Palais Lumière de Venise : un centre entièrement écologique

Le 29 août, s’est ouvert, dans le cadre de la Biennale de Venise, l’exposition « Le Palais Lumière : une sculpture habitable ». Elle présente en détail le projet architectural du couturier français : la construction d’un ensemble de 250 mètres de haut . Monument qui créé la polémique dans la Cité des Doges.

Un espace industriel à l’abandon, sale et pollué : drôle d’endroit pour y élever une tour de 65 étages, un monument tout ce qu’il y a de plus moderne et luxueux. Pas aux yeux de Pierre Cardin, qui a choisi, après l’accord du conseil municipal vénitien le 25 juillet dernier, de poser ses valises à Porto Marghera, port industriel de Venise. Originaire de San Biagio di Callalta, en Vénétie, le styliste présente son projet comme un « cadeau à (sa) terre. » Avec un objectif : « concentrer dans un lieu unique tout ce qui peut être utile au public » : trois tours reliées par six disques et réunies en une seule,  sur 250 000 mètres carrés, avec 284 appartements, 34 000 m² d’hôtels de grand luxe, un auditorium de 7 000 places, vingt restaurants, dix cinémas ou encore, une université de la mode. Une ville lumière, et même plus : le couturier a confié vouloir offrir à Venise « un grand jardin pour l’éternité. » Et un royaume géant, pour la postérité.

Un beau rêve qui n’a pas été du goût de tous. Les associations locales de défense du patrimoine s’égosillent depuis l’annonce de cette construction, critiquant son impact sur le paysage vénitien. Ce que nie Cardin : « on ne la verra pas de Venise. » L’ex-maire de la Sérénissime, Massimo Cacciari, juge le projet « horrible », susceptible de dénaturer la lagune. Pour lui, ce « Palais » est un véritable cadeau empoisonné. Son successeur Giorgio Orsoni y voit au contraire une aubaine en pleine crise économique. Il ne peut se permettre de perdre un projet qui emploiera 5 000 personnes. Quid de la place d’un tel monument dans une Cité classée et surprotégée ? Interrogé par le Figaro, Cardin n’y voit pas le moindre inconvénient  : « nous sommes à plus de dix kilomètres du centre de Venise, sur la terre ferme. »

Une sculpture 100% écolo

Outre son « utilité » économique, cet ensemble à la gloire de Cardin serait un bienfait pour la planète : le couturier dont « le vert est (sa) couleur » veut en effet faire du palais Lumière un centre entièrement écologique. L’énergie y sera (ou serait) générée par des centrales éoliennes, voltaïques, géothermiques, et donc autosuffisante. Même les usines qui occupent actuellement le terrain seront en premier lieu dépolluées. Verte ou non, cette « folie » va coûter cher à l’homme d’affaire français qui a prévu de la financer à hauteur de 1,5 milliard d’euros sur ses fonds propres. En attendant,l’exposition « Le Palais Lumière : une sculpture habitable », qui a lieu du 29 août au 25 novembre dans le cadre de la Biennale d’architecture de Venise, a pour mission de prouver l’intérêt de ce projet. Un palais qui marque « le renouveau de l’Italie (…) le symbole d’une nouvelle Renaissance », promet Cardin. Dangereuse tour de Babel pour certains ou puissant Colosse de Rhodes pour d’autres, le palais Lumière devrait être achevé en 2015, afin d’être inauguré lors de l’exposition universelle de Milan. Le thème de celle-ci ?

Mangez bien pour aller loin !

Et si notre avenir énergétique résidait dans… les excréments ? C’est le pari de Toto, un constructeur japonais de toilettes, qui a présenté mercredi 29 août un modèle de moto forcément révolutionnaire fonctionnant avec ce carburant gratuit et inépuisable.

En montant sur l’engin à trois roues pour une démonstration dans la banlieue de Tokyo, une jolie hôtesse du Toto s’est empressée de dire que ce n’était pas le motard qui fournissait ledit carburant. « Le biogaz utilisé par le véhicule provient de déjections animales et de boues d’épuration », précise Kenji Fujita, un porte-parole de la compagnie, inventrice notamment des toilettes chauffantes.

 

Le doute quant à la provenance du carburant était toutefois permis car Toto a remplacé la selle traditionnelle de sa « popocyclette » par un véritable siège de toilette. A l’arrière du véhicule : un énorme réservoir surmonté, pour la décoration, d’un tout aussi énorme rouleau de papier toilette. Selon la firme, cette « moto-crotte » d’un nouveau genre a une autonomie d’environ 300 kilomètres.

Inutile en tout cas de se demander comment faire le plein, car ce prototype ne sera jamais commercialisé : « Nous espérons simplement avec ce prototype mettre en avant notre souci écologique à travers nos divers produits moins gourmands en eau, comme les toilettes ou les douches », affirme M. Fujita.

(AFP)

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Un pare-soleil qui maintient votre véhicule au frais

Rentrer dans un véhicule qui a été stationné en plein soleil pendant une paire d’heures est tout aussi semblable que d’entrer dans un four. L’excès de chaleur accumulé à l’intérieur des voitures en raison de la chaleur solaire qui pénètre principalement par le pare-brise, fait travailler le système de climatisation plus fort en consommant beaucoup d’énergie. La façon la plus simple de garder votre voiture au frais est d’utiliser un pare-soleil sur le pare-brise. Le designer industriel Kdu Batista a créée un concept de pare-soleil qui non seulement maintient votre voiture au frais, mais génère également de l’énergie solaire renouvelable.

L’appareil dispose de cellules solaires intégrées dans le pare-soleil, qui récolte et capte l’énergie solaire pour être utilisé par la suite. Une fois que vous retirez le pare-soleil et êtes prêts à conduire la voiture, vous pouvez brancher vos appareils électroniques portables tels que les téléphones portables ou les lecteurs MP3 pour recharger leurs batteries. Le concepteur estime que, avec seulement deux heures d’exposition au soleil, l’écran permet de recharger les appareils électroniques portables pendant six heures. Le pare-soleil est doté de multiples connexions de câbles qui le rendent compatible avec une large gamme d’appareils électroniques portables.

De la farine de porc pour nourrir les poissons à partir de 2013

Le 18 juillet dernier, le comité permanent de la chaîne alimentaire de la Commission européenne a voté en faveur de la réintroduction des « farines animales » de non-ruminants dans l’alimentation des poissons. Ce sont les règlements européens 999/2001 relatif aux règles de prévention, de contrôle et d’éradication des encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST) et 1069/2009 concernant l’exploitation des sous-produits animaux qui sont ainsi revus. La France et l’Allemagne sont les seuls pays de l’UE à avoir voté contre. Le texte devrait être publié d’ici la fin de l’année pour une entrée en application prévue pour le 1erjuin 2013.

Attitude de la France

En 2011, le précédent ministre de l’agriculture Bruno Lemaire avait pourtant affirmé sur RTL que « les farines animales ne seraient pas réintroduites en France tant qu’il serait ministre de l’agriculture« . Son mandat expiré, qu’en est-il de la gouvernance de Stéphane Le Foll ? Le ministère de l’agriculture n’envisage pas de s’opposer à l’application du texte en France.

En route vers la levée pour les animaux terrestres ?

Selon Jean-Luc Angot, directeur général adjoint de l’alimentation au ministère de l’agriculture et en charge notamment des EST, « la levée de l’interdiction pour les animaux terrestres n’est pas à l’ordre du jour car cela demande une réflexion plus importante. Elle pose d’autres problématiques que pour les poissons« . Il semble cependant que la réflexion sur le sujet soit déjà bien entamée puisque la Commission européenne finance depuis 2007 et à hauteur de 1,7 million d’euros des recherches visant à déterminer si certaines farines animales à base de porc et de poulet peuvent être réintroduites dans l’alimentation des animaux d’élevage. Rappelons la position de la Commission en 2005 : « Si certaines conditions sont remplies à l’avenir – ce qui n’est pas le cas actuellement – on pourra envisager l’alimentation croisée, par exemple à base de porc pour les poulets ou à base de poulet pour les porcs« . En France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a déjà publié en 2009 et 2011 deux avis défavorables dans l’attente de conditions contraignantes supplémentaires « pour garantir une sécurité alimentaire totale » tandis que le Conseil National de l’Alimentation (CNA) a donné son aval depuis décembre dernier.

