Le scooter électrique pliable de XOR Motors

On connaissait déjà l’Hiriko, voiture électrique pliable conçue par les sociétés espagnoles Afypaida et Denokinn avec le concours du MIT (Massachusetts Institute of Technology), qui devrait être commercialisée l’an prochain. La marque XOR Motors, elle, a mis au point le tout premier scooter électrique pliable.
Ce modèle décarboné est l’oeuvre d’un Français, Fabrice Marion, fondateur de la marque XOR Motors, basée dans la région d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Pliable et dépliable en l’espace de quelques secondes, le scooter XO2 est aujourd’hui ce qui se fait de mieux en matière de deux roues compacts et zéro émission. Hyper pratique, idéal pour les usagers pressés domiciliés dans les villes où il est particulièrement difficile de se garer, il peut tenir dans le coffre d’une voiture, à l’arrière d’un camping-car sur un bateau ou embarqué dans le train.

Le XO2 peut-il révolutionner la mobilité durable ou a minima l’univers des deux roues ? Présenté à Cologne (Allemagne) en octobre 2010 à l’occasion du Salon INTERMOT, au cours duquel il a fait sensation, cet e-scooter a en tout cas de nombreux atouts, et s’illustre aussi par des performances remarquables. « C’est le plaisir de la puissance et de la performance. Le couple est vraiment élevé, constant, toujours disponible jusqu’à la vitesse maximum C’est le plaisir de glisser sur la route en silence Le plaisir de conduire sans vibrations C’est aussi le plaisir d’accélérer, conduire, surfer sans polluer, sans dégrader la planète. Le plaisir sans culpabilité », résume XOR Motors sur son site Internet.

Difficile de tempérer l’enthousiasme du groupe au vu des capacité de cet engin, vendu trois mille cents euros (plus un forfait mensuel de cinquante euros pour la location de la batterie) – l’innovation a un prix – dans sa version 8.0 KW (kilowatts), et qui malgré ses cinquante-trois kilos (trente de plus avec la batterie) culmine à 120 km/h (!) De quatre mille wattheures (Wh), la batterie lithium-polymère du XO2, elle, lui confère une autonomie de soixante-quinze kilomètres à la vitesse de 90 km/h, dixit le constructeur.

Équipé de phares halogènes, d’ampoules LED (Light Emitting Diode) et d’un compteur digital, il peut en outre être rechargé en deux heures à partir d’une prise classique. À noter enfin que deux autres versions, moins onéreuses et moins puissantes, sont aussi disponibles : le XO2 4.0 KW, qui ne dépasse pas les 45 km/h, se recharge en deux heures et quarante minutes et dispose d’une autonomie de cent kilomètres ; et le XO2 2.5 KW, aux caractéristiques sensiblement identiques. Il faut débourser deux mille cents euros plus un forfait de quarante euros par mois pour la location de la batterie pour s’offrir le premier, mille huit cent quatre-vingt-dix euros et trente euros mensuels pour le second.

Il y en a donc pour (presque) tous les goûts et toutes les bourses.

7ème édition de la Semaine sans pesticides

Coup d’envoi le 20 mars prochain de la 7ème édition de la Semaine pour les alternatives aux pesticides. Plus de 400 évènements sont programmés dans toute la France et dans 16 pays.

Les pesticides seraient responsables de 10% des décès dans le monde, selon l’OMS. Problème, en France, tout notre système agricole est basé sur les pesticides, des substances qui se retrouvent partout, dans nos assiettes, dans l’eau… Selon un sondage CSA réalisé le 20 février dernier pour France Nature Environnement (FNE), trois Français sur quatre seraient d’ailleurs inquiets de possibles traces de pesticides dans l’alimentation. En dépit des recommandations du Grenelle de l’environnement (qui prévoit de réduire de 50% l’usage des pesticides, de retirer du marché les pesticides les plus dangereux, d’augmenter la Surface Agricole Utile en bio), la France est encore aujourd’hui le premier pays européen consommateur de pesticides (selon le le Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures).

Alors que le sujet des pesticides ne cesse de rebondir dans l’actualité et que les preuves scientifiques sur les effets néfastes des pesticides sur la santé s’accumulent, retrouvez pendant 10 jours, les actions d’associations, de collectivités locales, de jardineries, d’agriculteurs… montrant les alternatives aux traitements chimiques viables qui existent.
Conférences-débats, stands d’information, animations pédagogiques, projections de films, animations, ateliers de formation, visites de sites, marches symboliques, repas bio, fermes ouvertes, expositions, spectacles… Vous le verrez, toutes les idées sont bonnes pour montrer qu’il est possible de se passer des pesticides.

