En ce temps de l’expansion urbaine, qui continue sur ces terres qui se trouvaient autrefois sauvages, il ne manque pas d’exemples pour mettre en évidence la lutte entre le monde naturel et les êtres humains – mais certains des plus pénibles d’entre eux ont probablement été perdus de vue durant les âges. Excepté celui-ci.

Pendant ses dernières années, Ky Cheah a maintenu un blog sur lequel il a enregistré les souvenirs de son enfance qu’il a passé à Teluk Anson, en Malaisie. Cheah écrit que, un jour qu’il part à la recherche de noix près des anciennes voies ferrées autour de la ville, il a découvert un panneau mystérieux : Ici est enterré un éléphant sauvage, qui voulant défendre son troupeau, a chargé et fait déraillé un train le 17 septembre 1894.

Sa curiosité piquée, le jeune Cheah venu pour connaitre les détails entourant cet incident a brièvement résumé, propos probablement recueillis auprès des gens qui étaient vivants au moment des faits :

Beaucoup d’histoires abondent au sujet du triste épisode suicidaire de l’éléphant et du train.

Certains disent qu’il avait un compte à régler avec la «Bête de fer». La rumeur veut qu’il cherchait à se venger pour un veau tué plus tôt par le même train. Alors que d’autres ont prétendu qu’il ne faisait que défendre son troupeau du «nouvel ennemi» qui a empiété sur leur domaine.

Le chemin de fer de Teluk Anson reliant à Tapah à Ipoh a été achevé en 1893 et son grondement quotidien dans la jungle avait menacé l’habitat de ces doux géants.

Le cheminot britannique ne pouvait rien faire parce qu’il était resté avec un air de défi sur la voie ferrée et refusa de bouger malgré le sifflement fort que le train tonna à son égard. La bête était vraiment énorme et même plus grand que le «cheval de fer» et il est entré en collision avec lui à 50 mph (80 km/h). L’impact a fait déraillé la locomotive et 3 waggons.

Dans son blog, Cheah cherche d’autres personnes qui pourraient avoir plus à ajouter à l’histoire remarquable d’un éléphant héroïque, mais il semble que son seul espoir pourrait être de porter le fardeau de la postérité. Heureusement, avec ce compte, une ancienne photographie granuleuse survit aujourd’hui pour confirmer qu’il a bel et bien existé.