AREA (filiale d’APRR) a reçu la mention spéciale du jury dans la catégorie « Écologie Industrielle » du Prix Entreprise et environnement* lors du salon Pollutec inauguré par Delphine Batho, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. Ce prix récompense une initiative qui permet d’utiliser un résidu industriel à la place du gros sel utilisé pour le traitement des chaussées en hiver. Fruit d’un partenariat avec des acteurs locaux, cette démarche impulsée par AREA associe prouesses techniques, enjeux économiques et réduction de l’empreinte écologique.

Le premier acteur clé du dispositif est l’industriel Métaux Spéciaux, qui utilise dans ses process industriels du sel naturel en provenance des montagnes du Nord-Est de la France.

En fin de processus de production, celui-ci se trouve en possession d’un résidu créé par la friction des grains de sel lors du transport et des manutentions : la fine de sel qui tire son nom de sa texture extrêmement fine, similaire à celle de la farine ou du talc.

À charge pour lui de l’évacuer de son site de production au titre d’un résidu industriel non valorisable. Sur le même territoire, AREA qui, l’hiver, utilise du gros sel de Méditerranée pour le salage de l’autoroute. Entre ces deux acteurs, une société de transport et de traitement des déchets qui met en rapport les deux entreprises avec l’idée de créer un partenariat gagnant/gagnant destiné à réduire leur empreinte écologique respective.

En récupérant la fine de sel produite par Métaux Spéciaux, AREA s’est donc donnée pour objectif de mettre au point une nouvelle technique de fabrication de la saumure. Un premier prototype, testé durant l’hiver 2010/2011, a donné toute satisfaction. Désormais, une installation de type industriel rend le nouveau procédé pleinement opérationnel.

Un procédé révolutionnaire économique et écologique
Ce nouveau procédé permet à AREA de réaliser des gains économiques et environnementaux considérables puisque l’utilisation de la fine de sel ne nécessite qu’un investissement en termes de station de fabrication de saumure et réduit les coûts de production de la saumure de près de 80 %.
De surcroît, il minore de manière importante l’empreinte écologique du dispositif. En effet, le remplacement d’une ressource naturelle prélevée (le sel) par un résidu industriel non valorisé produit à proximité (la fine de sel), réduit fortement les contraintes d’approvisionnement. Celles-ci sont aujourd’hui estimées à quelques 19 000 km de rotations de camions par an, soit une économie d’émissions de CO2 proche de 17 tonnes.

francematin.info