Un refuge 100% énergie renouvelable dans les Alpes

Dans les Alpes, un propriétaire de refuge aux allures de Géo Trouvetout a bâti à 2.000 mètres d’altitude un refuge autonome, fonctionnant aux seules énergies renouvelables, une exception parmi les 300 refuges de montagne français, en retard en termes de solutions écologiques.

Après les lacets de la montée de l’Alpe d’Huez se dessine au sommet d’un col verdoyant le refuge de Sarenne, confortable chalet de bois et de pierres qui se targue de pouvoir recevoir, été comme hiver, jusqu’à une vingtaine de convives en ayant recours uniquement aux énergies renouvelables.

Le propriétaire, Fabrice André, ancien ingénieur agronome et bouillonnant inventeur, a investi près de 225.000 euros pour faire fonctionner cette bâtisse atypique qui n’est raccordée ni au réseau électrique, ni au réseau d’eau et n’utilise pour autant aucun carburant.

Pour remplacer les lignes à haute tension, il a installé 20m2 de panneaux photovoltaïques sur le toit, qui, les jours de mauvais temps, sont relayés par deux éoliennes à rotation verticale.

S’ajoute pour la production d’eau chaude des panneaux photothermiques et une microcentrale électrique alimentée par un torrent de montagne, ainsi qu’une chaudière à gazéification durant les mois d’hiver. L’imposant four d’acier brûle bois, cartons et papiers, puis comprime à très haute température les fumées et gaz émis pour les transformer en un combustible utile pour le chauffage au sol.

Ce refuge expérimental « est un cas rare, tout a fait expérimental, mais génial », souligne Frédi Meignan, gardien du refuge du Promontoire en Isère et président de l’association écologiste Mountain Wilderness.

Car si les panneaux solaires se généralisent dans les quelque 300 refuges français, il reste encore « beaucoup d’efforts » à accomplir pour remplacer les générateurs thermiques au gasoil et les poêles au gaz (dont les carburants sont acheminés par hélicoptère), regrette le militant écologiste.

« C’est terrible pour l’ennvironnement », renchérit ce gardien de refuge qui déplore le manque d’investissement des financeurs publics et privés dans l’aménagement estival de la montagne et le peu de « créativité » pour trouver des solutions innovantes.

« Il faut clairement sortir de cette logique qui consiste à vouloir adapter ce qui se fait en bas à la montagne. Cela coûte très cher en raison de la configuration des terrains », poursuit le professionnel qui, dans son refuge, ne dispose que de sept jours d’autonomie électrique grâce aux panneaux solaires.

Principal gestionnaire des refuges, la Fédération française des clubs Alpins et de la Montagne (FFCAM) s’est cependant lancée dans un programme de rénovation. Entre 2000 et 2009, vingt de ses quelque 120 bâtiments ont été restaurés parmi lesquels le refuge du Goûter sur le massif du Mont-Blanc. Neuf nouvelles restaurations de refuges de la FFCAM sont prévues d’ici à 2015.

Vitrine des Alpes françaises, le nouveau refuge, dont l’ouverture est prévue fin août, est ainsi vanté comme un exemple de développement durable, avec capteurs solaires sur la façade, triple vitrage et aspiration sous vide des WC.

Le refuge du Goûter, perché à 3.835 mètres d’altitude avec une capacité d’accueil de 120 personnes, prévoit lui aussi de fonctionner uniquement aux énergies renouvelable, à l’exception de la cuisinière au gaz.

« A cette altitude, avec les conditions extrêmes, c’était un véritable défi », souligne Thomas Buchi, l’un des architectes de la structure, alors que les éoliennes prévues initialement ont dû être abandonnées en raison des vents trop violents.

Mais, « le refuge du Goûter reste une exception, même s’il a la mérite de montrer que l’on est capable de faire des choses », nuance Frédi Meignan, alors que le coût des travaux, assumés entre autres par l’Union européenne, a été estimé à plus de 6,5 millions d’euros.

L’éclairage nocturne des commerçants devient illégal

A partir du 1er juillet, les commerces devront éteindre leurs lumières dès 1h du matin pour réaliser des économies énergétiques et financières. Une mesure qui ne fait pas l’unanimité.

Plus d’enseignes publicitaires éclairées de 1h à 6h du matin. Telle est la décision suite à un arrêté, annoncé en décembre dernier par Nathalie Kosciusko-Morizet. Il tend à interdire l’éclairage des vitrines et l’intérieur des « bâtiments non résidentiels », à savoir les bureaux, commerces ou hôpitaux.

