L’avion solaire biplace termine son premier vol d’essai

L’avion solaire Sunseeker Duo sans carburant est maintenant au point pour voler! Après avoir été dévoilé lors du Global Aero Show à Friedrichshafen, en Allemagne en Avril, le plus rapide avion solaire biplace a été transporté en Italie où il a réussi sept vols d’essai.

Le Sunseeker Duo a décollé à l’aube à Voghera, Italie, et a complété ses vols, confirmant que ses cellules solaires, systèmes de contrôle et train d’atterrissage sont opérationnels.

Eric Raymond: «Tout a bien fonctionné, la principale chose qui devait être confirmée, c’est que l’angle de l’aile par rapport à l’angle du train d’atterrissage est correct de sorte que les roues principales touchent en premier, sans heurter la queue ou la roue avant »

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Le dernier avion solaire de Solar Flight, dirigé par Irena et Eric Raymond, peut aller jusqu’à 25 minutes de vol uniquement sur batteries. En outre, il peut voler pendant des heures lorsqu’ils est exposé à la lumière directe du soleil. Le plus récent modèle d’avion de la flotte a une envergure de près de 24 mètres, mais peut être garé dans un hangar de taille moyenne grâce à ses ailes repliables.

L’avion est toujours en cours d’améliorations. L’hélice et l’intégration des batteries et l’électronique de contrôle nécessitent encore quelques réglage mais n’interfèrent pas de manière significative sur la capacité de l’avion à pouvoir voler, a déclaré Eric Raymond.

Voir la vidéo: http://vimeo.com/68861547

+ Solar Flight

L’Alaska fait face à des températures records

Aucune partie du monde n’est à l’abri du réchauffement de la planète, y compris la seule région arctique des États-Unis, en Alaska. En raison d’un dôme de chaleur résident, plusieurs records de chaleur ont été battus en Alaska la semaine dernière, avec des températures plus élevées que Miami. L’Alaska a battu le record, atteignant 91 degrés Fahrenheit (32,8 degrés Celsius), puis un énorme 96 degrés (35,5 degrés Celsius) lundi dernier.

Tout l’État de l’Alaska a ressenti un courant exceptionnellement chaud, avec des températures exceptionnelles pour la première fois dans de nombreux endroits de l’état, brisant un record de plus de cinq degrés.

Alaska

Les températures surprenantes viennent après un froid record en mai dans des régions comme McGrath, qui se trouve à 350 kms au nord-ouest d’Anchorage. Le 18 mai, McGrath a mesuré un petit 15 degrés Fahrenheit (-9,4 degrés Celsius) , un nouveau record pour cette date. D’autres villes comme Fairbanks, Valdez et Talkeetna ont fait état de nouvelles données sans précédent.

L’Alaska est été particulièrement sensible au réchauffement climatique dû au réchauffement extrêmement rapide de la région de l’Arctique. En raison de ces pics incroyables de température, la région fait maintenant face à un risque, la fonte du pergélisol et la glace de mer réduite.

Via Climate Central

AlgaeBulb, l’ampoule qui fonctionne aux algues vertes

Déjà utilisé comme une source d’énergie à grande échelle pour le chauffage /refroidissement de l’habitation et biodiesel, les algues comme source d’énergie naturelle est une des alternatives les plus intéressantes de l’avenir proche. Le AlgaeBulb est une exploration dans l’utilisation des organismes sur une micro-échelle d’une ampoule LED unique qui exploite l’énergie des algues vertes. En utilisant une petite pompe à air, compresseur, réservoir, et un matériau hydrophobe, il se crée juste assez d’électricité pour alimenter la LED pour des durées limitées.

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Source: www.yankodesign.com

Desertec abandonne son projet d’exportation d’énergie solaire vers l’Europe

L’initiative industrielle Desertec (Dii) a abandonné sa stratégie d’exportation d’énergie solaire du Sahara vers l’Europe, ce qui anéantit les espoirs du Vieux Continent d’augmenter la part d’électricité renouvelable à l’aide d’approvisionnements externes bon marché.

Lors d’un entretien téléphonique avec EurActiv, le PDG de Dii, Paul van Son, a reconnu que l’approche initiale du projet sur l’exportation représentait une « vision unidimensionnelle ».

