La disparition de quatre glaciers bavarois est imminente

La disparition de quatre glaciers bavarois est imminente

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Depuis des décennies, le changement climatique dévore les glaciers millénaires des Alpes. En Europe, il existe encore 5.000 glaciers, dont 43% en Suisse (env. 1050 km2), 23% en Italie (560 km2), 19% en Autriche (550 km2), et 14% in France (350 km2). D’ici 20 à 30 ans, il restera probablement, dans les Alpes bavaroises, plus qu’un seul glacier sur les cinq encore présents, qui sont : le Schneeferner (deux parties) et le Höllentalferner, sur le célèbre massif de la Zugspitze (2962 m d’altitude) et les glaciers de Watzmann (2713 m) et de Blaueis (2607 m), sur le massif de Berchtesgarden.

Seul le Höllentalferner sur la Zugspitze n’est pas menacé par la fonte. C’est ce qui ressort du premier rapport sur les glaciers bavarois, présenté par le ministre de l’environnement bavarois, Marcel Huber (CSU). « Les glaciers sont des mémoriaux du changement climatique : ils réagissent notamment fortement et rapidement aux changements globaux du climat », déclare-t-il.

Le Höllentalferner est orienté nord-est et protégé du soleil par de hautes parois rocheuses. Le glacier sera donc vraisemblablement le dernier restant en Bavière. Le plus connu des glaciers, le Schneeferner sur la Zugspitze, a actuellement encore une surface totale d’environ 30 hectares. La partie nord subsistera, selon le rapport, au-delà de 2020. La partie sud en revanche sera bientôt complètement fondue.

Le rapport a également pronostiqué pour les glaciers situés dans les Alpes de Berchtesgarden une fonte imminente. « La partie inférieure des glaciers Blaueis et Watzmann disparaitra dans les prochaines années », est-il précisé. En 2007, les deux glaciers avaient encore une épaisseur de glace d’environ 15 mètres, et depuis lors, ils perdent chaque année environ un mètre. Les deux glaciers pourraient ainsi avoir presque disparu en 2020. La partie supérieure du Blaueis pourrait encore un temps perdurer en raison de sa position élevée et d’une exposition très ombragée.

Les glaciers bavarois sont étudiés depuis des décennies. La première méthode de mesure moderne et précise fut la photogrammétrie terrestre. Aujourd’hui les scientifiques disposent de nombreux moyens de mesures : en plus de la numérisation par scanner-laser pour le calcul de la topographie, on utilise aussi des méthodes GPS assistées par satellites. La détermination de l’épaisseur de la glace s’effectue avec des appareils radar au sol. Le radar est déplacé au-dessus de la surface de glace, les ondes radar qui pénètrent sont réfléchies par le sous-sol rocheux et les échos produits sont ainsi enregistrés.

Les mesures du volume de glace et le calcul régulier de la topographie des glaciers bavarois ont été réalisées de 2006 à 2010 par la Commission de géodésie et de glaciologie [fusion_builder_container hundred_percent= »yes » overflow= »visible »][fusion_builder_row][fusion_builder_column type= »1_1″ background_position= »left top » background_color= » » border_size= » » border_color= » » border_style= »solid » spacing= »yes » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » padding= » » margin_top= »0px » margin_bottom= »0px » class= » » id= » » animation_type= » » animation_speed= »0.3″ animation_direction= »left » hide_on_mobile= »no » center_content= »no » min_height= »none »][1] et ont été utilisées pour le rapport. Tous réunis, les glaciers bavarois font encore 0,7 km2 – peu avant 2000 ils faisaient 4 km2. Marcel Huber fait remarquer que la température dans les Alpes a augmenté deux fois plus vite que la moyenne globale. Il est attendu jusqu’en 2100 une augmentation de trois à six degrés.

De plus, les experts s’inquiètent des dangers de la montagne encourus par la fonte. Les glaciers sont en effet des réservoirs d’eau douce énormes et leur fonte soudaine serait, d’une part une perte d’eau potable sans commune mesure, et d’autre part entraînerait des crues importantes. Les glaciers permettent de réguler les cours d’eau en garantissant un écoulement continu, leur disparition serait alors néfaste pour les rivières et les ruisseaux de montagne. L’impact serait également très important pour la végétation et l’approvisionnement en énergie, dont dépend, par exemple, énormément la Suisse (60% d’énergie hydraulique). D’après Marcel Huber, un projet sur la protection du milieu alpin est en court, en collaboration avec le Club Alpin Allemand. « Nous voulons renforcer le tourisme de nature. Chacun doit pouvoir connaître, apprécier et comprendre la montagne, sans mettre en danger le biotope animal et floral ».

Pour en savoir plus, contacts : [1] Commission de géodésie et de glaciologie : http://www.bek.badw.de/ (département géodésie) et http://www.glaziologie.de/ (département glaciologie)
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