I-Flower vous permet de faire pousser des plantes tout en écoutant de la musique

Bien que la musique et le jardinage n’aient pas grand-chose en commun, les designers croient que l’écoute de la bonne musique peut vous permettre de devenir un bon jardinier. Le designer Qiangwei Flora Zhu, est un de ceux qui tente de mêler deux des passe-temps passe-temps les plus favorisés en un seul et a mis au point le haut-parleur I-Fleur concept I-MU.

Le haut parleur, qui peut être utilisé pour lire la musique stockée sur votre iPhone ou iPod se présente sous la forme d’un pot de fleur. La culture, ce qui est une bonne vieille terre, repose sur le dessus d’autres composants électroniques scellés pour les protéger contre les dégâts des eaux. L’excès d’eau s’écoule hors de l’arrière et par conséquent, il garantit une croissance saine de votre installation.

Une mission naturaliste revient de Papouasie avec 1,5 million de spécimens

Partis en octobre dernier pour une grande expédition naturaliste en Papouasie-Nouvelle-Guinée, des scientifiques du monde entier sont de retour après trois mois d’exploration avec dans leurs bagages 1,5 million de spécimens divers et sans doute quelques milliers d’espèces nouvelles à identifier sur plusieurs décennies.

Plus de 200 personnes de vingt nationalités différentes ont participé à cette mission, qui a passé au peigne fin une zone du nord-est de la Nouvelle-Guinée, des profondeurs de la mer de Bismarck par 1.200 m de fond jusqu’aux pentes du Mont Wilhelm à 3.800 m d’altitude.

Objectif principal: inventorier la biodiversité foisonnante mais négligée de cette région du monde pour mieux la comprendre et la conserver.

« C’est une opération unique au monde par son ampleur, par sa logistique et un savoir-faire de terrain qu’on ne trouve pas dans les manuels », a souligné mercredi le directeur général du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), Thomas Grenon.

« On ramène à peu près 1,5 million de spécimens et il y aura de nombreuses espèces nouvelles dans le lot. Mais on sait qu’en moyenne, il faut à peu près vingt ans entre le moment où un spécimen est versé dans nos collections et l’identification d’une nouvelle espèce », a-t-il précisé en présentant à la presse un premier « bilan à chaud » de l’expédition.

Invertébrés marins et terrestres, plantes, champignons, algues: l’expédition a opéré une collecte intensive durant trois mois, n’effectuant qu’un premier tri grossier sur place. L’analyse minutieuse de spécimens mesurant en moyenne seulement quelques millimètres se fera dans les laboratoires du Muséum ou d’autres partenaires scientifiques.

« Une moisson gigantesque » a été faite dans cette forêt très humide (15 mètres de précipitations par an), à huit niveaux d’altitude différents, explique Olivier Pascal (Pro-Natura International), qui a dirigé le volet terrestre de la mission.

« Un demi million de petites bêtes ont été collectées » et comptent sans doute en leur sein une mine d’espèces nouvelles, dit-il.

Lagon bleu et boues rouges

L’équipe de botanistes rapporte quant à elle dans ses valises 1.442 échantillons d’arbres appartenant à 340 espèces, des lianes, fleurs, etc.

Preuve de la richesse de la biodiversité en Papouasie, 33 espèces d’arbres différentes poussaient sur un carré de 20 mètres sur 20, à 1.200 m d’altitude. « A titre de comparaison, dans l’Europe tout entière, il y a une centaine d’arbres autochtones », précise Jean-François Molino, de l’Institut pour la Recherche et le Développement (IRD).

Les naturalistes ont déjà pu mettre en évidence la distribution des espèces selon l’altitude: aucun palmier au-dessus de 2.500 m, aucune fourmi au-dessus de 2.200 m et pas de termites au-delà de 1.200 m.

Sous l’eau aussi, l’expédition a enchaîné les prélèvements (filets, dragage de boue, plongées nocturnes) et remonté 4.500 espèces de mollusques et 1.450 espèces de crustacés décapodes.

Les scientifiques ont aussi constaté que « même la mer de Bismarck, au fin fond de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, subit des impacts environnementaux non négligeables » de la part des activités humaines, dit Philippe Bouchet (MNHN), responsable du volet marin de la mission.