Même si l’alliance industrielle a été créée afin d’accroître l’approvisionnement en énergie renouvelable au Maghreb en vue de contribuer à 20 % de la demande européenne en électricité d’ici 2050, Dii admet à présent que l’Europe peut subvenir à la plupart de ses besoins localement.

« Si nous parlons d’énergie renouvelable d’Afrique du Nord, seule une petite partie sera en fin de compte acheminée vers le marché européen », a déclaré M. van Son. Il a ajouté que le marché européen pourrait fournir jusqu’à 90 % de sa propre demande en électricité.

« Honnêtement, il y a quatre ans, l’acheminement de l’énergie depuis l’Afrique du Nord était la raison d’être de Desertec. Nous avons abandonné cette vision unidimensionnelle. Il s’agit à présent de créer des marchés intégrés dans lesquels l’énergie renouvelable apportera ses avantages [fusion_builder_container hundred_percent= »yes » overflow= »visible »][fusion_builder_row][fusion_builder_column type= »1_1″ background_position= »left top » background_color= » » border_size= » » border_color= » » border_style= »solid » spacing= »yes » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » padding= » » margin_top= »0px » margin_bottom= »0px » class= » » id= » » animation_type= » » animation_speed= »0.3″ animation_direction= »left » hide_on_mobile= »no » center_content= »no » min_height= »none »][…] C’est l’objectif principal », a-t-il indiqué.

Desertec est « trop cher et utopique »

Les détracteurs de Desertec mettent en doute la viabilité d’un projet de 400 milliards d’euros qui vise à produire 100 GW d’ici 2050. Les doutes se sont accentués lorsque l’actionnaire fondateur Siemens s’est retiré de l’initiative en novembre 2012. Au même moment, Dii n’a pas obtenu le soutien du gouvernement espagnol, en difficulté financière, en faveur d’un projet de démonstration d’énergie solaire concentrée (ESC) de 500 MW à Ouarzazate, au Maroc. Ce projet est cependant toujours en cours.

« [Desertec] n’est pas viable sous sa forme originale, parce qu’il est trop cher et utopique. Il a attiré très peu d’investissements. C’est devenu en quelque sorte un accord bilatéral », affirme Peter Droege, président d’Eurosolat, une association industrielle.

Des acteurs du secteur européen de l’électricité doutent du modèle d’entreprise initial de Dii. Ils affirment que son approche sur l’exportation est incompatible avec l’interconnectivité actuelle du réseau entre le Maghreb et l’Europe, et au sein de l’Europe elle-même. Ils ajoutent que le marché éprouve déjà des difficultés à intégrer une capacité supplémentaire d’énergie renouvelable.

« Nous manquons toujours de lignes et de capacités pour l’exportation à un niveau très élémentaire », selon Susanne Nies, directrice du département de politique énergétique à Eurelectric, l’association qui représente le secteur européen de l’électricité.

« L’Espagne éprouve déjà des difficultés avec sa propre production excédentaire d’énergie renouvelable et des importations supplémentaires de pays tiers aggraveraient certainement le problème », a-t-elle ajouté.

« Il est difficile d’affirmer que l’UE a besoin de capacité supplémentaire de SER [source d’énergie renouvelable] », a-t-elle poursuivi. Le cadre réglementaire, technique et économique du système électrique doit également être ajusté, selon Mme Nies.

Paul van Son souhaite que Desertec se concentre sur les effets de synergie. Il affirme que le chemin est encore long avant l’intégration du marché de l’électricité en Europe, mais précise que des arguments commerciaux convaincants peuvent être avancés.

« Si nous analysons les énormes synergies en termes d’économie réelle, les responsables politiques ne devraient pas être autorisés à ne pas profiter de ces synergies dans le domaine de l’énergie. Les responsables politiques ne voudraient pas nuire aux citoyens de l’Europe et du Moyen-Orient », a-t-il déclaré.

Des conditions de marché peu attrayantes

Les pays d’Afrique du Nord, la région initialement privilégiée des activités de Dii, se concentrent sur la satisfaction de leur propre demande nationale en électricité, qui croît rapidement. En tout cas, ils hésitent à s’engager dans ce qu’ils considèrent comme des conditions de marché européen peu attrayantes.