La mesure est particulièrement destinée aux grandes villes et aux agglomérations, reines des Watts. Déjà, plus de 3000 communes de petites tailles ont banni l’éclairage nocturne. Un éco-geste encouragé par la subvention mise en place en février par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. Au total : 20 millions d’euros ont été dégagés en faveur des communes de moins de 2000 habitants prêtes à réduire leur consommation.

Ce virage écologique n’est pas accueilli par tous de façon positive, à commencer par les professionnels du tourisme et du commerce. Interrogé par Le parisien, Claude Boulle, président de l’union des commerces de ville, a indiqué qu’il « espérait qu’il y aurait certaines dérogations pour des zones géographiques ou pour les périodes de Noël par exemple ». La question de la sécurité a également été soulevée.

Économiser l’énergie durant la journée pourrait s’avérer être une solution à cette dissension. La mise en place de détecteurs de présence ou de machines faisant varier la lumière en fonction de l’éclairage extérieur répondrait à cette exigence.

Dans ce sens, les professionnels se concentrent uniquement sur la réduction de la facture énergétique, sans prendre en compte l’aspect nuisible des éclairages. Chauves-souris, oiseaux migrateurs, insectes de nuit… tous doivent s’adapter pour se déplacer, victimes de la lumière artificielle. Notre corps humain aussi est fragilisé, comme en atteste l’étude en 2005 des chercheurs de l’université de Toronto qui souligne les effets (méfaits) de la lumière sur notre sommeil (développement plus rapide de certains cancers, diabète, dépressions…).

Pourtant, la dite facture n’est pas moindre. L’arrêté permettrait en effet d’économiser 170 millions par an.

Allemagne : Construction de 36 stations à hydrogène

Dans le cadre de son Programme national d’innovation pour les technologies de l’hydrogène et des piles à combustible (NIP), le gouvernement fédéral soutient à hauteur de 20 millions d’euros la construction de 36 stations-service à hydrogène en Allemagne. Ces stations-service, destinées à alimenter des véhicules équipés de piles à combustible à hydrogène, complèteront le réseau déjà existant de 14 stations pour parvenir au nombre de 50 d’ici 2015. Elles bénéficieront par ailleurs d’un suivi en recherche et développement. Les entreprises Daimler, Linde, Air Products, Air Liquide et Total comptent parmi les partenaires industriels de ce projet.

 

Israël : Un escargot transformé en pile électrique

Récemment des chercheurs israéliens ont réussi à implanter un dispositif d’électrode biocatalytique dans un escargot, le transformant en une pile à combustible. Deux électrodes, revêtues de deux enzymes différentes (que l’on trouve normalement dans l’hémolymphe de l’escargot, l’équivalent du sang chez les arthropodes), ont été introduites dans le corpus des escargots. L’une des enzymes décompose le glucose (le carburant), perdant des électrons dans le processus, l’autre électrode recueille les électrons, et les transmet à des ions positifs dans l’hémolymphe. Cette pile à combustible à base d’escargot était en mesure de produire quelques microwatts de puissance (les calculatrices à cellules solaires fonctionnent avec une puissance de l’ordre du microwatt) et d’atteindre une tension de 0,53 volts. Ces dernières années de nombreux chercheurs en médecine et bio-ingénieurs ont montré un intérêt croissant pour la récolte de cette énergie bioelectrique afin d’alimenter d’autres appareils bioélectroniques implantés ou annexés à des corps vivants (humains ou non).

Il y a déjà eu quelques tentatives de « récolter » l’énergie provenant d’organismes vivants mais, selon ces chercheurs, ce résultat d’implantation et d’extraction à partir d’un petit invertébré vivant « est encore plus difficile et n’avait pas encore été atteint à ce jour. »L’abstract de l’article [fusion_builder_container hundred_percent= »yes » overflow= »visible »][fusion_builder_row][fusion_builder_column type= »1_1″ background_position= »left top » background_color= » » border_size= » » border_color= » » border_style= »solid » spacing= »yes » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » padding= » » margin_top= »0px » margin_bottom= »0px » class= » » id= » » animation_type= » » animation_speed= »0.3″ animation_direction= »left » hide_on_mobile= »no » center_content= »no » min_height= »none »][1] précise que « l’escargot électrifié, en tant que dispositif biotechnologique vivant, a été en mesure de régénérer le glucose consommé par les électrodes biocatalytiques, grâce a une alimentation appropriée et de la relaxation, puis de produire une nouvelle ‘portion’ d’énergie électrique. L’escargot avec une cellule de biocarburant implantée sera en mesure de fonctionner dans un environnement naturel, produisant un micro-courant électrique durable pour l’alimentation de différents dispositifs bioélectroniques. »

