Gucci présente ses premières lunettes écologiques

La marque italienne de luxe Gucci vient de présenter un premier prototype de lunettes écologiques, réalisé en partenariat avec le fabricant Safilo. Les montures sont conçues dans un matériau très innovant : le bois liquide. Ce matériau, également appelé Arboform, est un savant mélange de fibres de bois biodégradables, résines et lignine. Le tout forme une sorte de plastique non polluant facilement modelable pour la création de plusieurs formes de montures « vertes ». Le bois liquide ou Arboform est en effet recyclable à 90 % d’après les tests effectués par l’Institut Franhofer en Allemagne, inventeur de ce nouveau matériau.

Les verres des lunettes écologiques de Gucci sont aussi « éco-friendly » car ils sont à base de verre minéral (également extrait de la nature). Et les fixations sont réalisées avec du métal recyclé ! Ce prototype est une grande première dans le domaine des lunettes de soleil « haut de gamme ». A plus long terme, la marque Gucci compte visiblement commercialiser ces lunettes écologiques mais aucune date précise n’a été précisée à ce sujet pour le moment. A suivre…

Source : www.infos-lentilles-de-contact.com

La population des condors de Californie s’agrandit

La population des condors californiens serait de nouveau en phase de repeuplement grâce aux efforts des conservateurs des parcs naturels.

Les mesures prises par les conservateurs des parcs naturels de Californie (États-Unis) il y à maintenant 30 ans commencent à porter leurs fruits. Au dernier pointage, les condors étaient en effet au nombre de 405 – 179 individus dans des zoos et 226 à l’état sauvage -, soit environ huit fois plus qu’il y a vingt ans. Le saprophage continue cependant de faire partie de la trop longue liste des espèces menacées.

C’est également l’un des plus grands oiseaux du monde et le plus grand d’Amérique du nord. Le condor de Californie a en outre la réputation peu enviable d’être l’un des animaux les plus laids de la biodiversité du globe.

Le saturnisme serait la première cause de la mortalité des condors.

Un nombre important de ces oiseaux relâchés en parfaite santé sont morts peu après, essentiellement à cause de l’intoxication par le plomb des munitions ingérées depuis des cadavres d’animaux. Le plomb est en effet un métal très mou qui se dissout au contact des sucs gastriques de l’animal. Choix privilégié pour la chasse aux gros gibiers, il n’en provoque pas moins des troubles qui affectent l’intelligence, la vigilance et le comportement des oiseaux, d’où des collisions mortelles. Les condors de Californie, s’ils ont vu leurs effectifs repartir à la hausse, sont donc loin d’être tirés d’affaire.

Au lieu d’encourager les énergies propres, le gaz de schiste est de nouveau envisagé

L’Agence internationale de l’Energie (AIE) a proposé mardi une série de « règles d’or » destinées à doper l’exploitation des gisements de gaz non conventionnels en limitant l’impact environnemental, avec pour objectif de tripler la production de ces hydrocarbures controversés.

Dès l’an dernier, l’AIE, bras énergétique des pays industrialisés, avait prédit « un âge d’or du gaz » dans les prochaines décennies, mais celui-ci ne pourra se concrétiser qu’avec une exploitation extensive des ressources de gaz non conventionnels, a-t-elle averti dans un nouveau rapport présenté à Londres.

Or, l’avenir des gaz non conventionnels, appellation qui recouvre notamment les gaz de schiste, « est loin d’être assuré », notamment en raison de « l’opposition des sociétés civiles et des inquiétudes environnementales associées à son extraction », a noté l’AIE.

De fait, la technique actuellement utilisée consiste à « fracturer » la roche en profondeur par une injection d’eau et de produits chimiques, un processus controversé, répandu aux Etats-Unis mais interdit en France, jugé hautement polluant par ses détracteurs et à l’origine de secousses sismiques.

Cependant, selon l’AIE, l’adoption d’une série de « règles d’or » pourrait rendre l’exploitation des gaz de schiste plus acceptable pour les populations et plus sûre pour l’environnement, et « ouvrir la voie à un développement à grande échelle » de ces gisements.

« Si les impacts environnements et sociaux ne sont pas pris correctement en compte (par les industriels), il y a un véritable risque que l’opposition du public provoque un coup d’arrêt », alors que « des techniques acceptables pour l’environnement existent », a souligné Maria van der Hoeven, directrice exécutive de l’AIE.

Outre « une transparence complète » de la part des industriels, « les sites de forage doivent être soigneusement choisis pour (…) minimiser les risques de secousses sismiques », tandis que « les fuites dans les nappes phréatiques peuvent être empêchées par des standards plus élevés dans la conception des puits », préconise l’Agence.

« L’usage de l’eau (dans les forages) doit être réduit par des techniques plus efficaces, l’eau devant être récupérée et recyclée lorsque c’est possible », tandis que les gouvernements doivent « adopter des systèmes de supervision appropriés » susceptibles de stimuler l’innovation, ajoute le rapport.

Des règles dont la mise en oeuvre représente « un coût très limité » selon l’institution. Celle-ci évalue à 6.900 milliards de dollars d’ici à 2035 les investissements nécessaires à l’échelle mondiale dans le secteur du gaz, dont 40% destinés au développement des gaz non conventionnels.

Dans le scénario idéal concocté par l’AIE (si ces « règles d’or » sont appliquées), la production mondiale de gaz non conventionnels devrait plus que tripler d’ici à 2035, avec pour conséquence une baisse des cours susceptible d’entraîner un bond de la demande (+50% entre 2010 et 2035).

