3 petites serres pour moins de 300€

C'est la saison des semences à partir du printemps juste au bout de la rue. Si vous cherchez à faire pousser en intérieur des graines et réaliser que vous n'avez pas assez d'espace de lumière pour faire germer à l'intérieur des graines, ou ne voulez pas augmenter votre facture d'électricité en installant des lampes de serre, la construction d'une serre à partir d'éléments recyclés et récupérés pourraient être la solution dont vous avez besoin.
 
 
Les exemples les plus populaires de serres de bricolage, vous les trouverez sur l'Internet. Cette serre par Angela Davis, de "mes bottes en caoutchouc" utilise des vieilles fenêtres en bois que vous pouvez ramasser à la décharge locale, magasin de récupération architecturale, vente de garage, ou même dans votre allée.
Le meilleur moment pour récupérer les fenêtres de ce projet de jardin est pendant la saison de la construction et de rénovation où vous habitez. Faites le tour "d'Angela photo" de sa serre impréssionante de fenêtre et le jardin.
 
 
Voici un autre cadre de la fenêtre à effet de serre, celle-ci par "Michael Taeuber", qui a créé une véranda pour montrer comment construire une serre de vieilles fenêtres pour ses plantes.
 
 
Alex Campbell a construit un effet de serre pour apprenti, en utilisant également les vieilles fenêtres, pour son opération d'aide alimentaire aussi.
Il a bien documenté son "projet" afin que chacun puisse suivre et faire la même chose. L'un des avantages de la construction d'une serre d'apprenti est que vous pouvez passivement profiter de la chaleur pendant le froid avec la chaleur de la structure, qui y est attachée.
 
 
Voici une serre simple que vous pouvez construire en un week-end. Cela a été assemblé par Wolfie et le mouchard blogueur.
Vous aurez besoin de quelques morceaux de bois, une feuille de polyuréthane, et certains panneaux "bétail" pour le support. Charlie Lybrand a suivi les directives "Adam Fyall" pour la construction d'une serre en polyéthylène. Le caractère temporaire et portatif de cet exemple, est une excellente option pour les jardiniers qui louent ou qui veulent profiter du chauffage solaire passif.
 
Visitez la "West Virginia University Extension planification" et la construction d'une jardinière à effet de serre pour plus d'idées et des orientations.

Environnement : Les propositions des candidats à la présidentielle

 

 Le Salon de l'agriculture, qui s'ouvre ce samedi, sera un passage obligatoire pour les candidats. Que proposent-ils pour une agriculture plus verte?…
 
«L’environnement, ça commence à bien faire.» La petite phrase de Nicolas Sarkozy a marqué la politique environnementale du quinquennat, après les espoirs suscités par le Grenelle de l’environnement. Prononcée à l’adresse des agriculteurs lors de l’édition 2010 du SIA (Salon international de l’agriculture), elle marquait le divorce entre monde agricole et écologistes. Pour savoir si les candidats à la présidentielle peuvent les réconcilier, la revue Campagnes et environnement les a interrogés.
 
Atteindre les objectifs du Grenelle, mais comment?
 
De Nicolas Sarkozy (UMP) à Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), tous s’accordent sur le maintien des objectifs du Grenelle, particulièrement sur les 20% de surface bio en 2020 et la réduction de 50% des intrants chimiques d’ici à 2018 dans le cadre du plan Ecophyto. Pour mettre en valeur le bilan du Grenelle, Nicolas Sarkozy rappelle que «les surfaces bio ont progressé de 50% depuis 2007». Un chiffre confirmé par les statistiques de l’Agence bio: la surface agricole utile (SAU) bio en France est bien passée de 2 à 3% entre ces deux dates, mais accuse un retard par rapport à l’objectif intermédiaire du Grenelle de 6% de SAU bio en 2012.
 
Eva Joly (Europe Ecologie Les Verts) appelle donc à «déployer les moyens nécessaires», notamment une taxe sur les pesticides, tandis que François Hollande (PS) estime que le bio «doit être encouragé» car «il existe un marché que la France ne peut négliger». Le candidat socialiste compte sur la Politique agricole commune (PAC), qu’il souhaite voir abandonner le système d’aide à l’hectare, et les collectivités territoriales pour aider le bio à se développer.
 
La PAC au cœur des débats
 
Jean-Luc Mélenchon pense qu’il faut «orienter les aides de la PAC pour une transition vers la relocalisation», c’est-à-dire le rapprochement des lieux de production et de consommation, et souhaite «l’instauration d’une taille maximale d’exploitation». Il insiste sur la «nécessité de réorienter la recherche vers des modes de production qui puissent se passer de pesticides». Même son de cloche chez Eva Joly, qui «défend une nouvelle PAC favorisant les petites fermes et les pratiques vertueuses via des conditions d’attribution sérieuses sur le plan environnemental» et propose d’«ouvrir la gouvernance du monde agricole à la société civile et aux élus locaux».   
 
Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) dénonce une «connivence malsaine» entre l’Etat français et les «groupes agrochimistes» et une PAC proche de l’assistanat qui «dévalorise le secteur agricole». Il propose de créer une agence départementale d’aide en ingénierie qui permettrait de trouver d’autres méthodes de culture. L’UMP souhaite maintenir le plan Ecophyto en réduisant la quantité de substances utilisées, «mais au fur et à mesure qu’on trouve des produits de substitution» et exige que le budget de la PAC soit maintenu.
 
Concurrence étrangère
 
Autre point d’accord entre les candidats: pas de concurrence déloyale en provenance des pays dont les standards sanitaires, sociaux et environnementaux sont plus faibles qu’en France. Le PS veut des «règles strictes de réciprocité», tout comme Nicolas Sarkozy, qui va plus loin en proposant une taxe sur les importations. Jean-Luc Mélenchon «revendique une protection du marché européen», tout comme Eva Joly, qui se dit favorable à une protection de la production européenne «contre le dumping social et environnemental». Quant à Nicolas Dupont-Aignan, il veut «instaurer une exception à l’OMC et rétablir la préférence communautaire».

La Chine investit dans le dessalement d’eau de mer

Confronté au risque de voir manquer d’eau douce plusieurs de ses grandes villes, le gouvernement étudie toutes les possibilités pour y parer. Notamment celle de la désalinisation de l’eau de mer, qui va connaître une croissance phénoménale d’ici 2015, comme l’a annoncé le conseil des affaires de l’état mi-février.
Le 13 février 2012, l’organe central du gouvernement publiait un document «propositions pour accélérer le développement de la désalinisation de l’eau de mer». Il expose les objectifs chinois d’ici 2015. Et c’est très ambitieux.
 
La Chine devrait disposer d’une capacité de dessalement comprise entre 2,2 et 2,6 millions de mètres cube par jour d’ici la dernière année du douzième plan. Une augmentation fulgurante puisque la capacité installée est actuellement de 640 000 mètres cube / jour. Le développement de la technologie sera orienté d’une part vers les îles dont la moitié des nouvelles ressources en eau douce seront dérivées de la désalinisation, d’autre part vers les grandes métropoles menacées par la soif. On pense notamment à Pékin, à laquelle ne suffisent pas les apports du pharaonique projet d’adduction des eaux du sud. Mais la capitale n’est pas la seule mégalopole à manquer d’eau, puisque ce sont 20 grandes villes côtières qui disposeront de leur usine de désalinisation d’ici 2015.
 
 
 
Bonne nouvelle pour les spécialistes internationaux du secteur? Pas sûr. En plus de ces annonces d’investissements importants, le gouvernement n’a pas oublié de préciser qu’il fera principalement appel à la technologie nationale. Selon les plans du conseil, 70% de la technologie sera indigène dans les unités de dessalement installées pendant les 4 années qui viennent. Une part qui devra augmenter par la suite.
 
roll.sohu.com
 
stock.hexun.com

Les poissons souffriraient de nos émissions de dioxyde de carbone

Une équipe du Centre d’Excellence du Conseil Australien de Recherches (ARC) étudie plusieurs années les poissons des coraux, en particulier les bébés, vivant dans une eau à concentration élevée en CO2. Le carbone a un impact sur l’ouïe, l’odorat et les capacités à éviter les prédateurs, laissant penser que les chances de survie des petits poissons vont en diminuant si les émissions de CO2 ne sont pas réduites.
 
Selon le Professeur Munday, de l’équipe de recherche de l’ARC, environ 2,3 milliards de tonnes d’émissions humaines de CO2 se dissolvent dans les océans chaque année. Elles modifient l’environnement des poissons et créatures marines. Cet excès de CO2 augmente l’acidité de l’eau, perturbant les coquillages, le plancton et attaquant directement le système nerveux des poissons.
 
Le CO2 perturbe les sens des poissons
 
Le CO2 agit sur les neurotransmetteurs des poissons. Même si les plus gros poissons sont un peu touchés, les plus affectés sont les juvéniles des petites espèces, comme les poissons-clowns (Némo), ou les poissons demoiselles. Privés de leur odorat, les jeunes poissons ont du mal à repérer un récif ou un prédateur. Et les résultats des dernières recherches suggèrent que d’autres domaines peuvent être affectés.
 
Les poissons perdent également une partie de leur ouïe, qui leur permet de localiser les coraux, repaires des prédateurs, et de les éviter pendant la journée. De même, leurs capacités à tourner, cruciales pour la vie en banc, ne sont plus aussi précises. Désorientés et isolés, ils deviennent des proies faciles.
 
Ces recherches confirment que, avec la pêche industrielle et les émissions de CO2, l’humain est vraiment le plus grand des prédateurs!
 
ecovoice.com.au

Couches lavables, pourquoi les préférer ?