Les protéines animales répondent à un besoin des éleveurs

Mammifères exclus, exception faite du porcLe prion, agent pathogène responsable des EST, est une forme anormalement repliée de la protéine PrP-c présente uniquement chez les mammifères. Tous les mammifères sont donc susceptibles de développer une EST, dont la forme diffère selon l’espèce (la tremblante pour le mouton, l’ESB pour les bovins, les différentes formes de Creutzfeldt-Jakob chez l’homme). Pour cette raison, il n’y aura pas de remise en question de l’exclusion des ruminants (bovins, ovins, caprins) dans la réintroduction des farines animales. Le poisson et la volaille ne sont pas sujets aux EST. Seul le porc est un cas à part. En laboratoire, en injectant des grandes quantités de prions dans le système nerveux du porc, une forme d’EST se développe mais aucun cas de porc atteint d’une EST n’a été détecté dans la nature à ce jour. Des travaux de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) parus en novembre 2007 indiquent, de plus, que l’augmentation du risque d’exposition de l’homme aux EST par la consommation de viande de porcs nourris aux PAT de volaille est négligeable.
Au lendemain des deux crises de la vache folle de 1996 et 2000, des mesures d’urgence ont été mises en place : arrêt de l’importation de viande anglaise, abattage systématique de tout le troupeau dès lors qu’un animal atteint de l’EST a été détecté, interdiction d’alimentation de tout animal avec des farines animales… Pour Jean-Philippe Deslys, directeur de recherche au Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) et spécialiste du prion, l’agent pathogène responsable des EST, les mesures prises ont été efficaces pour l’éradication de la maladie mais très larges et coûteuses en raison du manque de connaissances sur les capacités de développement et de transmission ainsi que de moyens ciblés. Selon lui, « maintenant qu’on en sait bien plus sur cet agent pathogène devenu très rare et avec la crise alimentaire qui se profile, la question qui brûle les lèvres est de savoir si on ne pourrait pas trouver un juste milieu« . Il précise que la crise de la vache folle est la conséquence d’aberrations dans la production des farines des années 80 où les sous-produits d’animaux étaient recyclés et redonnés à des animaux de la même espèce (cannibalisme animal), normalement exclusivement herbivores de surcroît.

Si aujourd’hui la question de réintroduire les protéines animales transformées est à nouveau posée, c’est qu’elles présentent un avantage majeur : leur coût est faible relativement à leur richesse énergétique, critère sur lequel aucune céréale ne rivalise. Pour Laurent Alibert du pôle alimentation animale de l’Ifip, institut français du porc, animal omnivore, « le retour des protéines animales permettrait d’alléger la pression sur l’aliment qui pèse sur les éleveurs due au coût élevé et prévu à la hausse des céréales« . Il précise que l’aliment représente entre 60 et 70% du coût de revient pour l’éleveur de porc français. A cela s’ajoute le problème de gestion des trois millions de tonnes par an des sous-produits d’élevage. Certains, propres à la consommation humaine (classés catégorie 3), pourraient être recyclés via les protéines animales transformées.

Réflexion sur une filière PAT encadrée et contrôlée

« On parle de protéines animales transformées, non plus de farines animales et ce n’est pas une coquetterie de langage » explique Yves Berger, directeur général d’Interbev, l’association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes. En effet, les protéines animales transformées (PAT) sont définies par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) comme « des protéines animales qui dérivent en totalité de matières premières protéiques de catégorie 3 (co-produits d’abattage propres à la consommation humaine excluant les animaux malades) n’incluant aucun produit à partir de sang, lait, colostrum, gélatine, protéines hydrolysées, dicalcium et tricalcium phosphate, œufs, collagène« . De plus, seule l’alimentation croisée serait autorisée (alimentation des porcs avec des PAT de volaille et inversement). Les circuits de production et distribution des PAT devraient être spécifiques à chaque espèce. Un test permettant de détecter l’origine des protéines animales des farines afin de pouvoir vérifier à n’importe quelle étape du processus (production, distribution…) la bonne étanchéité des filières a d’ailleurs déjà été validé.

Toutefois, Jean-Luc Angot du ministère exprime une réserve : « le risque c’est que les PAT n’aillent pas qu’aux poissons et que la séparation stricte des filières ne soit pas toujours respectée« . Jean-Philippe Deslys du CEA ajoute que « les dérives sont par expérience difficiles à maîtriser une fois que les vannes sont ouvertes« . Dans son dernier avis, l’Anses concluait en 2011 que des progrès avaient été réalisés au niveau de la spécialisation des filières mais que les conditions n’étaient pas encore toutes réunies pour faire évoluer la réglementation, en particulier au niveau des moyens de contrôle de la bonne étanchéité des filières.

L’UE face aux importations

Jean-Luc Angot du ministère de l’agriculture l’affirme, il n’y a ni viande hormonée ni nourrie aux PAT importée en France. « 100 % des lots sont contrôlés et l’autorisation d’importation découle d’une procédure assez longue sur la base d’une classification de l’OIE [fusion_builder_container hundred_percent= »yes » overflow= »visible »][fusion_builder_row][fusion_builder_column type= »1_1″ background_position= »left top » background_color= » » border_size= » » border_color= » » border_style= »solid » spacing= »yes » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » padding= » » margin_top= »0px » margin_bottom= »0px » class= » » id= » » animation_type= » » animation_speed= »0.3″ animation_direction= »left » hide_on_mobile= »no » center_content= »no » min_height= »none »][organisation mondiale de la santé animale] et d’audits effectués par l’OAV [Office Alimentaire et Vétérinaire], le service d’inspection de la Commission européenne« . En effet, l’OIE classe les pays en fonction du risque sanitaire que représente leur viande en trois catégories : risques négligeables (pas de cas d’EST et présence d’une réglementation de surveillance), risques maîtrisés (quelques cas d’EST mais contrôlé) dont la France et pays à risques (cas d’EST non contrôlés ou absence de mesures particulières et de surveillance). Les pays des deux dernières catégories ne peuvent passer les barrières de l’UE que s’ils mettent en place des filières dédiées à l’exportation et après certification par l’UE. Sur le terrain, la seule viande hors UE présente sur le marché européen provient d’Argentine et du Brésil, deux pays prochainement classés à risques négligeables.

Peu d’alternatives énergétiques aux PAT

Pour faire face à la flambée du prix des céréales, il existe plusieurs propositions : les farines de poissons, la culture de légumineuses, cultiver du soja en Europe, mais aucune ne semble satisfaisante. Concernant les farines de poisson d’indice énergétique proche de celui des protéines animales, « elles sont utilisées pour les porcelets, surtout dans le Nord de l’Europe, mais trop chères et contraignantes » pour Laurent Alibert de l’institut du porc, et sont « devenues une aberration car on pille les océans à hauteur de 20 millions de tonnes par an uniquement pour nourrir les élevages de poissons d’après les données de la FAO« , selon Jean-Philippe Deslys du CEA. Le principal problème posé par les légumineuses pourtant plus riches en énergie que le soja est sa teneur en cellulose très mal digérée par les carnivores. Il existe aujourd’hui des technologies permettant de réduire la quantité de cellulose mais Laurent Alibert note que « ça fait 25 ans que sort un plan protéagineux tous les un ou deux ans« . Il pointe également l’absence d’investissement dans l’exploitation de soja « alors qu’on a tous les outils pour le faire dans le sud de la France et se détacher de notre dépendance aux importations« .

Jean-Philippe Deslys voit davantage l’élevage de demain plus respectueux des cycles de la nature avec des déchets animaux digérés dans un premier temps par des insectes qui pourront nourrir ensuite des poissons ou des volailles ajoutant ainsi une barrière d’espèce. Selon lui, « les insectes, sortes de mini usines, sont capables de transformer les sous-produits animaux en protéines et lipides de façon plus efficace et plus propre que nous ».

Chronologie de l’assouplissement progressif de l’interdiction des protéines animales
Années 90 : farines animales déjà interdites en France pour les bovins.
1994 : interdiction des farines animales pour les ovins et caprins.
1996 : 1ère crise de la vache folle entraînant l’arrêt des importations de viande anglaise et le durcissement des normes de préparation des farines.
2000 : 2ème crise de la vache folle entraînant la mise en place de l’abattage systématique et l’interdiction totale des farines animales en France.
2001 : interdiction totale des farines animales dans l’UE.
2002 : assouplissement des mesures sur l’abattage systématique avec la notion de cohorte après avis de l’Afssa.
2006 : réautorisation d’importation de viande anglaise sous certaines conditions.
2007 : rapport de l’Efsa avec la notion de PAT et sur les risques négligeables liés à l’alimentation croisée des poissons, porcs et volailles avec PAT. Bruxelles demande d’étudier une éventuelle réintroduction des farines animales.
2009 : premier avis défavorable de l’Anses dans l’attente de progrès des filières.
2011 : second avis défavorable de l’Anses qui note des progrès mais non suffisants et avis favorable du CNA qui ne traite pas les questions de sécurité sanitaire.
2012 : vote du comité permanent de la chaîne alimentaire de la CE en faveur de la réintroduction des PAT de porc et volaille dans l’alimentation des poissons.
Source : actu-environnement.com
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Une scierie totalement autonome en énergie

1ère scierie totalement autonome en énergie

Les 3576 modules solaires installés au total sur les toits de la scierie Christen AG produisent de l’électricité solaire depuis juillet 2012. L’installation photovoltaïque complète la centrale de production d’énergie au bois et font de l’entreprise de la Luthertal la première scierie de Suisse énergétiquement autonome.