Petit aperçu de ce qui vous attend :

• Un congrès scientifique sans précédent sur le thème « pesticides et santé » les 23 et 24 mars au Palais du Luxembourg
• Une mise à l’honneur du jardinage naturel ou écologique avec des ateliers, démonstrations de matériel, installation de panneaux « zone sans pesticide », signatures de chartes d’engagement…
• Une mise en lumière des différentes politiques territoriales menées dans l’Hexagone
• Des marches symboliques dans une quinzaine de régions
• Des dizaines de conférences, débats sur l’eau, les abeilles, l’alimentation, la biodiversité autour de personnalités tels que Marc Dufumier, Pierre Rabhi, François Veillerette, Jean-Paul Jaud…

Vous aussi, participez à un monde sans pesticides sur www.semaine-sans-pesticides.fr et cliquez sur la carte en ligne pour choisir les actions qui vous intéressent. La nature et votre santé vous le rendront !
Du 20 au 30 mars dans toute la France.

Le premier fast-food 100% bio au coeur de Paris

Alors qu’une fausse rumeur annonçait le retour de Burger King en France, on ne pouvait pas rater l’occasion de vous présenter Bioburger, le seul fast-food 100% bio de la capitale. Car les amateurs d’hamburgers frites ont aujourd’hui le choix de la qualité!

Vous n’allez plus jamais culpabiliser lors d’une envie soudaine de burger ni vous demandez ce qu’il peut bien contenir, grâce à Bioburger, le tout premier fast-food entièrement bio de Paris.

Du pain (livré frais chaque matin par une boulangerie voisine 100% bio) à la viande (viande du Maine-et-Loire et du Calvados), en passant par les frites et les légumes, tout est certifié bio… et fait sur place. Dès le lancement, Louis Frack et Anthony Darré, tous deux fraichement diplômés de leur école de commerce, ont choisi de ne travailler qu’avec des fournisseurs biologiques implantés en France ou sinon dans un pays limitrophe, de manière à réduire au maximum leur empreinte carbone liée aux transports. Même les boissons respectent la philosophie engagée de l’adresse : ici, pas de Coca classique mais du Cola, un coca version bio.

Pour ne pas s’arrêter en si bon chemin, nos deux jeunes entrepreneurs ont également décidé de limiter les emballages, tout en incitant leur clientèle à bien trier, avec par exemple un emplacement réservé aux bouchons de bouteilles en plastique et les bouteilles en verre.

L’adresse idéale pour déjeuner bon, bien et bio, et en plus à petit prix

A la carte de Bioburger, des burgers bien sûr (à la pièce, 7€ le Cheese, Bacon, Pepper, à la moutarde, Chicken ou Veggie à base de tofu à la provençale, et 8€ le « le Burger du moment ») accompagnés de frites faites maison, mais aussi des salades (César, Italienne ou Roquefort), de bons petits desserts (gâteaux, yaourts et compotes de 2€ à 2,5€) et des boissons tout aussi bio (orange pressée, Bionade, jus de fruits).

Aussi pour les plus grosses faims, des menus Burger (avec un burger, des frites ou une salade, une boisson et/ou un dessert selon la formule choisie) à 10€ ou 12€.

Dernière nouveauté en date, le Bioburger à base de champignons de… Paris, évidemment !

Vous avez envie de prendre votre temps? le cadre vintage avec ses gros fauteuils en cuir, ses murs en briques blanches et ses tables en bois vous y invite à l’étage.

Laissez-vous tenter par une pause Bioburger, la preuve que le bio peut être gourmand et pas cher!
46 Passage Choiseul, Paris 2ème
Ouvert du lundi au samedi de 11h30 à 16h

En savoir plus sur www.bioburger.info/

Holcim : Le premier ciment éco-conçu

Acteur majeur de la production de ciment, le Groupe Holcim vient de commercialiser  » Premium Multi-usages  » un ciment éco-conçu dans sa composition et son emballage. Sa commercialisation vient de commencer dans les réseaux de négoce et dans la plupart des magasins Castorama en France.

Composé de 36% de co-produits récupérés dans d’autres industries, ce ciment préserve ainsi les ressources naturelles et sa fabrication émet moins de CO2 grâce à l’utilisation de substituts au clinker, un constituant essentiel indispensable du ciment, mais très polluant.