Le gaz fournirait alors 25% des besoins énergétiques de la planète, détrônant le charbon comme deuxième source d’énergie, derrière le pétrole. Et un tiers du gaz produit dans le monde serait alors du gaz non conventionnel, contre 14% aujourd’hui — un objectif qui implique le forage d’un million de puits de gaz non conventionnels d’ici à 2035.

Le principal producteur de gaz de schiste devrait rester les Etats-Unis (qui passeront devant la Russie comme premier pays producteur de gaz naturel), suivi par la Chine, riche de réserves conséquentes.

En revanche, si l’exploitation de gaz non conventionnels devait piétiner, faute d’acceptation par le public, la part du gaz dans la consommation énergétique mondiale stagnera, « très loin derrière le charbon » — avec des émissions mondiales de CO2 encore plus élevées, avertit l’AIE.

« La nature mettra fin à la croissance perpétuelle »

La croissance perpétuelle est-elle possible dans un monde fini ? Il y a quarante ans déjà, Dennis Meadows et ses acolytes répondaient par la négative. Aujourd’hui, le chercheur lit dans la crise les premiers signes d’un effondrement du système.

En 1972, dans un rapport commandé par le Club de Rome, des chercheurs de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT) publient un rapport intitulé « Les limites de la croissance ». Leur idée est simple : la croissance infinie dans un monde aux ressources limitées est impossible. Aussi, si les hommes ne mettent pas fin à leur quête de croissance eux-mêmes, la nature le fera-t-elle pour eux, sans prendre de gants.

En 2004, le texte est, pour la deuxième fois, remis à jour. Sa version française vient – enfin – d’être publiée aux éditions Rue de l’échiquier. En visite à Paris pour présenter l’ouvrage, Dennis Meadows, l’un des auteurs principaux, revient sur la pertinence de projections vieilles de quarante ans et commente la crise de la zone euro, la raréfaction des ressources et le changement climatique, premiers symptômes, selon lui, d’un effondrement du système.

Vous avez écrit votre premier livre en 1972. Aujourd’hui la troisième édition – parue en 2004 – vient d’être traduite en français. Pourquoi, selon vous, votre livre est encore d’actualité ?

Dennis Meadows : A l’époque, on disait qu’on avait encore devant nous quarante ans de croissance globale. C’est ce que montrait notre scénario. Nous disions aussi que si nous ne changions rien, le système allait s’effondrer. Pourtant, dans les années 1970, la plupart des gens estimait que la croissance ne s’arrêterait jamais.

C’est aujourd’hui que nous entrons dans cette période d’arrêt de la croissance. Tous les signes le montrent. Le changement climatique, la dislocation de la zone euro, la pénurie d’essence, les problèmes alimentaires sont les symptômes d’un système qui s’arrête. C’est crucial de comprendre qu’il ne s’agit pas de problèmes mais bien de symptômes. Si vous avez un cancer, vous pouvez avoir mal à la tête ou de la fièvre mais vous ne vous imaginez pas que si vous prenez de l’aspirine pour éliminer la fièvre, le cancer disparaîtra. Les gens traitent ces questions comme s’il s’agissait de problèmes qu’il suffit de résoudre pour que tout aille bien. Mais en réalité, si vous résolvez le problème à un endroit, la pression va se déplacer ailleurs. Et le changement ne passera pas par la technologie mais par des modifications sociales et culturelles.

Comment amorcer ce changement ?

Il faut changer notre manière de mesurer les valeurs. Il faut par exemple distinguer la croissance physique et de la croissance non physique, c’est-à-dire la croissance quantitative et la croissance qualitative. Quand vous avez un enfant, vous vous réjouissez, au départ, qu’il grandisse et se développe physiquement. Mais si a l’âge de 18 ou 20 ans il continuait à grandir, vous vous inquiéteriez et vous le cacheriez. Quand sa croissance physique est terminée, vous voulez en fait de la croissance qualitative. Vous voulez qu’il se développe intellectuellement, culturellement.
Malheureusement, les hommes politiques n’agissent pas comme s’ils comprenaient la différence entre croissance quantitative et qualitative, celle qui passerait par l’amélioration du système éducatif, la création de meilleurs médias, de clubs pour que les gens se rencontrent… Ils poussent automatiquement le bouton de la croissance quantitative. C’est pourtant un mythe de croire que celle-ci va résoudre le problème de la zone euro, de la pauvreté, de l’environnement… La croissance physique ne fait aucune de ces choses-là.

Pourquoi les hommes politiques s’entêtent-ils dans cette voie ?

Vous buvez du café ? Et pourtant vous savez que ce n’est pas bon pour vous. Mais vous persistez parce que vous avez une addiction au café. Les politiques sont accros à la croissance. L’addiction, c’est faire quelque chose de dommageable mais qui fait apparaître les choses sous un jour meilleur à courte échéance. La croissance, les pesticides, les énergies fossiles, l’énergie bon marché, nous sommes accros à tout cela. Pourtant, nous savons que c’est mauvais, et la plupart des hommes politiques aussi.

Ils continuent néanmoins à dire que la croissance va résoudre la crise. Vous pensez qu’ils ne croient pas en ce qu’ils disent ?