Pourquoi les couches lavables sont-elles plus écologiques et plus économiques ? Sont-elles meilleures pour la santé de bébé ? Comment les utiliser ? Où les trouver ? Combien coûtent-elles ? Découvrez notre fiche pratique.

 

Alors qu'Arte vient de diffuser le documentaire Couchorama sur l'impact écologique des
couches jetables (le 29 janvier dernier), revenons sur l'intérêt des éco-alternatives.
 
Un enfant portera plus de 4500 couches, de la naissance à l'âge de la propreté (2 ans et demi). Au total, cela représente un budget au moins de 1500€. Ajoutons l'impact écologique d'une couche jetable : 3,5 fois plus d'énergie, 2,3 fois plus d'eau, 8,3 fois plus de matière non renouvelable rien que pour sa fabrication. Près de 3 ans de  consommation de couches jetables représentent une tonne de déchets qui sera traité par incinérateur (ce qui émet environ une tonne de CO2) ou déposé à la décharge (ce qui produit du méthane, un puissant gaz à effet de serre).
 
Autre point important, les études ont montré la présence de produits chimiques (polychloroprène, benzol, dioxine, tributylétain…) dans les couches jetables, des substances toxiques (cancérigènes, à l'origine d'allergies, même responsables de dérèglement hormonal) absorbées par la peau de votre enfant. Et n'oublions pas que les couches jetables sont blanchies au chlore.
Inconvénient notoire, elles retiennent l'humidité et la chaleur (en raison de leur protection plastique), ce qui favorise les irritations (l'érythème fessier). Le compte est fait : pour l'environnement, la santé de votre bébé et votre porte-monnaie, les couches jetables sont une aberration.
 
Le saviez-vous ?
 
Une couche jetable met jusqu'à 500 ans pour se décomposer. En France, les couches jetables usagées représentent chaque année, à raison de 1 kg par jour et par enfant, 600 000 tonnes de déchets (soit selon le Cniid, 3% des ordures ménagères du pays), dont le traitement a un coût de plus de 55 millions d'euros. Sans régler vraiment le problème, Suez Environnement a élaboré une technique de broyage qui permet de séparer les différents composants des couches traditionnelles : les matières fécales (50 à 70%) contribuent à créer du compost ou de l'énergie (biogaz), quand le plastique récupéré (20%) est recyclé.
 
3 bonnes raisons d'utiliser les couches lavables
 
1. Déjà, elles sont plus respectueuses de la santé de bébé et aussi plus confortables : sa peau n'est plus en contact avec du plastique gorgé de produits chimiques, mais des matières toutes douces, et peut enfin respirer.
2. Elles sont plus écologiques : la pollution induite est minime puisque les couches lavables sont fabriquées en coton bio (autrement dit, sans recours aux engrais chimiques ni aux pesticides, et 30% moins d'eau) ou avec des matières naturelles encore plus absorbantes (chanvre, bambou par exemple), et certifiées Okö-Tex sans blanchiment au chlore, ni parfum artificiel et ni gel absorbant chimique.
3. Elles sont plus économiques : si l'investissement de départ semble important, il est amortit sur le long terme. Vous aurez besoin au plus de 20 couches lavables. Elles serviront pour 2 à 3 enfants. Selon le modèle choisi, un jeu complet coûte entre 150 et 500€. Même en comptant le prix des lessives, cela vous reviendra au maximum à 800€, quand les couches jetables vous reviendront de 1 500 à 1 800€.
 
Mode d'emploi : une utilisation bien plus facile que ce que l'on croit
 
Chassons de suite les idées reçues, les couches lavables n'ont rien à voir avec les couches culottes d'antan. Côté design déjà, elles ont beaucoup évolué et de multiples formes existent pour satisfaire toutes vos envies. Concrètement, il y a une partie absorbante mobile, sur laquelle est placée un voile de cellulose biodégradable (lequel est jeté une fois usagé), et une culotte de protection imperméable à enfiler par-dessus pour éviter les fuites. Elles se ferment avec des scratchs ou des pressions. Des systèmes tout-en-un existent aussi. Pour un meilleur pouvoir d'absorption, lavez au moins 3 fois les couches lavables avant utilisation. Une fois utilisées, faites tremper les couches lavables dans un seau d'eau avec quelques gouttes d'huile essentiel de lavande ou d'arbre à thé (des antibactériens naturels). Changez l'eau si vous stockez les couches plus de 4 jours. Les couches se lavent en toute simplicité en machine (avec une lessive écolo évidemment !), mais sans utiliser d'adoucissant ou de blanchisseur qui altéreront leur capacité d'absorption.
 
Pour se faire une idée des couches lavables
 
Avec les kits d'essai ou grâce à " la maman relais " qui vous propose des séances d'information gratuites pour voir en vrai, toucher, comparer les différents modèles et répondre à toutes vos interrogations. Bon à savoir aussi, des entreprises de location et de nettoyage de couches lavables se sont développées dans toute la France : www.allocouches.com à Reims, www.couches-ecoservice.com à Strasbourg ou encore http://apinapi.fr à Paris.
 