Par ailleurs ce ciment est conditionné dans un sac 100% biodégradable, compostable et qui, une fois vidé, peut être jeté dans le bac dédié aux papiers et déchets recyclables, dans les filières professionnelles de recyclage ou déchetteries ou les filières de compostage.

Ce ciment est destiné aux ouvrages de maçonnerie courante : dallages, dalles, chapes, montages de murs…

Une cellule photovoltaïque hybride améliorée de 29 %

Trouver des moyens de capter les énergies renouvelables, c’est bien. Les rendre plus performants, c’est mieux ! Une équipe de chercheurs de l’Université de Cambridge a ainsi mis au point un nouveau type de cellule photovoltaïque hybride, permettant d’améliorer de 29 % l’efficacité des panneaux solaires.

La bonne nouvelle a été communiquée en ce début d’année dans une revue spécialisée. Pour atteindre de meilleurs résultats, les semi-conducteurs (silicium) habituellement utilisés dans les panneaux solaires sont remplacés par des matériaux organiques et polymères semi-conducteurs. Cette modification permet au matériau de convertir jusqu’à 44% de l’énergie solaire en électricité, tandis que les panneaux classiques atteignent 34%. Un gain très appréciable, d’autant que l’on gagnerait aussi en légèreté et flexibilité, puisque ces cellules s’apparentent à un film photographique et peuvent s’adapter à différents supports !

Une telle trouvaille laisse déjà rêveur et impatient, quant à sa commercialisation. La société Eight19 collabore actuellement avec les chercheurs de l’université britannique afin de mesurer les possibilités en ce sens. Deux à trois ans d’études devraient être nécessaires pour améliorer encore le dispositif et assurer sa stabilité. Néanmoins ce nouveau type de panneau pourrait vraisemblablement être commercialisé en 2015. Cerise sur le panneau, le prix de vente serait, selon les estimations des chercheurs, inférieur à celui d’un panneau comportant du silicium. Quand l’efficacité rime avec rentabilité, le solaire sort gagnant !

Pour aller plus loin : http://www.photovoltaique-organique.com/

Birmanie: La colère gronde contre un immense projet industriel

La colère monte peu à peu, dans le sud de la Birmanie, contre un projet industriel tentaculaire qui forcera des milliers de villageois à quitter leurs terres, une lutte qui symbolise un peuple longtemps muselé mais qui ose de plus en plus se faire entendre.

Dans l’esprit du gouvernement et des promoteurs, le port en eaux profondes de Dawei est une clé du développement de l’Asie du Sud-Est, un complexe relié à Bangkok et qui ouvre le chemin vers l’Europe en évitant Singapour et le détroit de Malacca. A terme, le projet de 250 kilomètres carrés comprendra notamment une aciérie, une usine de pétrochimie et une raffinerie. De l’industrie lourde et sale, que ne font pas oublier les maisons promises aux villageois, avec écoles, hôpitaux, eau courante et électricité. «On ne veut pas partir», proteste San Nyein, paysan de 53 ans du village de Mayingyi. «Notre région a des noix de coco, des noix de bétel, des cajous et des tamarins. Nous avons tout ce qu’il nous faut». «La mer nous nourrit depuis notre enfance. Où irons-nous pêcher si nous devons aller dans une ville nouvelle», renchérit Tin Hlaing, 56 ans, pêcheur d’un hameau voisin.

Explosion du prix des terres

Depuis quelques mois, les promoteurs immobiliers ont fait exploser le prix de la terre. «Quand nous nous sommes plaints, ils ont répondu que nous n’avions pas de documents de propriétés. Ils disent que le vrai propriétaire, c’est l’Etat, donc nous n’osons pas nous battre contre eux», a avoué à l’AFP un villageois sous couvert de l’anonymat. A terme, quelque 20.000 personnes sont censées être relogées, selon la presse gouvernementale. Mais avec la dissolution de la junte au pouvoir en mars 2011, après un demi-siècle d’un pouvoir militaire qui s’arrogeait le droit de disposer des terres à sa guise, la contestation n’est plus totalement taboue.

En septembre 2011, à la surprise générale, le gouvernement a suspendu un projet de barrage de 3,6 milliards de dollars construit par les Chinois en Etat Kachin (extrême-nord). Le président Thein Sein, qui a multiplié les réformes depuis sa prise de fonction, a de facto donné raison aux revendications des populations locales et des environnementalistes, au détriment de Pékin, allié de toujours. Un geste impensable auparavant. Plus récemment, c’est une centrale au charbon qui a été rayée du projet de Dawei.