Prenons l’exemple des actions en Bourse. Auparavant, on achetait des parts dans une compagnie parce qu’on pensait que c’était une bonne entreprise, qu’elle allait grandir et faire du profit. Maintenant, on le fait parce qu’on pense que d’autres personnes vont le penser et qu’on pourra revendre plus tard ces actions et faire une plus-value. Je pense que les politiciens sont un peu comme ça. Ils ne pensent pas vraiment que cette chose appelée croissance va résoudre le problème mais ils croient que le reste des gens le pensent. Les Japonais ont un dicton qui dit : « Si votre seul outil est un marteau, tout ressemble à un clou. » Si vous allez voir un chirurgien avec un problème, il va vous répondre « chirurgie », un psychiatre « psychanalyse », un économiste « croissance ». Ce sont les seuls outils dont ils disposent. Les gens veulent être utiles, ils ont un outil, ils imaginent donc que leur outil est utile.

Pensez-vous que pour changer ce genre de comportements, utiliser de nouveaux indicateurs de développement est une bonne manière de procéder ?

Oui, ça pourrait être utile. Mais est-ce ça qui résoudra le problème ? Non.

Mais qu’est-ce qui résoudra le problème alors ?

Rien. La plupart des problèmes, nous ne les résolvons pas. Nous n’avons pas résolu le problème des guerres, nous n’avons pas résolu le problème de la démographie. En revanche, le problème se résoudra de lui-même parce que vous ne pouvez pas avoir une croissance physique infinie sur une planète finie. Donc la croissance va s’arrêter. Les crises et les catastrophes sont des moyens pour la nature de stopper la croissance. Nous aurions pu l’arrêter avant, nous ne l’avons pas fait donc la nature va s’en charger. Le changement climatique est un bon moyen de stopper la croissance. La rareté des ressources est un autre bon moyen. La pénurie de nourriture aussi. Quand je dis « bon », je ne veux pas dire bon éthiquement ou moralement mais efficace. Ça marchera.

Mais y-a-t-il une place pour l’action ? La nature va-t-elle corriger les choses de toute façon ?

En 1972, nous étions en dessous de la capacité maximum de la Terre à supporter nos activités, à 85% environ. Aujourd’hui, nous sommes à 150%. Quand vous êtes en dessous du seuil critique, c’est une chose de stopper les choses. Quand vous êtes au-delà, c’en est une autre de revenir en arrière. Donc oui, la nature va corriger les choses. Malgré tout, à chaque moment, vous pouvez rendre les choses meilleures qu’elles n’auraient été autrement. Nous n’avons plus la possibilité d’éviter le changement climatique mais nous pouvons l’atténuer en agissant maintenant. En réduisant les émissions de CO2, l’utilisation d’énergie fossile dans le secteur agricole, en créant des voitures plus efficientes… Ces choses ne résoudront pas le problème mais il y a de gros et de petits effondrements. Je préfère les petits.

Vous parlez souvent de « résilience ». De quoi s’agit-il exactement ?

La résilience est un moyen de construire le système pour que, lorsque les chocs arrivent, vous puissiez continuer à fonctionner, vous ne vous effondriez pas complètement. J’ai déjà pensé à six manières d’améliorer la résilience. La première est de construire « des tampons ». Par exemple, vous faites un stock de nourriture dans votre cave : du riz, du lait en poudre, des bocaux de beurre de cacahuète… En cas de pénurie de nourriture, vous pouvez tenir plusieurs semaines. A l’échelle d’un pays, c’est par exemple l’Autriche qui construit de plus gros réservoirs au cas où la Russie fermerait l’approvisionnement en gaz. Deuxième chose : l’efficacité. Vous obtenez plus avec moins d’énergie, c’est ce qui se passe avec une voiture hybride par exemple… ou bien vous choisissez de discuter dans un café avec des amis plutôt que de faire une balade en voiture. En terme de quantité de bonheur par gallon d’essence dépensé, c’est plus efficace. Troisième chose : ériger des barrières pour protéger des chocs. Ce sont les digues à Fukushima par exemple. Quatrième outil : le « réseautage » qui vous rend moins dépendant des marchés. Au lieu d’employer une baby-sitter, vous demandez à votre voisin de garder vos enfants et en échange vous vous occupez de sa plomberie. Il y a aussi la surveillance qui permet d’avoir une meilleure information sur ce qu’il se passe. Enfin, la redondance qui consiste à élaborer deux systèmes pour remplir la même fonction, pour être prêt le jour où l’un des deux systèmes aura une faille. Ces six méthodes accroissent la résilience. Mais la résilience coûte de l’argent et ne donne pas de résultats immédiats. C’est pour cela que nous ne le faisons pas.

Si l’on en croit un schéma de votre livre, nous sommes presque arrivés au point d’effondrement. Et nous entrons aujourd’hui, selon vous, dans une période très périlleuse…

Je pense que nous allons voir plus de changement dans les vingt ans à venir que dans les cent dernières années. Il y aura des changements sociaux, économiques et politiques. Soyons clairs, la démocratie en Europe est menacée. Le chaos de la zone euro a le potentiel de mettre au pouvoir des régimes autoritaires.

Pourquoi ?

L’humanité obéit à une loi fondamentale : si les gens doivent choisir entre l’ordre et la liberté, ils choisissent l’ordre. C’est un fait qui n’arrête pas de se répéter dans l’histoire. L’Europe entre dans une période de désordre qui va mécontenter certaines personnes. Et vous allez avoir des gens qui vont vous dire : « Je peux garantir l’ordre, si vous me donnez le pouvoir. » L’extrémisme est une solution de court terme aux problèmes. Un des grands présidents des Etats-Unis a dit : « Le prix de la liberté est la vigilance éternelle. » Si on ne fait pas attention, si on prend la liberté pour acquise, on la perd.