Où trouver des couches lavables ?
 
C'est sur la toile que vous trouverez le plus grand choix de modèles, tissus, formes et marques.
Les sites Internet spécialisés en couches lavables ou en puériculture bio ne manquent pas :
 
 
Les couches jetables, oui mais au moins biodégradables
Votre coeur balance entre couches jetables et lavables, optez alors pour les couches jetables dites écologiques. Au choix dans les boutiques en ligne, les couches allemandes Moltex, composées à 50% de matières renouvelables, non blanchies au chlore et non toxiques, Wiona, à base d'amidon de maïs et biodégradables à 70%, les couches jetables bio Nature Babycare, fabriquées à partir de 60% de matériaux naturels et biodégradables. Découvrez sinon en boutiques comme sur le web, la nouvelle couche culotte anti-fuite Hamac (en savoir plus sur www.hamacparis.com).

Un oiseau de 25 g capable de parcourir 30.000 km

 

Des chercheurs ont pu montrer que le traquet motteux était le seul oiseau terrestre connu à relier physiquement deux écosystèmes, entre le grand nord où il passe l'été et l'Afrique, sa base hivernale.
 
Parcourir 30.000 kiliomètres quand on ne pèse que 25 grammes, qui dit mieux? C'est l'exploit enregistré par un tout petit oiseau: le traquet motteux. On savait que l'on trouvait ce petit passereau en Arctique durant l'été et que l'on en voyait en Afrique sub-saharienne en hiver. «Ce que des biologistes allemands et canadiens ont réussi à mettre en évidence, c'est le lien entre les deux territoires et le parcours emprunté par l'oiseau», précise Christophe Barbraud, chercheur au centre d'études biologiques de Chizé (CNRS).
 
 
«Rapporté à sa taille, ce cycle migratoire est l'un des plus longs jamais observé chez les oiseaux», précise les auteurs de l'étude publiée dans la revue Biology Letters publiée par l'Académie des sciences britannnique. Pour obtenir ce résultat, les biologistes ont fixé sur le dos de 46 traquets des engins de géolocalisation miniaturisés pesant 1,2 gramme, plus petits qu'une pièce d'un centime. Trente oiseaux ont été équipés dans les montagnes d'Alaska et 16 autres sur l'île de Baffin, au nord est du Canada.
 
Le seul oiseau terrestre connu qui relie physiquement deux écosystèmes
Les petits détecteurs enregistraient deux fois par jour la lumière du soleil, permettant de déterminer la latitude et la longitude en fonction des heures de lever et de coucher du soleil. «Ces appareils ouvrent tout un panel de recherche. Mais ils sont beaucoup moins précis qu'un GPS (environ dix mètres) ou qu'une balise Argos (entre un et dix kilomètres). Ils n'ont une précision que de 150 à 200 kilomètres», ajoute Christophe Barbraud.
 
Les oiseaux venant de l'Alaska se retrouvent plutôt en Afrique de l'Est durant l'hiver, alors que ceux provenant de l'Arctique canadien se répartissent en Afrique de l'ouest. Le voyage du grand nord vers le sud leur a demandé 90 jours environ , au printemps lorsque les oiseaux sont repartis en sens inverse, il leur a fallu seulement 55 jours.
 
 
Le traquet motteux est «le seul oiseau terrestre connu qui relie physiquement deux écosystèmes radicalement différents entre le Vieux Monde et les régions arctiques du Nouveau Monde» explique l'un des chercheurs canadiens Ryan Norris (université de Guelph, Ontario). «Avant chaque étape, ses petits oiseaux stockent quelques grammes de graisse qu'ils vont utiliser comme combustible en vol. Avec un gramme, ils parcourent environ 200 kilomètres», précise encore Christophe Barbraud. Selon l'étude, les traquets venant du Canada ont parcouru les 3400 kilomètres séparant l'île de Baffin des îles britanniques en seulement quatre jours. Cela représente une distance moyenne de 850 kilomètres par jour!
 
Le taux de mortalité de ce genre d'oiseau est malgré tout très élevé. Surtout chez les jeunes qui s'élancent un an après leur naissance.

Dès le 1er juillet 2012, les parkings seront équipés pour les véhicules électriques

Le dispositif réglementaire mettant en œuvre le "droit à la prise" des propriétaires de véhicules électriques ou hybrides est parachevé par la publication d'un arrêté au Journal officiel du 23 février. Il est pris pour application du décret du 25 juillet 2011 relatif aux installations dédiées à la recharge des véhicules électriques ou hybrides dans les bâtiments et aux infrastructures pour le stationnement sécurisé des vélos.
 
