Planète Terre, la nouvelle marque commerciale des agriculteurs composteurs

Planète Terre, la nouvelle marque commerciale des agriculteurs composteurs

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Ils sont agriculteurs, composteurs et désormais un peu commerçants. Depuis septembre, quinze exploitants français commercialisent des produits de valorisation de leur biomasse sous la marque Planète Terre. Compost végétal, granulés bois ou briques forestières, la nouvelle estampe vise les jardiniers du dimanche mais aussi les paysagistes et les collectivités locales.

« Ce qu’il faut écrire dans votre article, c’est que c’est la première fois que des agriculteurs sont présents à Pollutec. C’est un vrai signe de maturité. Nous nous sommes affranchis de notre carcan pour assumer complètement notre activité ». François Dusannier est un homme convaincu. Président de l’Association des Agriculteurs Composteurs de France, il est aussi l’un des quinze associés de Planète Terre. Début décembre au salon Pollutec, l’exploitant et ses confrères présentaient leurs deux premières gammes de produits 100% naturels : « Terres & Jardin » et « Bois Energie ». Des références issues de leurs propres sites de compostage et qui revendiquent donc une respectabilité environnementale sans faille. « On est sûr d’avoir une super marque. Il n’y a pas de business-plan donc pas de précipitation pour vendre des milliers de tonnes. Notre seule obligation c’est de rester fidèles à nos valeurs. »

Créer son propre réseau de distribution

Pour tenir cette ligne de conduite inspirée du célèbre « bon sens paysan », les associés de Planète Terre ont opté pour un mode de distribution « alternatif ». Leurs produits sont ainsi exclusivement vendus sur leurs exploitations et dans des points de vente de proximité sélectionnés avec soin. « On ne peut pas râler sur le système et ensuite passer par la grande distribution. C’est pour ça qu’on s’est organisé en réseau » explique François Dusannier. Autre impératif : limiter les transports des produits. Pour cela, les agriculteurs ont banni les livraisons d’une distance supérieure à 300 kilomètres et les voyages de camions à vide. Reste la question de l’approvisionnement des citadins. Une problématique que le réseau espère résoudre en recrutant des exploitants situés en périphérie des grandes villes. « Aujourd’hui nous sommes quinze, on pourra parler de succès lorsque nous aurons un membre dans chaque département français. Notre souhait c’est que la marque soit reconnue. » D’ici là, Planète Terre pourrait diversifier ses activités en proposant ses solutions de valorisation de déchets organiques à des entreprises et collectivités clientes.

 

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