A l’instar des rejets en mer d’une usine chinoise de transformation de nickel, à Basamuk, pourtant officiellement entrée en service seulement huit jours auparavant. « A 600 ou 800 mètres sous l’usine, tous les organismes étaient déjà empêtrés dans des boues rouges de nickel », déclare Philippe Bouchet.

Plus prosaïquement, « on a passé un coup de chalut à 1.000 mètres de profondeur et remonté des plastiques, des canettes, boîtes en alu, etc. Ça a eu un impact énorme quand on a montré ça aux habitants » du Lagon de Madang, qui ne s’en rendaient pas compte, assure-t-il.

Cette mission en Papouasie est le troisième volet de « La Planète revisitée », programme d’expéditions naturalistes débuté en 2006 avec l’île d’Espiritu Santo dans l’archipel de Vanuatu, puis le Mozambique et Madagascar en 2009/2010.

Les bulles insolites et écologiques d’Attrap’Rêves

À Allauch, Attrap’Rêves propose un hébergement tout à fait insolite : dormir à la belle étoile dans des bulles tout confort et éco-responsables.

Voilà 3 ans que la pinède sauvage d’Allauch abrite 5 bulles qui s’intègrent parfaitement dans leur environnement. Après avoir « repris ses droits » une bonne partie de l’hiver, la nature accueille à nouveau ces chambres pas comme les autres pour la saison 2013, qui démarre cette semaine, jusqu’au mois de novembre.

Un hébergement respectueux de l’environnement

Ces élégantes bulles de 70 kg, 4 mètres de large et 3 mètres de haut, cousues mains et en PVC recyclables sont de « simples parois transparentes entre vous et la nature » décrit Murielle Giovansili, propriétaire d’Attrap’Rêves avec son frère. À chacune son ambiance: zen, nature, bubble suite, 1001 nuits ou bien glamour. Une bulle peut accueillir 2 personnes et, pour des raisons de sécurité, seulement un enfant d’au moins 6 ans.

En plus d’être confortables, elles respectent toutes leur environnement. La soufflerie intégrée dans ces bulles consomme peu. « Nous consommions 125 watts au démarrage de l’activité, puis 75, pour n’en consommer que 55 à l’heure actuelle », se félicite Murielle. « Nous tentons de faire évoluer le concept et d’améliorer nos performances énergétiques avec les années ».

Zone de compost, toilettes sèches, tri des déchets, ampoules basse consommation, économiseurs d’eau et balisage solaire rendent cet hébergement encore plus léger que ce qu’il ne parait déjà.

Réparties sur un terrain d’1,5 hectare en restanques, les bulles sont espacées et l’intimité est ainsi préservée. « Les services proposés ne sont pas ceux d’un camping » rappelle Murielle. On est en pleine nature, mais sans les désagréments :pas de petites bébêtes, d’humidité ou de froid. Petites attentions, confort et services sont au rendez-vous. Chaque bulle dispose de son propre chemin d’accès et d’un point d’eau dans une cabane en bois toute proche. Un télescope et une carte du ciel sont même mis à disposition gratuitement pour « découvrir ou parfaire votre connaissance de la voie lactée ». Enfin, un traiteur partenaire livre sur place des plateaux repas dans des coffrets biodégradables. Bien sûr, le jacuzzi, les massages et le champagne sont aussi possibles en supplément. Le budget minimum est de 109 € et peut aller jusqu’à 499€, selon les options choisies.

Des services qui font le succès d’Attrap’rêves. Après avoir testé le concept à Allauch, les propriétaires d’Attrap’Rêves ont décidé de franchiser leur concept. C’est ainsi que d’autres sites ont vu le jour dans la région PACA.

D’autres sites Attrap’Rêves dans la région

En avril 2012, c’est à Puget-Ville, dans le Var, que d’autres bulles ont élu domicile entre vignes et collines. En avril prochain, c’est en plein cœur du Parc Naturel Régional du Verdon et plus précisément à Montagnac-Montpezat qu’un nouveau site va ouvrir ses portes. Aventuriers d’un soir et amoureux pourront donc dormir à la belle étoile et profiter des nombreux points d’intérêts qui entourent ces sites régionaux.