L’installation a une production annuelle de 900 000 kWh. Cela permet d’approvisionner 300 ménages en énergie. Et cela représente bien plus que les besoins des deux scieries Christen AG à Luthern et Willisau pour leur propre consommation. « Grâce à l’électricité solaire et à l’énergie du bois, l’ensemble des produits de nos scieries sont maintenant neutres en C02 », affirme Bruno Christen.

 

Bruno Christen a investi 2,5 millions de francs dans les 6000 mètres carrés de l’installation photovoltaïque de grandes dimensions. Les toits des halles existantes ont une pente et une orientation optimales et n’ont dû subir que de légères modifications. A Luthern, il n’y a pas seulement la plus grande installation de production d’électricité solaire de Suisse centrale avec système intégré au toit, mais en plus, cette installation a été réalisée avec un système de montage révolutionnaire sans toiture au-dessous. Les anciens toits en Eternit ont été complètement démontés. A la place, les panneaux solaires eux-mêmes constituent la protection contre les intempéries et sont visibles par-dessous. Des profilés aluminium préfabriqués relient chaque module et garantissent l’étanchéité. L’avantage de ce système : il n’y a pas de chaleur prise au piège qui pourrait réduire le rendement des panneaux solaires.

La scierie Christen AG utilise l’électricité de l’instal-lation solaire dans l’entreprise et alimente le réseau électrique avec le reste. Pour cet excédent, Elektra Luthern verse à Bruno Christen 15 cts au Kilowatt-heure d’électricité solaire. L’entrepreneur de la Luthertal pourra plus tard profiter de la rétribution à prix coûtant RPC. Avec la RPC, la Confédération subventionne la production d’électricité provenant des énergies renouvelables. Etant donnée la longue liste d’attente chez Swissgrid, cela peut prendre jusqu’à deux ans jusqu’à ce que le projet soit pris en compte dans le programme de promotion. Ensuite, l’installation pourra être exploitée rentablement.

3576 modules solaires monocristallins de marque Trina-Solar ont été installés, produisant 260 Wp chacun.

Pour le montage avec le nouveau système Mecosun, on a installé 9200 mètres de profilé aluminium pour évacuer l’eau du toit horizontalement et verticalement. En outre, il a fallu installer sur les toits cinq kilomètres de gaines de câblage, qui contiennent au total 25 kilomètres de câbles électriques.

Source : holz-bois.ch

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Le long de la Drôme, la biovallée s’étend sur 2 000 kms

La transition écologique existe, on l’a sentie dans l’air de la Drôme où elle a un nom qui sonne comme un label : Biovallée. Entre Loriol-sur-Drôme et Die, là où les fronts rocheux du Vercors rivalisent de majesté, élus et citoyens tentent de façonner le premier labo grandeur nature d’une société plus durable.

Biovallée est d’abord une idée surgie en 2005 dans l’esprit frondeur de Didier Jouve, alors vice-président de la région Rhône-Alpes, en charge de l’aménagement du territoire. «Pour plusieurs coins de la région, j’ai essayé d’imaginer ce qu’était le truc en plus», se souvient cet élu à la tignasse blanche. Naissent alors plusieurs grands projets : la cité du design à Saint-Etienne, le site Rovaltain consacré à l’écotoxicologie, près de Valence, la grotte Chauvet en Ardèche. Et, enfin, la Biovallée : un territoire préservé, vaste de 2 200 kilomètres carrés, où s’égaillent 102 communes totalisant à peine 54 000 habitants, et qui enserre comme un écrin une centaine de kilomètres de la Drôme.

 

«L’idée, note Didier Jouve, c’était de créer une sorte de version rurale de Fribourg-en-Brisgau [fusion_builder_container hundred_percent= »yes » overflow= »visible »][fusion_builder_row][fusion_builder_column type= »1_1″ background_position= »left top » background_color= » » border_size= » » border_color= » » border_style= »solid » spacing= »yes » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » padding= » » margin_top= »0px » margin_bottom= »0px » class= » » id= » » animation_type= » » animation_speed= »0.3″ animation_direction= »left » hide_on_mobile= »no » center_content= »no » min_height= »none »][ville allemande réputée pour son écoquartier Vauban, ndlr], de concrétiser les principes du développement durable à l’échelle d’un territoire. Pour de vrai, pas pour amuser la galerie ou faire mousser des élus.» Le projet s’est donné des objectifs chiffrés : faire sortir de terre 15 écoquartiers d’ici à 2015 ; puis stopper net l’artificialisation de la zone après 2015 ; assurer l’autonomie énergétique du territoire d’ici à 2020 ; diviser par quatre les consommations énergétiques de chaque habitant ; avoir 100 % des déchets organiques compostés en 2014 ; 50 % des agriculteurs certifiés AB en 2015… Bref, faire naître un paradis écolo.

L’esprit de résistance

Pas trop difficile, dans ce territoire enclavé dans des cirques rocheux et dont la densité est comparable à celle de la Creuse. Ici, l’écologie fait déjà partie du paysage. Le soleil nourrit chauffe-eaux et panneaux photovoltaïques ; la terre est travaillée en bio sur 15 % de la surface agricole utile (cinq fois plus qu’au niveau national) ; l’air est celui des montagnes, peu vicié par les industries et les transports ; et l’eau de la Drôme fait la fierté des élus du coin qui annoncent, parfois un peu vite, qu’elle est «la plus propre de France», même si elle a obtenu en 2005 le fameux River Prize décerné par l’Australie. Elle attire de longue date un tourisme «nature» : quand les températures caniculaires déploient leur chape de plomb, elle résonne des éclats de rire des enfants qui se régalent de ses trous d’eau vive, couleur opaline.

 

Et puis, dans cette Drôme dite «des montagnes», on aime bien «faire autrement». L’esprit de résistance et de solidarité hante les lieux. Terre d’accueil des républicains espagnols durant la guerre civile, refuge du maquis durant la Seconde Guerre mondiale sur le tout proche plateau du Vercors, le val de Drôme et le Diois sont des territoires rebelles, épris d’autonomie. «Depuis de nombreuses années, les initiatives foisonnent ici dans les domaines de l’écoconstruction, de l’économie sociale et solidaire, des circuits courts, des énergies renouvelables et de l’agriculture biologique», rappelle Corinne Morel-Darleux, conseillère régionale (Front de gauche). Plus de 20 % des emplois sont dans l’économie sociale et solidaire. Déjà, en 2006, plus de 6 % des logements de la vallée étaient équipés d’une source d’énergie renouvelable (contre 1,5 % en Rhône-Alpes).

«Une phase de bouturage»

Alors, quoi de plus normal, pour les élus locaux, que d’essayer de canaliser et afficher cette énergie sous l’étiquette Biovallée, marque dûment déposée. Pour avoir le droit de s’en prévaloir, les sociétés et associations doivent adhérer à une charte et choisir parmi 55 actions (engagements écologiques) valant de 1 à 5 points chacune, de façon à atteindre 30 points en trois ans.

Pour impulser les projets, Biovallée dispose d’un budget conséquent : 10 millions d’euros à dépenser en cinq ans, dont la grande majorité provient de la Région. En trois ans d’existence, le projet a déjà débloqué 4,5 millions d’euros. Les premiers investissements soutenus par le programme sont sortis de terre : réhabilitation thermique du centre de vacances du Martouret à Die, aménagement d’un écoquartier de 80 logements à Loriol. La réalisation la plus visible reste l’écosite d’Eurre, sorte de campus bio géant flambant neuf – étalé sur 9 hectares – avec salle de conférences et pépinière d’entreprises écocompatibles. C’est d’ailleurs là que se tiendront les prochaines portes ouvertes de Biovallée, les 28 et 29 septembre. Mais «nous sommes dans une phase de bouturage», prévient Didier Jouve.

Au nombre des subventionnés figurent aussi les rencontres «Ecologie au quotidien», rassemblement qui se déroule fin janvier depuis dix ans ; de nombreuses études pour de futurs écoquartiers et aussi la pépinière d’agriculteurs les Compagnons de la Terre. «On aide des gens qui n’ont pas de foncier, pas de moyens et peu d’expérience à devenir cultivateurs, raconte Thierry Mignot, un des animateurs du programme.Durant trois ans, on leur fournit des terres, du matériel, ce qui leur permet de mettre leur projet et leur détermination à l’épreuve.»8,5 hectares situés près d’Eurre s’apprêtent ainsi à accueillir un boulanger-paysan, un éleveur, des cultivateurs de fruits…

La rumeur du milliard d’euros

Biovallée a aussi aidé la coopérative Jaillance et ses 220 producteurs de clairette de Die, un vin pétillant légèrement sucré, à faire des économies d’énergie en installant du photovoltaïque sur les hangars des viticulteurs. Avec 8 000 m2 de panneaux déjà raccordés et 4 000 m2rien que sur son toit, Jaillance produit 60 % de sa consommation électrique. «Biovallée a débloqué 30 000 euros pour financer l’animation du programme», signale Vincent Lefort, vice-président de la coopérative installée à Barnave.