Les villageois prêts à se battre

Les villageois de Dawei sont donc prêts à se battre. D’autant que le complexe avance bien moins vite que prévu et que les bulldozers tant redoutés ne sont pas encore sur place. Dans un pays éreinté par cinquante ans de gestion militaire, les experts soulignent que l’économie birmane toute entière doit être remodelée, avec des systèmes légal et bancaire et des infrastructures physiques à rebâtir. Et même si son potentiel suscite des convoitises, il est encore trop tôt pour imaginer un boom économique.

La compagnie Ital-Thai, en charge du projet, «a de gros problèmes pour lever des fonds, et ce n’est pas surprenant car les chiffres sont vraiment énormes», relève Sean Turnell, économiste à l’université Macquarie de Sydney. «Il y a eu un vrai revirement du sentiment des investisseurs dans ce projet et je pense que c’est surtout ça ce qui le ralentit». Le groupe thaïlandais assure que les investissements – 4,5 milliards de dollars pour la première phase, 8,5 milliards pour la deuxième – iront jusqu’au bout. Il évoque un complexe final d’une valeur de 50 milliards. «Notre projet a reçu l’approbation du gouvernement. Ils nous ont même demandé de l’accélérer et nous soutiennent sur le plan légal. Il n’y a pas lieu de s’inquiéter», relève Somchet Thinaphong, patron de la Dawei Development Company, filiale d’Ital-Thai. Mais les villageois regardent la bande de terre immaculée à nulle autre pareille qui les a vus naître, et ne peuvent se résoudre à la voir disparaître. A l’image de Than Myint, paysan de 64 ans. «Je veux rester ici (…). Nous ne comprenons pas la ville. Elles sont toutes pareilles».

Le panier de printemps, local et bio

Les beaux jours sont juste devant nous ! L’arrivée officielle du printemps est d’ailleurs pour ce mois ci. Puisque notre corps a besoin d’être boosté après l’hiver et que nos papilles réclament une cuisine variée et savoureuse, cap sur les bons produits de saison.

Parce qu’on ne mange pas de fraises en hiver ni de chou-fleur en été, parce que même les fromages ont une saisonnalité, découvrez les fruits, légumes, fromages et poissons du mois de mars, pour remplir votre panier de saison de produits locaux et de préférence bio, à la fois sains pour votre organisme et respectueux de l’environnement.
Les fruits et les légumes de mars
Même si dans les supermarchés, on trouve souvent tous les légumes quelque soit l’époque de l’année, se réapproprier les saisons, c’est bien plus qu’une démarche locale, c’est aussi (re)découvrir le plaisir de diversifier son assiette et profiter au maximum des bienfaits des fruits et des légumes.
Faites le plein d’énergie avec les légumes de mars :

*la carotte (particulièrement riche en vitamine A, minéraux et fibres),
*le céleri (bénéfique pour une bonne santé cardio-vasculaire),
*les choux (riches en antioxydants),
*le radis (un anti-fatigue riche en oligo-éléments et minéraux),
*le poireau (riche en minéraux, fer et vitamines C et B6),
*le salsifis (un allié minceur riche en glucides, vitamine E et fibres)
*et la pomme de terre (riche surtout en protéines et fibres, à consommer de préférence à la vapeur)

Sachez que c’est encore de saison, mais plus pour longtemps : l’endive (source de potassium, excellent pour la régulation de la pression artérielle et de vitamines variées C, B1, B2, PP, idéal pour les cures de désintoxication), le navet (bien pourvu en fibres et une bonne source de vitamines) et l’épinard (régulateur du transit intestinal, riche en fer et minéraux).

Profitez des derniers fruits d’hiver (en attendant les fameuses fraises) tels que la pomme, le kiwi, l’orange sanguine, la mandarine ou encore le pomelo.
Profitez des bienfaits des fromages de mars
Les qualités des fromages varient selon le type de lait (vache, chèvre, brebis) et l’alimentation des animaux, et en fonction de leur durée d’affinage.

Pour le printemps, on choisit, au choix, les fromages au lait de vache à pâte molle (à croûte lavée ou fleurie) comme le langres, le livarot, le neufchâtel. Sachez que le printemps annonce la saison de prédilection des fromages de chèvre : le crottin de chavignol et le rocamadour. Laissez vous tenter par les fromages au lait de brebis tels que le roquefort (à pâte persillée) et le broccio (fromage corse frais ou affiné). Savourez vos derniers fromages d’alpage comme le beaufort et le vacherin mont d’or.