« Nous ne savons pas si les prix de l’électricité sur le marché européen nous rapporteront un retour sur investissement », a déclaré Mustapha Mekideche, le vice-président du Conseil national économique et social (CNES) de l’Algérie, lors d’une conférence sur l’énergie à Alger en novembre 2012.

Sonelgaz, la société nationale algérienne de l’électricité et du gaz, a signé un accord de coopération avec Dii à Bruxelles en décembre 2011, malgré les doutes de législateurs algériens haut placés quant à l’avenir de l’initiative industrielle.

« Les pays d’Europe du Nord doivent montrer qu’ils veulent acheter de l’électricité produite à partir de [sources d’] énergie renouvelable », a déclaré le président-directeur général de Sonelgaz, Noureddine Sonelgaz, lors d’un entretien avec la presse algérienne avant la signature de l’accord.

Malgré l’objectif ambitieux de l’Algérie de produire 40 % de son électricité à partir de sources d’énergie renouvelable d’ici 2030 en vue de libérer plus de gaz pour l’exportation, les progrès dans l’établissement de projets sur le terrain ont été lents. L’engagement entre l’Algérie et Dii en faveur d’une centrale solaire à concentration (CSP) ne s’est pas matérialisé.

RWE est toujours intéressée

Dii compte toujours des partisans, dont le conglomérat allemand RWE, qui souhaite étendre son secteur de l’énergie renouvelable. Au Maroc, le pays maghrébin qui soutient le plus Desertec, RWE négocie actuellement avec des partenaires afin de créer une coalition, la première étape d’un projet de construction de centrales photovoltaïques et d’éoliennes de 50 MW dans le royaume.

« Nous sommes convaincus que le projet Desertec est une très bonne occasion d’augmenter l’approvisionnement en énergie renouvelable pour l’Afrique du Nord. Même si certains critiquent le projet, nous estimons qu’il portera ses fruits à long terme », a déclaré Martin Pack, porte-parole de RWE.

RWE a confirmé que l’électricité produite à partir des projets marocains serait destinée au marché local et non à l’exportation.

RÉACTIONS :

Susanne Nies, directrice du département de politique énergétique àEurelectric, l’association qui représente le secteur européen de l’électricité, a déclaré :

« En termes de consommation d’électricité, le monde est actuellement divisé en deux. D’un côté, les économies émergentes (la Turquie, le Brésil, la Chine, l’Inde, etc.) connaissent une croissance impressionnante et rapide de 8 à 10 % par an dans la consommation d’électricité. L’Afrique du Nord et l’Afrique dans son ensemble font en fait partie de cette tendance. De l’autre côté, le monde de l’OCDE, dont l’UE, prévoit des tendances négatives de consommation d’énergie jusqu’en 2020. La récession persistante, les changements démographiques et l’amélioration de l’efficacité énergétique sont à l’origine [de cette situation], même si l’électrification devrait augmenter.

Le modèle d’entreprise initial de Desertec devait fonctionner sur la base des exportations. Cela lui aurait permis de couvrir ses coûts de production d’électricité. Cependant, un réexamen de cette approche initiale axée sur les “exportations” serait peut-être nécessaire pour deux raisons principales :

Premièrement, nous manquons toujours de lignes et de capacités pour l’exportation à un niveau très élémentaire. Leur construction est difficile d’un point de vue technique en raison de la profondeur des eaux de la Méditerranée. En outre, ce n’est pas seulement le lien entre l’Afrique du Nord et l’Europe qui pose problème. C’est plutôt l’avenir de la capacité supplémentaire une fois qu’elle atteint la péninsule ibérique. L’Espagne éprouve déjà des difficultés avec sa production excédentaire d’énergie renouvelable et des importations supplémentaires de pays tiers aggraveraient certainement le problème. Les lignes de l’Espagne devraient être renforcées, en vue d’acheminer l’excédent d’électricité vers la France. L’interconnexion à la frontière franco-espagnole est toutefois encombrée. Ceci étant dit, il est vrai que des progrès ont été réalisés dans le renforcement du bassin méditerranéen des lignes de transmission. Les progrès doivent toutefois s’accélérer de toute urgence dans l’intérêt commun de tous les pays concernés.