« Il est important de montrer qu’il reste encore des coins sauvegardés et protégés » estime Murielle.

Voilà une manière originale de visiter notre belle région, et pour tous les budgets.

Pour en savoir plus sur Attrap’Rêves : www.attrap-reves.com 04.91.72.10.89 Chemin de la Ribassière 13190 Allauch

wiki2d.org

Des déchets plastiques pour carburant de Sydney à Londres

Le pilote australien Jeremy Rowsell est sur le point de briser les frontières pour l’énergie alternative en volant de l’Australie à la Grande-Bretagne dans un avion entièrement alimenté par des déchets plastiques. Le Cessna de Rowsell « Wings of Waste » va voler de Sydney à Londres via l’Asie, le Moyen-Orient, et en Europe à l’aide de carburant raffiné à partir de matériaux en « fin de vie » tels que des sacs en plastique et autres déchets qui, autrement, se retrouvent dans les sites d’enfouissement.

Le carburant qui propulse l’avion de Jeremy Rowsell ne sera pas fait à partir d’hydrocarbures traditionnels, mais de diesel raffiné à partir de matériaux recyclés. Les déchets plastiques seront expédiés à une société irlandaise appelée Cynar plc, qui permet de convertir la matière en diesel.

Le carburant est créée en chauffant avec précaution les déchets plastiques en l’absence d’oxygène. Ce procédé, qui est appelé pyrolyse, crée un combustible qui est essentiellement le même que celui du pétrole. En dépit de cette distillation fractionnée, le carburant continue de produire des émissions lorsqu’il est brûlé – même si cela est un peu plus propre que les carburants de transport traditionnels.

Alors, pourquoi Rowsell se lance dans cette aventure? Pour faire prendre conscience que les déchets plastiques peuvent être transformés en choses utiles au quotidien. « Vous regardez en bas ces ordures dans le Pacifique, et vous voyez le résultat de ce qu’il fait », a déclaré Rowsell, se référant au fléau écologique qui tue les animaux qui l’ingèrent, que d’autres enchevêtrent et les toxines sangsues dans la chaîne alimentaire.

Un panneau d’affichage qui produit de l’eau

Selon des estimations récentes de l’Organisation des Nations Unies, environ 2,6 milliard de personnes dans le monde n’ont pas ou peu accès à l’eau potable et la plupart de ces personnes habitent dans des régions sous-développées du monde, où les infrastructures de production d’eau potable par dessalement ne sont pas présentes. Similaire est le cas au Pérou, où les gens en général puisent l’eau à partir de puits d’eau de source, qui est souvent polluée et pas du tout propre à la consommation. Pour de meilleures conditions de vie dans ces zones, UTEC, l’Université d’Ingénierie et de la Technologie à Lima, au Pérou, a collaboré avec Mayo DraftDCB à développer un produit novateur d’affichage qui peut étancher la soif de nombreuses familles.

Le panneau d’affichage, qui est le premier de son genre dans le monde, comprend des systèmes avancés de capture d’eau et de filtration qui convertissent l’humidité dans l’air en eau potable. Depuis l’humidité atmosphérique moyenne dans la zone atteint près de 98 pour cent, mais les précipitations sont rares, le panneau est capable de produire jusqu’à 96 litres d’eau potable qui sont stockés dans des cuves de réserve. Les résidents peuvent tout simplement approcher le panneau d’affichage et tourner le robinet pour l’eau potable. Rendez-vous sur Designboom pour les images et un peu plus.

Une poule comme « composteur sur pattes », l’idée gagne du terrain

Une poule en son jardin, dernier must écolo? Barsac, en Gironde, a rejoint la liste croissante des communes distribuant des poules à leurs habitants, une garantie de réduction drastique des déchets, d’oeufs frais quotidiens, et d’un certain goût d’enfance.

Impatientes, quelque 150 familles, et des bambins aux yeux brillants, ont pris livraison samedi d’une paire de gallinacés lors d’une « cérémonie d’adoption » festive sur la place du village, moyennant 2 euros, charte d’adoption dûment signée, et quelques conseils de base aux « parents poule », rurbains pour beaucoup.