Pour certains, ces investissements sont bien loin d’être à la hauteur des ambitions affichées, d’autant que, dans la vallée, le bruit court que Biovallée dispose d’un milliard d’euros de budget… «Les cabinets d’étude, les experts, ceux-là, oui, ils empochent le pactole. Nous, moins», peste un entrepreneur en écoconstruction. «C’est normal de ne pas voir grand-chose de concret, explique Corinne Morel-Darleux,parce que Biovallée finance beaucoup d’actions immatérielles et très incitatives, comme du conseil en économies d’énergie, par exemple, ou de la rénovation thermique.»

Pour remédier à ce déficit de com, Biovallée s’est offert une émission hebdomadaire, Biotop, dans la grille de programmes de la radio locale RDWA (prononcer «Air Diois»), qui fait la promo des initiatives locales, y compris celles, nombreuses, qui existaient depuis des décennies. Car Biovallée capitalise d’abord et avant tout sur un réseau d’associations et d’entreprises très fertile en matière d’écologie. «Notre rôle consiste aussi à recenser, fédérer et mettre en valeur ce qui existe déjà, parfois depuis trente ans», relève Philippe Méjean, qui pilote les initiatives Biovallée. Dans son catalogue, on compte pêle-mêle des structures pionnières tel le centre d’agroécologie des Amanins (cofondé par Pierre Rabhi), le gîte la Lune en bouche – un des premiers labélisés écolos, il y a dix ans, bio jusqu’au bout du gargantuesque petit-déj et qui invite à des «vacances sans voiture» en offrant une nuitée par semaine à ceux venus en train dans la région – et la société de plantes aromatiques l’Herbier du Diois.

Success story écolo de la région, l’Herbier du Diois a été créé par Ton Vink, un Hollandais venu dans les années 80 cultiver de la lavande et élever quelques chèvres. Trente ans plus tard, l’herbier vend 800 à 1 000 tonnes de plantes, fournies par 300 producteurs locaux, pour un chiffre d’affaires annuel de 4,7 millions d’euros, et c’est le fils de Ton, Tijlbert, qui a repris le flambeau. L’usine de Châtillon-en-Diois transforme, conditionne et conserve des tonnes de mélisse, menthe poivrée, citronnelle, chiendent et aubépine, à l’abri d’un toit couvert de 2 000 m2 de panneaux photovoltaïques. Ici, l’écologie n’est pas une stratégie marketing, c’est une philosophie : les plantes sont cultivées en bio, les salariés bénéficient de la semaine de quatre jours, et ceux qui viennent à vélo, à pied ou en voiture électrique plus de 20 fois par mois touchent 100 euros de prime. Pour le jeune patron, Biovallée est un jeu gagnant-gagnant dont il serait idiot de se priver : «Sans les pionniers, il n’y aurait pas de Biovallée et, sans ce type d’initiatives, on aurait du mal à démocratiser l’agriculture biologique.» S’il n’a pas touché un centime du dispositif Biovallée, il n’en a cure. «C’est une des seules régions de France où l’on trouve autant d’acteurs, de producteurs, d’entrepreneurs qui respectent vraiment l’environnement. Mettre cela en valeur profite à tout le monde.»

«On ne sera pas de trop»

«C’est aussi à nous de nous organiser pour faire Biovallée», estime Yann Louvel, coordonnateur de la campagne «Climat-énergie» du réseau international d’ONG BankTrack. Pragmatique, il préfère mettre les mains dans le cambouis, au plus vite, plutôt que de critiquer : «Ce coin est idéal pour faire un territoire exemplaire, mais nos deux faiblesses majeures sont les transports et l’énergie : ici, sans voiture, on est mal, et le nombre de bâtiments qui sont des épaves énergétiques est colossal. Donc, on ne sera pas de trop à aller dans le même sens, citoyens et élus. Le temps presse.»

Source : liberation.fr

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Earthcell, la pile renouvelable

Zéro déchets. De meilleures batteries. Moins d’argent. EarthCell va transformer l’industrie des batteries, pour de bon.

Nous voulons assainir l’industrie de la batterie. Nous sommes fiers d’offrir les batteries de qualité supérieure à un meilleur prix.

Le problème avec le Marché des piles

Chaque année aux États-Unis, on jette environ 3 milliards de piles. Un milliard est un grand nombre. Si vous enfilez 3 milliards piles bout à bout, elles pourraient s’enrouler autour de la terre entière 4 fois!

Les déchets de batterie ont été s’accumulés dans les décharges américaines depuis plus de cent ans. Les piles domestiques contiennent des produits chimiques toxiques qui sont nuisibles à toutes les formes de vie. Lorsque ces piles usagées sont exposées aux éléments, ces produits chimiques vont inévitablement fuir et contaminer l’environnement.

EarthCell sont un nouveau type de technologie de batterie appelé à faible auto-décharge hydrure métallique de nickel (NiMH LSD). Voici quelques-unes des meilleures batteries sur le marché, et sont de loin supérieures aux piles alcalines ordinaires que la plupart des gens achètent et jettent.

Elles dureront plus longtemps que presque toutes les batteries que vous avez jamais utilisé. Puis, à la fin de charge de la batterie, il vous suffit de les mettre dans le courrier affranchi earthCell.

Lorsque nous recevons les piles, nous pouvons les revitaliser avec nos centaines d’infrastructures spécialisées. Si une batterie ne répond pas à nos spécifications, nous avons alors le devoir de la démonter et réutiliser les matériaux de valeur à l’intérieur pour faire de nouvelles piles.

* Comparaison Duracell Coppertop est d'(TM) et Energizer Max (TM) piles alcalines.

Détails earthCell coût des batteries

EarthCell vous offrent plus de batterie pour votre argent. Étant donné qu’elles sont également entièrement recyclées, nous pensons que le choix des batteries earthCell est un doux euphémisme.

Les prix des concurrents *, basés sur US Prix moyen payé.

EarthCell ne peut répondre qu’à des résidents des États-Unis en ce moment. Le logiciel de messagerie earthCell ne fonctionne que grâce à la United States Post Office. Nous sommes très impatients de l’étendre à d’autres pays.

Les artistes américains s’engagent contre la fracturation hydraulique

Yoko Ono et Sean Lennon mènent la charge d’une coalition d’artistes, musiciens et cinéastes qui s’opposent à la fracturation hydraulique dans l’État de New York.

Yoko Ono, Sean Lennon et Mark Ruffalo ont annoncé la constitution de la coalition en conférence de presse, mercredi, à Manhattan.

Artists Against Fracking (Artistes contre l’hydrofracturation) compte dans ses rangs de grandes pointures telles que Lady Gaga, Paul McCartney et Alec Baldwin.

Le groupe espère influencer le gouverneur Andrew Cuomo, qui doit décider si la pratique de forage de gaz de schiste par fracturation à très haute pression et en grands volumes, connue sous le nom d’hydrofracturation, doit être autorisée.

Yoko Ono et Sean Lennon soutiennent que le forage peut entraîner la fuite dans les puits de méthane dangereux vers les conduites d’eau.

Le groupe appelle M. Cuomo à interdire la pratique dans l’État de New York. Le gouverneur doit permettre l’amorce du forage dans un secteur restreint près de la frontière avec l’État de la Pennsylvanie.

Yoko Ono et son fils Sean Lennon ont publié un éditorial (lien ci-dessous) expliquant pourquoi ils sont opposés à la fracturation hydraulique, et sur ​​la façon dont ils s’organisent avec d’autres artistes pour lutter contre cette pratique. Ci-dessous leur article d’opinion dans le New York Times, et voici leur site web: Artists Against Fracking.

Une valise compacte comme source d’alimentation

Le Forty2 combine des panneaux solaires, des batteries lithium-ion, un onduleur de puissance et un rendement énergétique pour tout surveiller dans une boîte, l’énergie solaire microréseau, et à moins d’un mètre par un mètre, nous pouvons le nommer micro.

Le Forty2 pourrait être utilisé pour alimenter des appareils, des téléviseurs, des ordinateurs, des gadgets, des systèmes d’éclairage ou des appareils électroniques que vous voulez alimenter hors secteur, mais le dispositif pourrait être particulièrement utile dans les pays en développement et les villages reculés où il pourrait agir en tant que source d’alimentation principale pour une famille.

Solaires: ~ 180-200 watts
Batterie: 350 watts heures Lithium Ion
Prises ca: 3 d’entre eux intégrée à l’unité
Kits: Aucun. Il s’agit d’un produit tout-en-un.
Appareils qu’il peut alimenter: réfrigérateur dortoir, ventilos, beaucoup de lumières LED, ordinateurs portables, de nombreux téléphones, stéréo, etc

Où l’utiliser: Vous pouvez l’utiliser pour le camping, comme alimentation de secours, ou tout autre endroit où vous n’avez pas accès à une prise. International, comme vous pouvez le voir dans la vidéo, il devient un dispositif de changement de vie. Il est tout simplement incroyable de réaliser ce que cela peut faire pour les gens.

