La Société Chinoise d’Etudes Urbaines (CSUS) a publié le 19 octobre un rapport intitulé "Stratégie de développement des éco-cités chinoises à faible consommation en carbone", indiquant par là que l’urbanisation chinoise va rapidement progresser.

Ce jour là, des experts du CSUS, de l’Energy Foundation et d’autres instituts de recherche en urbanisme ont débattu de problématiques telles que l’expansion et l’urbanisation galopante, la baisse de la qualité de l’air, le manque de ressources en eau, le trafic routier, le retard dans les structures favorables à l’environnement et le gaspillage des ressources. "Des dizaines de questions doivent être résolues ! L’expansion excessive est un grave problème pour certaines villes en Chine" selon le docteur Yang Fuqiang, directeur du changement climatique au Fonds Mondial pour la Nature (WWF). Selon Li Xun, secrétaire de la CSUS, l’inévitable diminution des ressources fait suite à l’urbanisation rapide.

Les enquêtes montrent que le secteur urbain, facteur clé du développement économique au niveau régional, est le principal contributeur, tant pour la consommation d’énergie que l’émission des déchets. En 2006, les districts urbains de 287 villes chinoises ont consommé 55.48% de la consommation totale nationale en énergie, tout en émettant 54.84% du dioxyde de carbone à l’échelle nationale.

Selon Wu Yin, vice-président de la CSUS et vice-directeur de l’Académie Chinoise des Sciences Sociales, "le modèle actuel de développement urbain orienté vers l’extension est désormais à un embranchement critique pour sa transformationcar il ne répond plus aux besoins émergents du développement urbain".

Le rapport indique que la stratégie chinoise du développement urbain doit répondre aux besoins que sont l’optimisation des structures, la baisse de la consommation et la protection de l’environnement et doit guider les migrations des populations.