Energie solaire en Allemagne : l’équivalent de 20 réacteurs nucléaires tournant à plein régime

Le temps semble revenir au beau fixe pour le photovoltaïque. Vendredi et samedi, entre midi et deux heures, l’Allemagne a battu le record mondial de production d’énergie solaire : 22 gigawatts d’électricité, soit l’équivalent de 20 réacteurs nucléaires tournant à plein régime. Selon l’institut spécialisé dans les énergies renouvelables IWR, basé à Münster, cité par Reuters, cette production a permis de répondre à un tiers des besoins en électricité du pays vendredi, journée de travail classique, et presque la moitié de ceux du samedi, lorsque les bureaux et usines étaient fermés.
Ce record de 22 GW dépasse largement la production de l’année précédente à la même époque, de 14 GW. Si le grand ensoleillement sur le pays ces derniers jours a précipité les choses, la performance est surtout à mettre sur le compte de l’augmentation par l’Allemagne de sa capacité photovoltaïque installée, qui s’élève cette année à 26 GW, soit 8 GW supplémentaires en un an.

Le pays compte ainsi aujourd’hui presque autant de capacité installée que le reste du monde (27 GW en 2011), et obtient 4 % de ses besoins totaux annuels d’électricité à partir du soleil. Plus largement, avec l’éolien et la biomasse, la part des énergies renouvelables dans le mix électrique allemand atteint 20 %, en hausse de 20 % sur un an depuis la sortie progressive du pays de l’atome, selon Andreas Rudinger, chercheur associé à l’Institut du développement durable et des relations internationales, que je citais dans cet article. Au final, l’objectif de l’Allemagne est de réduire ses émissions nationales de gaz à effet de serre de 40 % d’ici 2020 par rapport aux niveaux de 1990.

Si ces derniers mois ont vu la banqueroute de plusieurs fabricants allemands de cellules photovoltaïques, dont le leader Q-cells, fragilisés par la concurrence chinoise, le secteur se porte malgré tout bien, comme l’indiquait Paolo Frankl, responsable de la division énergies renouvelables à l’Agence internationale de l’énergie, dans cette interview au Monde.fr en avril : « Dans tous les secteurs industriels, il y a toujours eu une phase de consolidation de l’industrie, qui signifie qu’elle devient plus mûre. C’est le cas actuellement pour le photovoltaïque. Ainsi, si certaines compagnies rencontrent des difficultés, il n’en est pas de même pour l’ensemble du secteur. Le marché a en réalité augmenté de manière exponentielle ces dernières années : la capacité d’installation était ainsi estimée à 17 GW en 2010 et 7 GW en 2009, contre 27 GW en 2011. »

Une ombre au tableau toutefois : les incitations financières au secteur données par l’Etat allemand ont entraîné une hausse du prix de l’électricité de 2 cents par kilowattheure, les consommateurs payant au final 23 cents par kWh (contre 18 cents pour la moyenne européenne, et 12 en France). Au total, les usagers allemands payent 4 milliards d’euros par an en plus de leurs factures d’électricité, uniquement pour subventionner l’énergie solaire, d’après un rapport publié en 2012 par le ministère de l’environnement, que cite Reuters.

Un coût de l’énergie qui pourrait s’accroître encore en raison des investissements nécessaires pour la modernisation et le développement des réseaux électriques. Selon les professionnels du secteur, le réseau est encore trop fragile, notamment sur l’axe nord-sud (le solaire étant concentré dans le sud du pays et l’éolien offshore dans le nord). Le président de l’Agence des réseaux allemande a ainsi déploré, dans un entretien mardi au journal berlinois Taz, le rythme « trop lent » de leur expansion : sur les 1 800 kilomètres de nouvelles lignes électriques prévues en 2009, dans un plan de moyen terme, seuls 214 km ont vu le jour, critique Jochen Homann. Selon La Tribune, les estimations vont de 250 à 4 500 kilomètres supplémentaires de réseau à construire. Le débat fait rage sur le sujet, tant sur le montant de l’investissement nécessaire que sur les responsabilités en jeu.

Les vertus des plantes sur nos relations sociales

Comment l’environnement affecte-t-il le fonctionnement psychologique d’une personne? Dans leur ouvrage «Pourquoi la nature nous fait du bien» (ed. Dunod), Nicolas Guégen et Sébastien Meineri ont tenté de démontrer à travers plusieurs expériences les vertus qu’auraient les plantes sur nos relations sociales…

«Autrefois on ne pensait qu’à se nourrir, et pourtant on cultivait les fleurs sans les manger. On leurs attribuait déjà un pouvoir.» Pendant des mois, Nicolas Guégen, professeur en Sciences du Comportement, a travaillé avec Sébastien Meineri, maître de conférences en psychologie sociale, pour démontrer les effets bénéfiques de l’environnement naturel sur les individus. Les deux auteurs ont combiné leurs études aux travaux de chercheurs majoritairement américains, afin de prouver que la présence des plantes «stimule nos relations sociales, certaines de nos aptitudes mentales et le bien être que nous ressentons au quotidien» (comme expliqué dans introduction de la première partie). «Il y a un engouement aux Etats-Unis et au Japon pour cette thématique, mais elle est très peu étudiée en France», explique Nicolas Guégen.

Lors d’une expérience, les auteurs se sont par exemple intéressés à des auto-stoppeurs masculins placés sur le bord de la route tout en tenant ou pas un bouquet des fleurs. Les automobilistes, hommes ou femmes, ont été majoritaires à s’arrêter à la vue de ceux qui détenaient le bouquet. «L’expérience de l’auto-stop est intéressante: la voiture roule à 110 km/h, on n’a pas le temps de prendre en compte le bouquet de fleur dans notre décision. C’est inconscient», poursuit-il.