Les créateurs ont déjà atteint leur objectif de 25.000 $ de financement pour fabriquer environ 250 unités, mais la campagne est en cours pour deux autres semaines pour ceux qui veulent encore contribuer au projet. Ceux qui engagent 100 $ ou plus ont des récompenses comme un chargeur de téléphone solaire, sac à dos solaire ou même un Forty2 première diffusion.

Ci-dessous une vidéo de la Forty2 en action.

Osmose: Une baignoire économe en eau

Osmose est une baignoire pensée en fonction des enjeux d’une société en évolution. Recherchant l’harmonie dans les interactions entre le corps et la matière, le projet vise un double objectif. D’une part, favoriser l’expérience de détente et de confort pour l’usager et d’autre part réduire significativement la consommation en eau.

L’activité du bain permet un retour aux sources. L’expérience du contact direct avec l’eau connecte l’usager avec la nature et lui procure un moment d’intemporalité et de calme. Avec son fond souple qui s’adapte aux courbes du corps, cette baignoire procure une sensation qui peut s’apparenter au lit d’eau et à la chaise longue.

Ce principe requiert également moins de liquide. En effet, utilisant entre 80 et 100 litres d’eau, Osmose nécessite deux fois moins d’eau qu’une baignoire de grosseur moyenne et affiche une consommation similaire à celle d’une douche. Osmose rehausse l’expérience du bain tout en réduisant ses impacts environnementaux.

Que faut-il faire face à un incendie de forêt?

En préalable, toujours avoir à l’esprit :
– Que le feu peut se déclarer chez moi et se propager autour en faisant d’importants dégâts avant d’être maîtrisé ;
– Que le feu peut se propager jusque chez moi et mettre en danger ma famille et mes biens ;
– Que lorsque l’incendie est déclaré, je dois pouvoir me débrouiller seul car il y a des circonstances particulières où il n’est pas possible de bénéficier d’une aide extérieure ;
– Que pendant l’incendie, un bâtiment solide et bien protégé constitue le meilleur abri surtout si je m’y suis préparé.

Attention : des arrêtés préfectoraux et communaux peuvent définir des obligations qu’ils vous appartient de connaître et de respecter. Si votre commune fait l’objet d’un plan de prévention des risques naturels incendie de forêt (PPRIF), le règlement de celui-ci prime. Les consignes qui suivent ne peuvent en aucun cas s’y substituer ou justifier d’une application laxiste des règles officielles. Il s’agit essentiellement de recommandations à appliquer avec bon sens.

Connaître les incendies

D’une manière générale, les incendies de forêts se concentrent dans la trentaine (1) de départements situés au sud d’une ligne entre La Rochelle et Briançon et au total plus de 6 000 communes sont concernées par le risque incendie de forêts.
L’été est la saison privilégiée des incendies mais ils peuvent également se produire en hiver du fait de la sécheresse de cette saison dans certaines régions.
Cette situation peut être fortement influencée par les conditions météorologiques ou une sécheresse exceptionnelle. Les incendies peuvent alors avoir une ampleur et une intensité inhabituelles y compris dans des régions ou à des altitudes d’ordinaire indemnes d’incendies.

(1) le code forestier identifie 32 départements à risque d’incendie : Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Ardèche, Ariège, Aude, Aveyron, Bouches du-Rhône, Charente, Charente-Maritime, Corse-du-Sud, Haute-Corse, Deux-Sèvres, Dordogne, Drôme, Gard, Gers, Gironde, Haute-Garonne, Hérault, Landes, Lot, Lot-et-Garonne, Lozère, Pyrénées-Atlantiques, Pyrénées-Orientales, Hautes-Pyrénées, Tarn, Tarn-et-Garonne, Var, Vaucluse, Vienne

Le comportement local du feu est dominé par trois facteurs principaux :
– La météorologie à travers les températures, l’humidité, les précipitations et surtout la direction et la vitesse du vent ;
– La végétation dont la sécheresse, la quantité et la taille des éléments combustibles sont les paramètres prédominants ; des végétaux secs et fins en grande quantité s’allument plus facilement, brûlent plus rapidement en produisant une chaleur plus intense et émettent des particules incandescentes qui favorisent la propagation du feu ;
– La topographie notamment la pente dont l’effet est similaire à celui du vent ; un feu montant une pente ressemble à un feu attisé par le vent.

Les constats réalisés, appelés « retours d’expérience », sur des maisons endommagées ou détruites par le feu montrent 3 modes de propagation différents :
– Par contact, le feu se propage de proche en proche jusqu’aux constructions ;
– Par rayonnement, dans certains cas particulier, l’embrasement simultané de la végétation, produit un « flash thermique » suffisant pour faire des dégâts importants voire incendier un bâtiment ;
– Par projection, le transport par les airs d’éléments incandescents (brandons, flammèches, …) peut transmettre le feu à plusieurs dizaines voire centaines de mètres du front de flammes pour peu que le site de réception puisse prendre feu et qu’il y ait du vent (phénomène de « saute de feu »).
Protéger mon habitat et mes biens

Il est de la responsabilité des propriétaires et des résidents d’être vigilants et de mette en œuvre des mesures individuelles de réduction de la vulnérabilité. C’est ce que l’on appelle la mitigation. Celle-ci vient en complément des mesures collectives de prévention et de lutte mises en place localement.

Les mesures individuelles ont plusieurs buts :
– Réduire l’intensité de l’incendie aux abords des habitations ;
– Empêcher qu’il se communique aux bâtiments ;
– Rendre les constructions moins sensibles au feu.

Débroussailler
Pourquoi ?

Un feu de forêt prend naissance au sol dans les herbes sèches et s’étend de proche en proche aux buissons, aux branches basses et à la cime des arbres. Sa propagation est d’autant plus violente que les végétaux sont abondants et secs. Le but du débroussaillement est de créer une discontinuité du couvert végétal. Même s’il n’empêche pas le feu de traverser une propriété, il réduit fortement l’intensité du feu et les dégâts occasionnés.

Le débroussaillement aux abords de votre maison constitue votre meilleure protection contre le feu :
– Il ralentit sa propagation ;
– Il diminue sa puissance et sa chaleur ;
– Il évite que les flammes n’atteignent directement votre maison ;
– Il favorise l’intervention des pompiers avec plus d’efficacité et moins de risques ;
– Il permet de limiter le développement d’un départ de feu accidentel depuis chez vous.

Par ailleurs, en réduisant l’intensité de l’incendie, le débroussaillement peut éviter de concentrer tous les moyens de lutte contre le feu sur les zones habitées en laissant la forêt sans protection.

L’article L321-5-3 du code forestier définit le débroussaillement comme « les opérations dont l’objectif est de diminuer l’intensité et de limiter la propagation des incendies par la réduction des combustibles végétaux en garantissant une rupture de la continuité du couvert végétal et en procédant à l’élagage des sujets maintenus et à l’élimination des rémanents de coupes. » Il précise en outre que « le représentant de l’État dans le département arrête les modalités d’application du présent article en tenant compte des particularités de chaque massif ».

Pour connaître vos obligations, renseignez-vous auprès de votre mairie et auprès de la préfecture (adresse des sites des préfectures sous la forme www.departement.pref.gouv.fr).
Par qui ?

L’article L322-3 du code forestier précise que « les travaux sont à la charge des propriétaires des constructions pour la protection desquelles la servitude [fusion_builder_container hundred_percent= »yes » overflow= »visible »][fusion_builder_row][fusion_builder_column type= »1_1″ background_position= »left top » background_color= » » border_size= » » border_color= » » border_style= »solid » spacing= »yes » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » padding= » » margin_top= »0px » margin_bottom= »0px » class= » » id= » » animation_type= » » animation_speed= »0.3″ animation_direction= »left » hide_on_mobile= »no » center_content= »no » min_height= »none »][de débroussaillement] est établie, ou de leurs ayants droit ». Les propriétaires ont donc l’obligation de débroussailler et de maintenir en l’état débroussaillé, les terrains situés en zone boisée ou à moins de 200 mètres d’un massif forestier, de landes garrigues ou maquis.

En zone « non urbaine » (définie par les documents d’urbanisme consultables en mairie), vous avez obligation de débroussailler :
– Dans un rayon de 50 mètres autour de votre habitation, même dans le cas où cette distance dépasse les limites de votre propriété ; le maire peut porter ce rayon jusqu’à 100 m ;
– Une bande de 10 mètres de profondeur de part et d’autre de la voie d’accès.

En zone « urbaine » (définie par les documents d’urbanisme consultables en mairie) ou en zone spécifique précisée par arrêté préfectoral, vous avez l’obligation de débroussailler l’intégralité de votre parcelle avec ou sans bâtiment


Comment ?

