Ce lundi 28 septembre 2009, débute la conférence de Bangkok qui doit préparer celle des Nations-unies sur le climat à Copenhague (COP15) en décembre. Après le fiasco des négociations de Bonn et l’inconsistance de celles de New York, cette rencontre constitue l’une des dernières bouées de sauvetage climatique.

Les différents membres de la communauté internationale ont donc jusqu’au 8 octobre pour raviver l’espoir d’une solution au problème du réchauffement climatique. Chacun garde en mémoire les déclarations du secrétaire exécutif de la Convention Cadre des Nations-Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC), Yvo de Boer, au sortir de la précédente conférence à Bonn. "Lors de cette réunion, seuls des progrès limités ont été accomplis. Ainsi avecseulement 15 jours de temps de négociation avant Copenhague, les réflexions vont devoir prendre considérablement de la vitesse pour que le monde arrive à un résultat réussi", avait déclaré Mr de Boer. Une conférence de l’ONU et un G20 plus tard on n’est pas plus avancé ou si peu. Tout justeune promesse de "baisse de l’intensité carbone" côté chinois, et la perspective à moyen terme de la fin des subventions aux énergies fossiles des membres du G20.

Clarifier la feuille de route pour COP15

Cette conférence de Bangkok doit donc impérativement clarifier la feuille de route pour COP 15 (170 pages très confuses à l’heure actuelle). Pour y parvenir, Yvo de Boer appelle les volontaires en matière environnementale à se signaler et les pays pauvres à évaluer leurs capacités : "Dans quelle mesure les pays en développement peuvent opter pour une action réelle mesurable et véritable ? (…) Combien de pays riches sont enclins à baisser leurs émissions avant 2020 ?".

"l’accord international le plus complexe de l’histoire"

Ces propos tenus lors de l’ouverture de la conférence de Bangkok semblent illustrer la volonté de Mr de Boer. Il veut pousser les pays les plus réfractaires à assumer leur position et ne se contentera plus de belles déclarations d’intentions du type : "nous voulons baisser les émissions des pays développés de 80% d’ici 2050." Malheureusement, la situation ne se résume pas à différencier les gentils pays écologiques des méchants pollueurs. Derrière ce problème climatique s’entassent de nombreuses questions géopolitiques qui font déjà de Copenhague "l’accord international le plus complexe que l’histoire ait connu", aux yeux d’Yvo de Boer.