Une seconde étude prouve que les plantes favorisent également le lien social: près d’un parc, un compère fait volontairement tomber un gant de sa poche et fait mine de ne pas s’en apercevoir. 72% des personnes lui ont signalé à l’entrée du parc, contre 91% à la sortie de celui-ci.

«Voir (…) un peu de verdure peut exercer des bienfaits considérables» expliquent les chercheurs au début de l’ouvrage. Et pour cause: une étude américaine menée en 1995 a conduit des étudiants de résidences universitaires à passer plusieurs batteries de tests d’attention dans leur chambre. Résultat: ceux dont la fenêtre donnait sur des espaces naturels étaient bien plus performants que les étudiants qui se trouvaient face à une vue dépourvue de végétation.

Comment expliquer ces constats? Par la culture ou la science? «Les deux» selon Nicolas Guégen. Par exemple, dans les hôpitaux où la nature est luxuriante, la morphine est moins utilisée par les patients: «Par eux-mêmes, ils génèrent leur propre endorphine grâce à un sentiment de bien être: les preuves sont là!» Tout découlerait de cette agréable sensation que nous procure la nature. Dans cet état de bien être, nous serions donc naturellement plus altruistes et plus attentifs aux autres, mais également plus apaisés.

L’Ile de Ré opte pour des bus électriques

Dans le cadre de la nouvelle offre de transport « RespiRé, vous allez être transportés » mise en place par le département de la Charente-Maritime et la Communauté de Communes de l’Ile de Ré, B.E Green par Keolis Charente Maritime pour assurer un service de navettes électriques reliant le continent et l’Ile.

L’opérateur a ainsi signé avec le transporteur un partenariat de location de bus électriques BE Green sur une durée de 6 et 4 mois.

D’avril à septembre 2012, deux bus B.E. green, l’un de 22 places et l’autre de 45 places, assurent la liaison quotidienne entre le continent et l’Ile de Ré (reliant le Belvédère à la plage de Sablanceaux). Pour l’usager, le prix du trajet s’élève à 1 euro.

Du 15 juin au 15 septembre 2012, les Rétais et les estivants bénéficieront de deux minibus électriques de 22 places (type Zeus) supplémentaires. Ils assureront la navette à travers deux itinéraires : du port d’Ars à la Plage de la Conche en passant par le Phare des Baleines et : du port de Saint Martin à la Plage du Gros Jonc, en passant par la coopérative.

Enfin, du 6 juillet au 3 septembre 2012, trois navettes électriques assureront les navettes des villages de Loix, Ste Marie de Ré et La Flotte en Ré. Ces navettes gratuites seront en correspondances avec la ligne 3 Ré – La Rochelle assurant 12 rotations quotidiennes avec le continent.

Chaque minibus électrique B.E. green dispose d’un accès aux personnes à mobilité réduite (PMR).

Selon le communiqué de presse de BE Green, cette initiative permettra d’économiser un minimum de 24 tonnes de CO2 sur l’ensemble des circuits exploités.

B.E. Green

52, rue Tabuteau
78530 BUC

Tel : 01.39.07.14.77
Mail : contact@b-e-green.com
Site : http://www.b-e-green.com

Allemagne, quelques heures de production « 100% renouvelables »

Le rythme d’expansion des réseaux électriques faisait débat en Allemagne lundi, alors que le pays pourrait connaître en ce jour férié, et pour la première fois de son histoire, quelques heures de production « 100% renouvelables ».

Le président de l’Agence des réseaux, qui supervise entre autres les réseaux électriques du pays, et le chef de file des députés Verts ont tous les deux déploré le développement « trop lent » de nouveaux réseaux, alors que le poids grandissant des renouvelables dans la production d’électricité et la perspective de l’abandon du nucléaire rendent indispensable une expansion de ceux-ci.

Le développement des réseaux « va trop lentement », a déclaré au journal berlinois taz daté de mardi Jochen Homann, président du régulateur, selon des extraits diffusés à l’avance de l’interview.

« Les quatre grands opérateurs de réseau ne sont pas à la hauteur de la tâche », a jugé pour sa part le chef de file des députés Verts, Jürgen Trittin, dans un entretien au quotidien Tagesspiegel de mardi, se prononçant pour une supervision par les pouvoirs publics du processus, pour le moment laissé aux soins de la sphère privée.

La modernisation et l’expansion des réseaux, en particulier du nord (qui concentre le gros de la production éolienne) vers le sud (où la demande est nettement plus élevée), est l’un des défis auxquels fait face l’Allemagne après sa décision l’an dernier de renoncer progressivement à l’énergie nucléaire.

« Le temps presse » sur cette question, a admis samedi dans son message vidéo hebdomadaire aux Allemands la chancelière allemande Angela Merkel.

Tous ces propos interviennent alors que, à la faveur d’une météo clémente, la production d’électricité issue de sources renouvelables a connu un pic dans le pays ces derniers jours.

Pour la première fois, la production d’énergie solaire a dépassé 20.000 mégawatts en Allemagne vendredi après-midi, selon une estimation de l’institut spécialisé IWR de Münster (ouest), qui évoque dans un communiqué un record mondial en la matière.

Et pour ce lundi de Pentecôte d’aucuns spéculent sur un jour « 100% renouvelable » où la conjonction de grand soleil, de vent et d’une demande contenue du fait d’un jour férié ferait que, au moins pendant plusieurs heures d’affilée pendant l’après-midi, le pays n’aurait recours qu’à des sources renouvelables pour son approvisionnement en électricité.

