Dans la série des projets fous, une étude conjointe de la NASA et de l’école de médecine Mount Sinai de New York veut convertir les sables du Sahara en une forêt verdoyante. Une technique qui utilise tout simplement la planète comme outil de changement climatique.

Présentée dans le « Journal of Climate Change », l’idée se présente comme la «meilleure approche à court-terme capable de mettre sous contrôle complet les gaz à effet de serre et le réchauffement climatique qui en résulte ». Rien que ça ! En plantant des végétaux à croissance rapide, comme l’eucalyptus, irrigués grâce à un système de canaux d’eau de mer préalablement désalinisée, c’est tout un écosystème qui serait recréé. Rapidement, cette verdure génèrerait ses propres nuages et pluies tout en absorbant le Co2 de la planète.

Moins cher que les programmes de captage et stockage du Co2

« Le coût est énorme, mais la portée du problème à traiter l’est aussi » assure l’un des directeurs de ce programme : le biologiste Leonard Ornstein de l’école de médecine de Mount Sinai. Le projet est estimé à presque 2 billions de dollars par an (soit environ 1,34 billion d’euros). Un chiffre qui paraît énorme, écrasant même, mais qui ne souffrirait pourtant pas de la comparaison avec le coût des technologies de capture et de stockage du CO2. Environ 800 milliards de dollars par an selon Leonard Ornstein… pour seulement 20% du CO2 de la planète. Le plan de reboisement du Sahara comporte aussi des effets secondaires intéressants, comme la mise à disposition d’une nouvelle source de bois qui éviterait la déforestation de l’Amazonie et qui pourrait être utilisée pour la production de biocarburants.