Pour manger le meilleur du poisson toute l’année
Les poissons ont eux aussi une saison en fonction des naissances et des reproductions, ou des cycles de pêche.
Mars est le meilleur mois pour le brochet, la daurade, le haddock, le hareng, le lieu, la limande, la lotte, le merlan et la raie.
Et il est encore temps de se régaler avec : les coquilles Saint-Jacques, les huîtres, le cabillaud, le bar et les langoustines (mais avec modération).

Où trouver des paniers de fruits et légumes bio près de chez vous ?
Tout simplement sur Mon Panier bio qui répertorie tous les sites de vente directe.
Ca commence à sentir le printemps ! Faites vous plaisir avec des filets de daurade au Tahin ou encore un pesto de fanes de radis aux noisettes.

30.000 hectares de forêts perdues chaque année au Maroc

Le Maroc perd environ 30.000 hectares de forêts chaque année à cause de l’extension des projets immobiliers et de la faiblesse des programmes de reboisement .

« Environ 30.000 hectares de forêts son détruits chaque année à cause de l’extension des projets immobiliers dans les périphéries urbaines, des incendies et de la secheresse », selon un rapport de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) publié à la veille de la journée internationale des forêts, le 21 mars.

Ce document indique par ailleurs que la superficie forestière du Maroc est de 9% alors que la moyenne mondiale varie entre 15 et 20%.

« Les incendies de forêts, la faiblesse des projets de reboisement, l’exploitation du bois dans des activités industrielles ou pour le chauffage accentuent cette érosion forestière », ajoute l’AMDH.

Plus de 30.000 hectares d’arganiers, un arbre qui ne pousse qu’au Maroc et dont l’huile est utilisée dans la cosmétique, disparaissent chaque année à cause de la prolifération des grandes propriétés agricoles, précise encore l’ONG marocaine.

La désertification, qui touche plus de 200.000 hectares dans les oasis du sud du royaume, est un facteur supplémentaire limitant la superficie forestière, conclut le rapport.

La centrale solaire qui fonctionne même la nuit

A la centrale solaire Gemasolar, pas question de déprimer quand le ciel se fait nuageux: grâce à une technologie unique au monde, l’énergie accumulée quand le soleil brille permet de produire encore de l’électricité la nuit ou les jours de pluie.

Le site, opérationnel depuis mai dernier, ne passe pas inaperçu dans la plaine andalouse, dans le sud de l’Espagne.

Dès l’autoroute entre Séville et Cordoue, on aperçoit sa tour illuminée, dans laquelle se reflètent 2.650 panneaux solaires de 120 mètres carrés chacun, disposés sur un immense cercle de 195 hectares.

« C’est la première centrale au monde qui travaille 24 heures sur 24, une centrale solaire qui fonctionne de jour comme de nuit! », ne se lasse pas de raconter Santiago Arias, directeur technique de Torresol Energy, qui gère l’installation.

Son mécanisme est « très facile à expliquer », promet-il: les panneaux, en reflétant le soleil sur la tour, lui transmettent « une concentration d’énergie équivalente à 1.000 fois celle que nous avons au sol ».

L’énergie est emmagasinée dans une cuve remplie de sels fondus, à une température supérieure à 500 degrés. Des sels qui serviront ensuite à produire de la vapeur pour faire tourner une turbine et fabriquer ainsi l’électricité, comme dans une centrale thermosolaire classique.

C’est cette capacité à stocker l’énergie qui rend Gemasolar si différente, car elle permet que « pendant la nuit, nous continuions à produire de l’électricité avec l’énergie accumulée la journée », précise Santiago Arias.

Ainsi « j’utilise cette énergie comme cela m’intéresse et non comme le soleil me le dicte ».

Le bilan est très positif: la centrale « produit 60% d’énergie en plus par rapport à une centrale qui n’a pas de système de stockage », car elle peut fonctionner 6.400 heures par an, contre 1.000 à 2.000 heures chez les autres types d’usines solaires.

Machine à billets

« La quantité d’énergie que nous produisons par an est l’équivalent de la consommation moyenne de 30.000 foyers espagnols, donc, s’il s’agissait d’une zone d’habitations, d’environ 90.000 personnes », explique M. Arias, soit une économie annuelle de 30.000 tonnes de CO2.

Encouragées par un généreux système d’aides publiques, les énergies renouvelables ont connu un essor fulgurant en Espagne, numéro deux mondial dans le solaire et premier producteur d’éolien en Europe, devant l’Allemagne.

