L’assemblée de Turenne Environnement a permis de faire un point sur plusieurs dossiers dont s’est emparée l’association et d’affirmer très fortement son opposition à l’exploration dans la région du gaz de schiste.

L’assemblée générale de l’association Turenne Environnement, qui s’est tenue samedi, à L’Hôpital-Saint- Jean, a été marquée par une prise de position très tranchée sur le dossier concernant l’exploration du gaz de schiste dans la région. Des demandes d’exploration sont en cours de la part de sociétés qui souhaitent explorer le sous-sol dans un triangle regroupant du sud de Brive, Turenne Salignac-Eyvigues (Dordogne) et Vayrac (Lot).

Des citoyens
bien informésLe débat dans la salle a été vif. Parmi la cinquantaine d’adhérents présents, des citoyens déjà bien informés sur l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste se sont déclarés pour une opposition très dure.

« Il ne faut pas se faire d’illusions, étant donné ce que ça coûte, s’il y a exploration dans la région il y aura exploitation », pouvait-on entendre dans la foule. « Tout ce qui fait le charme de la région et notre qualité de vie, ça en sera fini », se sont inquiétés les participants.

Le président, Antoine Thieffry et la secrétaire, Joss Berger ont souligné qu’au plus haut sommet de l’État et à la Commission européenne, « tout le monde est pour parce que les enjeux financiers sont extraordinaires. Toutefois, tout est fait actuellement pour lisser la communication ».

Bref, les pouvoirs publics devront compter avec Turenne Environnement sur ce dossier. Il a également été question des nuisances supportées par les riverains de l’aéroport Brive-Souillac. « Plus que l’aviation commerciale, ce sont les activités d’aviation légère et de loisirs qui posent problème, estime Joss Berger. « Une troisième ligne de voltige a été ouverte vers Gignac et les activités de parachutisme sont non seulement bruyantes mais elles durent souvent trois jours ».

Le dialogue est plutôt difficile avec les clubs concernés mais pour le bureau de Turenne Environnement, « la concertation restera notre principal mode d’action ».

Concertation qui prévaut également dans l’action que mène l’association sur la compostière de Turenne, au Puy Laboussette. Là ce sont les odeurs qui suscitent les plaintes des riverains, à Turenne et à Jugeals-Nazareth. Une étude technico-économique ainsi qu’une demande de renouvellement pour la gestion du site devaient être déposées par la société Terralys, filiale du groupe Suez Environnement pour une mise en conformité au 31 octobre.

De l’eau impropre à la consommation« À ce jour, nous n’avons aucune nouvelle de cette étude, regrette Joss Berger qui prône la vigilance et des rencontres plus fréquentes avec Terralys.

Concertation encore à propos du futur Parc du haut Quercy, un projet de zone d’activité entre l’aéroport, l’autoroute A20 et Gare de Gignac. Selon Turenne environnement, la superficie de cette zone n’est pas définitivement arrêtée. Deux entreprises auraient déjà signifié leur intérêt en raison des grandes surfaces disponibles.

Enfin, il a été longuement question de l’élevage porcin des Bories, à Cazillac, qui est passé de 1.800 à 2.500 bêtes. L’association a fait réaliser des études bactériologiques sur les principales sources avoisinantes, notamment l’Œil de la Doue, et qui révèlent que l’eau est tout à fait impropre à la consommation. « Nous ne sommes pas contre ce fermier mais nous sommes pour l’eau et pour tout le monde », estime la secrétaire de l’association.

Le bureau. Il a été renouvelé dans son intégralité : président, Antoine Thieffry, vice-président, Pierre Flandin-Blety, trésorier, Roger Guéguan, secrétaire, Joss Berger.

Source : lamontagne.fr

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