pangolin

En trois saisies, en avril, les douanes de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle ont intercepté une centaine de kilos d’écailles de pangolin, un animal menacé.

Il ne ressemble pas à grand-chose et pourtant, ses écailles sont très prisées. Le pangolin, fourmilier d’Afrique et d’Asie du Sud-Est est proche du tatou. Ses écailles font l’objet d’un intense trafic, comme en témoigne une nouvelle saisie mardi aux douanes de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle.

« Les agents des douanes de Roissy ont saisi plus de 51 kg d’écailles de pangolin dans deux colis en provenance du Cameroun et à destination du Vietnam », indique les douanes. Au total, ce sont 100 kilos de peaux écailleuses qui ont été interceptés par les douanes soit 300 à 400 pangolins dont le corps est presque entièrement recouvert d’écailles en kératine.

Les effets supposés aphrodisiaques et anti-allergiques du pangolin

La valeur estimée des différentes prises: 75.000 euros. Le petit mammifère est victime d’un intense trafic en Afrique et en Asie du Sud-Est. La raison? Ses écailles « sont très prisées (…) pour leurs effets supposés aphrodisiaques et anti-allergiques et également pour protéger du mauvais sort », selon le communiqué des douanes.

Le commerce de cet insectivore est interdit par la Convention de Washington. Deux des espèces asiatiques de pangolin sont « en danger », selon l’Union internationale pour la préservation de la nature (IUCN). Le nombre de spécimens vivants est inconnu.

Un commerce en pleine croissance

A Roissy, six saisies d’écailles de pangolin ont été recensées depuis 2009, et « il semblerait que l’on soit sur une accélération du phénomène », explique le secrétaire général des douanes de l’aéroport, Sébastien Tiran.

D’une manière générale, les douaniers constatent une « diversification » des saisies de produits de la nature, qui portaient traditionnellement sur l’ivoire par exemple, et s’étendent maintenant à la flore protégée, aux animaux vivants, ou à des espèces moins connues, a-t-il ajouté.