La loi oblige les opérateurs de réseaux à faire circuler en priorité l’électricité renouvelable, le courant provenant des centrales nucléaires ou au charbon ne venant qu’en complément.

Ce lundi, il se pourrait donc que les centrales conventionnelles soient contraintes de se mettre au repos pendant les heures de plus grand ensoleillement.

« La Pentecôte a montré combien de courant solaire l’Allemagne peut livrer », s’est félicité M. Trittin, jugeant que l’Allemagne n’avait aucunement besoin de construire de nouvelles centrales au charbon pour compenser l’abandon du nucléaire.

Le débat est vif en Allemagne sur les sources d’énergie appelées à remplacer le nucléaire. Là où les Verts misent entièrement sur les renouvelables, certains parient sur le charbon, voire ont émis l’hypothèse ces derniers jours que la date de fermeture des derniers réacteurs nucléaires, prévue en 2022, pourrait être repoussée.

« Coeur de Nature », Auchan ouvre 1000m² d’alimentation bio

Le 15 mai 2012, le Groupe Auchan a ouvert son premier magasin Coeur de Nature à Brétigny (95). Ce supermarché bio de 1000 m², situé sur le centre commercial de la Maison neuve, propose une offre complète de produits issus de l’agriculture biologique ou éco-labellisés en alimentaire et non-alimentaire.

Ce premier magasin de l’enseigne « Coeur de Nature » propose ainsi 13 000 références produits (800 en Métier de Bouche, 5200 en épicerie, Cave et Frais Libre Service, 7000 en Non Alimentaire) issues de plus de 250 fournisseurs, notamment français et régionnaux, dont environ 200 sont exclusivement des PME.
 »Avec Coeur de Nature, nous souhaitons promouvoir la consommation quotidienne de produits biologiques en rendant la bio accessible à tous. On y trouve une offre large, exclusivement bio, développement durable, respectueuse de la nature et de notre environnement, où l’agriculture biologique française et si possible locale est privilégiée », précise ainsi le Groupe Auchan.

L’objectif est également de faire de Coeur de Nature un véritable lieu de découverte et d’accueil, animé par des équipes de « bio addicts ». Ainsi, l’équipe des 30 personnes qui travaillent dans le magasin de Brétigny a suivi une formation de 7 semaines sur les produits et les labels bio,… et porte même des tenues de travail en coton 100% bio équitable et en polyester recyclé.

Ce que propose le magasin Coeur de Nature :

*L’espace  » Vente en Vrac  » : plus de 160 références avec un large choix de légumineuses, pâtes, sucre, thés, cafés… et qui permet au client d’acheter juste la quantité dont il a besoin et d’utiliser moins d’emballage.

*Un Bar à Muesli qui permet aux clients de composer eux-mêmes leur muesli (2/3 céréales et 1/3 de fruits)
Une cave à huiles qui propose de l’huile d’olive, de colza ou de tournesol à remplir soi-même dans de beaux flacons en verre ou plastique ainsi que plus de 120 autres huiles biologiques

*Un Bar de produits de soin du corps et de produits d’entretien Bio : au sein des rayons parfumerie et droguerie, Coeur de Nature propose une innovation unique au monde : un distributeur permet aux clients d’acheter la quantité souhaitée de produits de soin du corps et de produits d’entretien bio. 10 références sont disponibles: un liquide vaisselle, 2 choix de lessive liquide, un assouplissant, un shampooing, un gel douche, une crème lavante pour les mains, un nettoyant de salle de bain, un nettoyant cuisine, un nettoyant sol et surfaces. Le client prend un flacon vide et remplit la quantité souhaitée. Il scanne, pèse puis étiquette son produit. Lors d’un prochain achat, il peut réutiliser son flacon et le nettoyer grâce à une machine mise à sa disposition. Les produits de marque Coslys ou Etamine du Lys (partenaire pour ce nouveau concept) sont ainsi vendus jusqu’à 40% moins chers que sous forme déjà pré-emballée.

*L’espace fruits et légumes qui se veulent « issus des meilleurs terroirs, et cultivés prioritairement par des producteurs locaux ou régionaux » selon le Groupe Auchan.
L’espace Boulangerie artisanale et bio « Patibio » qui propose une large gamme de pains (à l’épeautre, sans gluten,…) cuite toutes les deux heures en magasin.

*Une boucherie traditionnelle bio avec une gamme de viandes et de volailles bio 100% françaises
Un stand de fromages bio qui propose un large choix de fromages bio de nos régions.
Une poissonnerie engagée pour une pêche durable : les poissons proposés ne sont pas concernés par la surpêche, sont de saison, et issus majoritairement des pêches côtières françaises et de la pêche à la ligne.
Un rayon épicerie qui propose notamment une très large gamme de produits sans gluten, sans lactose ou sans sel. On y trouve même du miel des ruches Coeur de Nature, situées à côté du magasin. Ou encore une gamme d’alimentation bio pour animaux de compagnie!

*Une Cave avec une sélection de bières, de cidres, champagnes et de vins allant jusqu’aux appellations les plus prestigieuses.

*Un espace bébé : alimentation, produits de soin, équipement en petite puériculture et habillement.

*Un espace « plaisir de la cuisine » : décorations écolos, ustensiles en bambou ou verre recyclé, des poêles en céramiques sans PFOA ni PFE,…

*Un espace parfumerie et bien-être avec plus de 3500 références produits : compléments alimentaires, cosmétiques, huiles essentielles, maquillage,…

*Une librairie avec une large sélection de livres pour s’informer sur les sujets en rapport avec la Bio et le développement durable.