Un débroussaillement sélectif, bien conduit, crée un cadre de vie adapté et agréable dans les zones soumises au risque d’incendie de forêt. En plus d’assurer votre sécurité et de protéger votre maison, c’est la possibilité de sauvegarder un îlot de verdure après le passage d’un incendie. En aucun cas, débroussailler ne veut dire couper tous les arbres ou supprimer toute la végétation.
Le débroussaillement a notamment pour but d’interrompre la continuité végétale favorable à la propagation de l’incendie. La mise à distance des houppiers limite la transmission du feu d’arbre en arbre. L’élagage limite la transmission du feu du sol vers les cimes. Le nettoyage de la litière et l’élimination des débris combustibles limite l’intensité de l’incendie.

Le principe d’un débroussaillement efficace, consiste à :
– Couper et éliminer tous les bois morts, les broussailles et les herbes sèches ;
– Elaguer les branches basses des arbres (on conseille au moins 2 mètres ou la moitié de la hauteur) ;
– Espacer les arbres et les arbustes situés dans la zone à débroussailler pour éviter que le feu ne se propage d’arbre en arbre ;
– Interrompre la continuité des plantations d’alignement avec les constructions ou les espaces naturels, par exemple en supprimant l’extrémité d’une haie qui touche une habitation ou un boisement, ou en coupant la forêt autour de celle-ci ;
– Eliminer les arbustes sous les grands arbres pour éviter que le feu ne propage vers la cime des arbres ;
– Enlever les branches et les arbres situés à proximité d’un mur ou surplombant le toit d’une construction (distance conseillée au moins 3 mètres) ;
– Toujours se débarrasser des végétaux coupés par compostage, par évacuation en décharge autorisée ou par incinération en respectant la réglementation sur le brûlage (consultez les règles applicables en mairie) ;
– Entretenir régulièrement la zone débroussaillée, tous les 2 ou 3 ans maximum sur le pourtour, tous les ans à proximité de l’habitation.
Vous pouvez réaliser vous-même les travaux de débroussaillement en respectant les consignes de sécurité ou faire appel à une entreprise compétente et déclarée. Au besoin faites-vous conseiller.

Chaque arrêté préfectoral précise les opérations ainsi que les distances minimales à respecter. Celles présentées ci-dessus ne sont qu’indicatives et en aucun cas elles justifient de ne pas respecter celles de l’arrêté préfectoral.

Et si je ne fais rien ?

Outre la possible sanction du feu, le non respect de l’obligation de débroussailler constitue une infraction sanctionnée par une contravention. 
En cas de non réalisation, la loi autorise la commune ou l’État à exécuter d’office les travaux aux frais de la personne soumise à l’obligation.
Après incendie celui dont la négligence est constatée à l’issue d’enquêtes administrative et judiciaire, peut se trouver tenu d’indemniser le préjudice subi par les tiers. Dans les cas les plus graves, la responsabilité pénale peut être recherchée.
En outre, le code des assurances, dans son article L122-8 prévoit que, l’assureur peut, s’il est établi que l’assuré n’a pas respecté ses obligations en matière de débroussaillement, pratiquer une franchise supplémentaire d’un montant maximum de 5 000 euros sur les dommages garantis au titre de l’incendie.

Organiser et gérer les abords de la maison

Indépendamment du débroussaillement, l’agencement de l’espace et des aménagements autour de la maison ainsi que la gestion des abords doivent être organisés en tenant compte du risque incendie de forêt.
La végétation

L’implantation des végétaux autour d’une habitation doit intégrer le risque incendie. Si les règles de débroussaillement ont été appliquées, la végétation autour des habitations subira un rayonnement moins intense mais restera confrontée au risque de projection de particules enflammées. Si ces particules incandescentes sont en contact avec de la végétation vivante et verte, les risques d’inflammation sont moindres. Mais certaines régions connaissent un déficit en eau accompagné de restrictions d’arrosage. Qu’en est-il chez vous ? Quelles espèces choisir ? Quelle répartition ?


Voici quelques principes à garder à l’esprit dans les zones à risque d’incendie : 

– La végétation ne doit pas assurer la propagation de l’incendie tant dans votre jardin qu’au sein de l’urbanisation ; en 2003 des haies ont propagé le feu sur plusieurs centaines de mètres à l’intérieur de lotissements pourtant éloignés du front d’incendie ;
– A la plantation d’un végétal, bien envisager sa croissance et ses conséquences sur la continuité végétale qu’elle va engendrer au sol et en l’air ;
– Organisez votre jardin en vous inspirant des règles de débroussaillement ; les arbustes proches de la maison (> 3 mètres) ne brûlent pas quand les 50 m du débroussaillement ont été respectés ;
– Les bouquets d’arbres devront être espacés de 5 mètres ;
– Privilégiez les plantations de végétaux dont la hauteur n’excèdera pas 50 cm ;
– Compartimentez par des allées ou des éléments minéraux les surfaces herbacées trop importantes ; un muret de clôture 40 cm de haut suffit à empêcher la transmission d’un feu au sol ;
– Les haies non séparatives, seront assimilées à des bouquets, doivent être distantes d’au moins 3 m des constructions et des autres ligneux et d’une longueur maximum de 10 m d’un seul tenant ;
– Les haies séparatives, doivent être limitées en hauteur (2m) et distantes d’au moins 3 mètres des constructions ;
– Toutes les plantations et les haies en particulier, vont nécessiter au cours de l’été, un arrosage pour maintenir leur teneur en eau élevée ; pourrez-vous assurer un arrosage suffisant pour les maintenir « vertes » diminuer le risque d’incendie lorsque l’usage de l’eau sera restreint ?
– Les végétaux doivent être débarrassés de toutes leurs parties mortes et des éléments secs accumulés au pied

Quelques constats :
– Les plantes grasses (de type Yuka, figuier de Barbarie, griffes de sorcières…) ainsi que les plantes d’ornement comme les iris brûlent difficilement et peuvent être implantées très près des habitations (0,30 m) ;
– Les plantes grimpantes sur façade, vignes et lierres, sont peu sensibles au feu. Évitez néanmoins la végétation autour des fenêtres ;
– Les plantes aromatiques de type romarin, thym, lavande présentent en été des parties très sèches et sont sensibles au feu ; ne pas les planter à moins 2 m des bâtiments ; une plantation en bouquet est préférable à une plantation linéaire ;
– Le pyracanthe, fréquemment utilisé en haie, présente un haut pouvoir d’inflammabilité. Il est fortement déconseillé dans les zones sensibles aux incendies ;
– La haie de cyprès est très répandue, l’expérience montre que dans nombreux cas elles n’ont pas résistée au feu ; il faut les planter à plus de 50 m d’un front de feu potentiel et pouvoir les arroser ;
– La haie de thuya doit être implantée comme la haie de cyprès mais la présence d’éléments fins et secs la rendent plus inflammable ;
– La haie de lauriers doit garder une teneur en eau élevée pour ne pas s’enflammer au contact des particules incandescentes ; ne pas les planter à moins de 80 m d’un front potentiel et les arroser suffisamment ;
– Les haies de cannisses sont très inflammables ;
– Pour les arbres, si les feuillus (peupliers, érables, chênes verts, oliviers, …) sont préférables aux résineux comme les pins, certaines essences comme le mimosa par exemple brûlent très bien et sont à éviter à proximité des habitations ;
– Les pins sont souvent implantés préalablement à la construction, beaucoup font corps avec les habitations et ils sont difficiles à tailler ; ils sont au premier rang des végétaux vecteurs de propagation de l’incendie ; la transmission de l’incendie se fait par la cime et par inflammation des coulées de sève ; il faut éliminer les sujets qui mettent en danger les habitations.

Exemple de sensibilité et d’inflammabilité de quelques végétaux d’ornement
Espèce Indice de risque/incendies
Pyracanthe important
Laurier amande important
Eleagnus ebbingei important
Laurier rose grand
Cyprès de Leyland moyen
Cyprès bleu de l’Arizona faible
Thuya géant faible

Un mur d’enceinte d’au moins 2 mètres de hauteur autour de la propriété protège la végétation arbustive d’un jardin du rayonnement et limite le contact d’un incendie extérieur. A l’opposé, un tel mur peut contrarier l’action des sapeurs pompiers soit dans la lutte, soit dans la protection des habitations. Dans ce cas, il faut que l’extérieur du lotissement soit accessible aux moyens de lutte (piste et voie périmètrale).
Les aménagements et les équipements

A l’extérieur des habitations, les aménagements et les équipements sont souvent des relais de combustibles jusqu’aux bâtiments. En aucun cas, ils ne doivent être en contact direct avec les constructions mais en retrait d’une dizaine de mètres. Ils doivent également être éloignés de la bordure du massif forestier, une quarantaine de mètres dans le cas d’un débroussaillement à 50 mètres. On évitera leur positionnement dans l’axe du vent le plus fréquent.

