Coruscant équipe gratuitement les entreprises en panneaux solaires

Energie - centrale solaire - Coruscant - Parking

Le problème du solaire, c’est la surface. Il faut en effet une grande surface au sol pour pouvoir produire une quantité d’énergie intéressante à un niveau industriel. Coruscant a résolu cette équation.

Cette société transforme les parkings extérieurs (100 places minimum) en centrales de production d’électricité. La couverture de 100 places de stationnement répond aux besoins annuels d’environ 50 familles.

Coruscant propose aux entreprises et institutions (écoles, université, hôpitaux, etc.) d’équiper gratuitement leurs parkings. En échange d’une concession de 20 ans, Coruscant prend en charge toutes les démarches administratives et tous les frais de structure : de la conception à la construction des abris solaires, en passant par leur exploitation et leur financement.

L’installation est raccordée au réseau national d’électricité et rentabilisées par l’achat de l’électricité produite par EDF au tarif de 0,57 €/kWh (base 0,31 €/kWh + prime au bâti 0,26 €/kWh). La durée d’amortissement des installations est d’environ 15 ans, soit à peine moins que la durée de vie des panneaux.

Quel est l’intérêt pour les entreprises ? Coruscant leur reverse un loyer annuel symbolique d’environ 1 €/m2. L’intérêt n’est donc pas financier. C’est surtout l’image “verte” qui devrait les convaincre. D’autant qu’elle ne leur coûte rien et apporte plus de confort à leurs clients / employés en les mettant à l’abri de l’ardeur des rayons solaires et des intempéries.

 

Coruscant devrait prochainement équiper le site de Recherche et Développement de l’entreprise Schneider Electric à Grenoble. Une surface de 1300 m2 et une production de 148 MWh/an. D’autres projets sont en cours pour un total de 26.000 m2 et une capacité de production e 3 MWc. De quoi participer aux objectifs de l’Union européenne qui vise 20 % d’énergies renouvelables dans la production d’électricité à l’horizon 2020.

Après les toits végétalisés, verront nous bientôt fleurir des centrales solaires sur les parkings des datacenters ?

Semi-conducteurs : la ruée vers le solaire

generique - panneau solaire + homme

Tous les fabricants de semi-conducteurs d’IBM à Intel en passant par National Semiconductor et Toshiba se ruent littéralement sur la fabrication de cellules photovoltaïques. Si bien que depuis 2006 la Silicon Valley a été rebaptisée par ses habitants la “Solar Valleyr”.

Pourquoi un tel engouement ? La fabrication de puces informatiques connaît une croissance molle de 5% par an contre 40% de croissance annuelle (Gartner) pour le solaire. Sachant que les “fondeurs” disposent déjà des compétences techniques, des infrastructures techniques, et de la maîtrise des chaînes d’approvisionnement en silicium, la tentation est grande de développer ce nouveau business pour contenter leurs actionnaires.

Résumés des annonces de ces derniers mois.

IBM : travaille sur la technologie “concentrated photovoltaic system” (CPV) qui décuple le rendement des cellules photovoltaïques. L’intérêt ? Moins de surface pour un rendement supérieur. IBM travaille aussi sur une technologie de film solaire qui utilise seulement 1% de la quantité de silicium utilisée dans les panneaux traditionnels. Les deux technologies seront licenciées à des fabricants. Notre article.

HP : propose des cellules deux fois plus performantes que les technologies actuelles. Notrearticle.

Intel : Intel a créé la spin-off SpectraWatt. Comme toutes les startups du domaine, SpectraWatt espère diminuer le coût du kWh (kilo watts par heure) pour remporter le marché. Notre article

National Semiconductor : ce géant des semi-conducteurs propose une technologie qui minimise l’impact des ombres au sein des panneaux solaires. Une technologie intéressante pour les panneaux passifs.

Applied Materials : d’abord spécialisé dans la fabrication de wafers (les “moules” des puces électroniques), le fondeurs vient d’annoncer que les technologies solaires représenteront 25% de son chiffre d’affaires dès 2010.

Bouygues Immobilier associe green building et green IT

Bouygues Immobilier - Green Office, Meudon

Selon Bouygues Immobilier, le Grenelle de l’Environnement va imposer des ruptures technologiques fortes dans un avenir proche, notamment dans l’immobilier.