Recharger son véhicule à domicile dans de bonnes conditions
 
"Toute personne qui construit un ensemble d'habitations équipé de places de stationnement individuelles couvertes ou d'accès sécurisé le dote des gaines techniques, câblages et dispositifs de sécurité nécessaires à l'alimentation d'une prise de recharge pour véhicule électrique ou hybride rechargeable et permettant un comptage individuel, ainsi que des infrastructures permettant le stationnement sécurisé des vélos", prévoit l'article 57 de la loi Grenelle 2. Cette obligation s'applique aussi à "toute personne qui construit un bâtiment à usage tertiaire constituant principalement un lieu de travail et équipé de places de stationnement destinées aux salariés".
 
"Il s'agit de reconnaître aux habitants des grands centres urbains – qui résident majoritairement en habitat collectif – l'exercice de leur "droit à la prise", de sorte qu'ils puissant recharger leur véhicule à domicile dans de bonnes conditions, y compris lorsqu'ils ne disposent que d'un emplacement de parking extérieur", résument les députés Bertrand Pancher (UMP – Meuse) et Philippe Tourtelier (SRC – Ille-et-Vilaine) dans leur récent rapport d'information sur la mise en application de la loi Grenelle 2.
 
L'arrêté prévoit que ces exigences s'appliquent aux permis de construire déposés à partir du 1er juillet 2012, décalant ainsi l'échéance originelle du 1er janvier 2012 pourtant inscrite dans la loi et son décret d'application. L'obligation d'équipement des bâtiments existants, quant à elle, ne s'appliquera qu'à compter du 1er janvier 2015.
 
Puissance maximale de 4 kW par point de charge
 
"L'équipement réalisé est relié à un tableau général basse tension en aval du disjoncteur de l'immeuble, se situant dans un local technique électrique", prévoit le décret. "Tout ou partie des places du parc de stationnement doit être conçu de manière à pouvoir accueillir ultérieurement un point de charge pour la recharge normale d'un véhicule électrique ou hybride rechargeable, disposant d'un système de mesure permettant une facturation individuelle des consommations. Dans ce but, des fourreaux, des chemins de câble ou des conduits sont installés à partir du tableau général basse tension de façon à pouvoir desservir au moins 10% des places destinées aux véhicules automobiles, avec un minimum d'une place".
 
La recharge normale des véhicules électriques et hybrides appelle une puissance maximale de 4 kW par point de charge, précise l'arrêté.
 
 
Les députés Bertrand Pancher et Philippe Tourtelier se félicitent par ailleurs que les constructeurs automobiles soient parvenus à s'accorder sur une norme pour les prises et infrastructures de recharge en Europe, applicable uniformément à compter de 2017. "La prise retenue est celle de Type 2 : développée par la société allemande Mennekes, elle est déjà utilisée par BMW et Daimler (Smart) et possède la même connectique côté véhicule et côté infrastructure ; elle peut être utilisée à couvert comme à l'extérieur", précisent les députés dans leur rapport.
 
Stationnement sécurisé des vélos
 
Quant à l'espace réservé au stationnement des vélos, il doit comporter "un système de fermeture sécurisé et des dispositifs fixes permettant de stabiliser et d'attacher les vélos par le cadre ou au moins une roue", prévoit le décret.
 
Cet espace "doit être couvert et éclairé, se situer de préférence au rez-de-chaussée du bâtiment ou à défaut au premier sous-sol et accessible facilement depuis le(s) point(s) d'entrée du bâtiment", précise l'arrêté.
Pour les bâtiments d'habitation, l'espace doit posséder "une superficie de 0,75 m² par logement pour les logements jusqu'à deux pièces principales et 1,5 m² par logement dans les autres cas, avec une superficie minimale de 3 m²". Pour les bâtiments à usage de bureaux, l'espace doit posséder "une superficie représentant 1,5% de la surface de plancher". Cet espace peut être constitué de plusieurs emplacements.
 
La mise en œuvre de ce double dispositif pourra-t-elle permettre de répondre aux ambitions du plan national véhicule décarbonés et au plan national vélo présenté en janvier dernier ? Une partie de la réponse réside sans doute dans l'accueil que lui réserveront les copropriétés.

Des pépinières pour sauvegarder les récifs coralliens

 

Alors que le WWF France publie une vidéo sur l’avenir incertain de la biodiversité marine, focus sur Barush Rinkevich, un biologiste israélien qui œuvre pour la préservation des coraux.
 
A Eilat, port situé au Sud d’Israël, ce spécialiste de l’Institut national d’océanographie de Haïfa  ambitionne de restaurer les récifs coralliens de la mer Rouge, actuellement menacés par le réchauffement climatique, l’acidification des océans, la surpêche et la pollution. Sélectionné par le programme français Shamengo, constitué de journalistes, de techniciens et d’informaticiens qui souhaitent « participer à un monde meilleur » en donnant la parole aux acteurs du développement durable dans le monde, M. Rinkevich est un pionnier en matière de préservation des récifs coralliens, véritables refuges d’une biodiversité aussi unique que fragile. C’est en effet lui qui a mis au point la « sylviculture sous-marine », qui consiste à prélever des fragments de corail adulte et à les repiquer directement dans l’eau suivant les principes du bouturage, une technique utilisée par les forestiers et les jardiniers dans leurs pépinières.
 