– Mobiliers de jardin et de piscine : principalement fabriqué en PVC ou équivalent, ils sont très sensibles au contact du feu, à la chaleur et à la projection de brandons incandescents. Les mobiliers en bois, présentent une moindre sensibilité. Les jours à risque, ils devront être débarrassés des accessoires inflammables (coussins, nappe, serviettes, …). Hors utilisation, ils seront remisés dans un abri ou dans un espace sans combustible, ni végétation à moins d’une dizaine de mètres, une terrasse minérale par exemple. Les mobiliers type ciment ou en métal ne présentent aucun risque.
– Stockage de bois (bois de feu, bricolage…) : véritable « poudrière » quand le stock touche l’habitation, le dépôt de bois doit être éloigné de l’habitation d’une dizaine de mètres. Comme le mobilier de jardin, il devra être couvert par un toit en matériaux incombustibles le protégeant des projections. Pour éviter une propagation du feu par la végétation basse, le bois sera entreposé sur une dalle minérale en pierre ou ciment sans contact avec la végétation.
– Parking de voiture, bateau, caravane : dans certains cas la propagation du feu de forêt aux voitures stationnées contre les habitations a entraîné l’incendie des maisons. Pour cette raison, il faut éloigner les véhicules des bâtiments en particulier les jours à risques. Le remisage d’un véhicule se fera systématiquement loin de l’habitation et en dehors du couvert forestier, si possible dans un garage fermé résistant au feu. L’aire de stationnement la plus appropriée sera située sur un sol incombustible pour éviter à un feu de sol de courir jusqu’au véhicule et éloignée d’environ 20 mètres de toute végétation dont la hauteur est supérieure à 50 cm. Dans tous les cas, les portes et les vitres du véhicules doivent être fermées pour empêcher qu’une particule incandescente n’y pénètre.

– Constructions diverses en bois : le bois utilisé dans les palissades, escaliers, clôtures, abri de jardin devra être « ignifugé ». L’usage de bois de récupération (traverses de chemin de fer et autres poteaux téléphoniques ou électriques) sera restreint aux secteurs exempts de végétation car les traitements du bois pour ne pas pourrir favorisent, en contre-partie, sa combustibilité. Comme les haies, le bois ne sera pas utilisé en continuité de la végétation ou des habitations.

– Produits inflammables (peintures, solvants, carburants…) : ils seront systématiquement dans un local intra muros protégé du feu. Soyez vigilant à ne pas oublier dans un lieu qui pourrait brûler des récipients contenant des produits inflammables ainsi que des bouteilles ou des cartouches de gaz inemployés. Rappelez vous qu’une bouteille de gaz exposée au feu se comporte comme une bombe et qu’une bouteille presque vide explose plus rapidement qu’une bouteille pleine.

– Citernes de gaz : les citernes de gaz ou de fioul peuvent présenter un danger supplémentaire et provoquer des sur-accidents en cas d’incendie de forêt. Les citernes de gaz sont équipées de soupapes qui évitent leur explosion mais qui laissent le gaz s’échapper. Celui-ci peut s’enflammer soit en nappe, soit en torchère. En conséquence, les citernes constituent une menace permanente pour les secours qui doivent pouvoir les repérer aisément. Les citernes doivent être systématique éloignées de la végétation environnante et ne doivent pas pouvoir être au contact des flammes. Ici également, une citerne vide ou presque est plus dangereuse qu’une citerne pleine. Si vous n’en avez plus l’usage, assurez-vous auprès de l’entreprise qui l’entretien qu’elle est vide et inerte et faites la enlever. Certaines réglementation notamment les plans de prévention des risques naturels obligent à les enterrer. Renseignez-vous en mairie.
La construction
Rendre les constructions moins sensibles au feu : ayez toujours à l’esprit que votre maison constitue votre meilleure protection contre le feu si certains principes sont respectés.
Choisir la localisation et l’orientation des bâtiments : avant de construire, vos choix d’implantation doivent également tenir compte du risque d’incendie de forêt. Votre habitation doit être positionnée par rapport à la topographie des lieux, la proximité de la forêt et les moyens d’accès.
Le feu aura tendance à monter les versants boisés, il faut privilégier une implantation en retrait d’une dizaine de mètres de la pente ou au pied de la pente qui sont des situations moins vulnérables qu’en pleine pente ou en bordure haute de la pente. Une maison isolée en forêt ou en lisière forestière est plus vulnérable car plus proche d’un front de flammes potentiel. Un chemin d’accès en impasse est dangereux car il n’a qu’une seule issue qui peut être coupée vous interdisant de partir ou en empêchant les pompiers d’intervenir.
Architecture et matériaux de construction : les formes massives cubiques ou parallélépipédiques sont les plus adaptées. Les décrochés, les structures apparentes, les profils angulaires… facilitent la propagation d’un incendie.

L’extérieur du bâtiment devra être incombustible
 : our les murs, les matériaux de revêtement les plus résistants au feu sont la pierre, la brique, le stuc, le béton… A l’opposé, le bois, à un degré moindre s’il est ignifugé, et surtout les matières plastiques, sont inflammables. On évitera les crépis et les peintures à base de résine synthétique qui peuvent produire des combustions lentes. En complément, un pourtour minéral d’un mètre de large évitera qu’un feu de végétation basse vienne en contact de la maison.
La toiture est souvent le point faible des habitations en zone d’incendie. Sa résistance au feu doit être similaire au reste de l’habitation. Les toits à forte pente sont préférables aux toits plats. Outre sa résistance au feu, la couverture doit également assurer une très bonne isolation thermique. A ce titre une couverture en tuiles scellées est préférable à une couverture métallique ou en fibro-ciment. Les éléments en bois apparent sont à proscrire pour éviter la transmission du feu à la charpente. Pour empêcher les étincelles de s’introduire sous le toit, fermez les corniches et les trous d’aération avec un grillage dont la maille est inférieure à 1 cm². Les gouttières et les descentes d’eau seront systématiquement en métal. Parce qu’ils sont inflammables, n’utilisez pas de matériaux synthétiques ou de matières plastiques pour la couverture de la véranda.

Au moins une fois par an, avant la saison à risque d’incendie, vérifiez et nettoyez toitures et gouttières. Périodiquement, retirez les débris secs (brindilles, feuilles, aiguilles de pin…) accumulées qui pourraient s’enflammer au contact de projections incandescentes.

Les cheminées seront équipées de pare-étincelles en bon état et d’un volet d’obturation du conduit (trappe de tirage) manœuvrable depuis l’intérieur.

Les surfaces vitrées sont fragiles lorsqu’elles sont soumises à la chaleur intense d’un incendie. Si elles sont cassées, des flammèches peuvent pénétrer dans la maison. Pour limiter ce risque, il faut privilégier le double vitrage qui, d’expérience, résiste mieux. Même en cas de fêlure ou de bris du premier vitrage, le second continuera à assurer l’étanchéité aux projections et aux fumées. Elles seront protégées par des volets résistants au feu.

Toutes les ouvertures doivent pouvoir être obturées et résister au feu. Le PVC est à proscrire, seuls le bois et le métal peuvent jouer ce rôle. Portes et volets en bois seront massifs et sans ouvertures (pas de persiennes). Ils devront avoir au moins 3 cm d’épaisseur et seront traités avec des vernis ou des peintures ignifuges.

Les vérandas, patios et avancées de toit seront conçus pour ne pas propager le feu à l’habitation. Leur structure ou charpente sera indépendante des éléments de structure de la maison elle-même.

Les cannisses et les auvents en tissus ne doivent pas pouvoir communiquer le feu à l’habitation.

La brumisation commence à équiper des résidences essentiellement pour des raisons de confort en période de forte chaleur. Ce système, en favorisant une humidité de l’air, peut avoir un effet positif en cas d’incendie s’il peut continuer à fonctionner sans électricité. Néanmoins, il ne peut suffire à protéger la maison.


L’emploi du feu : brûlage, barbecue

L’usage du feu mal maîtrisé est une cause fréquente de départ de feux. Ainsi, les mises à feu accidentelles sont à l’origine de la moitié des causes connues des incendies de forêt. En conséquence, l’emploi du feu est très souvent réglementé : renseignez-vous systématiquement sur la réglementation locale auprès de la mairie.

– Le brûlage : dans les espaces sensibles (massifs forestiers et zones situées à moins de 200 m de ces massifs) il est soumis à la réglementation. En générale, l’emploi du feu est soumis à trois conditions :
– Les périodes d’autorisation et d’interdiction qui sont définies par arrêté préfectoral ;
– La réglementation municipale qui peut être plus restrictive que les règles départementales ;
– La météo, il faut s’abstenir par temps de vent fort.
– Le barbecue : l’emploi du barbecue peut être réglementé. Dans certains cas le barbecue doit être fixe, en dur et attenant à l’habitation (mur, terrasse…), en dehors de toute végétation. Vous devez disposer à proximité d’un dispositif autonome permettant l’attaque et l’extinction d’un feu naissant (extincteur, tuyau d’arrosage sous pression…). Préférez les barbecues à gaz à ceux à bois ou charbon de bois qui produisent des flammèches. Les barbecues et autres « planchas » à gaz doivent être entreposés dans un endroit abrité du feu ou avoir leur bouteille démontée et à l’abri.


