Les Nations unies appellent à de l’économie verte

Les Nations unies appellent à de l’économie verte

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Changement de paradigme. Le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) suggère à ses pays membres, dont le Canada fait partie, de revoir en profondeur leurs systèmes de subventions et de taxation afin d'encourager une croissance économique et une lutte contre la pauvreté en mettant leur économie sous le signe du vert. 

L'organisme cible d'ailleurs 10 secteurs clefs (agriculture, énergie, transport, foresterie, construction…) et estime qu'une allocation «plus intelligente» de 2 % à peine du produit intérieur brut (PIB) mondial serait nécessaire afin d'enrayer l'utilisation non durable des ressources naturelles sans nuire pour autant au développement économique et social, selon un rapport que le PNUE va dévoiler aujourd'hui à Nairobi, au Kenya.

Le Programme est catégorique. Un verdissement de l'économie mondiale, «soutenu par des politiques nationales et internationales», devrait conduire à «un taux de croissance à peu près égal, si ce n'est supérieur, aux prédictions des modèles économiques en vigueur», peut-on lire dans ce document, dont Le Devoir a obtenu copie, et qui va être présenté aujourd'hui aux ministres de l'Environnement de plus de 100 pays à l'occasion d'une session extraordinaire du Conseil d'administration du PNUE.

Pour Achim Steiner, sous-secrétaire général de l'ONU et directeur exécutif du PNUE, le temps est venu de «dépasser les polarités du passé: développement-environnement, État-marché ou Nord-Sud. [fusion_builder_container hundred_percent= »yes » overflow= »visible »][fusion_builder_row][fusion_builder_column type= »1_1″ background_position= »left top » background_color= » » border_size= » » border_color= » » border_style= »solid » spacing= »yes » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » padding= » » margin_top= »0px » margin_bottom= »0px » class= » » id= » » animation_type= » » animation_speed= »0.3″ animation_direction= »left » hide_on_mobile= »no » center_content= »no » min_height= »none »][…] 2,5 milliards de personnes vivent avec moins de deux dollars par jour et, en 2050, la population mondiale comptera plus de deux milliards de personnes supplémentaires: nos économies doivent continuer à croître et à se développer, mais ce développement ne peut pas se faire aux dépens des systèmes dont dépend la vie sur terre».

Le rapport, qui repose sur une imposante étude macroéconomique, montre du doigt la mauvaise utilisation actuelle des capitaux qui perpétuent, par l'entremise de subventions, l'utilisation non durable de ressources dans des secteurs comme les combustibles fossiles, l'agriculture, l'eau et la pêche. Évaluées entre 1 et 2 % du PIB mondial, ces «aides» «participent à la dégradation de l'environnement et à l'inefficacité de l'économie mondiale», peut-on lire. 

En substance, le PNUE appelle donc à la mise en place «de politiques publiques novatrices et originales» afin d'inciter «les marchés et les investissements directs du secteur privé à choisir la voie de la transition vers une économie verte». Le Programme suggère aussi la «limitation des dépenses qui favorisent l'épuisement du capital naturel» et l'adoption «de taxation et de mécanismes économiques intelligents qui déplacent les dépenses des consommateurs et encouragent l'innovation verte». 

La réallocation des dépenses doit également se faire au profit du verdissement de l'agriculture, «petites exploitations comprises», soulignent les auteurs du rapport, l'amélioration de l'efficacité énergétique dans le secteur du bâtiment, le verdissement de l'offre énergétique, du secteur de la pêche, de la foresterie, du tourisme, du transport et l'appui au monde du recyclage. En gros.

Avec un appel au transfert d'argent de l'ordre de 1300 milliards de dollars (soit 2 % du PIB mondial), de l'économie dite brune à l'économie dite verte, le défi est important, reconnaît le PNUE qui assure toutefois qu'une telle transition va dégager «des revenus par habitant supérieurs à ceux des modèles économiques actuels et va réduire l'empreinte écologique de près de 50 %» dans les quarante prochaines années.

Par ailleurs, l'organisme international estime que cette route est aussi la bonne pour la pérennisation des Objectifs du millénaire pour le développement adoptés en 2000 par les membres de l'ONU afin, entre autres choses, de réduire d'ici 2015 l'extrême pauvreté et la faim, mais aussi assurer un environnement humain durable. Rappelons que, selon les plus récentes perspectives d'avenir, en 2050, la planète va devoir nourrir neuf milliards d'individus et va devoir le faire «sans détruire les écosystèmes et la condition de santé des populations», le tout «dans un contexte de réchauffement climatique», précise le document du PNUE.

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