 
Initiée en 2000, la sylviculture sous-marine n’a pas tout de suite donné lieu à des expériences concluantes. « Par hasard, nous avons eu l’idée d’installer la pépinière entre deux eaux et là, à notre grande surprise, le corail a poussé à une vitesse incroyable », relate le biologiste. En n’utilisant qu’un seul type de bourgeon, il ne pouvait cependant pas reconstituer la diversité génétique des coraux essentielle à la survie des écosystèmes. La solution ? Capturer des œufs et du liquide séminal dans l’océan au cours des périodes de frai – c’est-à-dire les périodes de ponte et de fécondation – à partir desquels les scientifiques ont obtenu des larves installées dans des bassins. Un an plus tard, ces jeunes coraux ont été greffés sur un récif et force est d’admettre que cette technique, bien qu’assez coûteuse et complexe, a permis de restaurer une biodiversité aujourd’hui en grande difficulté, 95 % des récifs coralliens dans le monde étant menacés de disparition à l’horizon 2050.
 
Après avoir repeuplé les fonds marins d’Eilat en implantant 7 000 coraux, M. Rinkevich, qui « (veut) être copié », mène depuis la fin de la décennie écoulée des expériences de restauration des récifs en Jamaïque, aux Philippines, à Singapour, en Thaïlande et au Zanzibar (Tanzanie). D’après lui, jusqu’à 99% des bourgeons repiqués dans l’eau survivent et peuvent être introduits sur les récifs après douze à dix-huit mois. Un vrai motif d’espoir alors que le WWF publie une vidéo baptisée « 2048 : une mer déserte » pour alerter sur le déclin de la vie sous-marine. Selon l’ONG, il ne resterait plus que 10% des stocks de grands poissons par rapport aux années 1950. De quoi encourager la généralisation de la sylviculture sous-marine.

Algues & insectes au menu

 

Alors que la planète a officiellement atteint les 7 milliards d’habitants en octobre dernier, une question se fait de plus en plus pressante : comment peut-on répondre aux besoins alimentaires d’une population grandissante ? Comment nourrir 2,5 milliards de bouches supplémentaires à l’horizon 2050, sachant que déjà plus d’un milliard de personnes souffrent de la faim dans le monde ?
 
Une grande partie de la solution résiderait dans les algues, qui ont le triple avantage de pousser facilement, vite et en grandes quantités, en plus d’offrir plusieurs possibilités d’exploitation. Elles peuvent ainsi servir de fertilisant, de nourriture pour animaux et, on l’a évoqué, sont de plus en plus utilisées dans la production de biocarburants.
 
Selon les scientifiques, les algues peuvent produire 15 à 30 fois plus d’essence que le maïs et le soja. Il serait donc judicieux de cesser de « gâcher » les cultures agricoles dans la production de bioéthanol et de privilégier la production d’essences alternatives à base d’algues… Pareil basculement permettrait de surcroît d’économiser des milliards de litres d’eau chaque année. Rappelons en outre que les algues sont également répandues dans la gastronomie, en salade et dans les fameux makis notamment. Dès lors, pourquoi ne pas les envisager comme variantes à la frisée ou à la mâche ?
 
Ensuite, et même si cette idée a beau en révulser plus d’un, envisager une alimentation à base d’insectes s’avèrera sans doute nécessaire au fil des années. S’ils ne sont guère appréciés des Occidentaux, de nombreuses populations en Afrique, en Asie et en Amérique Latine se nourrissent toutefois – et ce depuis toujours – d’au moins 1 400 espèces d’insectes différentes, souligne M. Vidal. En plus d’être bons pour la santé, car riches en protéines, en calcium, en fer et faibles en matières grasses et en cholestérol, les insectes ont l’atout pratique de ne requérir que peu d’espace. Sans oublier que les petites bêtes émettent nettement moins de gaz à effet de serre (GES) que les grosses.
 

De son côté, le dénommé Zhikang Li a développé un « super riz vert », une nouvelle variété obtenue non pas par modification génétique mais en croisant pas moins de 250 variétés différentes. Celle-ci produit beaucoup plus de graines tout en étant plus résistante à la sécheresse, aux inondations, aux insectes nuisibles et aux maladies. A condition bien sûr d’être autorisé à la commercialisation, ce « super riz vert » pourrait nourrir jusqu’à 100 millions de personnes supplémentaires en Asie. De quoi inciter à étudier de nouvelles techniques de croisement génétique sur d’autres cultures.

S’il est une expérience scientifique dont on a beaucoup plus parlé ces dernières années, c’est bien celle de la viande artificielle. Si on est encore loin de voir des filets de bœuf ou des escalopes de poulet conçus en laboratoire surgir dans nos assiettes, le fait est que la recherche avance, petit à petit. Les premiers morceaux de viande « cultivés » à partir de cellules souches pourraient même faire leur apparition l’an prochain. Bien qu’ils devraient, dans un premier temps en tout cas, n’avoir aucun goût.