Deuxièmement, il est difficile d’affirmer que l’UE a besoin de capacité supplémentaire de SER [source d’énergie renouvelable]. L’Europe est actuellement témoin d’une situation dans laquelle la capacité de SER tente de remplacer les centrales traditionnelles existantes. Ce passage requiert la résolution de nombreux problèmes liés au système, dont la resynchronisation du système à la suite de l’expansion des SER, en particulier dans le domaine des éoliennes à vitesse variable et du photovoltaïque. Même si la variabilité ne constitue pas un problème en soi, elle contraint le système à changer son mode de fonctionnement, ce qui signifie également qu’il faut donner plus de temps au cadre réglementaire, technique et économique pour s’adapter. L’ajout d’encore plus de SER de Desertec dans le même temps ne soutiendrait probablement pas cette décision.

Les craintes concernant la propre consommation de l’Afrique constituent l’une des dernières raisons de douter un peu plus de la dimension de l’exportation attendue au départ. L’Afrique aurait tort de négliger sa propre production locale d’énergie et mettrait sa sécurité d’approvisionnement en péril pour satisfaire la demande de l’Europe. La demande en Afrique dépasse déjà l’offre. Dans le même temps, le “verrouillage carbone” [risque de dépendance excessive à l’égard du carbone] doit être évité. Des arguments commerciaux convaincants sont dès lors nécessaires. S’éloigner de l’ESC très coûteuse au profit de l’énergie éolienne sur terre, plus proche du marché, mais également de grandes centrales photovoltaïques, est certainement la meilleure chose à faire. »

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EP7, le restaurant naturellement urbain de Paris

L’architecte français et ancien graffiteur Stéphane Malka a conçu une typologie de guinguette pour Paris qui synthétise les dimensions de la nature dans la croissance incessante de l’environnement urbain.

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Son restaurant EP7 utilise une accrétion de bois brut, amorcée à la croissance de la vie végétale organique, afin de recréer une peau vivante pour un espace de « loisirs urbain ». L’architecte a commencé sa carrière en tant qu’agent artistique du paysage urbain, en utilisant les plans de la ville pour comprendre la puissance communicative des formes. L’architecture, dans ce cas, fait référence à « l’art de la Terre » et des liens dans les masses entremêlées de Paris métropolitaine avec la vie foisonnante de la forêt. Les murs libres et la végétation proviennent de modules délicatement pixelisés en coupe de bois carré alors étendus au vitrage de l’enveloppe.

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Comment le réchauffement climatique influe sur la Mongolie

Situé entre la Russie et la Chine, la Mongolie n’est évidemment pas le premier pays auquel on pense quand il s’agit de l’écologie, entreprise durable ou d’énergie propre, mais un terrain plus connu pour le désert de Gobi et ses nomades qui voient le changement du pays en raison du réchauffement climatique, mais ils s’adaptent pour répondre aux défis d’un environnement commercial en évolution.

Mongolia

L’an dernier, lors des festivités de la Journée mondiale de l’environnement à Rio de Janeiro, Tsakhia Elbegdorj, le président de la Mongolie, a été parmi les six individus qui ont eu l’honneur d’être nommé Champions 2012 du Prix de la Terre.

Le président Elbegdorj a été honoré pour son rôle pris dans la durabilité un élément clé des politiques environnementales.

Voici une vidéo sur son travail qui a été vu lors du gala l’an dernier.

Le président Tsakhia Elbegdorj (Mongolie) est récompensé pour ses promesses de mettre l’environnement au premier plan des politiques.

Plus sur le President Elbegdorj.

Comme son voisin la Chine qui a connu une croissance au cours des dernières années, la Mongolie a été l’économie la plus rapide en pleine croissance dans le monde, selon NPR. Mais avec cette relation à la Chine, viennent aussi des risques, comme Max Fisher l’a mis en évidence l’année dernière dans The Atlantic.

La Mongolie possède de vastes ressources naturelles – cuivre, or, uranium, et surtout le charbon – et peu de citoyens parmi lesquels diviser le butin. Bien que le pays soit plus de trois fois et demie la taille de la Californie, il y a une population de seulement 2,7 millions de personnes.

Avec l’appétit insatiable de la Chine pour les minéraux que son voisin vante en abondance, la Mongolie se joint à une petite classe de nations asiatiques autrefois pauvres qui s’enrichissent en vendant à Pékin.

Comme Fisher continue à noter, si l’économie de la Chine échoue, cette croissance en Mongolie pourrait ainsi stopper. C’est pourquoi il est si important de voir les investissements durables de Mongolie se déployer.