En 2011, le pays a couvert un tiers de sa demande d’électricité grâce aux énergies renouvelables, surtout l’éolien (16%), tandis que la part du solaire, bien que faible (4%), a doublé en un an, selon le gestionnaire du réseau de transport d’électricité REE.

Pour le projet Gemasolar, il a aussi fallu la contribution d’investisseurs étrangers: Torresol Energy est une co-entreprise entre le groupe espagnol d’ingéniérie Sener (qui a 60% de l’ensemble) et la société d’énergies renouvelables Masdar, financée par le gouvernement d’Abou Dhabi.

Car « ce genre de centrale coûte cher, non pour la matière première que nous utilisons, qui est gratuite, mais pour l’énorme investissement qu’elle demande », reconnaît Santiago Arias. La facture a dépassé les 200 millions d’euros.

Mais « le jour où l’entreprise aura fini de rendre l’argent aux banques (dans 18 ans, calcule-t-il), cette centrale deviendra une machine à fabriquer des billets de 1.000 euros! », assure-t-il, rappelant que le prix du baril de pétrole, qui était de 28 dollars en 2003, flirte désormais avec les 130 dollars.

Dans l’immédiat, la crise économique fait toutefois planer une ombre sur les projets de ce type: l’Espagne, au bord de la récession et engagée dans un effort de rigueur, vient de suspendre les aides aux nouveaux sites de production d’énergie renouvelable.

« Nous avons trois projets à l’arrêt » en raison de cette suspension, confie Santiago Arias, avouant aussi, dans un contexte de morosité mondiale, n’avoir pas encore réussi à vendre ailleurs la technologie de Gemasolar, malgré l’énorme intérêt suscité hors d’Espagne.

Voulez-vous coucher dans un arbre?

Nous sommes nombreux à choisir de réduire les superficies bien conçues et éco-construites + espaces de travail, embrassant la liberté financière, pragmatique et spirituelle que cela implique. Alors qu’en est-il d’une remorque pour les arbres?

Au Royaume-Uni la compagnie Blue Forest préfabriqué éco-PERCHE offre un refuge rafraîchissant qui non seulement peut accueillir quatre personnes, mais aussi est conforme aux normes.

Eco-PERCHE est plus moderne en esthétique,  poêle à bois et une salle intégrée à l’arrière pour les jardiniers, mais la conception peut être reconfiguré intégralement en studio ou bureau.

Assemblé avec des matériaux naturels, la structure peut être mise en œuvre dans les 5 jours, très peu d’incidence sur le paysage avec la préparation du site adéquat à l’avance. Contenu dans un 6 mètres par 8 mètres, la cuisine combinée, salle à manger, salon et chambre à coucher peut accueillir confortablement quatre personnes. Entouré d’une surface de toit en continu, sa géométrie ovale transversale relie visuellement avec le paysage extérieur par les fenêtres et d’une véranda avec un avant-toit formé en profondeur.

Eco-PERCHE est conforme à la Caravane du Royaume-Uni & Mobile Homes Act, et est une alternative plus attrayante pour les remorques de mauvaise qualité, ce qui donne une utilisation plus généreuse de l’espace, tout en restant efficace.

Placé dans un cadre naturel au milieu des arbres, le porche serait tout à fait l’endroit pour se détendre et regarder les nuages ​​passer.

Une option viable pour ceux qui ont besoin d’un cabane dans les arbres, rapidement.

Plus d’informations sur :  Blue Forest.

Extraction de l’uranium en Arizona, Le Grand Canyon en danger

En Janvier, le secrétaire de l’Intérieur Ken Salazar a émis une interdiction de 20 ans sur l’exploitation minière d’uranium à proximité du Grand Canyon. Mais l’entrepreneur Gregory Yount a intenté un procès pour renverser l’interdiction disant que les 700 pages de l’agence d’analyse de l’environnement étaient insuffisantes, et deux organisations de l’industrie nucléaire et le « National Mining Association » ont depuis également entamé des poursuites.

Lundi,  « l’Arizona Havasupai tribu » et une coalition de groupes environnementaux a déposé les papiers légaux pour intervenir dans le procès et défendre l’interdiction par le ministère de l’Intérieur.

La pollution d’uranium empoisonne déjà le Grand Canyon et ses environs, et la pression pour l’exploitation minière dans la région a provoqué l’indignation et les protestations des populations locales et les écologistes, ainsi que les services d’eau dans trois Etats dont les populations dépendent de l’eau de la rivière Colorado. De nouvelles mines menacent les terres emblématiques et les habitats fauniques et sont susceptibles de polluer ou d’épuiser des aquifères, ce qui pourrait amener les niveaux d’uranium dans les sources d’eau locales deux fois plus élevés que les normes de consommation.