Enfin, en termes de surface exploitable, diverses technologies sont actuellement à l’étude afin de développer un moyen de cultiver de la nourriture dans les contrées les plus arides. Un inventeur britannique a notamment mis au point une vaste serre pour permettre un déploiement de l’agriculture dans les déserts. De même, une « Grande Muraille Verte » est en train de s’ériger en Afrique  afin de lutter contre la désertification.

Au vu de l’augmentation perpétuelle de la population mondiale, du réchauffement climatique et des conséquences attendues de la hausse des températures globales sur l’agriculture ainsi que sur les réserves en eau, au vu de l’appauvrissement des réserves halieutiques mondiales, il est grand temps d’envisager des solutions durables pour l’alimentation de demain. Il est donc encourageant de voir de telles alternatives étudiées ici et là, en espérant bien sûr qu’elles seront rapidement mises en pratique une fois leur faisabilité avérée…

 

Lire aussi :

Une alternative à la viande: La quiche aux vers

quiche vers Une alternative à la viande: La quiche aux vers

Qu'est-ce qui a un "goût de noisette", est riche en protéine, pauvre en graisses, rejette peu de gaz à effet de serre et de lisier, et ne transmet pas de maladies à l'humain qui le consomme ? L'insecte.

Selon une équipe de chercheurs néerlandais,  les insectes finiront par remplacer la viande dans nos assiettes, en tant que source de protéine meilleure pour la santé et l'environnement. "Le jour viendra où un Big Mac coûtera 120 euros et un Bug Mac 12 euros[fusion_builder_container hundred_percent= »yes » overflow= »visible »][fusion_builder_row][fusion_builder_column type= »1_1″ background_position= »left top » background_color= » » border_size= » » border_color= » » border_style= »solid » spacing= »yes » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » padding= » » margin_top= »0px » margin_bottom= »0px » class= » » id= » » animation_type= » » animation_speed= »0.3″ animation_direction= »left » hide_on_mobile= »no » center_content= »no » min_height= »none »][bug signifie insecte en anglais], où les gens qui mangent des insectes seront plus nombreux que ceux qui mangent de la viande", a prédit l'entomologiste Arnold van Huis, au cours d'une conférence à l'université de Wageningen (Pays-Bas) où il présentait les derniers résultats de leurs recherches.

CHANGER LA MENTALITÉ OCCIDENTALE

"Un goût… de noisettes" : Walinka van Tol, étudiante néerlandaise, mord dans un chocolat d'où dépasse un ver. Avec deux cents autres curieux, elle a joué aux cobayes pour l'équipe de scientifiques. Rouleaux de printemps aux sauterelles, ganache au chocolat et aux larves et quiche aux vers de farine ont été rapidement engloutis.

Mais Marcel Dicke, le chef du département d'entomologie de l'université de Wageningen, sait qu'il faudra davantage qu'un ver enfoui dans un chocolat pour changer la mentalité occidentale. "Le problème est làLes gens croient que c'est sale", explique-t-il devant une exposition de moucherons, guêpes, termites et coccinelles, quelques-unes des 1 400 espèces d'insectes comestibles. "Nous devons manger moins de viande ou trouver une alternative",assure le chercheur qui affirme manger régulièrement des insectes en famille.

sucette insecte Une alternative à la viande: La quiche aux vers

 

METS DÉLICATS

Selon l'agence de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la planète comptera 9 milliards d'habitants en 2050 alors que la superficie des terres agricoles a déjà commencé à diminuer. Avec dix kilos de végétaux, on produit six à huit kilos d'insectes, contre un kilo de viande seulement.

"La question à se poser devrait vraiment être : pourquoi ne pas manger d'insectes ?", estime Marcel Dicke en citant une étude selon laquelle chacun mange, à son insu, en moyenne 500 grammes d'insectes par an, dissimulés dans de la confiture de framboises ou du pain par exemple. Environ 500 variétés d'insectes sont consommées au Mexique, 250 en Afrique et 180 en Chine, où ils sont souvent considérés comme des mets très délicats.

tartelette insectes(1) Une alternative à la viande: La quiche aux vers

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Le gaz de schiste de retour en France?

 

Le ministère de l'environnement servirait-il les gros industriels dans leur démarche polluante? Il semble que le dossier du gaz de schiste ne soit pas enterré. 

Une enquête publique concernant la délivrance de permis a été lancée le 19 janvier sur le site du ministère du Développement durable. Une dizaine de sites sont concernés en Ile-de-France.

 

Suspendue il y a un an sous le feu de la polémique, l'exploration du gaz de schiste revient par la petite porte. Le maire Europe Ecologie Les Verts (EELV) de Sevran, Stéphane Gatignon, a relevé mardi le lancement, le 19 janvier dernier et "dans la plus grande discrétion", d'une "enquête publique concernant la délivrance de permis exclusifs de recherches d'hydrocarbures ayant recours au gaz de schiste".
 
