A Paris, le sud et le nord de la butte Montmartre (XVIIIe arrondissement) ne sont par ensoleillés de la même manière. Il en est de même dans de nombreux quartiers de la capitale française.

Aussi, pour optimiser la pose de panneaux photovoltaïques à Paris, la municipalité devrait prochainement se doter d’un cadastre solaire. Un projet intéressant confié à l’Atelier Parisien d’Urbanisme (APUR) et qui consistera dans un premier temps en un survol de la Ville Lumière par un avion muni de capteurs, lequel aidera à déterminer les volumes constitués par les habitations. Une simulation de la course du soleil sur un an permettra en outre d’identifier les zones d’ombres et d’ensoleillement. Les résultats de ces investigations seront rendus publics à l’automne.

Ingénieur Environnement à l’APUR, Julien Bigorgne a déclaré à l’AFP « que ce cadastre ressemblera à une photo aérienne de la capitale avec des dégradés de couleurs » et espère que ce projet va « déclencher aussi l’intérêt d’une copropriété ». L’Atelier a par ailleurs précisé dans un communiqué qu’« à partir de la simulation du rayonnement solaire annuel, il permet de visualiser le potentiel des surfaces bâties en renseignant sur leur niveau d’insolation et ainsi d’identifier les lieux propices à l’installation de panneaux solaires ».

Rappelons que la ville de Paris s’est fixée pour objectif 30% d’énergies renouvelable d’ici 2020. Ce cadastre pourrait accélérer le processus. Un dispositif analogue a déjà été mis en place à Lyon (Rhône). Les résultats de cette initiative sont déjà disponibles pour le quartier Sainte-Blandine, situé en centre-ville. En cliquant sur les toits des bâtiments sur une carte, on peut visualiser la capacité de production électrique estimée, la surface disponible et la puissance. A noter également que, d’ici la fin de l’année, c’est tout le grand Lyon qui sera couvert. Ce projet de cadastre solaire à Paris s’inscrit dans le programme de coopération européen POLIS ( Identification and mobilisation of Solar Potentials via Local Strategies), qui s’étale sur trois ans et a vocation à promouvoir la prise en compte de l’énergie solaire dans la planification urbaine.

Plusieurs villes y participent, Lyon et Paris donc, mais aussi Munich (Allemagne), Malmö (Suède), Lisbonne (Portugal) et Vitoria (Espagne). D’autres métropoles européennes seront peut-être dans la boucle dans les années à venir.