Pour le maire (centriste) Philippe Meynard, l’arithmétique est simple: une poule, charognard avéré, consomme près de 150 kilos de déchets alimentaires par an. Mille poules, comme cette communauté de communes (CDC) de Podensac va en offrir cette année, ce sont 150 tonnes de déchets en moins, quelque 15.000 euros économisés sur l’incinération.

Très en pointe sur la réduction des déchets (ils ont été réduits de moitié à la CDC en un an, à 140 kg par habitant), M. Meynard avait annoncé lors de ses voeux fin janvier son « plan poules » comme une idée pour les mois à venir. Le surlendemain, des dizaines d’habitants appelaient pour savoir comment avoir « leur » poule. « Je me suis dit: +Hou la, va falloir s’y mettre+ ! »

« On a été pris par l’impatience et l’engouement des familles, moi j’avais imaginé mettre cela en place avant l’été… »

Une poule comme « composteur sur pattes », l’idée gagne du terrain. Ces derniers mois Pincé (Sarthe), Mandres-les-Roses (Val-de-Marne), l’agglomération de Besançon (Doubs), entre autres, ont lancé des expériences similaires. Aucune toutefois à l’échelle de la communauté de communes de Podensac.

« Cela reste marginal, mais ce n’est pas du tout farfelu, c’est un excellent moyen de réduction des déchets, au côté d’actions de masse comme le compostage individuel », diagnostique Jean-Louis Bergey, directeur de l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’énergie) en Aquitaine. « Ce peut aussi être un formidable outil pédagogique ».

Il y a plus. Pour Agnès Hémon, avicultrice qui fournit des poules plein air à Barsac – « des rousses hybrides, bonnes pondeuses et assez sociables », l’adhésion populaire n’est pas une surprise.

« Les gens saisissent une chance de retrouver quelque chose de leur enfance, des choses simples, des méthodes qui existent depuis longtemps: les poules mangent des déchets, nos déchets, recyclent, en produisant des oeufs. Et des fientes, très bon engrais ».

« On s’est dit: pourquoi pas ? » explique Christophe Kontowicz, adoptant de 34 ans qui s’en va avec ses deux poules sous le bras, vers le poulailler bricolé dans son jardin. « Quand j’étais petit, chez mes parents il y avait toujours des poules, des lapins, etc. C’est bien qu’eux aussi puissent connaître cela » dit-il, en désignant son garçonnet Teddy.

« On avait déjà un composteur, mais comme on ne jardine pas vraiment, il ne me sert à rien sauf à éliminer les déchets. Avec les poules, en plus j’ai des oeufs ! », se réjouit Sylvie Lavergne, Barsacaise de 48 ans placée sur « liste d’attente ».

Bientôt une poule en chaque jardin ? Pour ceux vivant en appartement, Barsac a déjà la parade: un « poulailler communal », où les habitants viendront apporter leurs déchets, et récupérer des oeufs. Pour le reste, M. Meynard est convaincu de la contagion.

« Les mentalités évoluent. Ca peut paraître rigolo notre histoire de poules, mais sur le long terme, ça va influencer les consciences, notamment via les enfants. Et puis c’est un moyen sympa d’aborder un sujet, le traitement des poubelles, qui n’est pas des plus sexy ».

L’aviculture, elle, peut-elle s’inquiéter de voir éclore des « éleveurs » partout? Pas forcément si l’on considère tous ces mini-cheptels à renouveler, sans compter d’éventuels alliés objectifs. « Le renard aura tendance à se servir là où il y aura des poules », glisse Agnès Hémon.

Fabriquez votre propre table et chaises à partir de palettes

Les designs fabriqués à partir de palettes ne coûtent pas cher et sont omniprésents. Le designer britannique Sarah Williams montre comment elle a fait cette belle table et quatre chaises de palettes, à chaque étape. J’aime la conception de la table avec l’espace sous le verre. Obtenez des instructions plus détaillées et la liste des documents sur Bridgman, un fabricant de meubles qui a eu beaucoup de palettes autour de leur bureau.

 

Rappelez-vous que les palettes peuvent être sales et cherchez à les traiter surtout lorsque ce sont des palettes de services alimentaires.