C’est pour cette raison qu’il a lancé le projet Green Office à Meudon. Il s’agit du premier immeuble de grande ampleur à énergie positive*. Les immeubles qu’on livre aujourd’hui consomment en moyenne 240 kW/m2/an. Dès 2010, le Green office consommera 60 kW/m2/an, soit quatre fois moins.

Pour améliorer encore la conception de ces bâtiments, Bouygues Immobilier vient de créer le GIE “Enjeu Energie Positive” avec 7 autres entreprises : Lexmark, Philips, Schneider Electric, Siemens, Sodexo, Steelcase et Tandberg.

Doté de 400.000 euros de budget initial, ce GIE vise à diminuer la consommation énergétique des futurs immeubles tout en augmentant leur capacité à produire de l’énergie au moyen d’énergies renouvelables, tout en recherchant une optimisation du bilan carbone. Il va donc travailler sur la mesure et l’optimisation des dépenses énergétiques des bâtiments dans leur phase d’exploitation. Il complète ainsi la phase de conception initiale durant laquelle les architectes cherchent à réduire les besoins de chaleur, de froid et d’électricité.

Le constructeur et ses partenaires ont déjà lancé 4 chantiers :
– Eclairage : La consommation d’énergie pour l’éclairage présente un risque important de dérive en phase d’exploitation d’un immeuble de bureau. Aujourd’hui, pour un immeuble standard, la consommation est estimée à 25kWh/m2/an. L’objectif de consommation électrique est d’arriver à 8 kWh/m2/an.

– Consommation électrique de la bureautique : 15 ordinateurs de bureau produisent autant de Gaz à Effet de Serre qu’une voiture. L’objectif est de faire descendre la consommation énergétique sous la barre des 10 kWh/m2/an alors qu’elle s’élève actuellement à 30 kWh/m2/an.

– Energie solaire : L’énergie produite par les panneaux photovoltaïques est une composante incontournable de la production d’énergies renouvelables qui doit répondre au double enjeu de l’intégration au bâti et d’une production optimisée. L’objectif est de définir les conditions optimales de production et de rendement de l’énergie solaire.

– Restauration collective : La restauration collective est un gros poste de consommation d’énergie, quasi équivalente à la consommation d’énergie d’un immeuble de bureaux. L’objectif est de diviser par deux le niveau de consommation.

Enjeu Energie Positive se distingue par une très forte intégration de l’ensemble des acteurs :
– Lexmark : solution et produits d’impression
– Philips : solutions et gestion de l’éclairage
– Schneider Electric : spécialiste des solutions de gestion de l’énergie
– Siemens : systèmes électroniques de gestion du bâtiment
– Tandberg : vidéoconférences et communication unifiée
– Sodexo : restauration collective
– Steelcase : mobilier de bureau et aménagement d’espaces de travail

Le groupement sera limité à 15 membres au total. D’autres partenaires sont attendus, notamment dans la filière solaire et informatique. C’est dire la place du Green IT dans le projet !

* un bâtiment à énergie positive produit plus d’énergie qu’il n’en consomme.

Par Frédéric Bordage  –  06/11/2008

Light Blossom : les LED au service des villes

Philips - LED - Light Blossom

2008 marque un tournant à double titre. D’une part, depuis le début de l’année, la majorité de la population mondiale vie dans des villes. Les villes représentent 5% de la surface de la terre. Mais elles consomment environ 75% de ses ressources ! Et ce n’est qu’un début puisque 61% de la population mondiale vivra dans les villes en 2030*. D’autre part, nous venons de vivre le début d’une crise financière majeure dont les répercussions économiques vont se faire sentir pendant des années. Quel lien entre ces deux faits ? Le respect de l’environnement se conjugue encore plus à le mode “éco”. C’est à dire économies financières et écologie.

Dans ce domaine, les villes ont d’énormes progrès à réaliser. Outre une meilleure gestion du trafic routier et une distribution enfin efficace de l’eau (le réseau des grandes villes européenne est une passoire), l’éclairage public est un vaste chantier où les économies peuvent être conséquentes. Philips surfe sur cette vague avec son activité LED. Lors du salon Philips Simplicity Event (Moscou, mi 15 octobre), la fabricant a présenté un concept de lampadaire très intéressant : le Light Blossom.