Cette recherche est une collaboration entre des chercheurs du Départment de Chimie et de Sciences Biomoléculaires de l’Université Clarkson, à Potsdam, New York, et le Département d’Ingénierie Biotechnologique Avram and Stella Goldstein-Goren et l’Institut de Nanotechnologie Ilse Katz, à l’Université Ben-Gourion du Néguev, Beer-Sheva, Israël.[/fusion_builder_column][/fusion_builder_row][/fusion_builder_container]

La politique « prise en otage » par la « mafia du nucléaire »

Greenpeace a lancé une campagne choc en Belgique, avec notamment un clip montrant le premier ministre socialiste, Elio Di Rupo, « pris en otage » par la « mafia du nucléaire », alors qu’une prolongation de la durée de vie de plusieurs réacteurs se profile.

Voir la vidéo : Greenpeace

Sur la courte vidéo postée sur Youtube en début de semaine par l’organisation dedéfense de l’environnement, un homme aux cheveux noirs et au noeud papillon rouge — à l’image du chef du gouvernement — ligoté et malmené par des gangsters. Le faux Elio Di Rupo, revolver collé sur la tempe, est obligé de lire le message : « Les centrales nucléaires resteront ouvertes dix années de plus ».

ACTION CONTRE ELECTRABEL

Greenpeace a enfoncé le clou mercredi matin. Une quarantaine de ses militants, se présentant comme des membres du Parti socialiste, ont investi l’entrée du siège bruxellois d’Electrabel (GDF Suez), principal opérateur des sept réacteurs nucléaires belges, qui milite pour une prolongation des réacteurs.

Les militants anti-nucléaire ont réussi à placarder sur la façade une grande banderole reprenant le logo du PS et indiquant : « La mafia du nucléaire et nous, c’est fini ».

Le PS a immédiatement condamné la « récupération de son image par Greenpeace, qui dupe les citoyens par des procédés de plus en plus douteux ». Electrabel a dénoncé une « démagogie jamais vue ».

L’AVENIR DE LA FILIÈRE NUCLÉAIRE BELGE

Greenpeace assume néanmoins son action, qu’elle justifie par l’imminence de la publication d’un rapport du secrétaire d’Etat à l’environnement et à l’énergie,Melchior Wathelet, sur l’avenir de la filière nucléaire belge.

Selon la presse belge, Melchior Wathelet s’apprête à proposer effectivement la prolongation de l’activité des trois, ou d’une partie des trois, réacteurs nucléaires les plus anciens au-delà de 2015.

« Notre clip, volontairement dur, arrivera peut-être à faire prendre conscience qu’Electrabel agit comme une mafia », a déclaré un porte-parole de l’association.

Selon une loi adoptée en 2002, la Belgique, à l’instar de l’Allemagne, doit sortirfermer ses trois réacteurs les plus anciens en 2015 et les quatre autres en 2025 au plus tard. Mais la loi prévoit qu’ils pourraient être prolongés si le pays risque de connaître des problèmes d’approvisionnement en électricité.

Mongolie : Les ressources minières très convoitées

Si l’image de la Mongolie est celle d’une terre d’éleveurs et d’agriculteurs, les ressources du pays résident en réalité davantage dans son sous-sol. Au sein d’immenses mines à ciel ouvert qui creusent le désert de Gobi, ce pays, grand comme trois fois la France, dispose non seulement d’assez de charbon pour alimenter l’énorme demande de la Chine dans les cinquante prochaines années, mais aussi de vastes trésors de cuivre, d’or, d’uranium et autres minéraux que le monde entier convoite. Au point d’attirer massivement les investisseurs étrangers, sous la pression de ses deux puissants voisins, Pékin et Moscou.

