Brésil, Sao Paulo : L’horizon au centre financier sur l’Avenue Paulista. Les nuées qui ferment comme une couverture la ville pleine d’antennes sur les toits. 12 juin 2006.                                                                                                                                                  Conséquence directe de la déforestation de l’Amazonie et du Cerrado, les émissions de gaz à effets de serre au Brésil ont augmenté de 62% en quinze ans (de 1990 à 2005), selon l’inventaire officiel des émissions, dont les premières données ont été présentées par le Ministre brésilien des Sciences et Technologie, Sergio Rezende.

Selon le Ministre, "l’augmentation est bien inférieure à celle de l’Inde ou de la Chine, pays dans lesquels les émissions ont plus que doublé", mais le pourcentage brésilien équivaut à plus du double de la moyenne mondiale de l’augmentation des gaz responsables du réchauffement climatique, soit 28% sur la période donnée.

Le Brésil a rejeté du carbone dans l’atmosphère à un rythme supérieur à la croissance économique. En 2005, les gaz à effets de serre rejetés dans l’atmosphère par le Brésil atteignaient 2,2 milliards de tonnes. Ainsi, le Brésil reste le cinquième plus grand pollueur de la planète, derrière la Chine (7,5 milliards de tonnes), les Etats-Unis (6 milliards), l’Union Européenne (4,6 milliards) et l’Indonésie (2,3 milliards).

La déforestation est responsable de plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre en 2005. En 15 ans, la part des gaz émis par l’activité forestière au Brésil est passée de 54,8% à 57,5%. Outre la déforestation, la combustion de sources d’énergie fossiles pour les transports et l’industrie a aussi enregistré une augmentation sur la période donnée. La part du secteur de l’énergie ainsi passée de 15,8% à 16,4% en 15 ans ; et la tendance sur ce secteur serait à la hausse.

L’objectif officiel est de couper entre 36,1% et 38,9% des 2,7 milliards de tonnes de gaz carbonique que le Brésil rejetterait dans l’atmosphère en 2020 s’il ne tenait aucune mesure de réduction des émissions d’ici là.