Une cinquantaine d'activistes de Greenpeace bloquent depuis lundi à l'aube (3h30 du matin) les quatre portes d'accès au chantier de la centrale nucléaire de Flamanville, dans la Manche.

Selon l'ONG environnementale, deux camions ancrés dans le sol bloquent les grilles d’entrée du chantier et des activistes français, finlandais, canadiens ou belges empêchent trois des grues du chantier de fonctionner.

Après l'accident nucléaire de Fukushima, Greenpeace multiplie les actions pour démontrer que "le nucléaire sûr n'existe pas", comme le proclament ses banderoles.

La France et EDF mettent au contraire en avant l'avantage du réacteur EPR, dont les enceintes de confinement sont doublées. Toutefois, les deux chantiers, à Flamanville et en Finlande, posent des problèmes techniques. Le réacteur construit en Normandie a deux ans de retard et coûtera 5 milliards d'euros au lieu de 3,3 miliards.

"L’EPR pose des problèmes de sûreté que l’ASN a pointés du doigt il y a quelques semaines, a déclaré Sophia Majnoni, chargée de campagne nucléaire pour Greenpeace. L’autorité de sûreté doit prendre ses responsabilités et faire immédiatement appliquer un moratoire sur ce chantier."

Greenpeace a annoncé son intention d'occuper le site le plus longtemps possible. La gendarmerie est sur place.