Le Top Institute Food and Nutrition vient de lancer un programme de recherche dont le but est de trouver de nouveaux moyens pour réduire significativement les émissions de méthane des vaches laitières. L’objectif du projet est de développer de nouveaux outils et de nouvelles stratégies pour réduire les émissions de méthane des vaches laitières néerlandaises de 30% en 2020. Le programme de recherche est piloté par le Top Institute Food and Nutrition et regroupe au total 27 partenaires publics et privés. Il impliquera un chef de projet, cinq doctorants et deux post-doctorants sur une période de quatre ans.

Aux Pays-Bas, les vaches laitières produisent en moyenne jusqu’à 350 g de méthane quotidiennement. Le méthane est un gaz à effet de serre près de 25 fois plus puissant que le dioxyde de carbone en termes de réchauffement global. Il est principalement produit dans la panse de l’animal par la fermentation microbienne des composants alimentaires ingérés. Plus de la moitié des émissions totales de gaz à effet de serre d’une installation laitière sont dues au méthane rejeté par les vaches. Une industrie laitière durable passe donc par une diminution importante des émissions de gaz à effet de serre, et en particulier du méthane.

Le programme de recherche est orienté selon quatre axes :

[1] développer un indicateur d’émission de méthane par vache, [2] mieux comprendre le fonctionnement de la flore microbienne du système digestif de l’animal, [3] quantifier et exploiter les variations génétiques entre les vaches et [4] améliorer la compréhension des interactions entre le génome de l’animal, sa flore microbienne et son alimentation. L’idée est de développer de nouvelles stratégies pour réduire les émissions par vache en étudiant le lien entre la production de méthane et d’autres caractéristiques comme la composition du lait ou la santé de l’animal.

Au cours des dix dernières années, les émissions de méthane par kg de lait produit ont déjà chuté de 10%. Mais pour atteindre l’objectif fixé de 30% de réduction, la stratégie est d’adopter une approche globale de tous les chainons de la filière, des éleveurs jusqu’aux fabricants de produits alimentaires. « Avec cette approche globale de la filière, le secteur laitier, les éleveurs, les fournisseurs de technologie, les entreprises agro-alimentaires, les détaillants et les scientifiques travaillent tous ensemble », affirme Toine Timmermans du Top Institute Food and Nutrition. « Je suis profondément convaincu que l’investissement de tous les acteurs de la filière du lait est le meilleur moyen pour que l’industrie agro-alimentaire prennent ses responsabilité et développe des stratégies durables d’approvisionnement alimentaire au niveau mondial, aujourd’hui et dans le futur ».



A propos du Top Institute Food and Nutrition

Le Top Institute Food and Nutrition est l’un des instituts de recherche leader en Europe sur les questions d’alimentation et de nutrition. Par le biais de partenariats public-privé, il met en oeuvre des stratégies de recherche à long terme pour favoriser l’innovation dans les industries agro-alimentaires et faire face aux défis majeurs des années à venir sur les questions de la santé, du goût, de la sécurité alimentaire et de moyens de production durables.

Toine Timmermans , toine.timmermans@wur.nl, tél. : +31 317 481524

Sources : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/T5yZl