Aujourd’hui, 4 Européens sur 5 vivent en milieu urbain, là où les défis environnementaux sont les plus importants. C’est pour cette raison que la Commission européenne a lancé une nouvelle initiative, le prix de la Capitale verte de l’Europe, qui sera décerné à une ville montrant l’exemple en matière de mode de vie urbain respectueux de l’environnement.

Chaque année, à partir de 2010, une ville sera lauréate. Pour la 1ère édition, 8 villes sont arrivées en finale, dont Stockholm qui sera la première capitale « verte » de l’Union européenne en 2010, suivie de Hambourg en 2011. Tour d’Europe en images des villes les plus écolo.

   Bâtie sur plusieurs îles, au bord de la Baltique, la « Venise du nord », est un exemple de gestion verte. La dimension environnementale est prise en compte à tous les niveaux, dans les décisions d’aménagement, le budget, la planification opérationnelle…

La ville a pour objectif de ne plus recourir à l’énergie fossile d’ici à 2050. Près de 95% de ses habitants vivent à moins de 300 mètres d’espaces verts. Les émissions de  CO2 par habitant ont diminué de 25% depuis 1990, et sont ainsi inférieures de 50% à la moyenne nationale.

Un péage urbain a également été mis en place en 2007, ce qui a permis de réduire le trafic routier, d’accroître la fréquentation des transports publics et de diminuer la pollution atmosphérique. La ville possède aussi un système innovant de gestion intégrée des déchets.

   La ville allemande de 1,8 million se distingue par la qualité de son air, et par les objectifs ambitieux qu’elle s’est fixés en matière de protection climatique, tels que la réduction de ses émissions de CO2 de 40 % d’ici 2020 et de 80 % d’ici 2050

La ville a mené une évaluation des performances énergétiques des bâtiments publics et a lancé des programmes de remplacement de l’éclairage, des chaudières et des réfrigérateurs. Plus de 200 000 lampes classiques ont été remplacées dans près de 400 bâtiments publics et 18 millions d’euros ont été investis pour remplacer plus de 600 chaudières par des appareils plus modernes à condensation.

Les émissions de CO2 par habitant ont été réduites d’environ 15% par rapport à 1990. Côté transports, quasiment 100% des habitants disposent d’un moyen de transport public à moins de 300 mètres.

   Les principaux atouts de Bristol sont la qualité de l’air, la gestion des déchets, le management environnemental et le nombre d’espaces verts.

La ville compte en effet 450 parcs et jardins, ce qui équivaut à 38 m2 par habitant, et représente l’infrastructure de loisir la plus utilisée de la ville. Les habitants participent d’ailleurs en partie à leur entretien au travers d’associations dédiées. La ville a vote en 2008 un plan d’action pour la biodiversité ainsi qu’une stratégie parcs et espaces verts.

   Dans les rues de la capitale néerlandaise, le vélo a depuis longtemps pris le pas sur les voitures. Des études montrent qu’entre 2005 et 2007, les habitants d’Amsterdam ont utilisé leur vélo en moyenne 0,87 fois par jour et leur voiture seulement 0,84 fois.

3 habitants sur 4 possèdent un vélo, le moyen de transport le plus populaire. La Ville a d’ailleurs pris de nombreuses initiatives pour faciliter son utilisation : pistes cyclables, parking pour dedux roues, développement d’un réseau routier adapté appelé « Hoofdnet Fiets », ce qui fait du vélo un moyen de transport sûr et efficace.

   La capitale culturelle de la Westphalie (Ouest de l’Allemagne) a fait du développement durable une priorité dès 1995. L’un de ses objectifs ambitieux est de diminuer de 40 % les émissions de CO2 d’ici 2020.

 

300 établissements publics sont également équipés de systèmes qui contrôlent la consommation d’eau et d’énergie. La politique de transport n’est pas en reste : on compte à Münster, plus de vélos (500 000) que de voitures, un réseau routier exclusivement réservés aux deux roues, dont une « véloroute » de 4,5km entourant la ville, a été conçue.

 

La ville a également développé un système de traitement des eaux usées : 63 000 de ces eaux sont recyclés chaque année, et les déchets biodégradables sont  utilisés pour produire de l’électricité. Les habitants sont sensibilisés dès la maternelle aux enjeux environnementaux et sont très attentifs au tri de leurs ordures.

   Depuis quelques années, la capitale danoise a fait de l’environnement une priorité  en innovant dans de nombreux secteurs du développement écologique, notammentl’alimentation biologique, le recyclage et l’utilisation de sources d’énergies alternatives.


En 2008, Copenhague a été désignée comme la ville mondiale la plus agréable à vivre par un magazine britannique.  Les nombreux parcs et jardins, la propreté des quais et des canaux dans lesquels la baignade est autorisée, le vélo qui est devenue le moyen de transport privilégié de ses habitants font d’Amsterdam une des capitales les plus vertes d’Europe.

   Fribourg-en-Brisgau sur le flan ouest de la forêt noire, est la ville la plus ensoleillée d’Allemagne. Et le soleil, ainsi que le vent et l’eau, jouent un rôle dans l’approvisionnement en électricité de la ville. Aujourd’hui, 4 % de la consommation en électricité de la ville provient d’énergies renouvelables, en particulier de l’éolienne et de la biomasse. Et l’objectif est d’atteindre 10 % d’ici 2010.

Une plus petite proportion de l’énergie est assurée par les énergies solaire et hydraulique. La ville a prévu d’exploiter davantage ces deux sources d’énergie.  Les établissements publics vont par exemple recouvrir leur toit de panneaux solaires.

   Située au bout d’un fjord long de 100 km, la capitale norvégienne est constituée de plus de 50 % d’espaces verts. La sauvegarde de la forêt et du fjord, le tramway électrique, l’efficacité des transports en commun, la gestion du recyclage et des déchets, le développement de l’énergie hydro-électrique (2/3 de la consommation de l’énergie proviennent de cette énergie) représentent les atouts majeurs de cette capitale verte.