« Deux sites géants devraient à eux seuls assurer la fortune du pays pendant des décennies », explique Le Figaro, qui publie un reportage dans la capitale Oulan-Bator. Le premier, Talvan Tolgoi (littéralement « les cinq collines »), est le plus grand gisement de charbon de haute qualité au monde avec plus de 7 milliards de tonnes de réserves. Cette mine, située à seulement 200 km de la frontière chinoise, doit pouvoir alimenter les sidérurgistes – chinois essentiellement – pendant deux siècles, selon le quotidien français. L’an dernier, la Mongolie est ainsi devenue le premier fournisseur de charbon de la Chine, passant devant l’Australie. Trois groupes sont sur la brèche pour exploiter Talvan Tolgoi : l’entreprise d’Etat chinoise Shenhua Energy, le géant minier américain Peabody Energy et un consortium russo-mongol.

Le second, Oyu Tolgoi (« la colline turquoise »), est une immense mine renfermant les plus grandes réserves au monde de cuivre et d’or : 36 millions de tonnes de cuivre et 1 275 tonnes d’or selon les estimations. La production sur le site, détenu à 66 % par le groupe canadien Ivanhoe (contrôlé par le mastodonte anglo-australien Rio Tinto) et à 34 % par le gouvernement mongol, doit démarrer début 2013, avec un objectif de 450 000 tonnes de cuivre par an et 10 000 kg d’or.

L’exploitation de ces colossales réserves devrait être à l’origine du grand « boom minier » attendu pour 2013, qui pourrait changer la face du pays. Déjà l’an dernier, l’investissement étranger a quadruplé à 4 milliards d’euros, faisant bondir la croissance à 17,3 % contre 6,4 % en 2010. Et la tendance devrait se poursuivre, avec des prévisions de 20 % de croissance pour l’an prochain et un PIB qui doublerait tous les deux ans.

Néanmoins, cette course à l’exploitation du sous-sol n’est pas sans poser de problèmes. Au-delà de la question de la pollution liée à l’intense extraction minière, cadet des soucis d’un pays qui cherche à se développer économiquement, le principal enjeu se révèle être  la répartition des richesses produites. Car si la Mongolie est assise sur cette manne fantastique qui représente un tiers de son PIB, 30 % de sa population vit en-dessous du seuil de pauvreté. L’an dernier, l’investissement étranger n’a profité qu’à une faible minorité des 2,8 millions de Mongols tandis que des fortunes colossales s’édifiaient. La frustration et l’irritation se sont alors fait sentir au sein de la population. Et face à l’appétit croissant des entreprises étrangères, le gouvernement a dû adopter en urgence une loi qui limite à 49 % l’investissement étranger dans trois secteurs stratégiques, les mines, les banques et les télécommunications, raconte Le Figaro.

Cet exercice d’équilibriste entre apaisement d’une ferveur nationaliste croissante et encouragement des investissements étrangers est au cœur des élections législatives qui se tiennent ce jeudi 28 juin dans le pays : le parti politique vainqueur formera le gouvernement qui devra superviser des appels d’offres pour d’énormes projets miniers et d’infrastructures, avec pour objectif la meilleure répartition des ressources et la lutte contre la corruption. Selon le New York Times, les parlementaires candidats en ont fait un thème de campagne majeur, jurant qu’une majorité de bénéfices resteront en Mongolie et que tous les Mongols recevront des actions de l’entreprise d’Etat qui exploite une partie de la mine de Talvan Tolgoi.

Toutefois, la marge de manœuvre du gouvernement reste faible. Sans l’aide étrangère, qui se chiffre en milliards de dollars, les mines resteraient en effet inexploitées. La Mongolie se sait en outre vulnérable au quasi-monopole de Pékin sur ses exportations (90 %), au point d’avoir accepté une réduction de 30 % sur ses produits miniers par rapport aux prix du marché. Et si Oulan-Bator s’est récemment tourné vers les Etats-Unis pour diversifier ses clients, l’enjeu de la protection de ses ressources et de sa souveraineté reste le même tant les Américains, à l’instar des Russes ou des Chinois, sont d’intenses consommateurs d’énergie.

Berline électrique haut de gamme Tesla

La compagnie californienne Tesla Motors a annoncé mardi avoir livré à ses premiers clients, la ‘Model S’, une berline électrique haut de gamme, soit un mois avant la date précédemment annoncée.
La société a ainsi l’ambition d’atteindre son objectif de 5.000 voitures d’ici à la fin de l’année 2012, pour monter jusqu’à 20.000 unités en 2013, sachant qu’elle a déjà reçu plus de 10 000 réservations à l’échelle mondiale.

