En marge de la rencontre qui se tiendra du 7 au 18 décembre 2009, Renault propose aux accrédités de la conférence de Copenhague et sous réservation, l’essai de ses futures voitures électriques. Le constructeur français compte bien utiliser l’exposition médiatique du sommet de Copenhague sur le changement climatique pour promouvoir ses modèles "zéro émission" et lier son image à la lutte contre le réchauffement climatique.

Ce sera l’occasion pour quelques privilégiés de se familiariser avec les nouvelles sensations de conduite offertes par les voitures électriques : Fluence Concept ZE et Kangoo Express ZE.

                               Deux modèles symboles d’une nouvelle mobilité
 

Avec cette démarche, Renault veut dépasser la simple présentation de concept-cars, le constructeur entend offrir un point de vue global sur sa stratégie "zéro émission" et sa politique environnementale baptisée Renault Eco². Ainsi, la marque rappelle que sa Fluence ZE qui sera commercialisée en Israël, au Danemark et en Europe en 2011, sera aussi la première voiture équipée du système Quickdrop. Ce procédé ingénieux développé par la société Better Place permet un échange de batteries en environ 2 minutes. Une façon efficace de contourner les 20/30 minutes d’attente liées à la recharge sur une borne haute tension. Cet exemple concret surligne la volonté du constructeur de présenter son choix de l’électrique comme une solution de rupture avec les usages nées de l’utilisation de la voiture thermique.

Une opération de communication opportuniste ?

Cette opération de communication bien huilée est évidemment destinée à accoler l’image de Renault au combat contre le changement climatique. Néanmoins, le constructeur n’a pas volé sa place sur ce créneau. 4 milliards d’euros sur une  petite dizaine d’années ont été investis dans le cadre de l’Alliance Renault/Nissan pour le développement de la voiture électrique. Un pari audacieux si l’on considère que, dans le même temps, d’autres technologies moins économes en carbone faisaient les beaux jours de marques concurrentes. Renault essaie donc de tirer les fruits de sa prise de risque et il est bien difficile de l’en blâmer. Une attitude d’autant plus pertinente que les industriels auront un rôle déterminant à jouer pour rendre viables les mesures qui doivent être prises lors de cette conférence de l’ONU à Copenhague.