La Loire à vélo est emblématique d’un tourisme de nature appelé à se développer en région Centre, forte de cinq sites environnementaux remarquables.

Des vélos sur des chemins le long de la Loire. Aussi simple que cela et ça marche. Les retombées économiques de ce type de tourisme ont dopé la fréquentation dans le département. C’est ce qu’a rappelé François Bonneau, président de la Région Centre, lors de la tenue, mardi, de la première conférence régionale du tourisme de nature au domaine de Chaumont.

Au cours de cette journée, les professionnels du tourisme ont réfléchi aux différentes stratégies à mettre en place pour développer ce tourisme de nature, activité fortement portée par le conseil régional.
« On a investi 50 M€ dans l’opération Loire à vélo » a détaillé François Bonneau « et on a déjà un retour de 15 M€ la première année. Si on excepte les régions en bord de mer et qui sont en zone montagneuse, on se classe à la deuxième place pour le tourisme. 2012 va être meilleure que 2011. Ainsi, à Chaumont, on a enregistré une progression de 10 %. On va atteindre 400.000 visiteurs. »

En région Centre, le tourisme de nature s’appuie sur cinq territoires remarquables, la Brenne, le Val de Loire, le Perche, la forêt d’Orléans et la Sologne. La Sologne justement où l’opération vélo a débuté et la Sologne encore où l’engrillagement pose problème. Mais Alain Beignet, président du comité régional du tourisme, se veut optimiste : « Les mentalités sont en train de changer. Les maires mais aussi certains propriétaires qui sont contre cette pratique. En face du Parc équestre fédéral à Lamotte-Beuvron et à Center-Parcs à Chaumont-sur-Tharonne, on réfléchit également à une passerelle au-dessus de l’autoroute pour les vélos et les chevaux. »

Cette réunion fut enfin l’occasion de promouvoir l’éco label européen créé par l’AFNOR et soutenu localement par la chambre de commerce et d’industrie de Loir-et-Cher et la Région. C’est le camping de la Grande Tortue, à Candé-sur-Beuvron, qui a ainsi officiellement reçu ce label des mains de Pascale Rossler, vice-présidente du conseil régional en charge du tourisme. Le camping de M. Gonin devient donc le 43eéquipement français de ce type à recevoir ce label écologique.
Tourisme de masse et nature, une évolution qui s’impose d’elle-même mais les dangers sont grands pour l’environnement. « Il faudra avoir recours à l’éducation »prévient François Bonneau. De la pédagogie pour que tourisme rime avec durable.

Source: lanouvellerepublique.fr