« En 2009, nous avons entrepris de construire la voiture la plus novatrice du 21è siècle, et depuis, nous nous consacrons à développer et à tester la Model S pour nous assurer qu’elle réponde toujours à toutes les attentes, quelle que soit la situation », a déclaré Elon Musk, co-fondateur, PDG et architecte en chef des produits de Tesla Motors. « Aujourd’hui, nous avons atteint notre objectif avec une voiture exceptionnelle qui, selon nous, est une nouvelle référence en matière d’efficacité, de sécurité, de style, de technologie, de coût d’utilisation et de performances. »

La Model S a été entièrement conçue dès le départ en tant que véhicule électrique et pensée pour occuper le segment haut de gamme. Cette berline 5 portes est censée rivaliser avec les meilleures voitures de sa catégorie en termes d’espace, de maniabilité et de style, sans produire d’émission de carbone. Comme le véhicule ne compte ni tunnel de transmission ni moteur à combustion interne, l’intérieur offre, en effet, un coffre additionnel à l’avant du véhicule et un habitacle assez spacieux.

Le cœur de la Model S est son groupe motopropulseur électrique qui a établi un nouveau record auprès de l’EPA, pour un véhicule électrique pouvant parcourir 265 miles (426 km) en une seule charge.** Elle est fournie avec une batterie de 40 kWh, 60 kWh ou 85 kWh. Cette dernière étant montée au plancher, le centre de gravité de la Model S se trouve très bas, et son poids est réparti de manière uniforme. Cela procure au final des performances accrues et une excellente maniabilité. D’après Tesla Motor, la berline possède la même réactivité, le même couple instantané et la même accélération fluide que le Tesla Roadster.

Les livraisons de la Model S en Europe commenceront début 2013. Aux Etat-Unis, le prix de base de la Model S s’élève à 49.900 dollars après crédits d’impôts fédéraux de 7.500 dollars. En France, le prix de vente non encore officialisé devrait tourner aux alentours des 45.000 euros, bonus écologique de 5.000 euros déduit.

** Selon la procédure de test de l’EPA sur 5 cycles avec une batterie Tesla de 85 kWh
* La société, basée à Palo Alto, en Californie, conçoit et fabrique des VE, ainsi que des composants de groupes motopropulseurs de VE pour des partenaires tels que Toyota et Daimler. Tesla a livré plus de 2 300 Roadsters à ses clients à l’échelle mondiale.

Une centrale photovoltaïque de 100 MW à Fukushima

Toshiba a annoncé la construction d’une centrale photovoltaïque d’une capacité totale de 100 mégawatts à proximité de Fukushima (Minami Soma). Les travaux devraient débuter cette année pour une exploitation en 2014. La décision de l’industriel s’inscrit dans un contexte favorable pour ce type d’installations : le gouvernement japonais a manifesté sa volonté d’initier de nouvelles incitations économiques pour développer les énergies renouvelables.

Le Jardin des énergies ouvre au Futuroscope

Le parc d’attraction du Futuroscope, à Poitiers, vient d’ouvrir une nouvelle attraction, le Jardin des énergies, dédiée aux énergies qui émettent peu de CO2. Situé à la place de l’ancien Jardin de l’Europe, ce nouveau Jardin des énergies s’étend sur 3000 m2 en plein air.

Il s’agit d’un parcours ludique où les visiteurs peuvent découvrir les différentes énergies propres à travers 7 étapes qui correspondent à 7 sources d’énergie peu productrices de gaz à effet de serre.

Les espaces sur la géothermie, l’hydraulique, le solaire, l’éolien, la biomasse, l’hydrogène et le nucléaire propose, en plus des explications et des données informatives sur chaque forme d’énergie, des expériences ludiques auxquelles peuvent se prêter les jeunes et les moins jeunes.

Pour les porte parole du Futuroscope, « ce jardin s’inscrit dans la démarche du Futuroscope visant à sensibiliser aux économies d’énergies et à la limitation des gaz à effet de serre, déjà initiée par le parc avec Ma Maison pour Agir de Michel Chevalet, une maison à énergie positive ». GDF-Suez, Air Liquide et Areva, trois acteurs du secteur énergétique, sponsorisent ce Jardin des énergies.