S’équiper pour agir

La plupart des incendies en zones périurbaines commencent accidentellement. Avec un minimum d’équipement vous pouvez maîtriser un début d’incendie avant qu’il ne dégénère, à condition d’agir rapidement. Ayez à portée de main pelles, râteaux, seaux… qui vous seront utiles.

Disposez également d’un tuyau d’arrosage assez long pour faire le tour de la propriété (au moins 40 m) et d’une échelle pour accéder au toit afin d’arroser les murs, les portes, les fenêtres et le toit. En l’absence de tuyau, utilisez tous les récipients à votre disposition (seaux, bassines, …).

La mise en place d’asperseurs, comme ceux habituellement utilisés pour l’arrosage, est efficace pour augmenter le taux d’humidité du bâtiment à l’approche d’un incendie et réduire sa vulnérabilité. Vous pouvez en installer plusieurs autour de la maison pour en arroser les murs mais également sur le toit.

Il est essentiel d’avoir un point d’eau à proximité
. Un simple réservoir de 200 litres placé sous une gouttière est déjà une réserve d’eau utile. Si vous disposez d’une piscine, il peut être intéressant de vous équiper d’une moto-pompe et des tuyaux d’incendie adaptés. Choisissez un matériel à moteur thermique car l’électricité peut être coupée pendant un incendie. Certaines collectivités subventionnent cette acquisition, renseignez vous pour savoir si vous pouvez bénéficier d’une aide.

Apprenez à utiliser votre matériel
. Vérifiez-le et testez-le au moins une fois par an avant la saison des feux pour ne pas être pris au dépourvu en cas de problème. Le cas échéant, rapprochez-vous du centre d’incendie et de secours dont vous dépendez pour être conseillé et éventuellement formé à l’utilisation du matériel.

Entretenez votre chemin d’accès
 (hauteur 4m et largeur 3,5 m) afin que les pompiers y accèdent facilement car les camions ont une taille importante. Assurez-vous que la piscine est également accessible.

Attention aux coupures de courant : l’électricité est systématiquement coupée lors d’un incendie. Dans ce cas tous les appareils électriques deviennent inopérants. C’est notamment le cas des volets et des portails électriques qui ne peuvent plus s’ouvrir ou se fermer. C’est aussi le cas de pompes électriques et des électrovannes qui commandent l’alimentation en eau des canalisations. Assurez-vous que vous pouvez actionner à la main tous les volets et les portails. Vérifiez leur bon fonctionnement manuel avant la saison des feux. Assurez-vous que le tuyau d’arrosage peut être mis en pression même sans électricité.

Pour plus d’informations sur le risque feux de forêt, un catalogue numérique est téléchargeable ici

Source : risquesmajeurs.fr

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Solution de logements pour communautés en difficulté

Ici, nous aimons les modèles de maisons préfabriquées, et nous aimons encore mieux quand ils sont réellement se construits! C’est pourquoi nous sommes très heureux d’annoncer que Bellomo Architects House Arc, qui n’était qu’un prototype avant, est maintenant effectivement en cours de fabrication. House Arc peut maintenant être commandé en ligne et livré à n’importe quel endroit où il peut être assemblé par l’utilisateur ou par sa communauté.

Inspiré par le design des architectes Arc Vélo (un système de vélos modulaire) House Arc a été conçu comme un système de boîtier modulaire pour les communautés dans le besoin, mais est également adapté pour les personnes intéressées à un faible entretien. Cette maison compacte a été conçue pour une efficacité complète – naturellement aérée, facile à construire, peut être équipée de panneaux solaires, et sa structure légère en tubes d’acier recyclé est élevée sur une semelle en béton pour permettre à l’air de couler en dessous par refroidissement passif. De grandes fenêtres laissent entrer la lumière naturelle à travers la maison, tandis que l’ombrage d’un treillis montés sur le toit empêche l’excès de chaleur d’atteindre l’intérieur. L’unité entière a été construite pour résister à des vents tropicaux et les intempéries.

Pesant seulement 1400kg et emballée dans des boîtes d’expédition remarquablement petites, la maison incarne l’idée de vivre compact. «Nous avons conçu l’House Arc pour fonctionner comme un kit de pièces afin qu’il puisse être assemblés rapidement, comme les meubles préfabriqués», explique l’architecte Joseph Bellomo.

Le projet sera présenté à TEDxPresidio cette année la Conférence, où les participants auront la chance de voir une section à grande échelle de l’House Arc.

Ateliers jardins pour enfants en plein coeur de la capitale

Entre les deux bois qui l’entourent et ses nombreux parcs et jardins, la capitale recèle de beaux espaces verts. Les gamins de Paris qui aimeraient découvrir les secrets de la nature ont donc de quoi faire ! Pour les aider, Evous propose un guide des ateliers de jardinage et de découverte de la nature organisés pour les enfants à Paris.

VISITE AU JARDIN DU CLOS DES BLANCS MANTEAUX (4e) : Le Jardin du Clos des Blancs Manteaux est un havre de paix au cœur de Paris, ouvert au public seulement le week-end. Particulièrement pédagogique, il présente une grande variété de fleurs et plantes de France, dont chacune est décrite par un panneau explicatif qui enseigne ses qualités et propriétés. C’est également un lieu qui prône le respect de l’environnement puisque le bâtiment voisin propose une exposition délivrant 60 éco-gestes à appliquer au quotidien. Une bonne idée de visite en famille pour initier vos enfants au respect de la nature.

ÉVEIL ET ART AU JARDIN au MUSÉUM D’HISTOIRE NATURELLE (5e) : Le Muséum d’Histoire Naturelle est un espace particulièrement tourné vers le jeune public. Il propose une animation en famille qui associe une découverte du Jardin écologique et une activité créative. L’objectif est de faire prendre conscience de la biodiversité aux participants pour les initier à la botanique.

LAND ART au MUSÉUM D’HISTOIRE NATURELLE (5e) : Lors de cette activité en famille, parents et enfants découvrent le Jardin écologique et sa biodiversité avant de réaliser une création éphémère utilisant le cadre et les matériaux de la nature.

MERCREDI DES CURIEUX au MUSÉUM D’HISTOIRE NATURELLE (5ème) : Chaque mercredi, les enfants font une découverte insolite en lien avec le Muséum et le Jardin des Plantes. Au programme de la fin de l’année 2012 : Découvrons la Ménagerie (5 septembre, 3 octobre et 31 octobre – 14 h 30), La biodiversité à la loupe (12 septembre et 10 octobre – 14 h 30), Découvrons le jardin (19 septembre et 17 octobre** – 14 h 30), La science s’invite au jardin (26 septembre et 24 octobre* – 14 h 30).

ATELIERS JARDINAGE DES PETITS Z’ANIMOS (8e) : L’association Les Petits Zanimos propose des ateliers de jardinage en intérieur. Les enfants font pousser leurs légumes et des plantes aromatiques, fabriquent une mini jungle ou construisent leur herbier. Ils apprennent ainsi à découvrir les plantes, végétaux, les légumes, l’art du jardinage et de la botanique. 25 rue de Turin 75008 Paris.

ATELIERS AU JARDIN JULES VERNE (11e) : Tous les mercredis de 10h à 11h30, les enfants ont droit à une initiation gratuite au jardinage. Ils apprennent ainsi à semer, bouturer, replanter, récolter. Pas de réservation possible, et les places sont limitées !

COURS À LA MAISON DU JARDINAGE (12e) : La Maison du Jardinage, située dans le Parc de Bercy, propose des ateliers pour enfants, pendant l’été uniquement. Ils apprennent l’art de la bouture, du semis et du repiquage, ainsi que celui de l’arrosage écologique. S’il ne fait pas beau, rendez-vous dans la serre.

EXPOSITION PERMANENTE ET ATELIERS À LA MAISON PARIS-NATURE au Parc Floral du Bois de Vincennes (12e) : Ce centre dédié à la nature organise des ateliers pour les enfants à partir de 8 ans tout au long de l’année. Le programme varie au fil des saisons et permet aux enfants de découvrir la faune et la flore parisiennes, sur place ou en promenade.

ATELIERS DE JARDINAGE au JARDIN D’ACCLIMATATION (16e) : Le Jardin d’Acclimatation propose de très nombreuses activités pour les enfants, parmi lesquelles un Atelier de Jardinage, à partir de trois ans. Munis de leurs outils de jardinage, ils apprennent en compagnie d’un jardinier paysagiste à bêcher, désherber, tailler, arroser… Ils retournent à la maison avec une plante dans un pot qu’ils ont décoré eux-mêmes.

ATELIERS DE JARDINAGE ET DE DÉCOUVERTE DE LA NATURE dans les JARDINS PASSAGERS du PARC DE LA VILLETTE (19e) : Tout au long de l’année, selon les saisons, les enfants découvrent la nature dans les Jardins Passagers du Parc de la Villette. Connaître les plantes tinctoriales, fabriquer son eau florale, apprendre à planter les choux et semer son champ de blé : les petits Parisiens sauront tout de la vie rurale ! Voir l’agenda des ateliers sur le site du Parc.

Source : evous.fr

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