Dans le cadre des festivités de la Journée mondiale de l’environnement, vous pouvez visiter le premier parc éolien du pays, assister à une conférence sur l’exploitation minière durable et les énergies renouvelables et apprendre ce que la Mongolie envisage pour un avenir durable. Vous pouvez en apprendre davantage sur le programme de la Journée Mondiale de l’Environnement ici.

Le développement durable n’est pas seulement important pour des raisons purement économiques. Le changement climatique frappe le pays durement.

En 2009, dans le cadre de la Campagne Ride Planet Earth Campaign, Kim Nguyen a passé 32 jours d’un voyage à vélo de 16 mois à documenter le changement climatique de façon affecte sur la Mongolie.

Heureusement, la Mongolie semble être avant-gardiste quand il s’agit de l’adaptation au changement climatique. Avec son climat sec et ensoleillé, l’énergie solaire a un grand potentiel. La géothermie est prometteuse. Il y a beaucoup plus à voir sur tout cela, ainsi que sur le thème de la Journée de la réduction du gaspillage alimentaire, alors suivez @UNEP et # WED2013 sur Twitter pour en savoir plus.

Xiangshawan-Desert-Lotus-Hotel-Mongolia

Xiangshawan Desert Lotus Hotel-Mongolia

Un champ de 1.000 m2 de lin textile au coeur de Paris

Dans le paysage sinistré du textile en Europe, la filière du lin, fibre ancienne dont la France est le premier producteur mondial, pourrait revenir en force dans une économie privilégiant écologie et développement durable, espèrent ses acteurs.

C’est l’un des thèmes de « LINcroyable récolte », semaine de popularisation du 3 au 9 juin de la Confédération européenne du lin et du chanvre (CELC), qui a choisi d’exposer « un champ éphémère de 1.000 m2 de lin textile » au cœur de Paris, place du Palais-Royal.

Dans le secteur linier, la division internationale du travail est aujourd’hui très marquée.

D’un côté, trois pays européens produisent 80% de la récolte mondiale -France 75%, Belgique et Pays-Bas ensemble 5%. Les champs de lin s’échelonnent le long des côtes de la Manche et de la mer du Nord dans une zone au climat idéalement équilibré entre ensoleillement et précipitations.

Un champ de 1.000 m2 de lin textile au coeur de Paris1

De l’autre, l’industrie chinoise qui fabrique 70% des fils (contre 20% pour les Européens) et 80% des tissus de lin dans le monde, doit importer de 75% à 85% de la production de lin « teillé » (en balles d’étoupes) des Français, Belges et Néerlandais.

De ce fait, surfaces cultivées et volume de lin teillé vendu par la France et ses deux voisins sont, sur les 15 dernières années, en hausse tendancielle dans des fourchettes respectives de 50.000 à 100.000 ha et de 60.000 tonnes à 130.000 tonnes, d’après les données du CELC.

Par contraste, le secteur industriel s’est réduit comme peau de chagrin, sous le coup, outre le rouleau compresseur chinois, de la fin des barrières douanières et de la disparition de marchés traditionnels du lin (sacs postaux, draps militaires, voiles, bâches, filets etc.), le tout aggravé par l’euro fort.

Le lin, produit moderne

D’une vingtaine de grosses filatures en Europe dans les années 90, il ne reste qu’une demi-douzaine aujourd’hui.

« En Belgique, en 1982, il y avait huit filatures de lin dont trois à Lokeren (Flandre). Maintenant, on est la seule », raconte Maurice Cock, descendant du fondateur de la filature Stanislas Cock (1.300 tonnes par an et un chiffre d’affaires de 7,5 millions d’euros).

La dernière filature française, Safilin, qui s’est résolue en 2005 à délocaliser toute sa production en Pologne face à l’énorme pression sur la compétitivité, et sa concurrente italienne Linificio représentent à elles deux la moitié de la production de fil de lin européen.

Ces survivants placent désormais beaucoup d’espoirs dans les produits dits « techniques ».

« Le lin est presque aussi solide que la fibre de carbone mais deux fois plus léger et aussi plus souple même s’il reste plus cher », sans parler de son caractère biodégradable et recyclable, souligne le PDG de Safilin, Christian Mekerke.