26 nouvelles mines, 700 projets d’exploration

Selon le « Center for Biological Diversity », l’examen de l’agence ont montré que, sans une interdiction, 26 nouvelles mines d’uranium et 700 projets d’exploration d’uranium seraient développés, ce qui entraîne plus de 1300 hectares de perturbation de la surface et la consommation de 310 millions de litres d’eau.(Avec une interdiction, l’exploitation minière existante se poursuivra, mais on prévoit d’avoir environ un dixième des impacts de surface et un tiers de la consommation d’eau pour plus de 20 ans.)

Matthew Putesoy, Sr., Havasupai tribale vice-président, a déclaré: « La tribu des Havasupai s’oppose depuis longtemps à l’exploitation minière sur nos terres autochtones en raison de la menace que pose l’extraction d’uranium à nos usages traditionnels, les pratiques, les lieux sacrés, et les plantes, la faune, l’air et l’eau.  »

La motion a été déposée par la tribu des Havasupai, le Grand Canyon Trust, Center for Biological Diversity, le Sierra Club et la National Parks Conservation Association.

« Nous avons l’intention de défendre ces terres de cette attaque irréfléchie par le secteur de l’uranium », a déclaré Ted Zukoski, avocat personnel de Earthjustice. « Les eaux vivifiantes et les cerfs, les wapitis, des condors, et autres animaux sauvages qui s’y trouvent doivent être protégés contre la toxicité la pollution et l’industrialisation menacée par l’exploitation minière d’uranium à grande échelle. « 

Des solutions foisonnent au Forum mondial de l’Eau

« Le Bélier hydraulique reprend une technologie du XVIIIe siècle et 200 ans plus tard, nous sommes au Forum mondial de l’Eau pour faire la promotion de cette solution pour acheminer l’eau dans les villages isolés de montagne », explique Auke Idzenga de la Fondation AIDFI des Philippines.

Sa pompe n’a besoin ni d’électricité, ni de carburant, « il faut juste de l’eau courante, une rivière, et le dispositif utilise la force de gravité et la vitesse générée par cette eau pour produire la pression nécessaire », ajoute-t-il. S’il faut réparer, il suffit de disposer de charnières et de morceaux de pneumatiques.

Plus de 200 villages utilisent le « Bélier hydraulique » aux Philippines où il est géré par des associations d’usagers payant une petite redevance. Le dispositif coûte 8.000 dollars et permet d’alimenter jusqu’à 50 foyers.

Dans les pays pauvres sans réseau d’eau, femmes et enfants parcourent en moyenne 6 km chaque jour en portant des jerricans de 20 kg sur la tête. Le « Hipporoller » leur rend la tâche plus facile. « Il a été inventé par des militaires qui se sont dits pourquoi ne pas mettre l’eau dans une roue et la rouler », raconte le promoteur sud africain de ce conteneur rond de 50 litres muni d’une barre métallique permettant de le tirer ou de le pousser.

Le Hipporoller coûte 95 euros, dure entre 5 et 7 ans, ce qui représente environ 2 euros par personne et par an pour une famille de 10 personnes.

De l’eau à partir de l’air

Un conteneur standard, comme ceux transportés par les cargos, aménagé de parois intérieures semblables à un réfrigérateur, surmonté d’une éolienne rudimentaire capte l’air par trois orifices. Exposé au soleil et avec l’energie fournie par le vent, l' »Aquaplenty » peut fournir jusqu’à 1.000 l d’eau par jour.

« C’est en fait de l’eau de pluie naturelle, le principe est celui des nuages qui apportent l’eau », souligne Hans van der Vliet, le concepteur hollandais. Seule condition pour que ça fonctionne: une température extérieure d’au moins 15 degrés.

Le soleil permet aussi de désinfecter l’eau très simplement. Des bouteilles en plastiques remplies d’eau contaminée sont disposées sur un toit en tôle et les rayons UV détruisent microbes et bactéries.

Pour savoir quand l’eau est potable, on visse un petit boîtier muni d’un capteur solaire sur le goulot de l’une des bouteilles. « Un smiley souriant indiquera que la décontamination est réussie, il faut compter un minimum de 6 heures et la durée est bien sûre fonction de la saison et de l’intensité de l’ensoleillement », précise Angelika Stadelmann, responsable de la start-up autrichienne Helioz.