Destiné à l’éclairage urbain, il est intelligent et totalement autonome en énergie. En forme de fleur, chaque pétale intègre des panneaux solaires sur une face et des LED sur l’autre. Les pétales peuvent se transformer en hélice si l’énergie éolienne s’avère plus propice que l’énergie solaire (nuit, ciel couvert, etc.). Pour éviter de dépenser de l’énergie pour rien et limiter la pollution lumineuse, le Light Blossom ne s’allume que s’il détecte un mouvement. Bien entendu, l’ensemble du parc est pilotable et paramétrable à distance via un logiciel centralisé.

Borloo : la croissance verte sera au cœur du redémarrage de l’économie

Jean Louis Borloo

La croissance verte sera au cœur du redémarrage de l’économie” estime le ministre de l’environnement Jean-Louis Borloo. De chaque côté de l’Atlantique, les plans de relance ont la main verte. Le plan de 200 milliards d’euros présenté par la Commission européenne comprend un effort de 5 milliards d’euros pour produire des voitures plus vertes, un programme de 1 milliard pour les technologies d’efficacité énergétique dans les bâtiments, et proposera d’instaurer une TVA réduite pour les “produits et services verts”. La commission recommande aussi aux Etats membres de mettre en place de critères environnementaux pour les appareils (y compris en mode veille) ainsi que des compteurs intelligents (smart meter). Aux informaticiens de tirer partie de cette opportunité !

Google veut-il concurrencer EDF ?

Logo - Google

La question mérite d’être sérieusement posée. Dans un récent communiqué, le géant du web indiquait en effet “Nous avons déjà acquis l’expérience de la conception et de la construction de très grands centres de données moins consommateurs d’énergie. Nous pourrions appliquer la même créativité et innovation au défi de la production d’énergies renouvelables à grande échelle”.

Google ne s’est pas arrêté là puisqu’il a aussi conclu un accord avec Général Electric (GE) pour créer un réseau électrique intelligent (nom de code SmartGrid) basé sur des capteurs intelligents. Il a également rejoint la Demand Response and Smart Grid Coalition qui réunit des producteurs de compteurs électriques intelligents (smart meter) comme eMeter, Comverge, ou iTron, et des spécialistes de l’ajustement entre l’offre et la demande comme EnerNOC et Aclara. (note : IBM est aussi présent)

Google a le nez fin. Comme me l’indiquait récemment un ancien responsable de centrale électrique, avec l’auto-production croissante d’énergie (éolien, solaire, etc.), l’enjeu se déplace sur la capacité du réseau à gérer intelligemment la rencontre entre l’offre et la demande. Une toile identique au web est entrain de se tisser au niveau du réseau électrique.

Rappelons que Google a aussi investi plus de 100 millions de dollars dans les énergies renouvelables.

Alors, en quoi tout cela est-il vert ?
Et bien, le transport d’électricité représente, pour la France (2005) environ 25 TWh (pour cause d’effet Joule, d’effet couronne ou de pertes à vide) sur les 509 TWh produits, soit 5% de la production électrique française. C’est énorme.

Ce chiffre peut être amélioré grâce aux grilles électriques intelligentes (telles le projet Smart Grid de Google) qui combinent de nombreuses sources d’électricité locales avec des capteurs intelligents et un logiciel d’optimisation de la distribution. Selon le rapport SMART 2020 : Enabling the low carbon economy in the information age, un réseau intelligent pourrait réduire les émissions de CO2 américaines de 480 millions de tonnes et économiser 35 milliards de dollars d’énergie et de carburants.

Par Frédéric Bordage  –  05/12/2008

Le matériau le plus efficace par temps froid: Merino Wool

Merino wool is the most efficient material for cold weather. Merino
wool is softer than regular wool, and it feels more like cotton against
the skin. Merino wool resists wind and warms better than synthetic
materials. It doesn’t absorb odors and it regulates body
temperature. It is also produced in a sustainable manner.

The jacket pictured here is the Smartwool Banff Jacket. It’s designed with a woven wool sueded fabric, and it has a heavy 100% merino wool lining. There is a women’s version
of this jacket too. Smartwool sells a whole range merino wool clothing,
including summer wear. Merino wool clothing tends to be expensive, but
you can find Smartwool on eBay and at REI Outlet.