L’avion solaire suisse Solar Impulse a atterri dans la nuit de jeudi à vendredi à Ouarzazate, dans le sud du Maroc, en provenance de Rabat, après plus de 17 heures et trente minutes de vol, a constaté un journaliste de l’AFP.

L’avion solaire expérimental a décollé jeudi matin de Rabat, direction la porte du désert à Ouarzazate. Après plusieurs heures de vol, le pilote s’est déclaré confiant d’arriver tard dans la soirée pour sa deuxième tentative.

L’avion solaire suisse, Solar Impulse, a décollé ce matin à 7 h 05 locales de Rabat pour Ouarzazate, dans le sud marocain, sa destination finale. Piloté par André Borschberg, cofondateur du projet, le prototype a décollé par ciel clair avec seulement cinq minutes de retard sur l’horaire prévu pour accomplir la partie la partie la plus difficile de son périple.

A la mi-journée, l’avion volait à la vitesse de 50 km/h et à une altitude d’environ 2000 mètres au-dessus de l’Atlantique en direction de Casablanca (100 km au sud de la capitale). Il est attendu vers 23h30 locales à Ouarzazate, une localité aux portes du désert saharien près de laquelle le Maroc doit construire la plus grande centrale solaire au monde.

Ce vol devrait être le plus difficile que l’avion ait jamais effectué en raison de la nature aride et chaude du climat ainsi que de la proximité avec le massif montagneux de l’Atlas haut de plus de 3000 mètres.

Pilote confiant

Après plusieurs heures de vol dans «un ciel magnifique», le pilote de l’avion solaire s’est dit «confiant d’arriver» tard dans la soirée, pour sa deuxième tentative, à Ouarzazate. «Mère nature semble être plus favorable que la fois précédente», a-t-il ajouté. «Je vois au loin la côte marocaine superbement bleue

[…] aujourd’hui tout semble possible. A Ouarzazate les prévisions météo sont bonnes» a encore déclaré André Borschberg, cofondateur du projet avec Bertrand Piccard.

Solar Impulse, qui vole sans la moindre goutte de carburant avait été contraint le 13 juin de faire demi-tour à mi-chemin du trajet en raison de vents forts. Évoquant ce vol raté, le pilote suisse a estimé qu’il ne faut pas «parler d’échec mais d’expérience. C’est un apprentissage, on apprend beaucoup de choses».

Le prototype a décollé jeudi à 07h05 locales (06h05 GMT) de Rabat par ciel clair avec seulement cinq minutes de retard sur l’horaire prévu pour accomplir la partie la plus difficile de son périple.

Très fragile, cet oiseau des airs en fibre de carbone – qui a le poids d’une petite berline – est mû par quatre moteurs électriques, d’une puissance de 10 chevaux chacun, alimentés par 12 000 cellules photoélectriques couvrant son immense aile. Le vol est organisé conjointement par la société suisse de Solar Impulse et l’Agence marocaine de l’énergie solaire (Masen).

Au-dessus de Ouarzazate, Solar impulse a survolé «le futur site de la première centrale du complexe solaire» de cette ville que lancera prochainement Masen. Cette agence est chargée de la construction de cette centrale dotée d’une capacité de 160 MW et avec l’objectif de porter cette capacité d’ici 2015 à environ 500 MW.

Il s’agissait de sa deuxième tentative pour rejoindre le sud du pays. Solar Impulse, qui vole sans la moindre goutte de carburant, avait été contraint le 13 juin de faire demi-tour à mi-chemin du trajet Rabat-Ouarzazate (550 km), sa destination finale, en raison de vents forts.

« Le vol était de nouveau magnifique. J’étais très content d’être très haut. Le matin j’ai eu très chaud parce que j’étais trop habillé », a déclaré le pilote suisse peu avant son atterrissage.

Des chapiteaux ont été dressés près de l’aéroport pour abriter les organisateurs de ce vol, retransmis en direct par le site +solarimpulse.com+.

Solar Impulse avait décollé le 24 mai de Payerne (Suisse) pour atterrir le 5 juin à Rabat, après une escale à Madrid. Il prévoit d’effectuer un tour du monde en 2014.

Très fragile, cet oiseau des airs en fibre de carbonne -qui a le poids d’une petite berline- est mû par quatre moteurs électriques, d’une puissance de 10 chevaux chacun, alimentés par 12.000 cellules photoélectriques couvrant son immense aile.

« Le voyage s’est très bien passé et il y a une ambiance de fête. Je suis bien sûr très satisfait et heureux », a déclaré M. Borscheberg, fatigué par le voyage mais souriant. Il a également remercié les responsables marocains ayant participé à l’organisation de ce vol.

L’avion solaire a été accueilli par les applaudissements des organisateurs du vol et les chants de groupes folkloriques locaux.

L’Agence marocaine de l’énergie solaire devrait, à l’occasion de ce vol, annoncer le nom du consortium international ayant remporté l’appel d’offres pour la construction de la première phase de la centrale solaire de Ouarzazate dotée d’une capacité de 160 MW et avec l’objectif de porter cette capacité d’ici 2015 à environ 500 MW.

Le Maroc, qui importe la quasi-totalité de son énergie de l’étranger, ambitionne de développer ses propres capacités d’énergies renouvelables grâce à ses côtes qui s’étendent de la Méditerranée à l’Atlantique et à son ensoleillement.