Et ce n’est pas tout ! Les caddies sont issus de plastique recyclé, une borne sur le parking permet aux clients de recharger gratuitement leurs véhicules électriques, une borne de recyclage est également installée sur le parking (piles-batteries, ampoules, chargeurs, cartouches d’encre, téléphonie et petit électroménager)… et l’intégralité du bâtiment a été pensé de façon durable dans des soucis d’économies d’eau et d’électricité. Trop beau pour être vrai ?!

Avec Coeur de Nature, le Groupe Auchan se lance donc à l’assaut du bio. « Auchan se donne jusqu’en décembre pour évaluer le potentiel de Coeur de Nature », a indiqué le directeur de l’enseigne Auchan en Ile-de-France, Thierry Palluat de Besset. Alors que le marché du bio est estimé à 4 milliards d’euros et que les ventes sont en plein boom, il fallait s’attendre à ce que de grands groupes viennent concurrencer les enseignes spécialisées comme Biocoop, Naturalia ou encore Naturéo. Il se dit même que Carrefour prépare également le lancement se son enseigne bio à Paris en 2013… il ne lui manquerait aujoud’hui que l’emplacement.

Comment les enseignes spécialisées bio vont-elles réagir face à l’arrivée de la grande distribution sur leur secteur d’activité ? Le succès de Coeur de Nature sera-t-il au rendez-vous ? Quels critères vont privilégier les Français ? « Le bio de masse » a-t-il un avenir auprès de consommateurs à la recherche d’authenticité et de proximité ? La grande distribution est-elle réellement capable de s’engager dans la défense d’une bio exigeante et le soutien des producteurs indépendants comme le font les enseignes spécialisées ? Plusieurs fournisseurs bio ont refusé de fournir leurs produits au magasin Coeur de Nature… voyons maintenant quels choix fera le consommateur alors même qu’un magasin Naturéo et qu’une petite Biocoop se trouve sur le même centre commercial.

Quel impact a l’éclairage public sur les écosystèmes?

Une étude révèle que l’éclairage public modifie les comportements des insectes et affecte la composition de leurs populations, de jour comme de nuit.

Selon de récentes estimations, l’éclairage public progresse d’environ 6% chaque année dans le monde. Or, les biologistes savaient déjà que cette lumière artificielle avait un retentissement sur les végétaux, les insectes et même les mammifères habitués à vivre la nuit. Ils avaient en effet constaté que cet éclairage jouait sur leur organisme et par là-même sur leur comportement. Toutefois, l’étude publiée aujourd’hui dans la revue Biology Letters de l’Académie des sciences britannique va plus loin.

Pour les besoins de cette recherche, Thomas Davies et son équipe de l’Université britannique d’Exeter ont posé des pièges à insectes dans la petite ville de Helston, directement sous des réverbères espacés de 35 mètres et entre chacun d’entre eux. En trois jours et trois nuits, ils ont ainsi capturé 1.194 invertébrés terrestres, appartenant à 60 espèces différentes. Des prises qui ont indiqué aux scientifiques que « qu’il s’agisse d’échantillons pris la nuit ou le jour, les invertébrés étaient plus abondants à proximité des sources d’éclairage ». Autre ékément important, « la composition des communautés d’invertébrés sous les lampadaires était également significativement différente de celles situées à l’écart », les cinq espèces les plus présentes étant les faucheux, les fourmis, les carabes, les cloportes et les amphipodes.

Selon les chercheurs, ce résultat signifie que l’éclairage public a un impact durable sur la composition de ces communautés d’insectes. Un impact en tout cas bien supérieur au simple fait d’attirer par une lumière vive pendant la nuit certaines espèces qui se disperseraient de nouveau pendant la journée. D’autant plus que parmi les cinq espèces « sur-représentées », on retrouvait de jour comme de nuit faucheux, fourmis et carabes. Comme ils l’expliquent, ce déséquilibre pourrait donc bien avoir un retentissement beaucoup plus vaste en interférant sur l’ensemble de la chaîne alimentaire, ce qui, à long terme, risque d’altérer l’ensemble d’un écosystème.

Au vu de l’importance de leur découverte, les auteurs de l’étude souhaitent que d’autres recherches se penchent sur la question. Un sujet d’autant plus crucial que l’introduction de nouvelles technologies d’éclairage (halogènes ou LED), pourrait encore augmenter les effets néfastes de l’éclairage public sur l’environnement. En effet, la gamme de longueurs d’ondes émise est plus importante et les organismes y sont davantage sensibles.

Une solution à l’intermittence des énergies renouvelables

Une centrale « hybride », associant deux énergies renouvelables (géothermie et solaire), a été inaugurée au Nevada. La permanence de l’énergie fournie par la terre compense l’intermittence de celle fournie par le soleil.

Une première mondiale a été réalisée à la mi-mai dans une zone quasi désertique du Nevada : l’adjonction de panneaux solaires photovoltaïques à la centrale géothermique de Stillwater, constituant un concept nouveau de centrale « hybride » et « tout renouvelable, selon le site américain Inhabitat, reprenant Clean Technia et le Département américain de l’énergie,

Une puissance de 26 MW solaires a été ainsi ajoutée aux 33 MW de la centrale géothermique, qui existe depuis 2009. C’est une filiale du groupe italien ENEL, Enel Green Power North America (EGP), qui a procédé à l’installation des 89.000 modules photovoltaiques sur un terrain adjacent à l’unité géothermique. ENEL considère l’isstallation du Nevada comme un prototype pour développer d’autres projets de cette nature.