A titre encore expérimental ou déjà sur le marché, le lin entre dans la composition de raquettes de tennis, de skis, de cannes à pêche, de coques de bateaux de plaisance, de planches de surf, de kayaks, de carénages de moto et de profils de fenêtre.

L’université anglaise de Nottingham a conçu un prototype de pales d’éoliennes de 3,5 mètres avec de la mèche de lin, qui a obtenu un prix international dans la catégorie « composite biosourcé ».

Mais l’ambition des acteurs de la filière est aussi de réhabiliter le lin au quotidien. « On reproche au lin de gratter, d’être froissable, et de n’être qu’une fibre d’été. En réalité, c’est confortable, c’est thermorégulateur et antiallergénique », assure Olivier Ducatillion, PDG du tisseur Edouard Lemaître-Demeestere, situé dans un grand bassin historique du lin, la vallée de la Lys, à la frontière franco-belge.

« Depuis deux à trois ans, on a une tendance appelée le +lin lavé+, notamment pour le linge de maison, de table, de lit, et pour la salle de bain », ajoute l’industriel, évoquant un intérêt soutenu aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Scandinavie.

Changer l’alimentation des vaches pour faire baisser la production de méthane

Lorsque l’on regarde dans les grands yeux dociles d’une vache domestique, il est difficile d’imaginer que quelque chose de sinistre se cache derrière. Les vaches sont des producteurs prolifiques de méthane, un gaz à effet de serre qui est 25 fois plus puissant que le dioxyde de carbone pour le même volume. Dans un effort pour aider à freiner le réchauffement climatique, une équipe de chercheurs de l’Université d’Aberdeen est à l’étude pour savoir si en changeant le régime alimentaire ou la constitution génétique des animaux pourrait aider à réduire les émissions. Leurs efforts font parti du projet RuminOmics, un plan de 7,7 M € financé par l’UE.

Le méthane est formé par les bactéries dans les intestins des ruminants quand ils digèrent des aliments fibreux et est expulsé dans l’atmosphère lorsque les vaches rotent. Les scientifiques du projet RuminOmics cherchent à savoir si ou non l’alimentation ou la génétique ont un rôle à jouer dans la production de méthane. Ils ont déjà trouvé que les doses de fourrage des vaches laitières peuvent ajuster les niveaux de méthane. Une étude suédoise a constaté que l’augmentation de protéines alimentaires dans l’alimentation réduit la quantité de méthane, mais il a augmenté les niveaux d’azote dans l’urine qui est perdue sous forme d’ammoniac. L’ammoniac est également une source de pollution car il s’accumule dans le sol et finit par devenir le gaz à effet de serre, le protoxyde d’azote.

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« La production de méthane représente un gaspillage d’énergie d’alimentation, variant entre deux et 10 pour cent de l’énergie totale consommée par l’animal. La production de méthane est importante pour les éleveurs de bovins et de moutons parce que si la quantité de méthane produite peut être réduite, il y a des avantages pour l’environnement, la production et la rentabilité. « , explique le professeur John Wallace, de l’Université d’Aberdeen.

La recherche RuminOmics suggère également que certaines vaches individuelles sont faibles ou gros émetteurs de méthane indépendamment du régime. Pour vérifier cette hypothèse, le groupe a commencé à tester 25 vaches laitières et sera ensuite étendu à un groupe test de 1400. Les résultats préliminaires suggèrent que, indépendamment de l’alimentation, des vaches vont créer plus de méthane. Cette information pourrait être utile pour la reproduction sélective qui est faible émetteurs de méthane et d’azote.

Cependant, alors que toutes les mesures visant à freiner le changement climatique sont importantes, il serait peut-être plus efficace à long terme de manger beaucoup moins de viande rouge et moins de produits laitiers. Avec les pays en développement qui commencent à voir un changement dans leur alimentation vers plus de consommation de viande, le risque de réchauffement de la planète par des pratiques agricoles va augmenter. Il appartient aux choix des populations entières à réduire les émissions non seulement à travers l’infrastructure de production d’électricité, mais aussi à travers ce qui est inclus dans leur menu.