Nouvelles lampes de poche en bambou solaires et à manivelle

Chaque fois que nous pensons à des lampes de poche nous pensons à des situations d’urgence suite à des pannes de courant, ou un voyage en camping sans batterie. Dans ces situations, une lampe de poche à piles devient inutile si les batteries sont épuisées. Pour résoudre cela, Emform une société allemande a mis au point une nouvelle gamme de lampes de poche écologique en bambou avec une manivelle et un panneau solaire pour s’assurer d’une charge constante.

Le premier sur la liste est le Safe Light, une lampe de poche compacte avec quatre diodes lumineuses et un petit panneau solaire. Comme prévu, les cellules solaires rechargent une batterie embarquée, qui peut ensuite être utilisée pour fournir un éclairage. En outre, le dispositif utilise des LED, vous pouvez être assuré que même une petite quantité de charge peut fournir des heures d’éclairage.

Le second produit dévoilé par la société est la Dynamo bambou, qui est livré avec une petite manivelle. Alors que les autres caractéristiques restent les mêmes, la Dynamo comprend également un système de chargement USB. DesignBoom note que ces lampes de poche portables peuvent être utilisées comme une alternative durable aux encombrantes piles.

Un vaisseau fantôme dérive dans l’Atlantique Nord

Avec des rats pour seuls passagers, le Lyubov Orlova, navire de croisière russe décrépit, dérive depuis près d’un mois dans l’Atlantique Nord, probablement en direction des côtes européennes, faute d’une police internationale capable d’intervenir.

L’ancien bateau de croisière, construit en 1976, a quitté, vide, l’île canadienne de Terre-Neuve le 23 janvier. Pris en remorque, il devait rejoindre la République dominicaine où son propriétaire, un ferrailleur, voulait le faire déconstruire. Mais le câble qui le reliait au remorqueur s’est rompu dès le lendemain de son départ.

Le remorqueur était lui-même en très mauvais état et a été rappelé au port de Saint-Jean-de-Terre-Neuve pour des inspections, livrant le Lyubov Orlova à la mer, tel un vaisseau fantôme. Les autorités canadiennes ne semblaient pas s’inquiéter outre mesure de son sort, avouant même lundi n’avoir aucune idée de sa localisation.

Le navire d’une centaine de mètres de long s’est rapidement retrouvé dans les eaux internationales, sans feux, selon l’association Robin des Bois, ni balise de localisation, selon les autorités canadiennes.

« L’épave dérive en pleine haute-mer et se retrouve dans une espèce de vide et de monstruosité juridique », dénonce Jacky Bonnemain, porte-parole de l’association écologiste, regrettant que les « eaux internationales n’appartiennent à personne ».

« Dans l’éventualité d’une collision, d’un naufrage ou d’une avarie, le Lyubov Orlova libérerait immédiatement ou à moyen terme des hydrocarbures, du pyralène (PCB) et autres liquides techniques toxiques, de l’amiante, des eaux de cale souillées, des néons au mercure et des déchets flottants non biodégradables », indique l’association dans un communiqué.

Dans le cas d’un navire à la dérive avec des passagers à bord, la Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (Solas) pourrait s’appliquer, mais aucune convention ne prévoit d’action particulière dans le cas d’un navire vide, assure-t-il, disant craindre un accident « dans une zone où la densité du trafic maritime est forte » et une pollution, et appelant à la mise en place d’une « force internationale d’assistance et de sauvetage » pour le retrouver.

Michel Quimbert, avocat spécialisé en droit maritime, estime qu’il revient à ceux qui sont responsables de sa dérive –la société de remorquage, l’Etat du pavillon, le propriétaire de l’épave, les assurances…– d’y mettre un terme, en l’absence d’une police internationale.

Destination Irlande ?

« Personne » ne peut contraindre les responsables de la dérive du navire à agir pour faire cesser le danger pour la navigation « si ce n’est leur propre intérêt », car si un accident devait arriver, ils ne manqueraient pas d’être poursuivis, estime-t-il.