Les installations éoliennes ou solaires doivent généralement être appuyées par des installations thermiques (généralement au charbon ou au gaz) qui fournissent une électricité de base, destinée à lisser l’irrégularité du vent et du soleil et à faire face aux pics de consommation. L’unité hybride de Stillwater combine deux énergies renouvelables présentant cette complémentarité.

Ce principe d’association entre une énergie variable et une énergie régulière pourrait également être appliqué à des sources éoliennes et hydro-électriques.

Le secrétaire américain à l’énergie Steven Chu s’est lui-même félicité d’un concept qui est selon lui appliqué pour la première fois dans le monde.

 

Solar impulse a décollé pour le Maroc aujourd’hui

L’avion expérimental solaire suisse Solar Impulse a décollé jeudi 24 mai de l’aérodrome de Payerne, dans l’ouest de la Suisse, pour rallier le Maroc via une escale à Madrid. Soit 2 000 kilomètres effectués sans une goutte de carburant. Pour se propulser, l’appareil s’appuie sur les 12 000 cellules photovoltaïques qui recouvrent ses ailes et alimentent quatre moteurs électriques d’une puissance de 10 chevaux chacun.

Le prototype, de l’envergure d’un Airbus A340 et du poids d’une voiture familiale moyenne, a quitté sans accroc la piste de décollage suisse vers 8h30 jeudi matin, avec deux heures de retard sur l’horaire prévu, en raison d’un brouillard persistant. Aux commandes de l’avion expérimental, le pilote et cofondateur du projet André Borschberg.Il est attendu à l’aéroport de Madrid-Barajas vendredi matin.

L’explorateur et autre cofondateur du projet Bertrand Piccard prendra ensuite le relais pour emmener l’appareil par dessus le détroit de Gibraltar vers sa destination finale, Rabat, au Maroc. Le voyage est à suivre en direct sur le site du projet Solar Impulse. Ce vol, lors duquel l’avion traversera pour la première fois la Méditerranée, doit servir « d’ultime répétition avant le tour du monde en 2014 », objectif final de cette aventure entamée il y a sept ans.

http://live.solarimpulse.com

 

Osez les matériaux écologiques pour votre maison

Vous projetez prochainement de construire votre nouvelle maison ? Faites un geste écolo ! Optez pour des matériaux écologiques ! Le béton et le ciment sont dorénavant passés de mode, le chanvre, le bois, la terre crue et la paille sont les grandes tendances du moment !

Le bois est très sollicité dans la construction de maisons. C’est un matériau écologique, souple et très robuste, possédant une bonne résistance aux temps et aux intempéries climatiques. Entièrement recyclable, cette matière provient d’une source renouvelable, mais à condition bien sûr de s’approvisionner localement. Le bois n’est donc pas nocif à l’environnement. Même si le coût de construction d’une maison en bois est plus élevé que celui d’une maison classique, c’est tout de même un investissement très intéressant. Le bois est un excellent isolant thermique. Sur du long terme, vous ferez des économies conséquentes sur vos dépenses en énergies.
Très économique, la paille est le matériau écologique par excellence. Ce système nous vient directement des Etats-Unis et commence petit à petit à intéresser les constructeurs français. Les raisons ? En dehors de son coût particulièrement attractif, la paille est également une matière entièrement renouvelable, ne polluant pas l’environnement. Contrairement aux idées reçues, la paille est un excellent isolant thermique et phonique pour la maison. Même s’il a été prouvé que la paille, a une bonne résistance contre le feu et l’humidité, peu nombreux sont les entrepreneurs qui se lancent dans cette entreprise.

Après le bois, la terre crue est la plus sollicitée par les constructeurs et les architectes. L’heure est au développement durable, les maisons se font de plus en plus dans des matériaux écologiques. Le plus grand avantage de la terre cuite ? Elle propose d’innombrables techniques de construction. Elle peut être également associée à d’autres matériaux naturels comme l’argile ou les fibres végétales. Excellente arme contre l’humidité, ce matériau régule l’hygrométrie de la maison. La terre cuite est également utilisée dans la confection de briques écologiques.

Plusieurs facteurs sont à prendre en compte pour évaluer la qualité écologique d’un matériau. Il faut comprendre que le pouvoir d’un élément à conserver l’environnement ne dépend pas du fait qu’il soit naturel.

Les matériaux écologiques les plus utilisés

La gamme de matériaux écologiques est tellement large qu’il serait difficile de tous les citer. Les plus utilisés sont toutefois le béton de chanvre, le bois, la paille, la brique de terre compressée et la paille. Cette dernière est la plus pratique d’un point de vue financier, car elle coûte environ 1à2 € la botte.

Pour les substances qui seront utilisées en tant qu’isolant, le lin, la laine de mouton et le liège sont les plus prisés. Le premier est intéressant pour les murs et la toiture, le second est spécialement conseillé pour les combles et le troisième pour les cloisons et les murs. La ouate de cellulose peut également être utilisée pour le plancher.

La terre-argile, composée de silt, de sable et de l’argile, est aussi un élément qui peut servir dans un but environnemental.

Les critères de choix des matériaux écologiques

Choisir des matériaux écologiques revient à considérer tous les composants des matériaux de construction. Le lino est recommandé pour le sol, mais il faut bien contrôler l’impact écologique de la colle. Pour les enduits, il y a la pâte à papier, la chaux, le plâtre ou l’argile. Les peintures acryliques sont plus conseillées que celles à base d’huile.

D’un point de vue sanitaire, il faut savoir que les fibres fines sont nocives pour les poumons. Les grosses particules tombantes peuvent être mortelles et celles qui sont mincessont toujours néfastes.

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