Contrôler un climatiseur avec son smartphone

Même si le printemps n’est pas tout à fait encore installé, les journées moites d’été sont juste à quelques encablures. Et à cause de notre transpiration, arrivent les factures énergétiques lourdes pour nos petits portefeuilles, et de courir jour et nuit pour garder au frais notre espace vital. Heureusement ConEd et ThinkEco sont en avance avec une solution pour aider les New-Yorkais à surveiller plus facilement leur consommation d’énergie. Appelé CoolNYC, le programme permettra aux utilisateurs de contrôler leurs climatiseurs via leur téléphone intelligent pour économiser de l’énergie même quand ils ne sont pas à la maison.

CoolNYC permettra aux New Yorkais d’avoir une meilleure maîtrise de leur consommation d’énergie en branchant leurs unités d’air conditionné dans une prise à puce appelée modlet. La modlet est ensuite connectée à un téléphone ou un navigateur intelligent pour chaque utilisateur, en leur donnant le pouvoir de contrôler leurs climatiseurs loin de chez eux. Le programme fonctionne en temps réel, en donnant aux gens la possibilité de rendre un appareil sous ou hors tension du bout des doigts.

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Le logiciel de CoolNYC peut également être utilisé et définir un calendrier pour les unités d’air conditionné, permettant aux utilisateurs de mettre en marche l’air frais quand ils sont sur le chemin du retour, ou pour couper l’alimentation pendant la nuit. L’autre manière dont le logiciel permet aux utilisateurs de contrôler leurs climatiseurs est en programmant une température cible ce qui rend l’appareil « éteint » lorsque la température est atteinte – ce qui est idéal pour les propriétaires d’animaux en ville.

En plus de permettre aux utilisateurs de contrôler leurs climatiseurs à distance, le programme donne également un aperçu de l’utilisation de l’énergie et de la consommation, poussant les gens à réduire l’utilisation de la climatisation.

Voir aussi: Ouvrir sa porte d’entrée avec son smartphone

Hamacs à partir de bois géré de façon durable

Le concepteur Richard Foxcroft a récemment réuni un ancien tonneau de bois et des techniques de construction de bateaux pour créer une belle ligne de hamacs en bois.

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Les hamacs de Foxcroft sont en chêne à partir de bois géré de façon durable, et ils sont conçus avec une bonne esthétique,  pour se sentir bien et durer de nombreuses années. Le bois est courbé à la vapeur pour créer des formes confortables et une structure de pieds est disponible au cas où il n’y a pas d’arbres à proximité.

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Un Spitfire reconstitué à partir de 6500 boites d’oeufs

Dans le cadre d’une initiative pour soulever des fonds pour les soldats héros, les sculpteurs Jack Munro et Charlotte Austen ont construit à grande échelle un Spitfire de 12 mètres de long, 13 mètres de large fabriqué à partir de 6500 cartons d’oeufs.

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L’œuvre d’art a été créé comme une pièce caractéristique de la quatrième épreuve de Mars et a été dévoilée à l’Imperial War Museum de Duxford, le 3 mars 2013.
La réplique a été construite à partir d’un mélange de bois et de charpente d’acier, pouvant être décomposée en 12 sections afin d’être transportée par camion.
CNC et découpe laser ont été principalement utilisés pour couper les côtes afin de recréer la géométrie des avions emblématique, ce squelette a ensuite été couvert avec des boîtes d’œufs.

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Cartes postales de Google Earth par Clément Valla

Basé à Brooklyn l’artiste Clement Valla, parcourt les confins algorithmiques de Google Earth pour rechercher la méthode de cartographie de google qui génère des modèles de surface de la planète.

valla

postcards from google earth’ by clement valla, 2011-2013 – image © clement valla

Le modèle à trois dimensions, cependant, est caractérisé par une fluidité générée par deux paramètres dimensionnels. lorsque la texture coïncide avec le plan de l’image et est ensuite étirée dans l’espace 3D, il existe souvent des « coutures » à laquelle l’hyper-représentation réelle trahit les points de données dynamiques qui forment la carte. Valla recueille ces coutures incongrues et expose les points où la perception confronte la réalité.

Il semble que les routes ont subi une température extrême qui les a fait fondre littéralement tout en gardant la structure entière et fonctionnelle.

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millau, france – image © clement valla valla3

 

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U.S.A – image © clement valla

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rome, italy – image © clement valla

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switzerland – image © clement valla

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los angeles, california – image © clement valla

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catskills,new york, usa – image © clement valla

Plus de «cartes postales» à découvrir ici.

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