De petits systèmes solaires isolés avec l’installation des panneaux photovoltaïques permettront au Sénégal de réduire sa dépendance vis-à-vis des grandes puissances énergétiques afin de procurer de l’électricité à la population, selon Cheikh Wade, responsable de la Cellule innovation énergies renouvelables à l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER).

 »Nous travaillons, au niveau de l’ASER, sur ce point-là afin de voir comment envoyer ces petits systèmes de production d’énergie dans le réseau de la SENELEC », a-t-il indiqué, vendredi à Dakar.

Cheikh Wade a présenté une communication sur des systèmes électriques isolés lors d’un « séminaire scientifique » qui s’adressait aux gestionnaires publics pour la promotion des énergies renouvelables et leur intégration dans les réseaux sensibles.

 »C’est une nouveauté que nous allons tester au Sénégal. Nous sommes en train d’installer la plateforme, c’est-à-dire le premier système attesté au Centre d’études et de recherches sur les énergies renouvelables », a annoncé le responsable à l’ASER.

Selon lui, l’avantage est d’avoir à la fois un système isolé et un autre qui sera injecté dans les réseaux de la Société nationale d’électricité (SENELEC). M. Wade a signalé qu’ils sont, à ce jour, à une phase de sensibilisation et de test.

Le projet MAC SEN-PEV oeuvre à mettre en oeuvre un système de petites puissances de 300 à 500 watts. Ainsi est-il possible de les installer dans les maisons et qui vont servir à alimenter en énergies renouvelables qui en temps de panne ou en manque d’électricité peut alimenter toute la maison.

 »S’il y a un surplus, l’usager pourra le vendre à SENELEC dans le cadre de la nouvelle loi et bénéficier d’une stabilité de réseau et là, d’une bonne source de puissance. Il n’y aura plus de panne chez lui », a expliqué le technicien qui rassure qu’il y a aura des tests et une formation en ce sens.

MACSEN-PV est un projet initié par des organisations espagnoles et sénégalaises dans le cade de l’intégration des énergies renouvelables dans l’approvisionnement du réseau électrique et les applications.

Concernant le processus d’injonction de ces petits systèmes isolés dans le réseau électrique de SENELEC, M. Wade a indiqué qu’une fois le système installé, il y aura des onduleurs bidirectionnels qui envoient et qui reçoivent à partir des onduleurs.

Face à tous les systèmes classiques qui existent dans le monde, le responsable de la Cellule innovation énergies renouvelables à l’ASER a expliqué le procédé.

 »Nous allons adopter quelque chose de différente par rapport à ce qui se fait en Europe où, les usagers produisent et mettent tout dans le réseau car le système est stable. »

 »Ils ont seulement dix heures de pertes de coupure de courant dans l’année et c’était à l’occasion d’une tempête, alors qu’au Sénégal, nous avons 700 heures de coupure par an », a ajouté Cheikh Wade.

En ce sens, a-t-il dit,  »nous avons estimé que la meilleure manière est que le système ne donne pas tout dans le réseau de la SENELEC, mais qu’il doit assurer à l’usager qu’il a en charge, une consommation et que le reste, il l’injecte dans le réseau de la SENELEC ».

 »L’onduleur bidirectionnel qui peut envoyer et donner dans la maison et recevoir de l’énergie », a expliqué M. Wade, assurant que cela va s’étende sur tout le territoire sénégalais.