Mobilier urbain en plastique recyclé

Mobilier urbain en plastique recyclé

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Né dans les années 90, le fabricant caennais Plas Eco s’adresse aux collectivités en quête d’équipements écologiques et résistants. Ses produits sont composés de déchets ménagers et industriels.

A Nantes, les amoureux des « bancs publics » participent sans le savoir à la révolution cleantech. Pour le confort de leurs embrassades, leur municipalité a en effet opté pour des meubles urbains signés Plas Eco. Un choix qui confirme la conversion massive des collectivités au « made in green ». « En 1998, le plastique recyclé et recyclable intéressait peu, explique Pascal Rousseau, Directeur de Plas Eco. A l’époque, c’était la folle époque du bois exotique. Nous étions un peu précurseurs. C’est surtout la robustesse et l’absence d’entretien qui plaisaient aux clients ».

Pour fabriquer ses jardinières, bancs et conteneurs, Plas Eco mélange pour moitié des chutes industrielles avec des déchets ménagers issus du tri sélectif. « Les déchets ménagers sont plus compliqués à recycler que de simples chutes de production ». Confiée à une usine de plasturgie, la phase de traitement consiste à broyer, laver et classer les déchets plastiques. Ces matières sont ensuite colorées et extrudées dans des moules pour donner naissance à l’un des 25 profils différents (planches, rondins…).

Rivaliser avec les meubles en bois

Un savoir-faire qui permet aux meubles Plas Eco d’équiper les boulevards marseillais ou les allées de Disneyland. Mais pas encore les artères de la capitale. « Paris, c’est un peu plus compliqué. Cela dit, la ville a désormais intégré dans ses marchés la notion de coût d’entretien. Et c’est crucial, car le prix de rénovation d’un banc en bois coûte de 250 à 300 euros, alors que pour un Plas Eco c’est 0 », avance Pascal Rousseau. Une caractéristique qui permet ainsi à certains modèles normands de rivaliser avec leurs concurrents en bois exotique.

Côté commercial, Plas Eco a médité les erreurs du passé. « Au début, nous travaillions avec des VRP multicartes. Mais ce n’était pas forcément une très bonne solution, car ils vendaient d’autres solutions non plastiques ». Désormais, Pascal Rousseau s’appuie donc sur un réseau de neuf agences dans tout l’Hexagone. Et mise également sur la « fibre écologique » de son entreprise pour faire face à la nouvelle concurrence des importateurs de meubles étrangers.

En bref :

  • Création : 1996
  • Implantation : Verson (14)
  • Effectif : 30 salariés (dont 9 commerciaux)
  • Chiffre d’affaires : 4,5 millions d’euros
  • Références : Villes de Caen, Nantes, Marseille, Lille, Lyon, Rouen ;  Eurodisney ; Parc Asterix

 

 

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