Voyager 1 est aux confins du système solaire

La sonde américaine Voyager 1 devrait prochainement quitter le système solaire a révélé la NASA. Si cela arrive comme prévu, il s’agira du premier objet humain à franchir l’espace interstellaire.

Les deux sondes Voyager 1 et 2 de la NASA, lancées en 1977, ont depuis survolé Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et 48 de leurs lunes. Ce programme d’exploration visait initialement à étudier les planètes extérieures au Système solaire mais c’est grâce à ces sondes que de nombreux détails ont pu être découverts sur nos planètes. En plus d’avoir exploré les anneaux de Saturne, elles sont à l’origine de la découverte des anneaux de Jupiter, de ceux d’Uranus et de Neptune. Elles ont de plus repéré 33 nouvelles lunes et révélé l’activité volcanique de Io ainsi que la structure d’Europe (deux lunes de Jupiter).

Ainsi, les données recueillies par les neuf instruments à bord de chacune des sondes en font la mission d’exploration du Système solaire la plus fructueuse, scientifiquement parlant, de toute l’histoire spatiale, estime la NASA. D’autant plus que les deux sondes bien que vieilles de 32 ans sont encore en bon état et pourrait bientôt franchir une étape importante « Les lois de la physique font qu’un jour Voyager 1 deviendra le premier objet fabriqué par les humains à entrer dans l’espace interstellaire mais nous ne savons pas exactement quand », explique Ed Stone, responsable scientifique de Voyager à l’Institut de Technologie de Californie. « C’est vraiment emballant, nous approchons de la frontière du système solaire », se réjouit le scientifique.

« Les dernières données que nous recevons indiquent que Voyager 1 se trouve sans aucun doute dans une nouvelle région du système solaire où l’environnement change plus rapidement », précise-t-il dans un communiqué relayé par l’AFP. La sonde rencontre en effet de plus en plus de rayonnements galactiques chargées d’une grande intensité et qui proviennent certainement d’au-delà de notre système solaire. Ces éléments, entre autres, confirment que Voyager 1 s’approche de la sortie du système solaire.

Actuellement, Voyager 1 se trouve à environ 17,8 milliards de kilomètres de la Terre, de fait, ses signaux mettent 16 heures et 38 minutes pour rallier les antennes du réseau de communication avec l’espace lointain de la NASA. Quant à Voyager 2, elle se trouve actuellement à plus de 14,7 milliards de kilomètres du Soleil.

Caractéristiques de la sonde

Voyager 1 est une sonde de 825kg qui emporte les instruments scientifiques suivants :

  • une caméra couleur grand angle, une deuxième avec un objectif standard,
  • un capteur de rayons cosmiques (CRS), un détecteur de plasmas (PLS), ainsi qu’un capteur de particules faible énergie (LECP). Ces trois instruments sont des détecteurs de particules, destinés à l’étude des rayons cosmiques, du vent solaire et des magnétosphères de Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune…
  • un magnétomètre (MAG). Cet instrument est destiné à mesurer les variations du champ magnétique solaire
  • un récepteur radio astronomique de planète (PRA) et un récepteur d’ondes émise par les plasmas (PWS). Le PRA et le PWS sont destinés à l’écoute des signaux radio émis par le Soleil, les planètes, les magnétosphères
  • un photopolarimètre. Cet instrument mesure l’intensité et la polarisation de la lumière de huit longueurs d’onde entre 235 nm et 750 nm.
  • un interféromètre, spectromètre, radiomètre infra rouge (IRIS) qui permet de déterminer la température d’un corps, de repérer la présence de certaines substances dans une atmosphère ou sur une surface.
  • un spectromètre ultra-violet (UVS).

Le gaz de schiste à l’assaut des Parcs naturels régionaux

Les Parcs naturels régionaux de France maintiennent leur opposition aux gaz de schiste, prenant à contre-pied un rapport de l’Agence internationale de l’Energie (AIE) favorable à l’exploitation de ces gaz, ont-ils annoncé mercredi.

Dans ce rapport publié le 29 mai, l’AIE avait proposé une série de « règles d’or » destinées à doper l’exploitation des gisements de gaz de schiste en limitant l’impact environnemental, avec pour objectif de tripler la production de ces hydrocarbures controversés.

« Compte tenu des préconisations présentées dans ce rapport -et alors que l’exploitation des gaz de schiste génère des problèmes importants sur les plans écologique et de la santé publique- la Fédération des Parcs naturels régionaux de France (FPNRF) réaffirme aujourd’hui sa totale opposition à l’exploration et à l’exploitation des gaz de schiste et confirme ainsi » sa position adoptée en février, indique-t-elle dans un communiqué.

