Une centrale « hybride », associant deux énergies renouvelables (géothermie et solaire), a été inaugurée au Nevada. La permanence de l’énergie fournie par la terre compense l’intermittence de celle fournie par le soleil.

Une première mondiale a été réalisée à la mi-mai dans une zone quasi désertique du Nevada : l’adjonction de panneaux solaires photovoltaïques à la centrale géothermique de Stillwater, constituant un concept nouveau de centrale « hybride » et « tout renouvelable, selon le site américain Inhabitat, reprenant Clean Technia et le Département américain de l’énergie,

Une puissance de 26 MW solaires a été ainsi ajoutée aux 33 MW de la centrale géothermique, qui existe depuis 2009. C’est une filiale du groupe italien ENEL, Enel Green Power North America (EGP), qui a procédé à l’installation des 89.000 modules photovoltaiques sur un terrain adjacent à l’unité géothermique. ENEL considère l’isstallation du Nevada comme un prototype pour développer d’autres projets de cette nature.

Les installations éoliennes ou solaires doivent généralement être appuyées par des installations thermiques (généralement au charbon ou au gaz) qui fournissent une électricité de base, destinée à lisser l’irrégularité du vent et du soleil et à faire face aux pics de consommation. L’unité hybride de Stillwater combine deux énergies renouvelables présentant cette complémentarité.

Ce principe d’association entre une énergie variable et une énergie régulière pourrait également être appliqué à des sources éoliennes et hydro-électriques.

Le secrétaire américain à l’énergie Steven Chu s’est lui-même félicité d’un concept qui est selon lui appliqué pour la première fois dans le monde.