La troisième conférence mondiale sur le climat a ouvert ses portes lundi, moins de 4 mois avant le sommet de Copenhague. Pendant une semaine, quelque 1.500 experts de la météorologie venus du monde entier travailleront sur la mise en place d’un système de surveillance permettant de mieux prévenir et atténuer les effets du changement climatique.

A l’initiative de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et jusqu’au 4 septembre,dirigeants politiques, scientifiques et diplomates venus de plus de 150 pays sont réunisdepuis hier à Genève.  Cette troisième conférence mondiale sur le climat a pour but de mettre en place un système d’alerte plus rapide et performant afin de prévenir les ouragans, les inondations ou encore les tsunamis.

Il s’agit à la fois de tenter d’atténuer les effets du réchauffement climatique, mais aussi de s’adapter aux catastrophes naturelles qui devraient être de plus en plus nombreuses au fil des prochaines décennies.

"Les prévisions climatiques sont la pierre angulaire des actions préventives" a déclaré Hans-Rudolf Merz, président de la Confédération suisse lors de son discours d’ouverture. "Les prévisions climatiques destinées aux décideurs doivent être adaptées aux spécificités des secteurs correspondants telles que la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau, la santé et le tourisme" a-t-il ajouté.

Il a également rappelé que la Suisse a proposé la mise en place d’une taxe mondiale sur le CO2, basée sur le principe du pollueur-payeur. Cette taxe permettrait selon lui de couvrir les coûts des adaptations aux changements climatiques qui "devraient atteindre plusieurs dizaines de milliards de dollars par an". Et d’ajouter que "plus de la moitié concernera les pays en développement"

M. Merz a conclu son discours en insistant sur la nécessité de réduire sensiblement les émissions mondiales de gaz à effet de serre, exhortant les dirigeants du mondeà trouver "un accord ambitieux" à l’issue du sommet de Copenhague qui se tiendra en décembre prochain.