La Fédération demande à l’Etat « l’interdiction de l’exploration et de l’exploitation d’hydrocarbures de roche-mère dans les Parcs, l’annulation des autorisations existantes sur les périmètres de Parcs ainsi que l’organisation d’un débat national sur l’avenir énergétique ».

La FPNRF représente les 48 Parcs naturels régionaux français. Elle rassemble également les conseils régionaux et les partenaires nationaux des Parcs. Les 48 Parcs concernent 4.100 communes, 23 régions métropolitaines et ultramarines, 70 départements et 3,5 millions d’habitants. Ils couvrent 15% du territoire national.

200 000 m² de panneaux solaires d’ici 2014 à Paris

Et si les parisiens pouvaient aussi optimiser leur toiture en installant des panneaux solaires ?S’il est moins fréquent d’observer ces équipements dans la capitale, le nouveau cadastre solaire risque de faire bouger les mentalités et le paysage !

Le tout premier cadastre solaire de France vient en effet d’être développé par la Ville de Paris et l’Atelier Parisien d’Urbanisme (Apur). Cet outil destiné au grand public a pour objectif de révéler les toitures et emplacements dotés d’un fort potentiel dans l’exploitation de l’énergie solaire. Car les habitants de la capitale, faute de grands espaces et d’une météo lumineuse tout au long de l’année, ont souvent tendance à croire que cette EnR n’est pas faite pour eux. Erreur ! Selon la Mairie de Paris, elle pourrait potentiellement couvrir « entre 40 et 70% des besoins en eau chaude sanitaire pour le logement individuel et entre 30 et 50% pour le collectif ».

Pour savoir si votre appartement ou maison est en mesure d’accueillir avec profit des panneaux photovoltaïques, ce sera très simple : la cartographie de Paris indiquera en rouge les sites les plus ensoleillés et en bleu les moins exposés, en passant par un subtil nuancier de jaune, orange et vert. Enfantin et vraiment pratique ! Les propriétaires pourront consulter ce cadastre solaire dès l’automne prochain en se connectant sur le site www.paris.fr.

L’objectif de projet est d’atteindre les 200 000 m² de panneaux solaires d’ici 2014. On relève le pari ?

Plus d’informations :
www.paris.fr 

Première course de véhicules solaires en France

A l’occasion du 4ème Solar Event, s’est tenue la première course de véhicules solaires homologuée par la FFSA. Avec des pointes parfois jusqu’à 100 km/h, les Sunracers, prototypes, et autres vélos surmontés de panneaux photovoltaïques confirment le potentiel de l’énergie solaire.

Le Savoie Technolac, berceau du solaire en France autour notamment de l’INES, l’Institut National de l’Energie Solaire, a organisé la 4ème édition du Solar Event. Cet événement qui vise à sensibiliser le public aux enjeux des nouvelles énergies appliquées à la mobilité, a accueilli sa traditionnelle course de véhicules électriques. Mais cette année, la compétition se professionnalise et devient la première course d’endurance de véhicules solaires homologuée par la Fédération Française de Sport Automobile. Pour compléter l’événement, une quarantaine de modèles réduits solaires télécommandés ont évalué leurs performances sur un mini-circuit spécialement tracé pour l’occasion.

Jusqu’à 100 km/h en pointe en plein soleil

Le prototype gagnant Conçu par les étudiants et professeurs de Polytech Clermont, le sunracer équipé de 5m2 de panneau solaire avec un rendement de 21 %, pèse 185 kilos à vide dont 21 environ pour la batterie Lithium / polymère destinée à assurer le relais de puissance dans les zones ombragées.

Sur la piste fermée de 2,4 km autour du Technolac, plus d’une quinzaine de véhicules solaires conçus essentiellement par des étudiants de lycées techniques, universités ou écoles d’ingénieurs, se sont affrontés durant deux jours. Sunracers, prototypes solaires, tricycles solaires, d’aspect futuriste mais non moins silencieux, ont pu atteindre jusqu’à 100 km/h en pointe en plein soleil ! Au final, c’est le véhicule favori de l’équipe de Polytech Clermont qui a remporté l’épreuve avec 283 kilomètres parcourus sur 9 heures cumulées de course.

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