Les pays en développement ne doivent pas être enfermés dans des schémas rigides de réduction des émissions de gaz à effet de serre, plaide l'Australie, dans l'espoir d'esquisser une piste pour favoriser l'issue de la réunion de Copenhague en décembre.

Selon le plan proposé par l'Australie, l'Inde et la Chine auraient davantage de flexibilité pour abaisser leurs émissions selon un "calendrier national".

Sans assouplissement, "nous n'obtiendrons tout simplement pas la participation des grandes puissances émergentes, qui est nécessaire pour le climat et aussi pour l'intérêt national de l'Australie", a déclaré la ministre de l'Environnement, Penny Wong, à propos du plan australien.

Selon ce projet, dont elle a présenté les grandes lignes à New York, les Etats enregistreraient leurs projets destinés à diminuer les émissions, comme des réductions de déboisement ou la mise en place d'objectifs de part d'énergies renouvelables dans la consommation électrique.

"En d'autres termes, les engagements ne seraient pas en 'taille unique'. Ils seraient différenciés et les actions que prendraient les pays seraient variées dans leur nature en fonction des contextes nationaux", a déclaré Wong.

Le sommet de Copenhague devra déboucher sur un accord "moins intimidant pour les nouveaux participants", a-t-elle ajouté.

Une étude publiée la semaine dernière par le cabinet Maplecroft a démontré que l'Australie avait dépassé les Etats-Unis au premier rang mondial pour le volume de CO2 émis par habitant, en raison de sa dépendance aux centrales électriques à charbon, qui génèrent 80% du courant national.

Un Australien produit en moyenne 20,58 tonnes de CO2 par an, contre 19,78 tonnes pour un Américain et 4,5 tonnes pour un Chinois. La Chine est en revanche quant à elle le premier pays émetteur en quantité globale.