Ces dernières années, les questions sur le climat et l’énergie ont été récurrentes dans l’agenda politique et dans le point focal du débat public. Relever les défis que sont le climat et la transition vers le développement durable nécessite une coopération internationale.

Selon les chercheurs du GIEC, les émissions mondiales doivent être au moins diminuées de moitié au cours des 40 prochaines années pour limiter à 2 degrés l’augmentation de la température moyenne du globe. Partout dans le monde, on devra changer notre façon de construire, vivre et voyager.

La Suède entend prendre les devants dans ce développement, tant sur le plan international que national. Les défis actuels donneront l’occasion de passer à une économie durable, fondée sur des ressources renouvelables. C’est pourquoi la Suède va de l’avant et essaie au maximum de relever le niveau des ambitions. Grâce à un nouveau système qui intègre le climat et la politique énergétique, la Suède se positionne comme le premier pays industrialisé à présenter une stratégie concrète qui permet de briser la dépendance aux énergies fossiles. Les efforts internationaux et la coopération climatique font partie de cette politique nationale.

La mesure phare soutenue par la Suède au sein de l’UE est l’introduction d’une taxe sur le carbone visant à réduire les émissions non inclues dans le système d’échange actuel (taxe en vigueur en Suède depuis 1991). Au niveau national, le plan d’action pour 2020 se divise en trois thèmes :

1) Energie renouvelable, objectif d’au moins 50 pour cent d’énergie renouvelable :
– Amélioration du système de certificats d’électricité. Le nouvel objectif pour la production d’électricité d’origine renouvelable implique une augmentation de 25 TWh d’ici à 2020 par rapport à leur niveau de 2002.
– Mise en place d’un cadre de planification nationale de l’énergie éolienne avec une capacité de production de 30 TWh.
– Amélioration des conditions de raccordement de la production d’électricité renouvelable au réseau national.
– Programme de stimulation pour encourager le développement du biogaz dans le transport.

2) Efficacité énergétique. Répondre aux exigences européennes avec une amélioration de 20 pour cent :
– Renforcement des énergies régionales et locales et efforts climatiques.
– Renforcement de l’information et des initiatives d’orientation.
– Possibilité pour les municipalités et les conseils de comté de conclure des accords sur l’efficacité énergétique avec l’Agence suédoise de l’énergie (Energimyndigheten).
– Soutien aux entreprises qui utilisent d’importantes quantités d’énergie – un "chèque audit énergétique" – pour les aider à réaliser des audits énergétiques entre 2010-2014.
– Renforcement des efforts dans le domaine des achats de technologies et le lancement des technologies énergétiquement efficaces visant à accroître la gamme des produits économes en énergie sur le marché.
– Nouvelles exigences pour les compteurs électriques et d’eau chaude dans les bâtiments nouvellement construits ou rénovés. En effet, un comportement économe en énergie est encouragée lorsque le coût de la consommation est plus clair pour le consommateur.

3) Indépendance des combustibles fossiles dans les transports :
– Pas de taxe sur les véhicules pendant cinq ans pour les nouvelles voitures vertes, sur la route à partir du 1er juillet 2009. La définition de "voiture verte" sera progressivement de plus en plus restrictive.
– Poursuite des subventions aux stations pour les carburants renouvelables.
– La production de biocarburants pour les transports et autres biocarburants liquides doivent satisfaire certains critères de durabilité. Les biocarburants qui génèrent des réductions d’émissions de gaz à effet de serre de moins de 35 pour cent, en comparaison avec le pétrole, ne seront pas comptabilisés.
– Augmentation de la part de biocarburant dans le mélange avec l’essence et le diesel grâce à la mise en oeuvre rapide de la nouvelle Directive sur la qualité des carburants dans l’UE. Cette directive prévoit la possibilité d’ajouter jusqu’à dix pour cent d’éthanol dans l’essence et sept pour cent dans le biodiesel.
– Analyse des conditions et conséquences d’un système de quotas obligatoires pour accélérer l’introduction de carburants renouvelables dans le secteur des transports.

Pour plus de renseignements sur la politique intégrée sur le climat et l’énergie en Suède, le gouvernement vient de publier un texte très complet (en anglais) "An eco-efficient futur", téléchargeable à l’adresse: http://www.regeringen.se/sb/d/2023/a/129935