Au Nicaragua, où l’ouragan Mitch a détruit les réseaux de distribution d’eau en 1998, l’ONG Céramiques pour la paix a lancé le « Filtron ». Il ressemble à un pot de fleur, peut contenir jusqu’à 7 litres d’eau dont la salubrité est douteuse et la rend bonne à boire en quelques heures « après avoir éliminé 99,98% des parasites », affirme Beverly Pillers, responsable de l’ONG.

Ohio: des séismes liés à l’exploitation des gaz de schiste

S’il on administre  un élément impropre à votre corps, il le rejette ou se manifeste d’une manière ou d’une autre. La Terre, (Corps Vivant), semble indiquer à sa manière son refus d’ingérer les produits chimiques qu’on lui injecte pour en extraire de son sol du gaz, qui une fois consommé, de toute évidence polluera. Seulement voilà, le Monde n’en tient pas compte.

Une douzaine de séismes dans le nord-est de l’Ohio ont fort probablement été provoqués par l’injection souterraine d’eaux usées lors du forage de gaz de schiste, a indiqué aujourd’hui le gouvernement de l’État, en annonçant de nouvelles mesures pour serrer la vis aux gazières en matière de fracturation.

Les entreprises devront dorénavant soumettre des données géologiques plus complètes au moment de déposer leur requête pour forer un site.

Les gazières devront aussi assurer un suivi électronique de la composition chimique de toutes les eaux usées injectées sous pression dans le sol pour fracturer la roche en vue d’en extraire le gaz naturel.

Le ministère des Ressources naturelles de l’Ohio a adopté ces nouvelles règles à la lecture des conclusions du rapport sur le puits de Youngstown, des conclusions qui sont basées sur un «certain nombre de circonstances concomitantes».

Les activités au puits de Youngstown avaient débuté trois mois avant le premier séisme, soulignent notamment les enquêteurs.

Ils ont aussi remarqué que l’activité sismique se concentrait autour du trou de forage, et qu’une anomalie dans la roche précambrienne avait depuis été repérée à l’endroit où l’eau avait été injectée.

«Les géologues estiment qu’il est très difficile de réunir toutes les conditions pour provoquer des activités sismiques. En fait, toutes les preuves laissent croire que lorsque l’emplacement du puits est adéquat, l’injection n’entraîne pas de séismes.»

Le sous-sol du nord-est de l’Ohio et des États limitrophes recèle la formation géologique de schiste dite «Marcellus», où sont emprisonnées d’importantes réserves de gaz naturel. Les compagnies gazières y affluent pour forer des puits en utilisant la technique de fracturation hydraulique.

Ce processus prévoit la libération du gaz en injectant de l’eau dans le sol, mais cette eau doit être évacuée une fois que les compagnies l’ont utilisée. Les centrales municipales de traitement des eaux usées ne sont pas équipées pour retirer certains des contaminants se trouvant dans ces eaux, notamment les éléments radioactifs. L’une des solutions à ce problème consiste à réutiliser cette eau usée en l’injectant à nouveau dans le sol — une pratique courante, mais qui est interdite dans certains États.

Selon des experts, de récents séismes sont attribuables à l’exploration et à la production d’énergie, notamment le fait d’injecter d’énormes quantités d’eaux usées dans les puits. Ainsi, les scientifiques montrent du doigt des séismes de magnitude de 3 à 4 — pas assez puissants pour causer des dommages — qui ont eu lieu récemment en Arkansas au Texas, en Californie, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Suisse.

Et deux séismes de magnitude d’environ 5,0 qui avaient touché Denver dans les années 1960 étaient liés à l’injection d’eaux usées.

L’emplacement inadéquat du puits de Youngstown s’explique en partie par les données géologiques incomplètes mises à la disposition des autorités réglementaires, souligne-t-on dans le rapport de l’État d’Ohio.

Les nouvelles règles prévoient notamment que toute la diagraphie géophysique devra dorénavant être soumise aux autorités, afin de déterminer les propriétés des roches adjacentes du puits, ce qui n’avait pas été fait à Youngstown.

L’État veut aussi interdire toute fracturation dans la roche précambrienne, et interrompre la fracturation dans cette formation rocheuse là où elle est actuellement pratiquée. L’industrie devra aussi se munir de systèmes efficaces de contrôle de la pression et du volume d’eau injectée, et de valves de fermeture automatique d’urgence.

L’agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a transféré à l’Ohio en 1983 son autorité sur les procédés d’injections souterraines de puits, en autant que l’État n’adopte pas de normes moins élevées que celles de Washington.

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