Mais, « en dehors des eaux territoriales, il est difficile » de les obliger à intervenir, explique l’avocat, également président du conseil supérieur de la marine marchande. « Il n’y a pas de police internationale et il n’y a pas de fonds international d’intervention » pouvant être mobilisé, assure-t-il, niant cependant l’existence d’un « vide juridique ». « Le vide ne résulte pas du droit, il résulte du non-respect du droit ».

« Dans les eaux internationales, il n’y a pas d’autorité supranationale qui pourrait mettre un terme à ce danger », assure Sébastien Lootgieter, membre de l’Association française du droit maritime (AFDM), estimant cependant que l’Etat du pavillon devrait être compétent dans un cas similaire. Le Lyubov Orlova bat pavillon des îles Cook…

L’ancien bateau de croisière russe, désormais considéré juridiquement comme une épave ou une simple coque, va ainsi continuer de dériver jusqu’à arriver, sauf incident, dans des eaux territoriales ou la zone économique exclusive (ZEE) d’un Etat, qui sera alors en mesure d’intervenir, ainsi que l’y autorise la convention des Nations unies sur le droit de la mer, dite de Montego Bay. Où? Cela reste difficile à déterminer.

« Ce serait très compliqué de prévoir sa dérive, car on n’a pas d’outils très précis à disposition », explique à l’AFP Christophe Maisondieu, chercheur à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), assurant que le navire est soumis aux vents et aux vagues plus qu’aux courants. « Comme il est vide, il doit flotter relativement haut et avoir un petit peu moins de prise au courant », souligne-t-il. Le scientifique –qui assure avoir vu le navire il y a un an à Terre-Neuve dans un état « vraiment bien pourri »– juge cependant que le Lyubov Orlova devrait plutôt dériver en direction de l’Irlande, sans pouvoir dire combien de temps il lui faudra pour l’atteindre, s’il ne provoque pas d’ici là un naufrage.

« Comme il n’y a pas de position précise du navire, il n’y a pas non plus, à ma connaissance, de message d’avertissement diffusé aux navires », assure à l’AFP une source maritime française sous couvert d’anonymat.

Ville biomimétique, ville de demain

Vélizy-Villacoublay propose une session de conférence ainsi que d’explorer les multiples principes du vivant dont la ville peut s’inspirer dans son organisation, son architecture, le traitement de ses déchets, la gestion de son énergie, les modes de déplacement, etc.

Jeudi 21 Février – A l’auditorium de l’Onde

« Ville biomimétique, ville de demain » – 18h
– Introduction de François Siegel, Rédacteur en Chef de la Revue Prospective « We Demain »
– Karim Lapp, de l’association Biomimicry Europa, ingénieur écologue spécialisé en écologie urbaine.
– Luc Schuiten, artiste visionnaire belge, imagine des cités végétales, magnifiques illustrations de villes inspirées des forêts.

Samedi 23 février – Au café de l’Onde

« Ville végétale, ville comestible » – 14h
– Les potagers durables et écologiques par Nicolas Bel, Ingénieur Agronome.
– L’agriculture périurbaine : les enjeux du maintien de l’agriculture sur le plateau de Saclay par Dorian Spaak, Chargé de Mission au sein de l’association Terre & Cité.

« Ville et structure, vers une architecture inspirée du vivant » – 16h
– Les prototypes de l’habitat urbain de demain : projet Canopea, vainqueur du « Solar Decathlon 2012 », par Benjamin Le Naour, diplômé de l’ENSAG.
– Vers une architecture symbiotique inspirée du vivant par Anouk Legendre, Directrice associée de l’agence X-TU Architects.

Lundi 25 Février – A l’auditorium de l’Onde

« Ville interactive, mutations urbaines, mutations socio-économiques » – 18h
– Les réseaux intelligents : Issy Grid, premier réseau intelligent de quartier en France et So Digital, le nouveau réseau des entreprises innovantes de l’Ouest parisien par Eric Legale, Directeur Général d’Issy Media.

Mardi 26 Février – A l’auditorium de l’Onde

« Ville et mobilité, vers la ville fluide et intermodale » – 18h
– Du produit au service : Citroën Multicity par Nadège Faul, Développement services Mobilité Peugeot.
– Internet : impact sur nos modes de consommation et sur nos usages en matière de mobilité par Edwin Mootoosamy, co-fondateur de Oui Share, plateforme créative pour une économie collaborative.

