Les travaux de la plus grande centrale hydroélectrique au monde vont commencer en Octobre 2015, avec les engagements de la Banque mondiale et d’autres agences de développement pour financer sa construction. L’Afrique du Sud a également accepté d’acheter plus de la moitié de l’énergie qui serait produite à l’usine de 4800 MW des chutes d’Inga sur le fleuve Congo. Les rapports préliminaires montrent qu’une série de barrages sur cette section de la rivière aurait un impact environnemental et social relativement faible, mais d’autres organisations non gouvernementales avertissent que cela n’améliorera en rien la vie des résidents locaux en République démocratique du Congo (RDC).

Compte tenu de sa longue histoire de troubles sociaux et politiques, la RDC a été considéré comme trop risquée pour les projets de développement à l’échelle des 120 milliards de dollars pour Inga. Mais maintenant, le gouvernement local travaille avec des groupes de consultants étrangers sur un plan pour finalement générer 40.000 MW, suffisamment pour alimenter 40 pour cent de l’Afrique. Et puisque le débit de la chute est si grand, selon la proposition de développement, quelques résidents devront être relocalisés et peu de l’utilisation des terres sera nécessaire.

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La Banque Africaine de Développement, la Banque Mondiale, l’Agence Française de Développement, la Banque Européenne d’Investissement et la Banque de développement d’Afrique du Sud ont tous exprimé leur intérêt dans le financement des étapes successives du projet, selon le Guardian. Mais International Rivers et une foule d’autres organisations de la société civile s’opposent au plan basé sur une mauvaise réputation de la RDC en donnant du pouvoir aux dirigeants du pays.

Un rapport de l’International Energy Agency note que l’électricité n’est pas rentable pour la majorité des personnes vivant en Afrique et que 70 pour cent du continent est mieux servi par les énergies renouvelables et des solutions hors réseau. Dans une lettre au président de la Banque mondiale Jim Yong Kim, ces groupes ont écrit que l’énergie est beaucoup plus susceptible d’être expédiée vers l’Afrique du Sud et utilisée par les grandes sociétés minières.

Via The Guardian