 
Les documents ont été mis en ligne sur le site du ministère de l'Ecologie, "pour une durée de trente jours", soit jusqu'à la fin de la semaine. Selon le ministère, "cette mise à disposition du public se rajoute au processus existant auparavant".
Quatorze dossiers arrivés "au terme de leur instruction" sont ainsi présentés au public. Ils concernent notamment dix autorisations pour des explorations en Ile-de-France, dont les permis de Champfolie, de Nangis et de Coulommiers, qui couvrent un vaste territoire de Seine-et-Marne.
 
Les maires n'ont pas été consultés
 
En outre, assure le maire de Sevran, le "permis de Chevry" touche "près de soixante communes des départements de Seine-et-Marne, d'Essonne, du Val-de-Marne et de Seine-Saint-Denis". "Bien entendu, précise l'élu, ni moi-même, ni aucun de mes collègues, maires de communes concernées, n'avons été préalablement consultés, pas plus que les populations."
Pour l'élu, l'exploitation d'hydrocarbures, outre les nuisances sonores, implique une pollution possible des nappes phréatiques des territoires concernés, des glissements de terrain en milieu urbain ou des "remontées bactériologiques".
En avril 2011, le gouvernement avait décidé de geler l'exploration du gaz de schiste par "fracturation hydraulique", suspectée de nuire aux sous-sols, et notamment aux nappes phréatiques.

Les escargots contribuent à la sauvegarde du monde végétal

Anémone des bois, Violette des bois ou Perce-neige font partie des plantes à floraison précoce dont la dissémination et la dispersion des graines est assurée avant tout par les fourmis. En effet, ces insectes transportent les semences de ces dernières sur les sols des forêts. Ce transport de graines favorisé par le biais des fourmis est plus connu sous le nom de myrmécochorie. Ce type de dispersion concerne près de 3.000 espèces de plantes dans le monde, dont 275 espèces en Europe. Des biologistes de l’Université technique de Munich (TUM, Bavière) ont découvert que les escargots prennent le relais des fourmis travailleuses dans le transport des graines de plantes. Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue « The American Naturalist ».

Dans plus d’une centaine de zones forestières à travers le Brandebourg, la Thuringe et le Bade-Wurtemberg des équipes de scientifiques appartenant aux Universités de Iéna, de Berne, de Potsdam, de Hanovre et de la TUM ont observé attentivement comment s’effectue la myrmécochorie. Les graines des plantes concernées par ce type de transport possèdent généralement une partie charnue attachée à la graine : l’élaiosome. Les fourmis, friandes d’élaiosome, vont ramener la graine jusqu’à leur nid, à moins qu’elle ne se détache en cours de route. Dans le cas contraire, la graine sera protégée par les fourmis, et finalement dispersée à l’endroit où les fourmis la jetteront une fois séparée de son élaiosome. Or, les forêts de hêtres humides et sombres prévalant en Allemagne ne sont pas favorables aux fourmis. Néanmoins, les plantes bénéficiant de la myrmécochorie sont très répandues dans ces écosystèmes forestiers. Les scientifiques ont ainsi découvert que dans de tels cas de figure, ce sont les escargots qui prennent en charge le transport des semences. La Grande limace, espèce très répandue dans ces secteurs, peut ainsi transporter une graine sur une distance de 4,4m en moyenne, tandis que les fourmis se limitent en règle générale à 1m.





« Les escargots en tant que disséminateurs de graines ont jusqu’à présent à peine été remarqués par la communauté scientifique. Ils peuvent, par la dissémination de fleurs sauvages, favoriser la biodiversité des communautés végétales dans les forêts de hêtres », déclare Manfred Türke. Ce biologiste, qui appartient au Département d’écologie terrestre de la TUM sous la direction de Wolfgang W. Weisser, étudie le rôle des escargots dans différents écosystèmes. Sa prochaine étape sera l’Asie du Sud…

Japon: Les fermes abandonnées se recyclent

Le ministère japonais de l'agriculture des forêts et de la pêche, le MAFF, espère revitaliser les régions atteintes par les évenements du 11 mars 2011 en reconvertissant les surfaces agricoles en zones dédiées à des installations pour produire des d'énergies renouvelables. Cette opération permetterait de créer de nombreux emplois et d'augmenter les salaires.





Ce projet sera facilité par l'introduction de lois permettant la reconversion de fermes abandonnées. En l'état actuel des choses, cette reconversion serait particulièrement difficile en raison d'un corpus législatif de 7 lois empêchant l'utilisation de terres agricoles pour toute autre application. Selon le MAFF, ce serait au total 170.000 hectares de terres abandonnée qui pourraient être utilisées pour générer de l'électricité à partir de sources d'énergie renouvelables.

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