Jeudi 28 Février – A l’auditorium de l’Onde

« Ville et organisation, vers les villes en transition » – 18h
– L’autonomie énergétique de la ville de Montdidier
par Catherine Quignon-Le Tyrant, Maire et Conseiller Général,
et Bernard Florin, Sous-Préfet de Montdidier.

Infos pratiques

Exposition et conférences :
L’Onde, Théâtre et Centre d’Art
8 bis, avenue Louis Breguet 78140 Vélizy-Villacoublay

Horaire des expositions :
Du lundi au vendredi de 13H00 à 18H00
Le samedi et le dimanche de 10H00 à 18H00

Entrée libre

Contact :
Guillaume Porcheron
guillaumeporcheron(at)velizy-villacoublay.fr
01 34 58 14 28

Après les oiseaux, l’industrie aéronautique s’inspire du monde marin et végétal

Pour améliorer la performance des avions et réduire la consommation d’énergie, l’industrie aéronautique continue de s’inspirer de la nature: après les oiseaux, la recherche puise dans les mondes marin et végétal.

Pour améliorer la performance des avions et réduire la consommation d’énergie, l’industrie aéronautique continue de s’inspirer de la nature: après les oiseaux, la recherche puise dans les mondes marin et végétal.

La compagnie aérienne allemande Lufthansa a annoncé début février qu’elle allait appliquer d’ici l’été de petits carrés de vernis imitant la peau de requin sur plusieurs surfaces extérieures de deux Airbus A340-300, pour un test de deux ans.

La peau de requin est connue depuis plus d’un demi-siècle pour son « effet riblet », des micro-rainures à sa surface qui maintiennent l’eau près du corps de l’animal, diminuant la résistance du fluide et améliorant par conséquent l’hydrodynamisme.

Cette propriété fascine depuis 25 ans les industries militaire, aérospatiale et aéronautique, mais aussi la construction navale, la filière éolienne et les équipementiers sportifs. Des maillots de bain basés sur ce principe ont entraîné une vague de records en natation en 2008-2009, avant d’être interdits en compétition. Motif: trop efficaces!

Dans l’aéronautique cependant, l’ancienne technique consistant à coller des films plastiques rainurés sur les parois des appareils avait de « grands inconvénients », souligne Volkmar Stenzel, chercheur à l’institut Fraunhofer de Brême (nord), spécialisé dans la recherche en sciences appliquées.

« D’abord ces films étaient lourds, ce qui réduisait les économies de carburant. Ensuite ils étaient difficiles à coller sur des surfaces incurvées, et il fallait les arracher quand les avions étaient repeints tous les quatre-cinq ans, ce qui représentait un coût trop élevé », détaille-t-il.

C’est pourquoi l’institut Fraunhofer de Brême (nord) a mis au point un vernis à microsillons fixés par rayonnement ultraviolet, en partenariat avec le Centre aérospatial allemand (DLR) et Airbus.

Avec le test opérationnel chez Lufthansa, cette innovation arrive à son « étape ultime » avant une éventuelle application industrielle, selon Denis Darracq, chef de la recherche et technologie physique du vol chez Airbus.

Économie de carburant de 1%

« Les résultats attendus en termes de performance sont bien là. À présent il s’agit de mesurer l’efficacité au niveau de la durabilité », la résistance des microsillons à l’abrasion et à l’érosion sous l’effet de la pression et du givre, explique M. Darracq.

S’il recouvrait entre 40 et 70% d’un avion, ce vernis permettrait d’économiser environ 1% de carburant pour un coût de production « marginal », estime l’ingénieur. Soit un bénéfice « énorme » pour une compagnie aérienne, à une époque où les prix du pétrole atteignent des sommets et où les passagers deviennent sensibles à l’impact environnemental du trafic aérien.

« On peut encore beaucoup progresser sur les surfaces. On voit bien que les surfaces du monde vivant qui présentent beaucoup de flexibilité, de rugosité sont très différentes de celles du monde industriel, qui sont les plus lisses », ajoute-t-il.

La feuille de lotus, sur laquelle les gouttes d’eau glissent sans adhérer grâce à des microsphères, est un autre exemple de biomimétisme prometteur.

Cette vertu autonettoyante est déjà utilisée par exemple dans l’aménagement intérieur de l’Airbus A380, pour réduire la consommation d’eau dans les sanitaires et éviter de salir la cabine, facilitant la maintenance.

Airbus envisage à présent une application extérieure. « Le dégivrage est un vrai problème pour les avions, avec des coûts importants. S’il existait des surfaces sur lesquelles l’eau n’adhère pas, elle ne gèlerait pas et ça serait un progrès énorme », imagine M. Darracq.

L’intérêt grandissant des compagnies aériennes pourrait accélérer la recherche sur les surfaces. « Ces technologies pourront être certainement prêtes à être appliquées dans quelques années », prédit-il.

Strasbourg se dotera d’un périphérique pour vélos

La ville de Strasbourg, où la pratique du vélo est déjà particulièrement développée, va se lancer cet été dans de nouveaux aménagements en faveur des cyclistes, parmi lesquels un périphérique spécifique qui serait une grande première en France.

« Strasbourg va un peu servir de test pour d’autres villes et agglomérations qui suivent avec intérêt la manière dont nous allons gérer ce dossier », s’est félicité lundi le maire (PS) Roland Ries lors d’une conférence de presse.

« Il s’agit de mettre en place une sorte de périphérique pour vélos, avec des portes identifiées et des connexions avec des radiales qui permettront de desservir l’ensemble du territoire en moins de 30 minutes », a détaillé Serge Asentio, chargé de mission vélo auprès de la mairie. L’idée est de « favoriser l’usage du vélo sur des trajets plus longs, comme c’est le cas à Copenhague par exemple ».

« On doit changer de logique: (à) Strasbourg et (dans) son agglomération 70% des déplacements font moins de 3 km, mais le vélo ne représente que 8% » de ces trajets, a expliqué Alain Jund, adjoint (EELV) en charge de l’urbanisme. « Nous souhaitons par ces aménagements porter ce chiffre à 16% à l’horizon 2025 ».

« Cette nouvelle étape a pour but l’intégration de la mobilité dans une politique plus globale qui tienne compte des territoires et de leurs spécificités, le tramway ne peut aller partout, il n’est qu’une réponse parmi d’autres aux besoins de mobilité », a précisé le maire.

L’agglomération de Strasbourg, première en France pour sa politique en faveur des cyclistes, compte 560 km d’aménagements cyclables et son réseau continue de s’accroître en moyenne d’environ 10 km par an.

Le premier Oeil Bionique approuvé et bientôt disponible

La FDA vient de donner l’autorisation officielle du premier œil bionique! Développé par Second Sight Medical Products, l’Argus II est un œil bionique qui contourne les tiges endommagées et les cônes dans la rétine. Une caméra miniature logée dans une paire de lunettes, et la vidéo est traitée et transmise sans fil à une antenne de l’implant Argus. L’implant stimule ensuite un tableau de 60 électrodes pour envoyer des informations au cerveau via le nerf optique.

L’Argus II a déjà l’approbation des régulateurs européens, et la US Food and Drug Administration vient de donner l’approbation officielle cette semaine. Trente personnes âgées de 28 à 77 ont pris part à un essai de l’Argus II, qui étaient tous complètement aveugles. Les résultats variaient d’un patient à l’autre, allant de petits avantages à être capable de lire des journaux ou voir en couleur. La technologie est actuellement disponible en Europe pour € 73.000 (99.120 $), et devrait être plus cher une fois arrivé aux États-Unis.

L’Argus II a également été approuvé par le National Eye Institute parmi plusieurs autres projets à travers le pays qui travaillent sur un œil bionique. Notamment, les scientifiques de Stanford ont un système qui utilise des cellules photovoltaïques au lieu d’électrodes pour convertir la lumière en impulsions électriques. La technologie n’a jusqu’à présent été testé que sur des rats, mais les scientifiques en France pourraient commencer les essais cliniques cette année. Comme la science affine la robotique, nous pourrions bientôt nous retrouver à l’aide d’ingénierie comme un outil médical précieux.

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